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Richard Gere

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Richard Gere - Cotton Club

3. COTTON CLUB Janvier 1985, Richard Gere est au sommet après les succès de American Gigolo, Officier et gentleman ou A bout de souffle Made in USA. Francis Ford Coppola lui propose le premier rôle de ce film situé dans le milieu du jazz des années 20. Succès public : 1.639.038 spectateurs. (Source CBO-Box office) / Crédits : Gaumont

Dernières actualités de Richard Gere

Biographie de Richard Gere

Né(e) le : 31/08/1949

Richard Gere représente à lui seul une certaine idée de la classe et du charme au cinéma.

Richard Gere représente à lui seul une certaine idée de la classe et du charme au cinéma. Notre classe/pas classe consacré à l'acteur permet de revenir sur une carrière bien remplie...
 
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I'M NOT THERE CLASSE
On l'avait laissé avec un très bel hommage au cinéma de Douglas Sirk (Loin du paradis) où Julianne Moore tentait de préserver coûte que coûte son American Way of Life, empruntait la voix de Doris Day, mettait le fouloir autour du cou comme Dorothy Malone, découvrait des diktats toujours actuels et tombait amoureuse d'un black. Avant d'échanger des adieux déchirants sur le quai d'une gare. Nouveau projet: I'm not there, portrait kaléidoscopique de Bob Dylan à travers six acteurs différents dont le principe évoque celui mis en place par Todd Solondz dans Palindromes. Autant il n'était pas utile de connaître sur le bout des doigts les classiques de Sirk pour apprécier Loin du Paradis; autant il est préférable de connaître la vie perso et musicale de Bob Dylan pour adhérer à cette bio schizo sur l'identité morcelée d'un artiste. Passionnant et unique.

FAUSSAIRE UN PEU CLASSE
L'œuvre est intégralement portée par Richard Gere auquel Lasse Hallström laisse la chance de pouvoir réellement s'exprimer l'espace de quelques scènes. Lors d'une séquence, durant laquelle il cherche à imiter la voix d'Howard Hugues, changeant son élocution et son intonation pour calquer exactement ses tonalités, la magie opère. Terminons cette chronique sur une anecdote révélatrice du caractère de l'excentrique Howard Hugues : lorsqu'il a appris l'existence d'Irving, Hugues a avoué publiquement n'avoir jamais rencontré Irving pour ce livre et que tout ceci était un énorme canular...Il a alors, en direct, prononcé une phrase, ci-dessous, qui résume assez bien le personnage : "Aujourd'hui, j'aimerais encore être dans le cinéma parce que je n'ai jamais vu un scénario aussi incroyable et aussi imaginatif que cette autobiographie »  
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SHALL WE DANCE ? MOYEN CLASSE
John Clark est un bourreau de travail débonnaire enfermé dans une existence morne et ennuyeuse. Un soir, sa vie est chambardée quand il voit une séduisante professeur de danse qui l'incite à s'évader en s'inscrivant à des leçons. Pour cacher sa nouvelle passion exaltante à sa famille et à ses amis, il doit agir en douceur... et non sans quelques pirouettes. Voilà bien longtemps que l'on avait pas vu Richard Gere dans une sympathique comédie romantique (dans laquelle il n'est pas le séducteur qui fait fondre toutes les femmes sur son passage) et ce malgré la présence à l'affiche de JLo. Car il faut bien reconnaître une chose : si ce gentil film ne révolutionne pas le genre, il tient bien la route et devrait combler sans mal les amateurs du genre (les autres risquant de trouver l'ensemble bien trop sirupeux et mielleux). Bien sur cette petite romance respire le bon sentiment, sortant les violons quand il faut pour tenter de nous tirer la petite larme du bonheur, mais le savoir faire est au rendez-vous et il serait bien dommage de bouder son plaisir.
 
LES MOTS RETROUVES PAS CLASSE DU TOUT
Dernier film en date des réalisateurs de Suture. Juliette Binoche confirme depuis quelques temps son envie de jouer sous la direction de cinéastes très intéressants (Haneke, Ferrara...) et Richard Gere joue les paternels obsessionnels avec la grâce d'un hippopotame. Mais, sous l'apparente singularité du style, il s'agit d'un véritable mélodrame froid dont les pointes d'innocuité sont masquées par quelques vérités cruelles. Il en résulte un drôle de film bancal, pourvu d'un charme mystérieux, qui se fourvoie dans des écueils sévères. Le film, lentement mais sûrement, se délite. Il installe un dispositif narratif apparemment confortable pour, insidieusement, le mettre à mal. Ça aurait pu être viscéral, c'est juste artificiel.
 
