Née à Clermont-Ferrand en 1964, Fadela Amara a grandi au sein d'une famille nombreuse algérienne. Rien ne la disposait à faire de la politique et encore moins à rejoindre un gouvernement de droite. En 1978, à l'âge de 14 ans, Fadela Amara assiste au drame qui va changer sa vie : son frère Malik est mortellement fauché par une voiture. Elle est bouleversée par l'attitude des policiers, qui auraient défendu le chauffard sur les lieux même de l'accident.
Elle se consacre dès lors à combattre les injustices. En 1983, elle participe à la marche des beurs et milite avec SOS Racisme à partir de 1986. En 1989, elle crée la Commission femmes dont le but est de dresser un état des lieux sur la situation des femmes des quartiers. Elle est ensuite élue conseillère municipale du Parti socialiste à Clermont-Ferrand en 2001.
En 2002, elle organise des états généraux à la Sorbonne réunissant plus de 250 femmes et rédige une pétition qui compte près de 20 000 signataires. C'est en 2003 que Fadela Amara se fait connaître du grand public. Elle met en place un tour de France de Ni putes ni soumises, un mouvement égalitariste qui en quelques mois connaît un retentissement national. Le but de l'organisation est de lutter contre les viols collectifs, le racisme, l'antisémitisme et toutes les autres formes de discriminations et de violences. En 2005, Fadela Amara est faite docteur honoris causa de l'Université libre de Bruxelles.
Le 19 juin 2007, elle est nommée secrétaire d'État chargée de la Politique de la ville dans le gouvernement Fillon 2 sous la tutelle de la ministre du Logement et de la Ville, Christine Boutin. Elle présente son plan banlieue en février 2008. Lors du remaniement ministériel du 23 juin 2009, Fadela Amara est reconduite dans ses fonctions.
Payant peut-être pour son soutien à Jean-Louis Borloo pour le poste de Matignon, elle a été écartée du nouveau gouvernement de François Fillon le 14 novembre 2010. En quittant son poste de secrétaire d'Etat à la ville depuis 2007, elle écrit dans un communiqué avoir "pu mesurer, les limites que constitue le poids de l'inertie et du sectarisme".
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