Jean Paul II

Par TF1 News (d'après agence), le 01 mai 2011 à 09h50 , mis à jour le 15 mai 2011 à 08h32

Béatifié en mai 2011, Jean Paul II reste aujourd'hui le plus charismatique et le plus populaire des papes. Malgré des aspects contestés, comme son refus de la contraception ou son manque de transparence face aux abus pédophiles commis au sein de l'Eglise.

Karol Józef Wojtyła Jean-Paul II. © REUTERS
  • Nom : Wojtyła
  • Prénom : Karol Józef
  • Né(e) le : 18 mai 1920 - à : Wadowice, près de Cracovie, en Pologne
  • Décédé(e) le : 02 avril 2005 (84 ans)
  • Pape

Biographie

Charismatique et médiatique, Jean Paul II a marqué la fin du XXe siècle en contribuant à la chute du communisme mais s'est aliéné nombre de croyants par ses positions conservatrices sur les moeurs. Orphelin de mère très jeune et élevé par un père officier de carrière, il est marqué par son enfance sans présence féminine et dédiera toute sa vie à la Vierge Marie, modèle de la mère et de l'épouse.

Chef de l'Eglise catholique pendant plus de 26 ans, l'un des pontificats les plus longs de l'histoire, Jean Paul II a imprimé sa marque dès son élection le 16 octobre 1978. Karol Wojtyla, premier pape slave, est alors âgé de 58 ans. Très vite, "le pape polonais" affronte la Curie romaine et favorise le contact direct avec la foule, se laissant toucher et prenant les enfants dans ses bras. L'Etat du Vatican devient trop petit pour lui. Il va aller au devant des fidèles, multipliant les voyages et les médiatisant. Son charisme est évident. Il attire les foules, y compris dans des pays musulmans. Passionné de théâtre dans sa jeunesse, il a conservé le sens de l'auditoire. Lorsqu'il parle, chacun a le sentiment que le pape s'adresse à lui. Le succès est immédiat, notamment en Amérique Latine où les médias le surnomment "le globe-trotter de l'Evangile", "l'athlète de Dieu". Il crée "les Journées mondiales de la jeunesse", rassemblant des millions de jeunes.

Les zones d'ombre

Jean Paul II mesurait 1,76 mètre, mais les photographes l'avaient transformé en géant, et l'image a tenu jusqu'à l'attentat du 13 mai 1981, lorsque le Turc Mehmet Ali Agca l'a blessé grièvement de trois balles. Le début de sa déchéance physique a commencé en 1994. Déjà la maladie de Parkinson faisait son lent travail de sape. Le monde entier a suivi la lente dégradation de sa santé, scrutée par les caméras de télévision, jusqu'à sa mort quasiment en direct le 2 avril 2005 qui suscitera d'immenses manifestations de dévotion place Saint-Pierre.

Sa vie et son pontificat ont épousé les grands soubresauts de l'Histoire. Jean Paul II a vécu la Seconde Guerre mondiale, résisté à deux totalitarismes - le nazisme et le stalinisme - et contribué à la victoire de Solidarité en Pologne et la chute du Mur de Berlin, marquant l'écroulement du communisme sur le Vieux Continent. Le marxisme mais aussi le capitalisme sauvage ont été ses chevaux de bataille. Homme de Dieu et de paix, ses engagements n'ont pas tous été couronnés de succès. Il a vu les Balkans et le Proche-Orient sombrer dans les guerres. Il a dû combattre l'islam extrémiste, les sectes évangéliques et le terrorisme religieux. Il n'a pu empêcher l'Afrique de se perdre dans des conflits comme au Rwanda et n'a pas su l'aider contre le fléau du sida.

Il est inclassable, car s'il est toujours apparu ouvert aux problèmes du monde, au dialogue avec l'islam, avec le judaïsme et les autres religions non-chrétiennes, il a conservé une ligne très conservatrice sur les questions de la famille et de la morale. Pour une partie de l'opinion, la principale zone d'ombre restera la condamnation de la contraception et du préservatif qui, dans un monde où le sida fait des millions de victimes, a creusé un fossé d'incompréhension et a éloigné de l'Eglise nombre de catholiques. Des voix s'élèvent pour lui reprocher son manque de détermination et de transparence face aux abus pédophiles commis au sein de l'Eglise. Un autre reproche a été, en Amérique latine notamment, la mise au pas de la "théologie de la libération", dont il acceptait mal des dérives marxistes. Pour mettre au pas les théologiens contestataires, il s'est appuyé sur les mouvements les plus zélés, constituant pour certains de véritables lobbies comme l'Opus Dei.

Par TF1 News (d'après agence) le 01 mai 2011 à 09:50
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6 Commentaires

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  • hein27, le 01/05/2011 à 16h52

    Je ne suis ni contre ni pour cela mais je n'aime pas ce qui se passe autour"la petite fiole de sang,le vêtement taché lors de l'attentat"à cela je n'adhère pas

  • __camille__, le 01/05/2011 à 14h08

    Le communisme depuis longtemps, comme les poissons, pourissait par la tête. Celui qui est devenu Jean-Paul !! n'a fait qu'accélérer les choses.

  • matger, le 01/05/2011 à 13h14

    Non,ce n'est pas exagéré.S'il n'avait pas été le Pape originaire de l'Est,le communisme sévirait encore dans ces pays.Il ne faut pas oublier qu'il a soutenu Solidarnosc et que c'est forts de ce soutien que les polonais ont pu se libérer de leur joug et ont encouragé les autres pays soumis à un régime héritier du stalinisme.

  • bebert59560, le 01/05/2011 à 12h09

    Pas du tout!

  • l.wallonie, le 01/05/2011 à 11h57

    Oui mais tu sais, quand une personne meurt, il est de coutume de n'en retenir que du bien, et même de l'exagérer (j'ai même failli en rire, à l'enterrement de ma propre tante...) Alors là, pour un pape, faut s'attendre à toutes les exagérations possibles...

  • ikix, le 01/05/2011 à 10h29

    Tombeur du communisme, c'est quand meme exageré!

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