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CHICAGO CLASSE CHAMPAGNE
Le choix de l'héroïne de Jerry Maguire et du Journal de Bridget Jones pour tenir le premier rôle d'une comédie musicale rétro avait de quoi laisser perplexe. La performance de Renée Zellwegger n'en est que plus impressionnante. Assumant avec brio toute la fantaisie du personnage notamment dans un numéro de danse qui renvoie directement à celui qu'interprétait Marilyn dans Les hommes préfèrent les blondes, la comédienne démontre un talent aussi énorme qu'improbable. Si elle est moins en vue en termes de numéros musicaux que sa comparse, Catherine Zeta-Jones parvient à éclipser tout son monde dès qu'elle se met à se mouvoir (une vraie panthère à la féminité et la sensualité exacerbée) et à chanter (une voix envoûtante qu'on aimerait retrouver au plus vite dans une autre comédie musicale ou mieux dans un disque). Quant à Richard Gere, il est aussi étonnant et convaincant dans ses numéros de chant ou de danse (superbe solo de claquettes) Impossible de ne pas ajouter aux éloges du trio vedette, celle de John C. Reilly (familier de l'univers de Paul Thomas Anderson) qui dans le rôle ingrat du mari de Roxie, est constamment parfait tout en réussissant le temps d'une inoubliable chanson, « Mister Cellophane », à atteindre des sommets d'émotion.
 
INFIDELE PAS CLASSE
Remake avec Richard Gere, Olivier Martinez et Diane Lane, de La femme infidèle de Claude Chabrol, Unfaithful (Infidèle) d'Adrian Lyne s'imposa outre-atlantique malgré un succès financier un peu juste (ses 50 millions de dollars de budget ont tout juste été rentabilisés, publicité non comprise) comme un succès critique et public exemplaire. Il faut saluer Diane Lane plus que Richard Gere qui fait ce qu'il peut pour briser la monotonie de ce thriller érotique carrément has-been (voire has-never-been).
 
La Prophétie des ombres, de Mark Pellington
 
LA PROPHETIE DES OMBRES PAS CLASSE
Au bout d'une heure de film, l'intégralité de son concept initial (pourtant intéressant !) a foutu le camp, à tel point qu'on se moque éperdument de ce qui peut bien arriver au héros joué à présent par un Richard Gere devenu entre temps aussi crédible qu'une luciole mutante (même ses essoufflements de terreur paraissent doublés). Un texte avant le générique de fin stipule que les évènements décrits dans le film n'ont jamais pu être expliqués. Sérieusement, on s'en fout : la moindre fiction moisie passant à la télévision sera toujours plus intéressante.

DOCTEUR T ET LES FEMMES UN PEU CLASSE
Altman offre ici à Richard Gere son meilleur rôle depuis très longtemps. Celui-ci incarne à merveille ce Docteur T, un homme qui a dédié sa vie aux femmes aussi bien dans son travail que dans sa vie, comme une sorte de déformation professionnelle. Pris dans un tourbillon permanent, roi d'un essaim d'abeilles qui s'agitent inlassablement autour de lui, il va prendre conscience de sa terrible condition : à force de passer son temps à (trop) s'occuper des femmes (sa femme, ses filles, sa sœur, ses nièces, ses patientes et ses amies), il va finir par se retrouver seul. Car pour elles, il n'existe plus que comme un instrument, un moyen de faire valoir leur existence. Il n'a pas compris une chose, ou plutôt il s'est trompé sur cette chose : les femmes ne sont pas comme il croit qu'elles sont et l'attention qu'elles réclament et méritent légitimement ne doit pas être surdimensionnée au point de s'oublier en tant qu'individu, donc par définition en tant qu'être égoïste. Si exagération et satire il y a, il ne s'agit nullement d'un portrait au vitriol, pas plus qu'une lourde démonstration. Comme d'habitude chez lui, la caméra filme avec élégance et maîtrise les agitations des personnages sans avoir l'air d'y toucher (comme ses fameux plans où la caméra éloignée, serre et capte au plus près l'intériorité des personnages) et laisse transparaître par petites touches successives les idées et la matière qui font le film. C'est admirable.
 
