Anesthésiste de profession, Dominique Voynet commence son militantisme écologique au sein de l'Association belfortaine de protection de la nature, combat les centrales nucléaires de Fessenheim et de Creys-Malville ainsi que la déforestation des Vosges. Elle fait partie, à Clichy en 1984, des fondateurs du parti Les Verts, né de la fusion du Parti écologiste et de la Confédération écologiste.
Chef de file des Verts de Besançon en 1985, elle est élue députée européenne en 1989. Elle abandonne cette fonction en 1991 et devient alors porte-parole nationale des Verts. Dans le cadre des accords passés entre les Verts et le PS pour les élections législatives françaises de 1997, elle est élue députée de la 3e circonscription du Jura.
Nommée ministre de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement dans le gouvernement de Lionel Jospin, elle devient ainsi la première ministre issue des Verts dans une équipe gouvernementale en France. Son passage au ministère de l'Environnement est marqué par l'adoption du Protocole de Kyoto. Elle entreprend une série de mesures visant à protéger l'environnement français: la « loi Voynet » (une loi d'orientation pour l'aménagement et le développement durable du territoire) et un « jour de non-chasse ».
Elle sera vivement critiquée par les lobbys écologistes à la suite de l'inscription par le ministre de l'Agriculture d'une variété d'OGM (le Maïs Bt) au catalogue officiel des espèces autorisées à la culture en France et en raison de sa signature de l'autorisation de réalisation du centre d'enfouissement des déchets nucléaires de Bure (Meuse).
Après sa démission du gouvernement en 2000 et devient alors secrétaire nationale des Verts. Elle anime à ce titre en 2002 la campagne présidentielle de Noel Mamère et se présente elle-même en 2007. Elle obtiendra 1,57% des suffrages et appelle à voter au second tour en faveur de Ségolène Royale. Dominique Voynet est, depuis mars 2008, maire de Montreuil.
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