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Comment prévient-on les risques liés au nucléaire ?

Par EDF, le 07 septembre 2011 à 14h48 , mis à jour le 17 octobre 2011 à 10h02

Questions/réponses - Les centrales résisteraient-elles aux inondations, aux séismes ou à une attaque terroriste ? Comme beaucoup, vous ne savez pas trop quoi penser du nucléaire... vous vous posez des questions qui restent en suspens...

   
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Plus d'infos

Qu'est ce que la radioactivité ?
Est-ce dangereux ?

La radioactivité vient de noyaux d'atomes instables, c'est-à-dire que ces noyaux sont composés d'un excès de particules (protons, neutrons ou les deux rassemblés) qui se transforment par désintégration en de nouveaux noyaux, dits radioactifs. Ils émettent alors des rayonnements, produits par les radioéléments qu'ils contiennent.

Ce sont ces rayonnements, qui en fonction de leur intensité et de la durée d'exposition, peuvent être nocifs. La majorité de la radioactivité à laquelle nous sommes exposés provient de l'environnement naturel : l'écorce terrestre, le soleil, etc.

 

Est-il dangereux
de vivre à proximité
d'une centrale nucléaire ?

Il n'est pas dangereux de vivre à proximité d'une centrale. Les produits radioactifs sont confinés derrière trois barrières successives pour empêcher toute dispersion dans l'environnement. Afin de s'en assurer au quotidien, EDF réalise une surveillance rigoureuse de l'environnement. Annuellement, près de 20 000 mesures sont réalisées par les laboratoires environnementaux de chaque centrale sur l'air, l'eau et l'écosystème.
Une année d'exposition aux rejets radioactifs d'une centrale nucléaire représente une dose inférieure à 0,01 milli-sievert, soit une exposition 100 fois inférieure à la limite réglementaire annuelle fixée pour les populations. En France, l'exposition d'un individu à la radioactivité naturelle est de 2,4 mSv en moyenne par an.

 

 

Les personnes travaillant
dans les centrales nucléaires
sont-elles vraiment protégées de la radioactivité ?

Les 30 000 intervenants, qu'ils soient salariés d'EDF ou d'entreprises prestataires, travaillant sur les centrales nucléaires sont soumis aux mêmes exigences de préparation, de prévention et de contrôle contre la radioactivité. Les intervenants en zone nucléaire suivent des formations spécifiques afin de mieux évaluer les risques et d'adopter les gestes adaptés.

Ils disposent d'une tenue de protection pour éviter que d'éventuelles poussières radioactives ne se déposent sur eux, ainsi que de deux appareils pour mesurer en continu et en permanence la radioactivité à laquelle ils sont exposés..


 
Est-il vrai que les personnels
les plus exposés à la radioactivité
sont des sous-traitants
et qu'aucun suivi médical n'est réalisé pour eux ?

 
Sur les centrales nucléaires d'EDF, tous les intervenants, qu'ils soient salariés d'entreprises prestataires ou d'EDF, bénéficient des mêmes conditions de radioprotection et de suivi médical.

Les différences d'exposition à la radioactivité sont liées au métier exercé et non pas au statut des salariés (EDF ou prestataires). Par exemple, les calorifugeurs ou les soudeurs font partie des populations exposées. Ces métiers étant très spécialisés, seules des entreprises très qualifiées sont en mesure de les réaliser. Si certaines tâches sont confiées à des entreprises extérieures, la réglementation sur l'exposition aux rayonnements ionisants est la même pour tous : aucun travailleur du nucléaire ne doit être exposé à une dose supérieure à 20 mSv par an.

 

Que s'est-il passé à Fukushima ?

Le 11 mars 2011, un séisme de magnitude 8,9 sur l'échelle de Richter a frappé la côte est du Japon. Il a été suivi d'un tsunami très important. Le séisme a d'abord entraîné l'arrêt des réacteurs à eau bouillante de la centrale de Fukushima Daiichi.

Le tsunami qui a suivi a endommagé les prises d'eau en mer qui permettaient d'assurer le refroidissement du réacteur, ainsi que les moteurs de secours.

Aucun moyen de refroidissement n'étant plus opérationnel, l'eau de la cuve des réacteurs s'est mise à bouillir et une partie du combustible s'est détériorée sous l'effet de la chaleur provoquant la production d'hydrogène.

Le combustible usé contenu dans les piscines d'entreposage s'est également échauffé et détérioré. L'hydrogène accumulé dans trois des réacteurs a finalement conduit à des explosions et à la dispersion de radioactivité dans l'environnement.
Les pouvoirs publics ont pris des mesures de protection des populations (évacuation, mise à l'abri...).


 
Ce qui s'est passé à Fukushima peut-il arriver en France ?

Contrairement au Japon, la France est un pays à sismicité moyenne à faible. D'ailleurs, il n'y a pas en France de centrales construites sur des zones à risque. Neuf sites de centrales nucléaires sont en zone de très faible sismicité et dix dans des zones de sismicité faible ou modérée. D'autre part, la France n'est pas exposée au risque d'un tsunami important. Toutefois, EDF a pris l'ensemble des dispositions nécessaires pour parer ces risques.

