Image d'archive © TF1/LCIParler de Francis Cabrel sans parler d'Astaffort, le village de 2000 habitants du Lot-et-Garonne qui l'a vu naître, le 23 novembre 1953, grandir puis triompher, est chose impossible. Le chanteur y vit toujours, paisiblement, loin de tout bling-bling, entouré de sa femme et de ses trois filles, proche de son frère, de sa sœur, de sa mère. Il y compose. « J'écris dans un bureau, une sorte de sanctuaire (...) Les chansons existent, sont en suspension dans l'air. Il faut savoir les attraper», confie-t-il en 2008 au Parisien.
Astaffort c'est son «terreau», ses racines. Issu d'un milieu modeste, d'origine italienne, fan de Dylan depuis son adolescence, joueur de guitare, rebelle (il se fait renvoyer du lycée d'Agen pour indiscipline), Francis Cabrel travaille à 19 ans dans un magasin de chaussures. Pendant un temps, le jeune homme fait partie d'un groupe, Les Gaulois, qui se produit dans les bals locaux.
C'est en 1978 avec l'album Les Murs de Poussière que sa carrière décolle. Refusant de laisser gommer son accent par sa maison de disques, CBS, il fait de son phrasé particulier, de son allure simple, de ses mélodies douces et claires les armes de séduction massive du public français. En 33 ans de carrière, Cabrel moissonne les succès, vend 15 millions de disques, joue à guichets fermés devant un public fervent ... et fidèle.
UN ALBUM TOUS LES CINQ ANS
Ses chansons sont devenues des classiques, de Petite Marie à Je l'aime à mourir, L'encre de tes yeux, La Corrida, La Dame de Haute-Savoie... ses albums savamment distillés au cours des années ne déçoivent jamais ses fans, jusqu'au carton plein de 2008, Des Roses et des Orties. Vendu à 700.000 exemplaires, cet album et la tournée qui l'ont suivi ont été un triomphe total pour Francis Cabrel.
Chanteur engagé ? Plutôt «humaniste», tient-il à se qualifier. Cabrel a créé dans son village l'association Les Voix du Sud, en 1992, destinée à découvrir et soutenir de jeunes artistes. Les terres de Francis Cabrel produisent des céréales bio et un vin très apprécié des connaisseurs, le Domaine de Boiron. Comme disait le Candide de Voltaire : «il faut cultiver notre jardin».
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