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DOSSIER : Crise financière

Alexis Tsipras

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Alexis Tsipras, le 14/01/2015

Alexis Tsipras, le 14/01/2015 / Crédits : ARIS MESSINIS / AFP

PORTRAIT - A 40 ans, le leader de Syriza est devenu la figure emblématique de la gauche radicale grecque, et plus globalement européenne, toutes deux opposées à l'austérité. Grand vainqueur des législatives du 25 janvier 2015, il est aujourd'hui Premier ministre.

Après sa percée aux législatives grecques de 2012, on l'avait rapidement surnommé en France le "Mélenchon grec". Mais Alexis Tsipras est aujourd'hui bien plus que l'homologue de Jean-Luc Mélenchon.

A  40 ans, le leader de Syriza, le parti de la gauche radicale grecque, qui a remporté les élections du 25 janvier 2015, est en effet le Premier ministre grec depuis le 26 janvier. La consécration pour celui qui est déjà un vieux routard de la politique avec deux décennies d'expérience à son actif.

Débuts politiques chez les communistes

 
Né en 1974, quelques jours après la fin de la dictature militaire, Alexis Tsipras a grandi dans un quartier populaire d'Athènes avant d'en intégrer l'École Polytechnique -où une contestation avait été réprimée dans le sang par les colonels en 1973. Membre des Jeunesses communistes KKE à la fin des années 80, ce brun charmeur au style décontracté gagne ses premiers galons au début des années 1990 dans la révolte des lycéens contre une réforme libéralisant le système éducatif.

Au début des années 2000, après ses études d'ingénieur, il participe à la formation, avec d'autres petites mouvances de gauche, de la coalition Syriza, qui se distingue des communistes par son positionnement pro-européen. En 2009, il est élu député à la faveur du relatif bon score de son parti (environ 4%).

16% puis 26% en 2012
 
La crise économique qui frappe de plein fouet la Grèce, suivie de la crise politique puis de la cure d'austérité imposée par l'UE et le FMI, lui permet de créer la surprise aux législatives du 6 mai 2012. Il impose alors son mouvement comme deuxième force politique du pays avec plus de 16% des suffrages.

Son credo : le refus du "memorandum" européen et de la rigueur, dont il dénonce l'inefficacité, quitte à être détesté en Allemagne. En revanche, il affirme son soutien au maintien dans la zone euro, dont Angela Merkel menace régulièrement la Grèce d'une sortie en cas justement de non-respect des mesures de rigueur.

En juin 2012, lors du nouveau scrutin consécutif à l'impasse politique créée par les résultats de celui de mai, il réalise une progression de 10 points, le menant à plus de 26% des voix ! Pas assez cependant pour battre la Nouvelle-Démocratie (droite) d'Antonis Samaras. Mais, fort de 70 députés, il s'affirme plus que jamais comme le chef de l'opposition.

Rénégocier la dette ? 
 

Dans la foulée, face aux difficultés du peuple grec, il s'impose petit à petit comme la principale force politique du pays. Avec toujours comme mot d'ordre la fin de l'austérité (et donc le retour des hausses de salaires et des baisses d'impôts) et surtout la rénégociation de la dette grecque auprès du FMI et l'Union européenne.

Face à l'incapacité d'Antonis Samaras à sortir le pays durablement de la récession, ce programme lui permet donc de remporter les législatives anticipées du 25 janvier 2015. Au lendemain de cette victoire à un scrutin dont les enjeux dépassaient largement son pays, il a donc pris le pays en main. Reste désormais à savoir s'il pourra appliquer son programme comme il l'a encore affirmé lors de sa prise de fonctions.

 

 

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