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DOSSIER : Crise financière

Alexis Tsipras

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Alexis Tsipras

Alexis Tsipras / Crédits : AFP

PORTRAIT - A 37 ans, le leader de Syriza est devenu la figure emblématique de la gauche radicale grecque, et plus globalement européenne, toutes deux opposées à l'austérité.

En France, après sa percée du 6 mai aux législatives grecques, on l'a rapidement surnommé le "Mélenchon grec". Mais Alexis Tsipras est aujourd'hui bien plus que l'homologue de Jean-Luc Mélenchon. A  seulement 37 ans, le leader de Syriza, le parti de la gauche radicale grecque, est en effet bien plus influent que le patron du Front de gauche. Il fait d'ailleurs figure de vieux routard de la politique avec deux décennies d'expérience à son actif.

Débuts politiques chez les communistes
 
Né en 1974, quelques jours après la fin de la dictature militaire, Alexis Tsipras a grandi dans un quartier populaire d'Athènes avant d'en intégrer l'École Polytechnique -où une contestation avait été réprimée dans le sang par les colonels en 1973. Membre des Jeunesses communistes KKE à la fin des années 80, ce brun charmeur au style décontracté gagne ses premiers galons au début des années 1990 dans la révolte des lycéens contre une réforme libéralisant le système éducatif.

Au début des années 2000, après ses études d'ingénieur, il participe à la formation, avec d'autres petites mouvances de gauche, de la coalition Syriza, qui se distingue des communistes par son positionnement pro-européen. En 2009, il est élu député à la faveur du relatif bon score de son parti (environ 4%).

16% des suffrages en mai 2012
 
La crise économique qui frappe de plein fouet la Grèce, suivie de la crise politique puis de la cure d'austérité imposée par l'UE et le FMI, lui permet de créer la surprise aux législatives du 6 mai 2012 où il impose son mouvement comme deuxième force politique du pays avec plus de 16% des suffrages.

Son credo : le refus du "memorandum" européen et de la rigueur, dont il dénonce l'inefficacité, quitte à être détesté en Allemagne. En revanche, il affirme son soutien au maintien dans la zone euro, dont Angela Merkel menace régulièrement la Grèce d'une sortie en cas justement de non-respect des mesures de rigueur.

26% des suffrages en juin 2012

En juin 2012, lors du nouveau scrutin consécutif à l'impasse politique créée par les résultats de celui de mai, il réalise une progression de 10 points, le menant à plus de 26% des voix ! Pas assez cependant pour battre la Nouvelle-Démocratie d'Antonis Samaras. Mais, fort de 70 députés, il s'affirme plus que jamais comme le chef de l'opposition.

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