En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies à des fins statistiques et de personnalisation. En savoir plus
×

Olivier Falorni

Suivre le flux rss
Flux RSS
Olivier Falorni

Durant la campagne législative, Olivier Falorni répond aux questions des journaliste le 12 juin 2012 / Crédits : JEAN-PIERRE MULLER / AFP

Président de la section PS de Charente-Maritime pendant huit ans, Olivier Falorni a été exclu du Parti Socialiste en février pour avoir maintenu sa candidature face à Ségolène Royal, imposée par le parti. Cet ancien proche de Hollande a été lâché par le Président qui a apporté son soutien à son ex-compagne.

Les encouragements de Valérie Trieweiler ne sont pas anodins. La femme qui partage la vie de François Hollande depuis près de six ans n'a pas oublié que l'adjoint au maire de La Rochelle depuis 2001 a été l'un des fidèles de son compagnon avant d'être lâché au profit de son ex-compagne. "Lors du non au traité européen, tout le monde fuyait, je restais", précise au quotidien Libération celui qui brigue le mandat de député dans la première circonscription de Charente-Maritime.  "J'ai été un de ses rares fidèles dans les traversées du désert qu'il a pu connaître", rappelle t-il.


Pour lui, l'organisation de l'université d'été du PS a été un formidable tremplin. L'occasion de rencontrer les personnalités emblématiques du parti et notamment François Hollande. "Il est arrivé au Parti avec Jospin puis il a suivi Hollande. A l'époque où tout le monde se rangeait derrière DSK, il n'a pas suivi le mouvement et est resté fidèle à Hollande", témoigne Jean-François Fountaine, ancien vice-président PS de Poitou-Charentes.


Agé de 40 ans ce fils d'instituteur et d'une employée de la sécurité sociale, Rochelais "depuis trois générations", comme il aime à le rappeler face à son adversaire Ségolène Royal installée dans une circonscription ancrée à gauche, se voyait déjà élu comme député-maire après le retrait de Maxime Bono qui occupait ces fonctions.  


C'était avant que le PS ne décide en février d'imposer l'ex-candidate à la présidentielle dans cette circonscription et d'exclure son adversaire du parti. Il ne l'a pas supporté et voue désormais une rancœur à la candidate socialiste. Elle peut expliquer en partie sa volonté de ne pas se désister au profit de Ségolène Royal. Dimanche 10 juin,  elle en avait émis le souhait après être arrivée en tête du premier tour des élections législatives. Lui a catégoriquement refusé.


"apparatchik de première"


Le maire de la Rochelle, Maxime Bono, confiait il y a peu au Point qu' il y avait "chez Falorni de l'ambition, ce qui n'est pas scandaleux, et de la rancœur, ce qui est regrettable. Un mélange de sentiment qui donne une grande confusion sur le plan politique et rend son attitude illisible". À l'AFP, le futur ex-maire, qui soutient Ségolène Royal va plus loin dans sa critique : "Il n'a rien fait pendant dix ans. La seule chose qu'il faisait c'était organiser l'université d'été du PS".


Plus critique, un élu local interrogé par Libération voyait en ce professeur d'histoire-géographie, adjoint au maire en charge des finances "un apparatchik de première qui cumule trois mandats (conseiller régional depuis 2010, il siège aussi à la communauté d'agglomération), de belles indemnités et n'en fout pas une". 


Résistant aux appels de Martine Aubry ou Harlem Désir, Olivier Falorni semble déterminé à aller jusqu'au bout de son engagement, jouant la carte de l'élu de terrain contre la parachutée Royal. "Mes convictions, elles ne sont pas à vendre, rien ne me fera céder aux pressions et aux tentatives d'intimidation et de débauchage", martèle à Olivier Falorni qui entend bien l'emporter.


Déjà durant la campagne il avait affirmé cette ligne de démarcation expliquant que "la première circonscription de La Rochelle n'a pas vocation à devenir un point de chute, où on installe un trampoline pour rebondir aussitôt au perchoir ".


Dans un dernier sondage Ifop pour Sud-Ouest publié vendredi dernier, le dissident PS était crédité de 49% des intentions de vote contre 51% à Ségolène Royal.

Plus d'actualités de Olivier Falorni

Nous suivre :
Transport aérien : y a-t-il des régions trop risquées à survoler ?

Transport aérien : y a-t-il des régions trop risquées à survoler ?

logAudience