En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies à des fins statistiques et de personnalisation. En savoir plus
×
DOSSIER : Élections USA 2012

Paul Ryan

Suivre le flux rss
Flux RSS
Paul Ryan lors d'un meeting en Floride, 18/8/2012

Paul Ryan lors d'un meeting en Floride, 18/8/2012 / Crédits : AFP/GERARDO MORA

PORTRAIT - Colistier de Mitt Romney, Paul Ryan est le candidat républicain pour la vice-présidence à l'élection américaine de novembre 2012, à laquelle Barack Obama prétend à sa propre succession.

Né en 1970 et élevé à Janesville, dans le sud-est du Wisconsin, comme plusieurs générations avant lui, Paul Ryan, catholique pratiquant, a été marqué par la mort de son père alors qu'il était au lycée. Une perte qui a poussé cet étudiant sérieux à se renfermer sur lui-même, à rejoindre les clubs de latin et d'histoire à l'école, et à dévorer les livres de la théoricienne du capitalisme Ayn Rand.
 
Travaillant dès le début des années 1990 pour un sénateur du Wisconsin, puis comme rédacteur de discours de Jack Kemp, candidat à la vice-présidence des Etats-Unis en 1996, Paul Ryan sera lui-même élu à la Chambre des représentants (ndlr : Assemblée nationale) en 1999. Il n'a alors que 28 ans. Grimpant ensuite dans les rangs du parti républicain, il se spécialise notamment dans les questions économiques. En 2004, il se bat par exemple pour tenter de privatiser la "Social Security", filet de sécurité du gouvernement pour les retraités, présageant déjà des futurs débats à venir.

Cinq milliards de dépenses en moins
 
Visage émacié et physique élancé, Paul Ryan, père de trois enfants, est aujourd'hui l'un des grands espoirs du parti républicain. En prenant la tête de la très influente commission du Budget et en s'attaquant à l'un des dossiers les plus conflictuels avec les démocrates, la faramineuse dette de l'Etat, il est devenu en 2011 l'un des membres les plus influents de la Chambre des représentants, et plus globalement du Congrès. Chantre du libéralisme, il  a notamment proposé début 2012 un projet de budget censé "montrer comment (...) sauver ce pays de futures dettes, doutes et déclin".
 
Si son texte, adopté en mars par la Chambre aux mains des républicains et qui propose de réduire les dépenses de cinq milliards de dollars sur les dix prochaines années, n'a pas la moindre chance de passer le cap du Sénat dominé par le parti démocrate, il porte en lui la position du camp conservateur sur la réduction du déficit : pas d'augmentation d'impôts -voire des réductions-, mais des coupes drastiques dans tous les programmes fédéraux, des aides sociales (assurance-vieillisse, retraites...) à tous les ministères, sauf celui de la Défense.

Conservateurs VS modérés
 
Pour beaucoup de conservateurs désireux de disposer d'un candidat à la vice-présidence audacieux, voire "faucon", pour contrebalancer le modéré Mitt Romney, aux positions jugées douteuses sur l'avortement ou le mariage homosexuel, Paul Ryan, avec son charisme, était donc le choix idéal face à Barack Obama. Au cours de son premier discours de candidat à la vice-présidence, samedi 11 août, Paul Ryan n'a ainsi pas manqué de critiquer les politiques "malavisées" du président sortant : "Le chômage important, les revenus en baisse, la dette écrasante ne devraient pas constituer une nouvelle norme".
 
A l'inverse, certains experts doutent du bien-fondé de ce choix destiné à satisfaire la base conservatrice du parti, proche de la mouvance du Tea Party. Ils estiment que Mitt Romney pourrait ainsi ne pas convoiter le bon électorat -les modérés- en vue du 6 novembre.

Plus d'actualités de Paul Ryan

Nous suivre :
LCI privée de passage en gratuit : "Je veux vous dire ma colère et ma tristesse"

LCI privée de passage en gratuit : "Je veux vous dire ma colère et ma tristesse"

logAudience