Marie-Anne Montchamp a rejoint le gouvernement à la faveur du remaniement de novembre 2010 en devenant secrétaire d'Etat auprès de la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale. Poste qu'elle abandonne, après la victoire de François Hollande à la présidentielle 2012. Députée UMP du Val de Marne, Marie-Anne Montchamp était depuis sa création en juin 2010, la porte-parole de République solidaire (RS), le parti de Dominique de Villepin. Connue pour sa liberté d'esprit et de ton, elle était jusque là très critique envers la politique du gouvernement.
Elle n'a pas peur de franchir la ligne blanche pour défendre ses opinions. En 2009, elle s'est opposée au bouclier fiscal lors de la discussion budgétaire, en proposant que la contribution au remboursement de la dette sociale ( CRDS) en soit sortie. La défense de son amendement, lui a valu une volée de bois vert. Elle s'y attendait, ne craint pas de déplaire au chef de l'Etat en prenant position : "Avec Nicolas Sarkozy, on n'a pas les mêmes valeurs, on n'a pas emprunté les mêmes chemins et, donc, on n'a pas la même route", déclare t-elle au Monde le 5 janvier 2010.
Marie-Anne Montchamp, est née le 1er Novembre 1957 à Tulle (Corrèze). Mère de quatre garçons et grand-mère de deux petites filles, elle est titulaire d'un DESS en ressources humaines. Elle crée un cabinet conseil aux entreprises qu'elle dirige jusqu'en 2002, date de son élection comme députée UMP de la 7e circonscription du Val-de-Marne. En 2004, elle entre dans le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin au poste de Secrétaire d'Etat aux personnes handicapées. Elle se bat pour l'aboutissement de la prestation de compensation du handicap, et l'amélioration de l'emploi des handicapés. Le bilan de son passage est positif.
Un secteur dans lequel elle poursuivra son activité. Fonde l'agence Entreprises et handicap, ainsi que Fonda'Mental, premier réseau de recherche et de soin en santé mentale.
Une candidature dissidente
Lors de l'élection municipale de 2008 à Nogent-sur-Marne, elle est candidate dissidente face au maire sortant Jacques Martin et son challenger socialiste. Elle recueille 22,05% des voix au premier tour et échoue en arrivant en seconde position au deuxième tour avec 33,57 % des suffrages exprimés. Sa candidature dissidente face à un candidat UMP lui a valu une suspension du parti et la suppression de sa circonscription dans le redécoupage électoral d'Alain Marleix.
Devenue porte-parole de République solidaire (RS), Marie-Anne Montchamp travaille pour la constitution d'un groupe de députés « républicains sociaux » indépendants de l'UMP à l'Assemblée.« Le groupe, c'est le premier élément. C'est le sens de l'histoire» a-t-elle déclaré en septembre dernier dans son point de presse mensuel. Après les annonces sécuritaires de l'été par l'exécutif, elle a constaté l'existence d'un « pôle droitier » de l'UMP, face auquel les républicains sociaux doivent s'affirmer.«L'option droitière retenue par l'UMP nous amène à prendre position dans le sens de plus de justice sociale ».
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