Michèle Alliot-Marie

Par TF1 News, le 14 mai 2008 à 10h43 , mis à jour le 16 mai 2012 à 15h41

Première femme à tenir les rênes de la Défense en 2002, Michèle Alliot-Marie a également détenu des portefeuilles régaliens comme l'Intérieur, la Justice ou les Affaires étrangères dans des gouvernements de droite.

Michèle Alliot-Marie Image d'archives © ABACA
  • Nom : Alliot-Marie
  • Prénom : Michèle
  • Né(e) le : 10 septembre 1946 - à : Villeneuve-le-Roi du Val-de-Marne
  • Femme politique française, ex ministre (Défense, Justice, Intérieur, Affaires étrangères)

Biographie


Michèle Alliot-Maire est née le 10 septembre 1946 à Villeneuve-le-Roi du Val-de-Marne. Universitaire de profession, docteur en droit et maître de conférence à l'université Paris-I, elle est également diplômée en ethnologie. Elle devient députée RPR des Pyrénées-Atlantiques en 1986, avant d'être réélue en 1993 et 1995. Elle siège au Parlement européen de 1989 à 1992.

Nommée secrétaire d'Etat chargée de l'Enseignement dans le gouvernement de Jacques Chirac de 1986 à 1988, elle retrouve une fonction au gouvernement en tant que ministre de la Jeunesse et des Sports dans le gouvernement d'Edouard Balladur de 1993 à 1995. Elle assume la présidence du RPR, le parti chiraquien, de 1999 à 2002, et se montre très réticente au moment des élections présidentielles à l'idée d'une fusion de la droite et du centre dans un parti unique, l'UMP, avant de s'y rallier en septembre.

Une femme influente

En 2002, elle devient la première ministre de la Défense. Elle ne tarde pas à y faire ses preuves : à Karachi, au Pakistan, des ressortissants français sont victimes d'un attentat. La ministre s'y rend immédiatement et organise le rapatriement des victimes. Elle doit également faire face à un certain nombre de crises internationales. Elle est amenée à défendre la position de la France face à l'Américain Donald Rumsfeld sur la question irakienne, ou à gérer la crise ivoirienne à partir de novembre 2004.

En cinq ans, dans cet univers d'hommes, MAM réussit à s'imposer plus par son style que par ses réformes. Ses sahariennes sont restées aussi célèbres que son allure martiale lorsqu'elle passait en revue les troupes. Sur le fond des dossiers, elle se targuait d'avoir maintenu le capbudgétaire de la loi de programmation militaire 2003-2008. Dans le classement 2006 des cent femmes les plus influentes du monde, publié par le magazine américain Forbes, la ministre de la Défense figurait en 57e place, signe d'une reconnaissance internationale.

Candidate à la candidature

Femme d'ambition, MAM aurait voulu se lancer dans la course à la présidence de la République en 2006. Mais, comme Christine Boutin, elle se retire fin 2006, avant le vote des militants, laissant la voie libre à Nicolas Sarkozy. Plusieurs fois pressentie comme Premier ministre ces dernières années, Michèle Alliot-Marie est passée du portefeuille de l'Intérieur dans les trois gouvernements Fillon à celui de la Justice où elle remplace Rachida Dati.

A l’Intérieur, de 2007 à 2009, son premier dossier est la fusion des ex-RG (Renseignements généraux) et DST (direction de la surveillance du territoire), en créant le 1er juillet 2008 la DCRI, la Direction centrale du renseignement intérieur. MAM met également en place le rattachement budgétaire de la gendarmerie nationale au ministère de l'Intérieur. Son nom restera attaché à plusieurs mesures techniques, comme l'adoption du passeport biométrique ou la mise en place d'un nouveau système d'immatriculation des véhicules.

En 17 mois à la Chancellerie, Michèle Alliot-Marie poursuit la réforme de la procédure pénale, sans pour autant l’achever. La très controversée suppression du juge d'instruction est reportée sine die. La réforme de la garde à vue ira en revanche jusqu’au Parlement. Durant cette période, MAM doit à de nombreuses reprises défendre ses prérogatives face à Brice Hortefeux, ce qui ne la rend pas pour autant plus populaire auprès des magistrats. La fin de son passage place Vendôme est marquée par la mise en cause d'un de ses proches conseillers, David Sénat, accusé de fuites à la presse dans l'affaire Bettencourt.

Vacances tunisiennes 

Un temps pressentie comme Premier ministre en remplacement de François Fillon pendant l'été 2010, Michèle Alliot-Marie a failli faire les frais de l'affaire David Sénat lors du remaniement qui suit. Elle se retrouve finalement à la tête de la Diplomatie française, succédant à Bernard Kouchner un peu par hasard, plusieurs autres ténors de la majorité ayant refusé le poste. D'emblée, MAM veut recadrer des diplomates laissés à eux-mêmes par son prédécesseur et entend se battre pour redonner au Quai d'Orsay des moyens d'action, notamment budgétaires.

