La secrétaire d'Etat à la Jeunesse Jeannette Bougrab © LCIFille de Harkis, Jeannette Bougrab se revendique comme une "gaulliste sociale". Ses parrains en politique se nomment d'ailleurs Pierre Mazeaud, gaulliste historique, qui la fait entrer en 2002 au Haut conseil à l'intégration, et Alain Juppé, alors président de l'UMP. Ce dernier la nomme secrétaire nationale, en charge d'une réflexion sur les discrimination dans l'accès à l'emploi.
Docteur en droit public, ancienne militante de SOS Racisme durant ses années lycées, Jeannette Bougrab devient en 2004 secrétaire national fonctionnel de l'UMP, chargée des nouvelles adhésions. EN 2006, dans une interview à Têtu, elle se déclare favorable au mariage gay et à l'adoption par des couples homosexuels, une position minoritaire dans les rangs de l'UMP.
Réputée proche du secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant, Jeannette Bougrab est candidate malheureuse lors des législatives de 2007, battue par le socialiste Christophe Caresche dans la 18e circonscription de Paris. En septembre de la même année, elle devient maître des requêtes au Conseil d'Etat.
Mandat court mais mouvementé à la Halde
A 36 ans, le 16 avril 2010, elle succède officiellement à Louis Schweitzer à la présidence de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (HALDE). Etant donné son entrée au gouvernement, elle n'y sera restée que 7 mois, un mandat court mais mouvementé. Management contesté, tentative avortée de doubler son salaire, dépôt de plainte pour menaces de mort et désaveu infligé par son service juridique qui a défendu contre la volonté de la présidente la salariée d'une crêche licenciée pour port de voile, ont marqué ce bref passage à la tête de l'institution. Sa position sur la question des Roms, se disant pas choquée par les reconduites de milliers de membres de cette communauté, a aussi fait débat.
Cela ne l'empêche pas de faire son entrée au gouvernement en novembre, comme Secrétaire d'Etat à la Jeunesse et à la Vie associative auprès de Luc Chatel. Une nomination qui signe son retour sur le terrain politique qu'elle avait choisi de quitter après son échec aux législatives de 2007. Poste qu'elle abandonne après la défaite de Nicolas Sarkozy à la présidentielle 2012.
A plusieurs reprises, Jeannette Bougrab a pris ses distance avec la notion de "ministre de la diversité", déclarant notamment : "Le chef de l'Etat a ouvert la brèche en nommant Rachida Dati à la tête d'un ministère régalien mais je ne suis pas convaincue qu'en dehors de leur activité ministérielle, ces ministres de la diversité aient fait avancer la cause".
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