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Jean-Luc Mélenchon

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Biographie de Jean-Luc Mélenchon

Né(e) le : 19/08/1951 - TangerHomme politique français, ancien ministre et sénateur socialiste, fondateur du Parti de Gauche (PG)

Le candidat du Parti de Gauche et, espère-t-il, d'un large Front de gauche, à l'élection présidentielle entend convaincre les déçus du PS et fait fi des accusations de populisme.

Passionné de politique et tribun, Jean-Luc Mélenchon est un affectif à la peau dure et, selon tous ceux qui l'ont approché, un furieux bosseur.  Son engagement militant a pour origine ce qu'il appelle une "faille fondatrice, un arrachement à des odeurs, des paysages, une cohue".  Fils d'un Pied-noir receveur des postes et d'une institutrice, il passe une enfance heureuse et insouciante entre Atlantique et Méditerranée à  Tanger, sa ville natale, multiculturelle, et dotée alors d'un statut international.  Il a onze ans quand sa famille "rentre en France", en Normandie d'abord, puis dans le Jura.  Déraciné, exclu, il comprend alors que "la politique, c'est tragique".  Mieux vaut essayer de maîtriser que subir.

En mai 1968, dans son lycée de Lons-le-Saulnier, il prend la tête du comité lycéen.  Etudiant en philosophie à Besançon, il adhère à l'UNEF et à l'OCI, organisation trotskiste.  Pour lui,  "le militantisme c'est l'engagement pour des idées ainsi qu'un acte de construction de soi".  En 1977, enthousiasmé par l'union de la gauche et le programme commun, il prend sa carte à la section PS de Lons-le-Saulnier.  Rapidement, il prend aussi des responsabilités.  Claude Germont, maire de Massy le repère : il devient son directeur de cabinet.  Il poursuivra donc sa carrière dans l'Essonne, enchaînant les mandats électifs et deviendra, à 35 ans, le plus jeune sénateur de France.  Dans le portrait que lui consacre Libération en 2000, Mélenchon affirme que "lapolitique est devenue toute sa vie, qu'il n'a aucun hobby et que ses modèles sont Saint-Just et Mitterrand".  "Pas vraiment un gai luron", commente la journaliste.

Au PS, Jean-Luc Mélenchon occupe une place relativement marginale.  Il est de toutes les aventures de la gauche du parti, avec le courant "Gauche socialiste" et Julien Dray, puis avec Henri Emmanuelli. Il refuse un poste de secrétaire d'Etat au Logement dans le gouvernement Jospin en 1997 et finit par accepter de devenir ministre délégué à l'Enseignement professionnel en 2000.  Il s'investit totalement dans sa mission et marque son passage en laissant une réforme des CAP, une procédure de validation des acquis de l'expérience et la création des lycées des métiers.  La fatigue et le choc du 21 avril 2002, l'élimination de Lionel Jospin au premier tour de l'élection présidentielle, le plongent dans une profonde dépression.

Le PS, « une structure inhumaine »

"Je me suis mis à l'écart du PS et eux m'ont mis dehors"   Le PS est devenu pour lui une « structure inhumaine », où les plans de carrière comptent plus que les idées et les amitiés.  En 2004, il s'oppose au « oui » socialiste au référendum sur la Constitution européenne et annonce son intention de faire campagne pour le « non ».  Il enchaîne les meetings avec Marie-George Buffet, José Bové, Olivier Besancenot, et découvre, selon Julien Dray, « une nouvelle famille chez qui il est applaudi, alors que la sienne ne l'aime plus ». Il retrouve alors son enthousiasme militant.  Mais il mettra encore plus de trois ans à rompre avec son parti, à "tourner la page de la bobocratie".

Pour la fondation du Parti de gauche, il veut renouer avec "l'esprit de rébellion, par où commence le sens critique et d'où se déduit l'action civique".  Son modèle est "Die Linke", en Allemagne.  Adepte de la "révolution citoyenne", il cherche à endiguer les dérives libérales et l'indifférenciation centriste d'une partie de la gauche.  Elu député européen en 2009, il s'ennuie au Parlement de Strasbourg.  Jean-Luc Mélenchon est prêt pour la bagarre. 

"Ne pas confondre élite et oligarchie"                               

Tribun hors pair, "un peu démodé, un peu vieille gauche" selon Eva Joly,  il enchaîne les émissions télé, distribuant bons et mauvais points contre les élites.  Bon point pour Michel Drucker, "le gentil", respectueux de son refus de parler de sa vie privée et noms d'oiseaux pour David Pujadas "un larbin" et Laurence Ferrari, "une perruche".  Taxé de populisme, souvent insulté, Jean-Luc Mélenchon persiste et signe, gagne en notoriété, à défaut de monter dans les sondages.  Son dernier livre, Qu'ils s'en aillent tous, est un succès de librairie. 

Dans un entretien au Monde, en février 2011, il revendique une certaine dose de provocation pour forcer le débat, "percer le mur de l'idéologie dominante" et exploser la candidature de Dominique Strauss-Kahn. Et il procède par ordre : d'abord  les cantonales, "un résultat à deux chiffres vaudrait tous les sondages"...  Puis trouver un accord avec ses partenaires...  et négocier les termes d'une éventuelle participation à un gouvernement gauche/verts...  "Je ne veux pas jouer dans le petit bain de l'extrême-gauche...  mon but est de démontrer que le vote utile, c'est nous".

Liens vers des sites tiers :

Le blog de Jean-Luc Mélenchon

Le site du Parti de gauche

Le site du Front de gauche "Place au peule! 2012"

 

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