"Gaudin, ça ne pèse rien à Paris, mais à Marseille c'est formidable." Le compliment -oui, oui, c'en est un - est de Nicolas Sarkozy. Le futur président de la République a appris à connaître le Marseillais lors de sa conquête de l'UMP en 2004. Il sait qu'aussi longtemps que la cité phocéenne confiera sa destinée à ce vieux routard, il devra compter avec lui.
Lors des municipales de 2008, l'aventure, commencée en 1965 en tant que conseiller municipal aux côtés du socialiste Gaston Defferre, aurait pu connaître son terme. Les sondages prédisaient un échec, les commentateurs se plaisaient à imaginer Marseille à gauche. Il n'en sera rien grâce à une campagne acharnée contre le socialiste qui monte, l'infatigable Jean-Noël Guérini. A 68 ans, l'ancien professeur d'histoire-géo rempile pour un troisième mandat. Son préféré. Sa vie.
Et pourtant ses faits d'armes, en quarante années, sont nombreux. Il a été conseiller général des Bouches-du-Rhône de 1982 à 1988, président du conseil régional Provence-Alpes-côte d'Azur de 1986 à 1998, député de la 2e circonscription des Bouches-du-Rhône en 1978, mandat qu'il abandonne en 1989 pour entrer au Sénat.
Balladurien durant la campagne présidentielle de 1995, Jean-Claude Gaudin entre cependant au deuxième gouvernement d'Alain Juppé à l'automne 1995, comme ministre de l'Aménagement du territoire, de la Ville et de l'Intégration. Issu des rangs de l'UDF, il n'en est pas moins membre de l'équipe dirigeante de l'UMP depuis la création du mouvement en 2002.
"Jean-Claude Gaudin est le prototype du petit Marseillais qui est devenu grand. C'est un fils de maçon, qui allait le dimanche avec ses parents dans leur cabanon. Il parle, agit, respire comme les Marseillais", témoigne son ami et maire UMP de Toulon Hubert Falco.
Conception TORAL
(10 février 2009)
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