68 ans
Ancien député de Géorgie (1979-1999) à la Chambre des représentants des Etats-Unis (président entre 1995 et 1999)
Tendance : conservateur
Première candidature à la présidence
Score dans les sondages pour l'investiture : environ 30%
ABANDON LE 2 MAI
Newt Gingrich, c'est l'éléphant du parti de l'éléphant* : à 68 ans, le penseur de la "révolution conservatrice" des années 90 mène d'ailleurs probablement sa dernière campagne. Et contre toute attente, alors qu'il s'était mis en retrait de la vie politique depuis plusieurs années, il a fait un retour en force à l'automne. Jouant sur son expérience, il a réussi à s'imposer comme l'un des principaux favoris à l'investiture républicaine. Mais, paradoxalement, cette expérience est aussi un handicap car elle le cible comme un "professionnel de la politique".
Dans l'histoire politique américaine, Newt Gingrich reste l'homme qui s'est opposé frontalement à Bill Clinton quand celui-ci était à la Maison-Blanche. En 1994, avec son "Contrat pour l'Amérique", il mène le parti républicain à la victoire aux législatives de mi-mandat. Il devient dans la foulée le "Speaker" (président) de la Chambre des représentants et engage une féroce cohabitation avec le locataire de la Maison-Blanche.
Lobbyiste, éditorialiste...
Son programme législatif, baptisé "Révolution conservatrice", en échos aux années Ronald Reagan, se traduit par une opposition de tous les instants contre les démocrates, notamment sur le budget de l'Etat fédéral (Gingrich refuse la mise en place d'une assurance-santé, milite pour les baisses d'impôts...). Au moment de l'affaire Lewinsky, il sera aussi en pointe pour demander la destitution de Bill Clinton... alors qu'il trompe lui-même sa femme avec son assistante !
Mais la confrontation permanente finit par lasser les électeurs, qui renvoient les républicains dans l'opposition en 1998. Newt Gingrich préfère alors se retirer de la vie politique proprement dite. Il devient lobbyiste, consultant, éditorialiste, produit des documentaires, tout en restant dans les cercles du pouvoir.
Liens avec Freddie Mac
De retour pour cette campagne 2012, il n'a pas réellement changé et surfe toujours sur une ligne conservatrice classique sur les questions économiques (baisse des impôts, remise en cause de l'assurance maladie), sociétales (opposition au mariage gay et à l'avortement) et diplomatiques (soutien ferme à Israël). Si ce brevet de "bon conservateur" est évidemment un bon point, il peut aussi rebuter une partie des centristes. Sa conversion au catholicisme et ses trois mariages gênent de leur côté l'électorat évangélique, fondamental pour tout républicain. Ses positions modérées sur l'immigration -pour séduire les Hispaniques, il a proposé que les clandestins soient régularisés sous certaines conditions- sont également mal perçues dans les Etats frontaliers comme le Texas ou la Californie.
Côté scandales, New Gingrich s'estimait prémuni car, selon lui, tous ses "cadavres", sexuels ou financiers, "étaient déjà sortis du placard" en raison de sa longévité à Washington. Il a pourtant été mis en cause pour avoir touché 1,6 million de dollars de Freddie Mac, le géant du financement immobilier renfloué à coups de milliards par l'Etat au plus fort de la crise de 2008. Même s'il assure qu'il n'a fait que facturer "des conseils stratégiques" à l'entreprise, l'histoire tombe au plus mal pour celui qui est aussi affublé du sobriquet de "Washingtonien".
* l'emblème du parti républicain est l'éléphant (l'âne pour le parti démocrate)
| Une campagne ratée |
Favori des sondages avant le début des primaires grâce à son programme sédsuisant pour les conservateurs, Newt Gingrich s'est rapidement fait dépasser sur sa droite par plus conservateur que lui : Rick Santorum. Grâce à sa victoire courant janvier en Caroline du Sud et aux soutiens actifs de riches donateurs, il a néanmoins réussi à tenir le plus longtemps possible. |
Le site de campagne de Newt Gingrich
TOUS LES CANDIDATS
Retour MYTF1







Chargement en cours...
0 commentaire











Toutes les biographies




