Né le 15 novembre 1978, Nordine Amrani, qui s'est suicidé mardi 13 décembre 2012 après avoir tué au moins quatre personnes dans Liège, avait effectué plusieurs passages en prison ces dernières années. Il était notamment connu pour des affaires de stupéfiants, de détention d'armes, de recel et de mœurs.
En septembre 2008, il avait été condamné à quatre ans et dix mois de prison ferme pour la détention d'un arsenal -9.500 pièces et une dizaine d'armes complètes- et pour la culture de 2.800 plants de cannabis dans le cadre d'une association de malfaiteurs. Expert en armes, Nordine Amrani était capable de démonter, de réparer et de remonter différents modèles. Il avait cependant bénéficié d'une liberté conditionnelle dès octobre 2010.
Malgré ce lourd passé judiciaire, la justice belge affirme que rien dans son comportement ne laissait présager son geste. "A aucun moment, dans les procédures judiciaires à son encontre, on n'a relevé un quelconque déséquilibre le concernant", a déclaré mardi la procureur du Roi de Liège, Danièle Reynders.
"Soigneusement préparé"
Une chose est sûre : Nordine Amrani devait se rendre mardi matin à une audition de la police, pour une affaire de moeurs qui aurait pu le renvoyer derrière les barreaux. A la place, il a commencé par tuer la femme de ménage de sa voisine, attirée chez lui par la promesse d'un travail. il a ensuite quitté son domicile avec son sac à dos et des armes - un fusil automatique léger, un revolver et plusieurs grenades. Vêtu d'un treillis militaire, il s'est ensuite rendu place Saint-Lambert, dans le centre de Liège, s'est installé sur le toit d'une boulangerie, a tiré et ensuite lancé trois grenades. "Il était seul et semblait très maître de ses actes. Il voulait toucher le plus de gens possible", selon un journaliste qui a assisté à la scène.
Le procureur général de Liège, Cédric Visart de Bocarmé, a précisé mercredi matin que le tireur s'était visiblement "soigneusement préparé". "C'était un délinquant qui a, toute sa vie, connu des difficultés : le tribunal pour la jeunesse, le tribunal correctionnel, les cours d'appel... Comment est-ce que cette personne a pu se venger sur la population locale innocente ? Nous allons essayer de le comprendre", a ajouté Cédric Visart de Bocarmé. Selon son ancien avocat Abdlehadi Amrani, qui n'a aucun lien de parenté lui, Nordine Amrine était "usé" par les différentes affaires dans lesquelles il était impliqué et se sentait "harcelé" par les policiers.
Pour l'instant, aucune lettre laissée par Nordine Amrani, qui ne semblait pas avoir de page personnelle publique sur les réseaux sociaux, n'a été retrouvée.
Retour MYTF1
Chargement en cours...
0 commentaire



Toutes les biographies




