Nicolas Dupont-Aignan

Par Patricia Boutron-Chansou, le 07 décembre 2011 à 19h00 , mis à jour le 08 décembre 2011 à 10h19

Dossier : Élection présidentielle 2012

Pugnace et rebelle, Nicolas Dupont-Aignan est à la tête de Debout la République, un petit parti de près de 10 000 adhérents.

Nicolas Dupont-Aignan Nicolas Dupont-Aignan, lors de l'annonce de sa candidature, le 6 décembre 2006 © LCI
  • Nom : Dupont-Aignan
  • Prénom : Nicolas
  • Né(e) le : 07 mars 1961 - à : Paris
  • Homme politique

Biographie

TF1 / LCI Nicolas Dupont-Aignan, lors de l'annonce de sa candidature, le 6 décembre 2006Nicolas Dupont-Aignan, lors de l'annonce de sa candidature, le 6 décembre 2006 © LCI

"Ce qui désespère nos concitoyens c'est d'avoir le choix entre le tour de magie permanent et une gauche socialiste qui n'apporte rien",  déclarait le 20 avril 2011 au Figaro Nicolas Dupont-Aignan. Ce gaulliste frondeur, président de Debout la République, se positionne en tant qu' alternative entre " l'UMPS" et le FN ".  Maire de Yerres et député de l'Essonne, NDA siège sur les bancs de l'Assemblée comme non-inscrit après avoir rompu avec l'UMP.  Il co-préside également le parti européen EUDemocrats ( Alliance pour une Europe des Démocraties).


Fils d'un négociant en vins, Nicolas Dupont-Aignan naît le 7 mars 1961 à Paris.  A l'âge de 13 ans il colle des affiches pour la campagne de Jacques Chaban-Delmas lors de l'élection présidentielle de 1974, affirmant très tôt son goût pour la politique. Diplômé de Sciences-Po et énarque, il est chef de cabinet puis conseiller technique du ministre de l'Education nationale, François Bayrou,  de 1993 à 1995.  Ensuite, il entre au cabinet du ministre de l'environnement, Michel Barnier , qu'il avait rencontré dans son fief de  Savoie alors qu'il  effectuait un stage de sous-préfet. 


"Monsieur Huit Mille Sonnettes"


Lors des élections municipales de 1995, il bat la gauche et devient maire de Yerres (Essonne) sous la bannière RPR. Alain Juppé , premier ministre et président du RPR le nomme directeur des études au sein du parti. En 1997, année de la dissolution de l'Assemblée et de la débâcle de la droite aux élections législatives, il est élu député de l'Essonne. Il ravit ce fief à la gauche grâce à une efficace campagne de terrain qui lui vaut le surnom de " Monsieur Huit Mille Sonnettes ".

En 1998, il devient  secrétaire aux fédérations du RPR, nommé par le nouveau président du parti, Philippe Séguin, dont il est proche. Les deux hommes ont la même vision de l'Europe, partisans du non à Maastricht, mais ils divergent sur la ratification du traité d'Amsterdam.  Philippe Séguin suit la ligne du parti du président  Jacques Chirac  alors que Nicolas Dupont-Aignan se rebelle et appelle à voter contre. Il est exclu de ses fonctions.


"Gaulliste et républicain"


Il se rapproche alors des souverainistes de Charles Pasqua. En 1999, il fonde le club "Debout la République", un courant "gaulliste et républicain". Lors des élections européennes de juin 1999, il soutient la liste de Charles Pasqua et Philippe de Villiers ; il  quitte alors  le RPR pour rejoindre le RPF (Rassemblement pour la France) dont il devient secrétaire-général adjoint.  Il en démissionnera en 2000.

Après  la victoire de Jacques Chirac en mai  2002, il rallie le parti présidentiel.  Cette même année, il est candidat à la présidence de l'UMP face à Alain Juppé, poste qu'il briguera à nouveau en 2004, opposé cette fois-ci à  Nicolas Sarkozy.

En 2005 il appelle à voter "non" au référendum sur le traité constitutionnel européen .  Il doit renoncer à être candidat à l'élection présidentielle de 2007, faute d'avoir pu réunir les 500 signatures nécessaires.

En désaccord avec le président Nicolas Sarkozy, il quitte l'UMP en 2007. "Debout la République" (DLR)  devient un parti politique à part entière et pourfend la politique étrangère pro-américaine du gouvernement, l'adoption du traité européen de Lisbonne , la loi Hadopi ou les mesures fiscales. Dans un livre " Le coup d'Etat simplifié " qui paraît en 2008, il déclare " Les Français étaient prêts à accepter le bling-bling à condition de résultats. Aujourd'hui, ils ont le bling-bling sans les résultats".

En novembre 2010, lors du deuxième congrès de DLR , il annonce sa candidature à l'élection présidentielle de 2012 avec pour credo un retour au franc intégré à l'euro  devenu monnaie commune. Il se présente comme " l'antibiotique de cheval " dont aurait besoin la France.   

Par Patricia Boutron-Chansou le 07 décembre 2011 à 19:00
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