Mais deux mois après son arrivée, ses vacances controversées en Tunisie alors que le régime sombre, fin 2010, et son offre maladroite d'une coopération policière au régime Ben Ali détruisent sa crédibilité. Son premier et seul voyage important, en janvier au Proche-Orient, est marqué par des manifestations hostiles à Gaza après des déclarations qui lui ont été attribuées à tort. Ces erreurs à répétition lui coûteront son portefeuille le 27 février 2011.

Par TF1 News le 14 mai 2008 à 10:43
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4 Commentaires

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  • acontrario, le 28/02/2011 à 23h35

    J'ai lu attentivement ! Un seul point mérite ma réponse. Que devient la Tunisie sans l'économie du Tourisme ? pas grand chose .... A méditer avant d'écrire des généralités du style "leurs compatriotes qui ne sont pas à la hauteur de l'hospitalité" Ensuite fustiger MAM pour une seule erreur de destination pour ses vacances c'est bien mesquin ! LOL ! et bien si le commun des mortels qui fait des erreurs de même niveau serait viré systématiquement bonjour la flambée du chômage !

  • monacfrance, le 27/02/2011 à 19h10

    Vous avez sans doute raison .... mais synthétiser, c'est pire que de lire un CV de 4 pages .....

  • sana2011, le 17/02/2011 à 19h03

    Je suis tunisienne, de Tunisie, j'ai soutenu cette dame pour sa "maladresse" vis à vis des tunisiens, en relativisant ses propos, je l'ai également défendu pour l'histoire de l'homme d'affaire ami et "victime" de zaba, en relativisant toujours tout en sachant comment se passent les choses en Tunisie dans le monde des affaires, bien que ces investisseurs gagnent bien plus qu'ils ne perdent en s'alliant au clan de zaba, MAM appartient à une classe sociale où il est normal de fréquenter ce genre de personnes.... jusqu'au jour où je suis allée demander un VISA court séjour pour moi (ingénieur agronome sans emploi avec un mastère en poche comme bonus) et pour mes deux enfants: 2ans et demi et 5mois, pour aller rendre visite à mon mari, algérien résident en France depuis l'âge de 4ans, car bien que le dossier était complet, que son salaire est dans les normes pour un dossier de regroupement familial qu'il ira déposer le 17 mars, on nous a refusé le VISA, sans aucune note, on nous a juste rendu les passeports sans VISA!!! ça m'a énormément déçu, je me suis demandé quelles genres d'instructions avaient reçu ces agents consulaires concernant les demande de VISA, parce que nous savons que des voleurs et des criminels de l'anciens régimes de zaba, ont déjà été intercepté à l'aéroport avec l'intention de fuir vers où? vers la France, avec des VISA, je suppose que ce sont des VISA long séjour!!! alors quand MAM a déclaré avoir des amis tunisiens moins riches en Tunisie, ça m'a mis en rage?? pourquoi? parce que ce n'est pas vrai!!! un tout petit peu moins riche que Miled peut être!! j'ai l'impression que le service de VISA a encore renforcé ses sélection, sans doute suivant le porte feuille des voyageurs et non selon les motifs du voyage, une famille modeste comme la notre n'a pas le droit de se réunir auprès du père en France parce qu'il doit travailler et qu'il n'a vu sa petite fille que 20 jours en tout depuis qu'elle est née!! que son grand de 2ans et demi ne l'a vu que 4 mois en tout dans toute sa vie! cette dame si elle ne donne pas des instructions pour faciliter la circulation des tunisiens ayant de la famille en France dans ces moments délicats de l'histoire de la Tunisie, cette dame n'est pas l'amie des tunisiens et elle n'est pas la bienvenue en Tunisie et à cause d'elle et de son chef Sarkozy qui n'arrête pas de la défendre, les relations franco-tunisiennes sont en train de se détériorer lentement mais sûrement........ ceci n'est pas seulement mon avis personnel, ni à cause de ma mésaventure au consulat général de France en Tunisie, mais l'avis de tous les tunisiens et sachez que les tunisiens n'ont pas l'intention de lui accorder plus d'importance que ce qu'elle mérite, c'est juste qu'elle n'est pas la bienvenue!!! et sans discussion!!! nous n'avons pas le temps de polémiquer sur l'affaire de cette dame, nous avons plus important à faire... avec monsieur mittérand il vont pleurer la Tunisie et son soleil qui les traiter comme des rois et qui leur a donné si bonne mine eux et leurs compatriotes en Tunisie qui ne sont pas à la hauteur de l'hospitalité de ce pays et s'il le faut la Tunisie se passera des investisseurs et touristes français, il y a des gens qui n'ont jamais entendu parler de ce pays, rêvent de venir en pèlerinage admirer la terre de la liberté!!!

  • ajmgoofo, le 10/02/2011 à 13h21

    On oublie de dire dans cette biographie que comme ministre des affaires étrangères elle ne parle pas ou très mal l'anglais...sans doute parle-t-elle couramment le tunisien qui sait

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