En octobre 2009, date de son élection, il s'était fixé pour objectif de relancer l'économie de son pays et de remettre en ordre la gestion publique, en "nettoyant" l'Etat de la corruption. Après deux ans de pouvoir et une cure d'austérité sans précédent, la Grèce est au bord du gouffre. A 59 ans, Georges Papandréou se retrouve, quant à lui, isolé jusque dans sa majorité.
Le combat politique, Georges Papandréou est tombé dedans quand il était petit. Il est le petit-fils et homonyme du grand dirigeant centriste de l'après-guerre grecque. Né en juin 1952 aux Etats-Unis, son enfance est marquée par l'exil de son père, Andreas Papandréous, alors en lutte contre la dictature des colonels.
De retour en Grèce en 1974, après la chute des colonels, il adhère au Mouvement socialiste panhéllénique, Pasok. A 29 ans, il entre au parlement en 1981 sous l'égide de son père, devenu premier ministre, qui lui confiera divers postes secondaires dans ses gouvernements. A la fin des années 1990, il rompt avec l'héritage de ce dernier pour rallier le bloc rénovateur de Costas Simitis, tombeur de la vieille garde socialiste. Il est alors nommé ministre des Affaires étrangères. Homme de compromis, il brise la glace avec la Turquie en 1999 et apaise les querelles balkaniques opposant alors la Grèce à ses voisins.
Lui qui rejette le terme d'héritier, doit à sa légitimité "familiale", juste avant l'arrivée de la droite en 2004, de se voir confier la direction du Pasok, le parti socialiste grec, usé par 20 ans de pouvoir.
En 2010, face à la crise économique grecque et à la grave dégradation des comptes publics, il mène une politique d'austérité avec pour objectif d'économiser 30 milliards d'euros en trois ans et de faire baisser le déficit public. Il obtient ainsi le soutien du FMI et de la zone euro, sous forme d'un prêt de 110 milliards d'euros sur trois ans, à la fin 2010. En juin 2011, il doit faire face à une vague de protestation qui s'étend dans tout le pays pour protester contre les différents plans d'austérité.
Le 1ER novembre, alors qu'un G20 se tient à Cannes, à la surprise générale il annonce un référendum en Grèce. Un coup de poker pour faire avaliser par l'opposition grecque les mesures budgétaires exigées par l'Union Européenne et le FMI, plongeant l'Europe et son pays dans la tourmente. Trois jours après, critiqué de toutes parts, même dans son propre parti et sous la pression de l'UE et notamment de Nicolas Sarkozy et d'Angela Merkel, il retire son projet. En échange, la droite décide de voter le plan européen à condition que Papandréou démissionne et que des élections anticipées soient convoquées en février 2012. Acculé, Papandréou est contraint d'accepter et quitte officiellement le pouvoir le 9 novembre, après de longues tractations sur la composition du futur gouvernement.
Retour MYTF1
Chargement en cours...
0 commentaire



Toutes les biographies



