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Antonis Samaras

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Grèce : Antonis Samaras, le leader de la Nouvelle-Démocratie, s'exprime après sa victoire aux législatives, 17/6/12

Grèce : Antonis Samaras, le leader de la Nouvelle-Démocratie, s'exprime après sa victoire aux législatives, 17/6/12 / Crédits : TF1/LCI

PORTRAIT - Nommé Premier ministre grec après sa victoire aux législatives du 17 juin 2012, Antonis Samaras, le patron de la Nouvelle-Démocratie, le parti de la droite, aura la tâche difficile d'éviter la sortie de son pays de la zone euro.

Longtemps marginalisé par son camp, à la tête d'un parti de droite dont il a peu à peu durci les positions, Antonis Samaras, 61 ans, a fini par l'emporter dimanche 17 juin 2012 sur son rival de Syriza (gauche radicale) Alexis Tsipras, pourfendeur de l'austérité. Trois jours plus tard, il est logiquement intronisé  Premier ministre après avoir réussi les socialistes du Pasok et Dimar, la gauche modérée, à le rejoindre dans une grande coalition transpartisane.

S'il était le favori de tous les bailleurs de fonds et acteurs internationaux doutant de la capacité de la Grèce à respecter ses engagements, le patron de la Nouvelle-Démocratie devra fixer sans tarder un cap ferme et crédible face à des échéances redoutables.

Elu député à 26 ans
 
Pour ce grand brun compassé né en 1951, cette nomination est l'aboutissement d'une longue carrière politique entamée il y a plus de trente ans. Issu d'une grande famille grecque, qui a compté des écrivains et des hommes d'affaires illustres (son arrière grand-mère, Pénélope Delta, auteure réputée, s'est notamment donné la mort en 1941 pour ne pas assister à l'entrée des chars allemands à Athènes), il est tout d'abord diplômé en économie et en management du Amherst College et de Harvard, aux Etats-Unis.

En 1977, trois ans après la chute de la dictature, il est élu à l'Assemblée. A seulement 26 ans, étoile montante du camp conservateur, il devient alors l'un des plus jeunes députés de la Vouli. Il monte progressivement les échelons pour devenir ministre des Affaires étrangères en 1989.

Traversée du désert

En 1992, il quitte le gouvernement par intransigeance nationaliste sur la question du nom de la Macédoine voisine, puis fait chuter la majorité conservatrice. Il s'était auparavant signalé par des déclarations enflammées sur la minorité grecque du sud de l'Albanie. Pour ses détracteurs au sein de la droite, il a alors non seulement trahi son camp, mais aussi démontré son irresponsabilité face aux enjeux géopolitiques majeurs qu'affrontait alors la Grèce.
 
Sa traversée du désert durera jusqu'en 2009, quand il emporte la présidence d'une Nouvelle-Démocratie en lambeaux, qu'il avait réintégrée quatre ans plus tôt. Antonis Samaras n'a depuis cessé de durcir les positions du parti sur les thèmes sécuritaires et d'immigration, y intégrant en février des cadres d'extrême-droite tout en ralliant aussi la centriste transfuge Dora Bakoyannis.  "Il y a une masse d'émigrés, ils sont un million et demi qui n'ont pas de travail, qui n'ont rien à faire ici", lance-t-il, en affirmant "compter sur la solidarité de l'Europe" pour mieux boucler les frontières et expulser les indésirables.

Contre l'austérité... dans un premier temps
 
Pendant la campagne des législatives de juin 2012, il lance que "les enjeux de ces élections sont clairs : euro ou drachme, gouvernement de coalition ou pas de gouvernement". Un an plus tôt, en juin 2011, malgré les pressions des bailleurs de fonds de la Grèce, il avait pourtant refusé une première main tendue par l'ex-Premier ministre, Georges Papandréou, et réclamé depuis sans relâche des élections, tandis que le pays plongeait vers la faillite.

Dans un premier temps, il a ainsi bataillé ferme contre la cure d'austérité administrée aux Grecs sous la dictée de l'Union européenne et du FMI, en échange de la première perfusion financière ayant évité la banqueroute au pays en mai 2010. Et il ne s'est finalement rallié qu'à reculons à l'austérité, lorsque le spectre du défaut de paiement est réapparu à l'automne 2011.

Mission difficile
 
Après de longs palabres, il consent alors à accorder le soutien de son parti au nouvel exécutif dirigé par l'ex-banquier central Lucas Papademos. Mais il impose que cette équipe de technocrates cède la main le plus vite possible. Arrivé en tête des élections de mai 2012, il est cependant incapable de former un gouvernement en raison de la composition très éclatée de la Vouli.

Un mois plus tard, de nouveau en pole position aux nouvelles législatives consécutive à l'impasse politique, le voilà donc dans la peau du Premier ministre. Avec comme mission de sauver la Grèce. Et plus globalement d'éviter l'éclatement de la zone euro.

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