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Dominique Baudis

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Dominique Baudis, le 3 février 2009 à Bordeaux

Dominique Baudis, le 3 février 2009 à Bordeaux / Crédits : www.abacapress.com

Biographie de Dominique Baudis

Né(e) le : 14/04/1947 - Parisprésident de l'Institut du monde arabe

Ancien président du CSA et ex-député-maire de Toulouse, Dominique Baudis est pressenti pour devenir le premier Défenseur des droits, nouveau personnage institutionnel cumulant plusieurs fonctions relatives aux libertés fondamentales.

Dominique Baudis, que l'Elysée envisage de nommer au poste de Défenseur des droits, est un notable centriste, maire de Toulouse dix-huit ans durant, dont le nom a été mêlé à une affaire exemplaire pour les victimes de rumeurs. En 2003, alors qu'il préside le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), il révèle lui-même sa mise en cause par des prostituées de la région de Toulouse dans l'affaire du tueur en série Patrice Alègre. Blanchi, il racontera cette douloureuse expérience dans un livre paru en 2005, Face à la calomnie. Il reproche à son successeur à la mairie de Toulouse, Philippe Douste-Blazy, de ne pas l'avoir prévenu et au quotidien La Dépêche du Midi de l'avoir diffamé.

Avant d'entrer en politique en se faisant élire en 1983 à la mairie de Toulouse pour succéder à son père, Pierre Baudis, maire depuis 1971, il a été journaliste de télévision. Coopérant militaire à la radio et télévision libanaise de 1971 à 1973, il débute comme correspondant de TF1 (alors chaîne publique) au Proche-Orient de 1974 à 1976, où il couvre la guerre du Liban. Il sera d'ailleurs blessé en 1975 dans les combats de Beyrouth. Il présente ensuite le journal télévisé de 1978 à 1980, puis celui de FR3 jusqu'en 1982, année où il est chargé par cette chaîne d'assurer les relations avec le Sénat.

Un passage au CSA marqué par la révolution numérique

Son élection à la mairie de Toulouse marque le début d'une riche carrière politique, toujours dans les rangs des centristes où il s'était situé dès 1965 en devenant responsable du mouvement des Jeunes démocrates. En 1984, il est élu au Parlement européen. En 1986, il entre au conseil régional Midi-Pyrénées qu'il préside et à l'Assemblée nationale pour un mandat reconduit en 1988, 1993 et 1997, sous l'étiquette UDF (Union pour la démocratie française). En mai 2000, il succède à Alain Peyrefitte comme président du comité éditorial du quotidien Le Figaro.

Sa nomination en janvier 2001 à la tête du CSA par le président Jacques Chirac l'oblige à démissionner de tous ses mandats et fonctions. Ses six années à la tête de l'instance de régulation sont marquées par un bouleversement sans précédent des modes de diffusion des radios et des télévisions avec le passage de l'analogique au numérique. Il s'emploie particulièrement au lancement de la télévision numérique terrestre (TNT) le 31 mars 2005.

Une expérience proche-orientale revendiquée

Il est ensuite élu en février 2007 à la présidence de l'Institut du monde arabe (IMA) où il succède au gaulliste Yves Guéna. Il revendique son expérience proche-orientale qui lui a d'ailleurs permis d'écrire plusieurs livres sur la région (La Passion des chrétiens du Liban en 1978, La Mort en keffieh en 1980, Raymond d'Orient en 1999). Il se fixe comme tâche prioritaire de ramener les comptes à l'équilibre pour sortir du déficit chronique affectant cette institution depuis sa création vingt ans auparavant. L'IMA est désormais une "maison en bonne santé" affirmait-il fin 2008.

En 2009, il retrouve un mandat de député européen après avoir été élu dans le Sud-Ouest à la tête de la liste UMP (Union pour un mouvement populaire). Membre du groupe PPE (Parti populaire européen), il est élu vice-président de la commission des affaires étrangères du Parlement européen et appartient à la délégation pour les relations avec les pays du Machrek. En novembre 2009, il est nommé rapporteur sur les négociations de l'accord d'association UE-Syrie, puis en octobre 2010 sur les relations entre l'UE et le Conseil de coopération du Golfe.

Deux fois marié, Dominique Baudis est père de trois enfants.

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