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Mahmoud Abbas

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Mahmoud Abbas, le 16 septembre 2011

Mahmoud Abbas, le 16 septembre 2011 / Crédits : TF1/LCI

Biographie de Mahmoud Abbas

Né(e) le : 23/03/1935 - SafadPrésident de l'Autorité nationale palestinienne

Portrait - Compagnon de route de Yasser Arafat, Mahmoud Abbas est le président de l'Autorité palestinienne depuis 2005. Il milite depuis les années 1970 pour une paix négociée avec Israël.

Mahmoud Abbas est né à Safed, en Galilée, le 23 mars 1935. En 1948, il quitte la Palestine avec sa famille pour la Syrie lors de la première guerre israélo-arabe. Expulsé de Safed, ville de Haute Galilée, aujourd'hui dans le nord d'Israël, Mahmoud Abbas appartient à la génération de la "Nakba", la "catastrophe" qui désigne dans le monde arabe la création de l'Etat d'Israël en 1948 et l'exode des Palestiniens qui s'en est suivi. 

Diplômé en droit, Mahmoud Abbas parachève ses études à Moscou en obtenant son doctorat d'Histoire. Dans les années 1950, il s'implique fortement dans la politique palestinienne.  Surnommé Abou Mazen, il est en 1959 l'un des membres fondateurs du Fatah puis de l'Organisation de la libération palestine (OLP) avec Yasser Arafat et Farouk Kaddoumi. Au début des années 1990, bénéficiant du soutien de Yasser Arafat, Mahmoud Abbas, partisan d'une "paix des braves" depuis de longues années, effectue les démarches nécessaires pour mettre en route les négociations secrètes de l'OLP avec Israël qui mènent au processus de paix d'Oslo. Le 13 septembre 1993, il signe ainsi les accords de paix. À son retour en Palestine en 1995, il devient Secrétaire général de l'organisation.

Successeur d'Arafat 

Le 29 avril 2003, sous la pression du Quartet, Yasser Arafat nomme Mahmoud Abbas Premier ministre. Malgré son image austère et bougonne et son faible charisme, il devient alors le principal interlocuteur des négociations à la mise en place de la "feuille de route pour la paix" prévoyant la création d'un État palestinien. À la mort de Yasser Arafat en novembre 2004, Mahmoud Abbas prend sa succession à la tête de l'OLP puis, l'année suivante, à celle de l'Autorité nationale palestinienne après une élection triomphale.

Son principal objectif : aboutir à un accord de paix définitif avec les Israéliens. Mais perçu comme "l'homme des Américains" et donc d'Israël, il est vivement critiqué par les partisans de la lutte armée. L'échec des négociations conduit en partie à la victoire aux législatives du Hamas, le rival interne du Fatah, en 2006 puis à la partition des Territoires palestiniens avec la prise de la bande de Gaza par la mouvance islamiste l'année suivante. Mahmoud Abbas voit ainsi son autorité réduite aux zones autonomes de Cisjordanie, dont Israël contrôle environ 60%. Il faudra attendre 2011 pour aboutir à un accord de réconciliation interpalestinien.

Coup de poker diplomatique

Entre-temps, le mandat présidentiel de Mahmoud Abbas, qui se terminait théoriquement en 2009, a été prolongé à plusieurs reprises, sans élections. Sans mandat officiel, il a cependant réussi à rétablir l'ordre et la sécurité. Avec l'aide de son Premier ministre Salam Fayyad, il a aussi posé les bases d'un Etat viable sur le plan économique, selon les bâilleurs de fonds internationaux.

Sur le plan bilatéral, les négociations avec Israël ont suivi des montagnes russes, jusqu'à leur échec total en 2010. Un an plus tard, excédé, Mahmoud Abbas choisit donc d'aller au clash diplomatique pour débloquer la situation : le 23 septembre 2011, il dépose une adhésion pleine et entière d'un Etat palestinien à l'Onu.

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