Amoureux des arts et des lettres, Jack Lang devient célèbre auprès du grand public en 1981, lorsque François Mitterrand lui confie le ministère de la Culture. En 1982, il instaure la fête de la musique le 21 juin, le premier jour de l'été. Devenue une véritable institution, son idée fut reprise par de nombreux pays, à l'instar des journées nationales du patrimoine qu'il institua en 1984 et devenues aujourd'hui les journées européennes du patrimoine. Avant-gardiste, il déclencha les foudres des "conservateurs" avec les colonnes de Buren installées dans la cour d'honneur du Palais Royal. Dans l'ombre de François Mitterrand, il fut le maître d'œuvre quotidien du "Grand Louvre" et de ses pyramides devenu aujourd'hui le musée le plus visité au monde.
Un parcours pas si atypique pour ce fils d'une riche famille de Nancy, né le 2 septembre 1939 à Mirecourt dans les Vosges, et très tôt attiré par le théâtre. Il a notamment créé en 1958 la troupe universitaire de Nancy. C'est là qu'il rencontra Monique Buczynski qu'il épousa en 1961 et avec qui il a eu une fille comédienne Valérie Lang.
De Blois à Boulogne-sur-Mer
C'est la hantise de tout ministre d'avoir les lycéens dans la rue", raconte-t-il, lui qui a été nommé deux fois ministre de l'Education nationale en 1992 et en 2000, où il précède Claude Allègre pour éteindre l'incendie soulevé par le "mammouth". Entre temps, devenu député et maire de Blois, il abandonne la ville du Loir-et-Cher en 2001 et réussit son parachutage dans le Pas-de-Calais. Il devient député dans la 6e circonscription du Pas-de-Calais, qui compte l'un des taux les plus importants de bénéficiaires du RMI en France.
Après 2007 et malgré son soutien à Ségolène Royal, il prend ses distances avec le PS et accepte des missions proposées par Nicolas Sarkozy, tout en se défendant de vouloir entrer au gouvernement. Il apporte son soutien au projet de la loi Hadopi en désaccord avec les députés de son groupe.
Dernièrement, deux affaires l'ont mis sur le devant de la scène. Son soutien maladroit à Dominique Strauss-Kahn, au lendemain de son arrestation à New York pour le viol présumé d'une femme de chambre. Sur le plateau du 20h de David Pujadas il avait dénoncé un lynchage médiatique alors "qu'il n'y avait pas mort d'homme", soulevant un tollé général. Ironie de l'histoire, c'est son successeur au ministère de l'Education nationale en 2002, Luc Ferry, qui est à l'origine de la deuxième affaire. Invité sur le plateau du Grand Journal le 31 mai, le philosophe avait relayé la rumeur d'un scandale pédophile, mettant en cause sans le nommer un ancien ministre. Le nom de Jack Lang avait alors été cité par certains journaux et sites internet. Pour l'ancien ministre PS "Luc Ferry s'est empêtré lui-même dans sa propre boue" a-t-il expliqué dans une émission télévisée.
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