64 ans
Ancien gouverneur du Massachusetts (2003-2007)
Seconde candidature à la présidence (2008, 2012)
Tendance : centriste
Score dans les sondages pour l'investiture : environ 25%
Depuis 2008 et la défaite de John McCain face à Barack Obama, Mitt Romney se prépare. A l'époque, après avoir bien résisté à McCain dans les primaires, il faisait figure de candidat naturel du parti républicain pour 2012. Mais depuis, le Tea Party, la nouvelle mouvance du parti républicain, qui se bat notamment contre les hausses d'impôts, a déplacé le curseur vers la droite. Résultat : Mitt Romney, représentant de l'aile modérée de la formation de l'éléphant (il est souvent affublé du sobriquet de "Rino" pour "Republican in name only" que l'on pourrait traduire "Républicain seulement de nom"), se bat pour prouver qu'il est un "bon" conservateur".
C'est là l'un des paradoxes du système : si l'élection générale se gagne au centre, les primaires se gagnent essentiellement aux extrêmes de chaque parti. Résultat : Mitt Romney, ancien gouverneur du Massachusetts, a beau faire jeu égal avec Barack Obama dans les sondages en vue du scrutin du 6 novembre 2012, il est néanmoins loin de dominer la course pour l'investiture. Ces derniers mois, il s'est ainsi retrouvé, tour à tour, à la lutte contre Michele Bachmann, Rick Perry ou Herman Cain. En décembre, c'est le revenant conservateur Newt Gingrich qui l'a relégué en deuxième position dans les enquêtes d'opinion. Mitt Romney, multimillionnaire, au physique avantageux, se retrouve donc face à un dilemme : glisser à droite pour séduire les conservateurs ou rester sur sa ligne de conduite pour rassurer les indécis.
Revirement
A la tête du Massachusetts, il a plutôt gouverné au centre. Mais ses revirements sur des sujets comme l'avortement, les droits des homosexuels ou le contrôle des armes à feu continuent de hanter son parcours politique. Cofondateur du fonds d'investissement Bain Capital, il axe aujourd'hui sa campagne sur l'économie et met en avant ses compétences dans le monde des affaires. Il rappelle ainsi que c'est lui qui a notamment sauvé de la faillite les Jeux olympiques d'hiver de 2002 à Salt Lake City.
Mais ses adversaires pointent à l'inverse le programme d'assurance-maladie qu'il a créé au Massachusetts et dont Barack Obama s'est en partie inspiré pour sa réforme de la Santé. Insulte suprême pour un républicain, il est, comme le locataire de la Maison-Blanche, qualifié parfois de "socialiste".
Choix du coeur ou de la raison ?
Autre souci pour Mitt Romney : c'est un mormon. Or sa religion est très mal perçue par les évangéliques chrétiens, notamment dans le Sud du pays. Certains considèrent même qu'il s'agit d'une secte. Sur ce point, il ne peut pas faire grand-chose pour les rassurer.
Au-delà des propositions politiques, le destin présidentiel de Mitt Romney dépend d'un choix stratégique des électeurs républicains : préfèrent-ils désigner le candidat le plus proche de leurs convictions -donc plutôt un conservateur bon tein- ou celui qui a le plus de chances de battre Barack Obama -donc plutôt Mitt Romney ?
Le site de campagne de Mitt Romney
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