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Mohamed Morsi

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La confrérie des Frères musulmans du président destitué Mohamed Morsi vient d'être classée "organisation terroriste" par le gouvernement égyptien.

La confrérie des Frères musulmans du président destitué Mohamed Morsi vient d'être classée "organisation terroriste" par le gouvernement égyptien. /

PORTRAIT - Membre de la confrérie islamiste des Frères musulmans, Mohamed Morsi a été élu président de l'Egypte au suffrage universel en juin 2012. Dans un premier temps, ses pouvoirs seront limités.

Mohamed Morsi, vainqueur en juin 2012 de la première présidentielle organisée en Egypte depuis la chute d'Hosni Moubarak avec  51,7% des voix face à Ahmad Chafiq, a cherché durant sa campagne à gommer son image d'apparatchik islamiste pour se poser en champion du changement et du rassemblement au delà de sa confrérie des Frères musulmans.

Promesses de préserver les acquis de la "révolution", de garantir les droits de la minorité chrétienne et de ne pas forcer les femmes à porter le voile : il a notamment multiplié les assurances pour séduire au-delà de son électorat. Il s'est ainsi engagé à travailler "main dans la main avec les Egyptiens pour un avenir meilleur, pour la liberté, la démocratie et la paix". "Je suis le président de tous les Egyptiens sans exception", quelle soit leur obédience ou leur religion, a-t-il lancé dimanche 24 juin dans son premier discours.

Emprisonné sous Moubarak
 
Ingénieur diplômé d'une université américaine, Mohamed Morsi, né en 1951, marié et père de cinq enfants, a consacré le plus clair de son activité aux Frères musulmans.  Il a été élu député en 2000 puis réélu en 2005, avant d'être emprisonné pendant sept mois pour avoir participé à une manifestation de soutien à des magistrats réformistes. En 2010, il est devenu porte-parole de la confrérie et membre de son bureau politique.

Il a été à nouveau brièvement emprisonné le 28 janvier 2011, trois jours après le début de la révolte populaire qui a provoqué la chute de l'ancien régime. Il a qualifié de "farce" le procès de Hosni Moubarak, qui a abouti début juin à une condamnation à la perpétuité pour l'ancien président mais à l'acquittement de plusieurs hauts responsables de la police mis en cause dans la répression de la révolte.

"La roue de secours" ?
 
Pendant la campagne, Mohamed Morsi avait été surnommé la "roue de secours" car il avait remplacé au pied levé le premier choix de la confrérie, Khaïrat al-Chater, dont la candidature a été invalidée en raison d'une condamnation dont il a été l'objet du temps du président Moubarak. Peu charismatique, il posait en costume bleu avec un regard timide sur ses affiches qui le montraient au côté d'Egyptiens, dont une femme en niqab (voile intégral), une autre portant le foulard et une non-voilée, ou encore un pope copte.
 
Sur la défensive lors de ses premières apparitions publiques, il n'avait, aux yeux de nombreux experts, pas le profil d'un favori. Mais au fil de la campagne, il a pris de l'assurance et du mordant, bénéficiant en outre de l'immense réseau militant des Frères musulmans.  Devant faire face à plusieurs dissidents se définissant également islamistes, Mohamed s'est présenté comme le "seul candidat avec un programme islamiste", partisan d'un "projet de renaissance" fondé sur les principes de l'islam. Il souhaite par exemple des relations "plus équilibrées" avec Washington et menace de revoir le traité de paix avec Israël si les Etats-Unis bloquent leur aide à l'Egypte. 
 
Quels pouvoirs ?

Mohamed Morsi va devoir maintenant composer avec l'armée, qui va tenter de garder ses prérogatives. Le Parlement, à majorité islamiste, a été invalidé et un nouveau scrutin doit être programmé dans les mois qui viennent.

Surtout, la Constitution n'étant pas encore rédigée, ses pouvoirs réels sont encore très flous.

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