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Anders Behring Breivik

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Anders Behring Breivik, au tribunal

Anders Behring Breivik, au tribunal / Crédits : TF1/LCI

Anders Behring Breivik est le Norvégien suspecté d'avoir perpétré l'attentat à la bombe à Oslo puis la fusillade sur l'île d'Utoeya le vendredi 22 juillet 2011, tuant 76 personnes. Son procès a eu lieu entre avril et juin 2012.

Anders Behring Breivik est né en 1979 à Oslo d'un père diplomate et d'une mère infirmière. Même si ses parents divorcent alors qu'il est encore bébé -sa mère obtiendra la garde-, il passe ensuite une enfance qu'il qualifiera lui-même d'"ordinaire".  "J'ai eu une éducation privilégiée avec des personnes responsables et intelligentes autour de moi", souligne-t-il. Son seul reproche : "avoir eu beaucoup trop de liberté".
 
En 1999, l'année de ses 20 ans, il adhère au parti du Progrès (FrP), une formation de la droite populiste et endosse des responsabilités locales pour le mouvement des jeunes. Il résilie son adhésion en 2006. Il écrira plus tard sur un forum internet qu'il considérait le parti trop ouvert aux "attentes multiculturelles" et aux "idéaux suicidaires de l'humanisme". "Ceux qui le connaissaient quand il était membre de l'organisation disent  que c'était un garçon un peu timide qui prenait rarement part aux discussions", explique aujourd'hui le FrP.

1.500 pages
 
Derrière ce jeune homme a priori sans histoire, se cache pourtant une personnalité troublée. Pendant plusieurs années, Anders Behring Breivik va ainsi mûrir et préparer un projet dément : perpétrer un attentat à Oslo et tuer le maximum de personnes.  Sa détermination sera sans faille. Le jour même du massacre, le 22 juillet 2011, il publie ainsi un long manifeste de 1.500 pages sur internet dans lequel il détaille son engagement idéologique islamophobe et antimarxiste des neuf dernières années et le moment fatidique -l'automne 2009- où il décide de passer à l'acte. Se présentant comme un croisé, il explique dans le texte comment il s'est caché de son entourage pour ne pas voir son projet capoter prématurément.
 
Si ses critiques de l'islam, du multiculturalisme et du marxisme sont omniprésentes sur internet, une arène où il était très actif depuis plusieurs années, il s'estime néanmoins "plutôt tolérant" et "relax" dans l'autoportrait qu'il brosse dans son manifeste.  "Parce que j'ai toujours été exposé à des décennies d'endoctrinement  multiculturel, je ressens le besoin de souligner qu'en fait je ne suis pas raciste et que je ne l'ai jamais été", écrit-il. "Etre skinhead n'a jamais été une option pour moi. Leur code vestimentaire et leurs choix musicaux sont peu attrayants et je pensais qu'ils étaient trop extrêmes", ajoute-t-il, précisant aussi avoir eu plusieurs dizaines d'amis "non-Norvégiens dans (ses) jeunes années".

Engrais et armes à feu en toute légalité
 
Disposant de revenus nuls ou quasi-inexistants en 2009 et dans les années précédentes selon ses relevés fiscaux -une information publique en Norvège-, il a pourtant acheté une petite exploitation agricole en 2011. Cela lui a permis de se procurer en mai, sans élever de soupçons, six tonnes d'engrais chimiques vraisemblablement utilisés pour confectionner les explosifs utilisés contre le siège du gouvernement. Il s'est également inscrit dans un club de tir, moyen d'obtenir une autorisation de détenir deux armes à feu, dont un fusil automatique, sans doute employés dans la fusillade qui a ensuite ciblé un rassemblement de jeunes travaillistes sur l'île d'Utoeya, près d'Oslo.

Ce vendredi 22 juillet 2011, 76 personnes trouveront la mort dans l'attentat puis dans la fusillade perpétrés par Anders Behring Breivik, ce qui fait de lui l'un des tueurs les plus sanguinaires de l'histoire. Arrêté juste après, la police le décrit alors comme un "fondamentaliste chrétien".

Etre reconnu pénalement responsable

Pendant toute la période d'instruction avant son procès,  Anders Behring Breivik multipliera les excentricités. Il demande ainsi à l'avocat Geir Lippestad, proche du parti travailliste, de le défendre. Lors de sa première comparution devant le juge, il exige ainsi à pouvoir parler en anglais afin que ses propos soient accessibles au plus grand monde et à porter un uniforme. A l'ouverture de son procès, le 16 avril 2012, il effectue le salut nazi.

Surtout, pendant les dix semaines de débats qui se terminent fin juin, il fait tout pour être reconnu pénalement responsable de ses actes -et donc coupable-, afin de donner une valeur idéologique, selon lui, à ses actes. Les psychiatres sont divisés sur le problème : une première expertise avait conclu à une "schizophrénie paranoïde", et donc à son irresponsabilité pénale. Une contre-expertise, diffusée une semaine avant le procès, le jugeait en revanche sain d'esprit.

Lors de sa délibération, le tribunal d'Oslo devra tout d'abord trancher cette question. Qui conduira ensuite à envoyer Anders Behring Breivik soit en hôpital psychiatrique soit en prison. S'il est reconnu pénalement responsable,  il ne risquera au maximum que 21 ans. Cette peine peut néanmoins ensuite être théoriquement prolongée de cinq ans en cinq ans.

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