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JUST MARRIED PAS SUPER CLASSE QUAND MEME
Ou comment Garry Marshall a voulu réitérer le succès de Pretty woman avec le même couple principal et la même équipe et qu'il se planta en 1999. Le personnage de Julia Roberts a fui au moment fatidique de dire oui à plusieurs reprises. Un journaliste a vent de cette curieuse réputation et va la rencontrer. Seulement le charme spontané de Pretty woman est envolé. Roberts démontre à nouveau sa maitrise dans un registre qu'elle connait, celui de l'héroïne de comédie romantique perturbée (un peu à l'image de ce qu'elle faisait dans Le Mariage de mon meilleur ami en moins survolté). L'alchimie qui l'a uni par le passé à Richard Gere fonctionne moins bien ici. Le résultat est assez poussif, le rôle joue avec le cliché de la "runaway bride" sans grande imagination. Les retrouvailles promises furent en définitive une déception.
 
RED CORNER PAS SUPER CLASSE
Jack Moore, avocat et négociateur d'un important groupe multi-média, est de passage en Chine à Pekin pour signer le premier contrat de télévision par satellite sino-américain. Enivre par la bonne tournure que prend la négociation, il rentre a son hôtel en compagnie d'une belle inconnue. Réveillé au beau milieu de la nuit par la police chinoise venue forcer sa porte, il découvre alors le corps ensanglante de sa maîtresse d'un soir. Comme il ne parle pas la même langue que les policiers, Jack a du mal à leur faire entendre qu'il n'a pas tué la jeune femme. Ce film virulent contre le gouvernement chinois lui vaut une interdiction de séjour de plusieurs années dans son pays. Le film, lui, est plutôt discutable mais remplit son cahier des charges.
 
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LE CHACAL UN PEU CLASSE QUAND MEME
Le FBI est sur les dents. Un tueur implacable a été engagé par une mystérieuse organisation pour supprimer l'une des plus importantes personnalités politiques des Etats-Unis. Sunomme le Chacal, cet homme reste insaisissable, changeant constamment d'identité. Carter Preston, directeur adjoint du FBI, affronte la plus difficile mission de sa carrière. Pour la circonstance, il fait équipe avec Valentina Koslova, major des services de renseignement russes. Ils demandent à Declan Mulqueen, un familier de l'espionnage et du terrorisme ayant cotoyé le Chacal, de s'associer avec eux. Face à Bruce Willis, impitoyable en tueur, Richard Gere assure. Un excellent film d'action des années 90.
 
PEUR PRIMALE UN PEU CLASSE
Film marquant qui imposait d'emblée Edward Norton au cinéma en 1995. Après s'être formé sur les planches, il fait une entrée fracassante sur grand écran. Il est ici Aaron Stampler, provincial accusé du meurtre d'un prêtre pédophile. Un avocat mégalo, toujours en quête de célébrité (Richard Gere qui retrouvera d'ailleurs ce genre de personnage dans Chicago) se charge de le défendre. Le film se fonde avant tout sur l'ambiguïté des personnages et l'ambivalence de leurs liens, annonçant en cela à peu près tous les rôles futurs du jeune Edward, passé maitre pour évoquer la part trouble des personnalités. Stampler est instable, tour à tour violent ou profondément attachant, il a de plus une personnalité multiple. Le comédien peut donc faire passer son rôle par tous les états, par toutes les humeurs, lui faire traverser un large spectre d'émotions et en maintenir l'unité. Norton joue avec les extrêmes avec un sens de la nuance et de la cohérence tout simplement exceptionnel. Tout est déjà là, la suite confirmera l'ampleur de son registre hors du commun. 
 
LANCELOT PAS CLASSE
En route pour célébrer son mariage avec le Roi Arthur, Guenièvre tombe dans une embuscade. Elle ne doit son salut qu'au courage d'un jeune aventurier nommé Lancelot. Entre eux nait un amour impossible... Fasciné par la bravoure de Lancelot, Arthur l'élève au premier rang de chevalier de la Table Ronde pour qu'il aide à combattre le renégat Méléagant qui met le royaume à feu et à sang. Il est des films qui peuvent, sur le papier, sembler une bonne idée, à la fois pour le sujet que pour les rencontres qu'ils peuvent engendrer à l'écran. Lancelot est la preuve qu'une bonne distribution ne fait pas forcément un bon film. Zucker, bien plus à l'aise dans le registre de la comédie, s'enlise dans une histoire mielleuse, collante, sentant bon la guimauve et totalement dépourvue d'inspiration. Les comédiens semblent s'ennuyer comme des rois et englués dans un scénario qui joue avec l'Histoire, ils font se qu'ils peuvent pour palier le manque de partis pris dans cette réalisation à la Papa.
 
