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DOSSIER : Élections USA 2012

Mitt Romney

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Mitt Romney, le 8/12/11

Mitt Romney, le 8/12/11 / Crédits : Abacapress.com

Mitt Romney était le candidat du parti républicain opposé à Barack Obama pour la présidentielle américaine du 6 novembre 2012. Il s'est incliné à l'issue d'une campagne très serrée.

Depuis 2008 et la défaite de John McCain face à Barack Obama, Mitt Romney, né en 1947, se préparait. A l'époque, après avoir bien résisté à McCain dans les primaires, il faisait figure de candidat naturel du parti républicain pour 2012. Mais entre-temps, le Tea Party, la nouvelle mouvance du parti républicain, qui milite contre les hausses d'impôts et le gouvernement fédéral, a déplacé le curseur vers la droite.

Résultat : Mitt Romney, représentant de l'aile modérée de la formation de l'éléphant, a dû se battre auprès des siens pour prouver qu'il était un "bon" conservateur -il est souvent affublé du sobriquet de "Rino" pour "Republican in name only", que l'on pourrait traduire "Républicain seulement de nom".

Gaffes sur sa richesse

C'est là l'un des paradoxes du système : si  l'élection générale se gagne généralement au centre, les primaires se remportant essentiellement aux extrêmes de chaque parti.  Mitt Romney, ancien gouverneur du Massachusetts, avait donc beau faire jeu égal avec Barack Obama dans les sondages en vue du scrutin du 6 novembre 2012, il était loin de dominer la course à l'investiture républicaine.

Il s'est ainsi retrouvé, tour à tour, à la lutte contre Michele Bachmann, Rick Perry, Newt Gingrich et enfin Rick Santorum. Pour ne rien arranger, quelques gaffes sur sa richesse, estimée à 230 millions de dollars, ont donné l'occasion à ses adversaires d'affirmer qu'il était déconnecté de l'Américain moyen touché par la crise économique.

Dilemne

Une fois candidat officiel du "Grand Old Party", Mitt Romney s'est retrouvé face à un nouveau dilemme : continuer sa glissade à droite pour séduire les conservateurs les plus durs ou bien choisir une voie modérée pour rassurer les indécis. Un choix difficile au regard de sa carrière : à la tête du Massachusetts, Etat classé à gauche, au milieu des années 2000, il a par exemple plutôt gouverné au centre. Mais ses revirements sur des sujets comme l'avortement, les droits des homosexuels ou le  contrôle des armes à feu ont ensuite hanté son parcours politique.  

En août, le choix de son colistier pour la vice-présidence donne tout d'abord une réponse nette sur sa stratégie : avec Paul Ryan, conservateur fiscal, héraut des coupes budgétaires, il privilégie la base droitière de son parti.

"Businessman"

Cofondateur du fonds d'investissement Bain Capital, grâce auquel il a acquis sa fortune, Mitt Romney axe rapidemnet  sa campagne sur l'économie. Il met en avant ses compétences dans le monde des affaires, qui lui permettraient, selon lui, de réduire le chômage, qui s'est accru sous le mandat de Barack Obama. Il rappelle ainsi que c'est lui qui a notamment sauvé de la faillite les Jeux olympiques d'hiver de 2002 à Salt Lake City. Mais les démocrates lui reprochent d'être à l'origine de nombreuses délocalisations -et donc de suppressions d'emplois- et d'avoir utilisé toutes les ficelles des paradis fiscaux pour éviter de payer des impôts aux Etats-Unis.

Autre souci pour Mitt Romney : c'est un mormon. Or sa religion est très mal perçue par les évangéliques chrétiens, notamment dans le Sud du pays. Certains considèrent même qu'il s'agit d'une secte. Sur ce point, il ne pouvait pas faire grand-chose pour rassurer ces électeurs acquis d'avance à la droite.

Recentrage

Après avoir recentré sa campagne pour séduire les indécis, Mitt Romney fait jeu égal avec Barack Obama dans les sondages, grâce notamment à une bonne prestation lors du premier débat télévisé. Mais il est finalement battu par le président sortant le 6 novembre 2012.


Le site de campagne de Mitt Romney

 

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