"Je rêve d'aéronautique depuis que je suis tout petit", confiait Alexandre de Juniac lors de sa nomination à la tête d'Air France. "Il a la passion de l'industrie et connaît parfaitement le monde des affaires, notamment les rouages des négociations commerciales internationales", ajoutait un proche.
Fils de diplomate, Alexandre de Juniac s'est formé à l'École Polytechnique et est sorti de l'Ena en 1988. Il fait un premier passage à Bercy, de 1993 à 1995, au côté de Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget et porte-parole du gouvernement d'Edouard Balladur. Il rejoint le privé en 1995, chez Thomson SA (l'actuel Technicolor) puis chez Sextant Avionique, en 1997. En 1998, il rentre à Thomson-CSF, devenu Thales en décembre 2000.
Soutenu par l'Elysée, il était sur les rangs pour succéder à Denis Ranque à la tête de Thales. Mais le groupe Dassault, nouvel actionnaire industriel de référence du groupe, refuse sa nomination, gardant une certaine rancœur vis-à-vis de l'avionneur. Ce libéral retrouve le ministère de l'Economie et des Finances en 2009, en tant que directeur de cabinet de Christine Lagarde, jusqu'à ce qu'elle soit nommée, le 28 juin, à la tête du Fonds monétaire international (FMI). Depuis, il est chargé de mission auprès de son successeur François Baroin.
En 2010, il se porte candidat à la succession d'Anne Lauvergeon chez Areva. Mais la commission de déontologie de la Fonction publique, qu'il a lui-même saisie pour faire avaliser sa candidature, s'y est opposée, la jugeant "incompatible" avec sa fonction à Bercy. Hors de son champ d'action à Bercy, l'aéronautique le rattrape finalement lorsqu'il est nommé directeur général d'Air France à la place de Pierre-Henri Gourgeon, le 17 octobre 2011.
Père de trois enfants, Alexandre de Juniac est aussi passionné de piano, jouant jazz et rock et de voile.
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