SOMMERSBY UN PEU CLASSE
A la fin de la guerre de Sécession, un soldat s'en retourne chez lui retrouver femme, famille et amis. Avec lui revient aussi espoir et prospérité au village. Mais on s'interroge sur l'identité du soldat. Est-il vraiment celui qu'il prétend être ou est-ce un imposteur ? S'il est Sommersby, il est alors passible de pendaison pour meurtre. Sil est un imposteur il encourt la prison pour vol et escroquerie et ses amis risquent alors de perdre leur investissement dans la plantation de tabac. Qui est-il réellement ? Qui veut-il être ? Pourra-t-il faire marche arrirère ? Remake du Retour de Martin Guerre, Sommersby est un film plutôt bien réussi. Il débute sur des décors à la Gone with the Wind: grandes maisons délabrées et vides, fermes dévastées, anciens esclaves libres mais toujours chez leur maître.... Le sujet du film est amené progressivement dans ce paysage d'après-guerre sans qu'on ne souffre jamais de longueur. On se laisse bercer par cette ambiance parfois bucolique ou tout les instants du film sont exploités à merveille. Puis le rythme s'accélère pour ne plus s'arrêter mais la fin est peut-être un peu précipitée. Le couple Foster/Gere fonctionne très bien et l'intérêt du film réside en partie dans les dialogues ambigus qui font pencher le spectateur tantôt du côté de l'imposture tantôt du côté de la véracité des faits. Ils traduisent parfaitement l'état d'incertitude et de contradiction dans lequel se trouve Madame Sommersby. 

 

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PRETTY WOMAN CLASSE
Edward Lewis est un gosse de riche, sa première voiture était une limousine. Véritable requin en affaires, il aime tout contrôler dans sa vie et cela marche... excepté avec les femmes. Divorcé, il vient de rompre avec sa petite amie qu ne supporte plus d'être considérée comme un jouet. Vivian, quant à elle, vit dans un univers totalement opposé, où pour pouvoir payer son loyer, elle est obligée de faire le trottoir. Mais attention, elle est son propre patron. Lorsque les deux se rencontrent, cela ne peut que créer des étincelles... qui laissent rapidement place à la magie ! Tous ceux qui ont vu Pretty Woman ont forcément succombé au charme du couple le plus romantique du cinéma américain digne des meilleurs contes de fées. Pretty Woman est d'ailleurs un conte en lui-même, moderne certes, mais qui fonctionne sur les mêmes principes qu'un Cendrillon ou plus récemment un My fair lady. Vivian ne dit-elle pas expressément rêver qu'un jour un beau prince chevauchant un cheval blanc viendra la délivrer de la tour où elle est emprisonnée ? Cela donnera d'ailleurs lieu à l'une des fins les plus mémorables du cinéma. Les scènes anthologiques, le film n'en manque pas, que ce soit la rencontre de Vivian et Edward dans la Lotus Esprit, l'apprentissage par Vivian des manières de se tenir à table ou en public, la fameuse scène de shopping dans Rodeo Drive sur l'air de la chanson titre de Roy Orbisson, Vivian en train de chanter du Prince dans la baignoire... Bref, ce film n'est qu'une succession de scènes inoubliables. Bien entendu, les clichés du genre sont également de la partie (scène ultra romantique à l'opéra ou encore le revirement soudain de Edward dans son métier, retrouvant une certaine humanité) mais ils ne gênent en rien la magie qui s'opère à l'écran. Au contraire, le spectateur retrouve son coeur d'ado et est prêt à envier pareille histoire d'amour
 
LES COULISSES DU POUVOIR TRES CLASSE
Comment construit-on un homme d'état ? Dans les années 80, les spin doctors étaient encore dans l'ombre. Trente ans plus tard, on les appelle désormais consultant en communication politique, et ils sont plus dans la lumière sans pour autant que la transparence soit vraiment faite sur leur action. Les coulisses du pouvoir, récit d'une « opération » d'un de ces consultants sonne encore plus juste aujourd'hui que lors de sa sortie, les nouveaux « hommes du président » étant désormais avant tout d'insoupçonnées puissance médiatique. Que Lumet aie engagé Richard Gere, pour jouer un de ces manipulateurs professionnels (un American Gigolo marionnettiste du pouvoir ?) n'en est que plus ironique, avec Des hommes d'influences, le tout autant méconnu film de Barry Levinson sur le sujet, ce film de Lumet est sans conteste parmi les meilleurs films politiques américains des années 80-90 : drôles pour éviter de pleurer sur le sale état de la démocratie
 