Afin de s'assurer qu'un séisme n'aura pas d'impact sur les installations d'EDF : le niveau de séisme retenu dès la conception des centrales nucléaires d'EDF est au minimum deux fois plus important que le plus grave séisme relevé en mille ans dans les régions où elles sont implantées.

De plus les normes de conception et de construction des installations nucléaires procurent des marges importantes par rapport au niveau de séisme retenu.
Et pour ce qui est de la résistance des installations à d'éventuels tsunamis : telles que les plaques tectoniques traversant la France sont configurées, un tsunami qui surviendrait, conduirait à une surélévation du niveau de la mer inférieure à celle qui résulte des phénomènes de houle extrême pris en compte pour la protection des sites de bord de mer.
 



La France est-elle capable
de gérer un accident nucléaire ?
 

IPour faire face à un accident nucléaire, EDF et les pouvoirs publics ont mis en place une organisation complète. La priorité est d'assurer, dans tous les cas, la protection des populations et de l'environnement. Deux plans, étroitement coordonnés, ont ainsi été conçus :

 # Le Plan d'Urgence Interne (PUI), placé sous la responsabilité d'EDF, entraîne la mobilisation immédiate des moyens techniques et humains nécessaires pour ramener le réacteur dans un état sûr et limiter, au maximum, les conséquences sur les personnes et les biens sur le site et dans l'environnement.
  • # Le Plan Particulier d'Intervention (PPI), placé quant à lui sous la responsabilité du préfet, permet aux pouvoirs publics de prendre les mesures nécessaires pour protéger les populations ainsi que l'environnement en cas de risque de rejets.

En cas d'accident nucléaire, le préfet, unique décideur des mesures de protection de la population, peut décider de la mise à l'abri des populations, de la prise de comprimés d'iode, de la mise en place de restrictions de consommation (légumes du jardin, eau des puits...) ou éventuellement de l'évacuation des populations.

EDF et les pouvoirs publics s'entraînent plusieurs fois par an à gérer des situations d'accidents nucléaires au travers d'exercices.

 

Est-ce qu'un accident nucléaire
est déjà survenu en France ?

Depuis 1957, date de la mise en service du premier réacteur nucléaire, la France a comptabilisé un seul accident nucléaire, à Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher) en 1980. Une tôle s'était détachée à l'intérieur du réacteur et avait obstrué le canal de refroidissement, générant la fusion de deux éléments combustibles.

Cet accident a provoqué des dégâts internes importants mais sans conséquence pour l'environnement et les populations. Cet accident est survenu sur un réacteur nucléaire de type graphite gaz (UNG), technologie qui n'est aujourd'hui plus utilisée en France.

 


 
Les centrales françaises
résisteraient-elles à une inondation ?

Toutes les centrales nucléaires ont été construites sur des plates-formes dont la hauteur a été calculée pour qu'elles ne soient jamais inondées. Pour cela on calcule un niveau d'élévation minimum de la centrale appelé « Côte Majorée de Sécurité » (CMS) basée sur la crue milléniale (c'est-à-dire la plus forte élévation de l'eau survenue lors du dernier millénaire) auquel on ajoute une marge de sécurité supplémentaire..

Ces protections font l'objet d'un réexamen régulier afin d'intégrer les dernières innovations ainsi que les retours d'expérience tirés d'événements survenant sur les réacteurs français ou internationaux.

Par exemple, suite à l'inondation qui a touché la centrale nucléaire du Blayais lors de la tempête de décembre 1999, EDF a pris des mesures visant à revoir les dispositifs existants et réalisé des travaux pour améliorer la protection de l'ensemble de ses centrales nucléaires, notamment le rehaussement des digues..
 

Les centrales nucléaires
sont-elles conçues
pour résister
à une attaque terroriste

Pour garantir la protection des installations nucléaires contre les risques de chutes d'avion, d'actes de malveillance ou de terrorisme, des dispositions ont été prises par les pouvoirs publics et EDF pour construire trois niveaux de défense :

# la prévention des actes de terrorisme, réalisée notamment par les services de police et de renseignement. Depuis les attentats du 11 septembre 2001, des mesures spécifiques ont été mises en oeuvre, dont l'installation de pelotons de gendarmerie à proximité des centrales ;

  • # des dispositions de protection physique des installations. Par exemple, les centrales nucléaires disposent de plusieurs systèmes de sécurité assurant les mêmes fonctions mais implantés dans des zones distinctes afin de garantir, en cas de défaillance de l'un d'entre eux, le refroidissement des réacteurs nucléaires ;
  • # une organisation de crise éprouvée, qui permettrait aux équipes d'EDF de gérer et de limiter, en lien avec les pouvoirs publics, les conséquences d'un accident quel qu'il soit.

 

 

La rédaction de TF1 News n'a pas participé
à la production de ce supplément info-publicitaire.

Par EDF le 07 septembre 2011 à 14:48
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