Cotton Club, Francis Ford Coppola
 
COTTON CLUB GRANDE CLASSE, DU GENRE ULTIME
1919. La prohibition a engendré une vague de violence qui déferle sur l'Amérique. A New York, au célèbre cabaret "Cotton Club", la pègre, les politiciens et les stars du moment goûtent les plaisirs interdits. Un danseur noir et un trompettiste blanc sont emportés dans une tourmente où l'amour et l'ambition se jouent au rythme des claquettes, du jazz... et des mitraillettes. Coppola au sommet de son art et une distribution hors pair. Peut-être le meilleur de Richard Gere au cinéma.
 
OFFICIER ET GENTLEMAN UN PEU PAS CLASSE
Officier et Gentleman fait partie de ces histoires à la ‘'Top Gun'' qui ont bercées les années 80. Taylor Hackford (L'avocat du diable) n'est pas ce que l'on peux appeler un grand réalisateur mais il sait insuffler suffisamment d'énergie au scénario (un rien trop classique et peut être un peu trop long) de Douglas Day Stewart (Le lagon bleu) pour embarquer le spectateur dans cette romance qui rend une nouvelle fois hommage à la bravoure des soldats américains. Richard Gere, qui sort tout juste d'American Gigolo, ne mouille pas trop sa chemise mais donne une crédibilité honorable à son personnage (il faut avouer qu'il fait ce qu'il peut dans un costume un peu trop bien tailler pour sa belle gueule de jeune premier). C'est avant tout Louis Gossett Jr (oscarisé pour son rôle de sergent recruteur) qui ressort de cette histoire. Il donne à son personnage une vraie présence et permet au film de ne pas tomber dans une romance comme il en existe trop.    
 
AMERICAN GIGOLO CLASSE
Un beau ténébreux loue ses charmes à des femmes dans le besoin. L'une d'elles va lui jouer un mauvais tour en réfutant son alibi pour un meurtre qu'il n'a pas commis. Une description hardcore (ah ah sacré Paul !) sur la société Californienne de la fin des années 70 avec Richard Gere dans la peau d'un jeune premier qui vend ses talents sexuels à de vieilles femmes huppées. Un whodunit de luxe avec Richard Gere en jeune premier, une intrigue solide, une atmosphère parano, un excellent twist final et surtout une bande-son d'enfer !
 
YANKS CLASSE
Dans les années 40 en Angleterre, la guerre entre les G.I. et les Anglais. Les uns sont bien nourris et en excellente santé, tandis que les autres sortent de quatre années de privations. Deux histoires d'amour vont se mêler a cette guerre... Richard Gere annonce son rôle dans Officier and Gentleman dans ce film bouleversant et intense, tranchant et merveilleux.
 
LES MOISSONS DU CIEL LA CLASSE ULTIME
Bill, ouvrier en fonderie, sa sœur Linda et sa petite amie Abby quittent Chicago pour le Texas ou ils sont embauches dans un grand domaine. Peut-être la plus belle pierre des trois diamants de Malick. Le film commence par nous mettre à l'aise en rappelant l'univers du cinéaste. Ainsi, comme pour La balade sauvage, une voix off et des personnages assimilables à des fugitifs. Des acteurs débutants aussi, dont le plus bel exemple reste évidemment Richard Gere. Cette mise en condition terminée, l'histoire, terriblement humaine, prend à la gorge. L'amour, la haine, la dualité de tout être, la mort, tout y passe. Les paysages, qui dépeignent les champs de blé que l'on devine tirés de l'enfance du réalisateur, s'incrustent parfaitement dans ce drame shakespearien où un amour triangulaire n'a d'autre issue que l'affrontement. Un affrontement entre hommes au nom de l'amour, mais également des hommes avec la nature, symbolisé par l'invasion de sauterelles. Il ressort des Moissons du ciel un sentiment de mélancolie mêlé à de l'espoir. Car Linda (Linda Manz), malgré tout ce qu'elle vient de vivre, connaître le paradis puis l'enfer, se montre capable d'une compassion et d'un altruisme étonnants et même remarquables. Terrence Malick, s'il donne la Nature toujours vainqueur, ne cesse de croire en l'être humain, malgré ses défauts.

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