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Ridley Scott

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Biographie de Ridley Scott

Né(e) le : 30/11/1937

Quand Ridley Scott aborde un genre, il n'est pas rare qu'il le transcende. Le réalisateur possède ainsi une filmographie riche de quelques films devenus cultes

Ridley Scott possède une filmographie riche de quelques métrages devenus cultes autant pour les cinéphiles que pour le grand public, mais où se faufilent également quelques accidents de parcours assez savoureux pour établir un Classe/pas classe vraiment croustillant.


LEGEND - UN PEU CLASSE
L'univers est féerique, enchanteur et surexposé... Licornes, princesses, fées et elfes peuplent un monde que Scott se plaît à créer de toutes pièces. Une fois de plus, le cinéaste étonne par sa capacité à nous faire entrer facilement au sein d'une communauté extraordinaire et nous faire découvrir une toute nouvelle légende. Le film fonctionne notamment grâce à la prestation mémorable de Tim Curry en Darkness, démon bodybuildé et véritable incarnation du mal, qui ne rêve que de plonger le monde dans une nuit éternelle en tuant les deux licornes protectrices. Sorti en 1985, le long-métrage est un véritable échec commercial... Pour autant, plusieurs éléments nous rappellent que nous avons affaire à une oeuvre atypique et proprement originale. Si le scénario ne brille pas par sa complexité, il permet d'offrir une nouvelle dimension au conte enfantin et accompagné du score de Jerry Goldsmith, Legend prend une belle ampleur et a réussi, avec le temps, à devenir une oeuvre culte auprès des amateurs du genre.


THELMA ET LOUISE – CLASSE
Deux amies, Thelma et Louise, frustrées par une existence monotone l'une avec son mari, l'autre avec son petit ami, décident de s'offrir un week-end sur les routes magnifiques de l'Arkansas. Un évènement tragique va changer définitivement le cours de leurs vies... Ridley Scott signe en 1991 une oeuvre proprement féministe, un hommage au road movie entre polar, western et buddy movie... Susan Sarandon et Geena Davis forment un duo culte, qui pour l'anecdote aurait remplacé Michelle Pfeiffer et Jodie Foster. Percutant dans sa mise en scène tout en gardant ses distances lors de séquences plus dures, Scott film avec passion le périple de ces deux femmes. Apologie de la violence pour certains, véritable hymne à la féminité pour d'autres, Thelma et Louise marque pas son propos décalé et son final spectaculaire ayant marqué une génération entière de spectateurs...

HANNIBAL – CLASSE
Mal aimée lors de sa sortie en salles, la suite du Silence des Agneaux mérite bien plus que son statut d'oeuvre bâtarde... Contre toute attente, Julianne Moore réussit l'exploit d'égaler la performance de Jodie Foster (j'entends déjà les sifflets) et marque les esprit notamment lors d'une séquence de téléphone portable montée au millimètre près et témoignant une fois de plus du talent de metteur en scène de Scott... Si le final grand guignolesque aurait tendance à déconcerter les spectateurs les plus réticents au genre, le jusqu'au-boutisme de la scène offre au film une dimension burlesque et fantastique maladroite mais étrangement charmante. Ridley Scott ne maîtrise pas entièrement son ouvrage mais nous sert un nouvel opus d'Hannibal d'une belle efficacité et de bonne facture. Il faut également saluer la prestation d'Anthony Hopkins, toujours aussi ambigu et séduisant dans le malaise qu'il provoque chez le spectateur...


LES ASSOCIES – CLASSE
Première incursion du réalisateur dans la comédie policière, Les Associés est l'amusant portrait de Roy, arnaqueur à la petite semaine... Le cinéaste a la possibilité de revenir à l'essence de la mise en scène, à savoir raconter une histoire par le biais de personnages. En l'occurrence, le duo formé par Roy et sa fille est une aubaine pour Scott. Ce dernier brosse deux portraits à fleur de peau, nuancés et touchants, et n'a recours à des procédés visuels marqués que lorsque la narration l'exige (comme par exemple pour traduire à l'écran les troubles mentaux du héros). Résultat : le récit respire, et trouve rapidement son rythme de croisière, grâce notamment à la performance de Nicolas Cage et de la craquante Alison Lohman. Le scénario, plutôt malin et bien ficelé, regroupe un bon nombre de seconds rôles et de sous-intrigues intéressantes et férocement amusantes qui laissent augurer un certain talent pour la comédie de la part du réalisateur d'Alien. Sa seconde tentative dans le genre, Une Grande Année, fut malheureusement peu concluante...


LA CHUTE DU FAUCON NOIR - ASSEZ CLASSE
S'il y a bien un film de Ridley Scott qui ne fonctionne que par la maestria de sa mise en scène c'est certainement cette Chute du Faucon Noir, film de guerre d'une efficacité redoutable. Composition musicale bouleversante, montage dopé aux vitamines, acteurs éprouvés... Le souci de réalisme permet également de se projeter au sein même de l'évènement rendu factuellement par un cinéaste offrant au spectateur une véritable claque. L'expérience prend aux tripes et le résultat final est d'excellente facture, on regrette simplement que Scott ne soit pas allé plus loin dans le scénario ni dans l'approfondissement psychologique des personnages. Cependant, difficile d'oublier la fameuse attaque du faucon noir et l'embuscade terrifiante dont est victime la troupe de militaires. Si le long métrage n'est pas une référence en matière de film de guerre, il est cependant un excellent outil pour appréhender le cinéma d'action selon Ridley Scott. Et forcément, c'est du grand art !

DUELLISTES - TRES CLASSE
Pour son premier film Ridley Scott met en image l’affrontement de deux hussards sur une période de quinze ans pendant les guerres napoléoniennes. Tourné en Angleterre pour un budget modique (moins d’un million de dollars !) le film montre une maîtrise rare pour une première œuvre avec des cadres particulièrement soignés rehaussés par une magnifique photo crépusculaire et fantomatique. Outre cette maîtrise formelle il faut noter la qualité des décors et des extérieurs ainsi que la partition musicale extrêmement soignée, accompagnant divinement les images et la narration. Les performances des acteurs, notamment Harvey Keitel et Keith Carradine, sont au diapason de la réalisation, amples et magistrales. Si le scénario peut paraître simpliste il n’en dégage pas moins une réelle force par sa thématique (l’acharnement lié à la haine) qui lui donne un souffle héroïque et désabusé. Ridley Scott élabore un style très pictural avec une grande maîtrise technique qui ne le quittera plus et pose les jalons des son cinéma, offrant une première œuvre puissante et magnifique (quelle photographie !) qui se savoure autant aujourd’hui.


ALIEN - CLASSE ULTIME
Une date rien de moins ! Deux ans après Duellistes Ridley Scott réalise un chef d’œuvre, somptueux mélange de thriller, d’horreur et de science fiction, un ballet mortuaire dans l’espace, virtuose et oppressant où l’équipage d’un vaisseau spatial, le Nostromo, est confronté a une forme d’organisme, bête implacable qui les décime un par un. Le film joue sur le motif de l’irruption, de la terreur, de la mort ou de l’inconscient et confronte le monde moderne et technologique des humains à celui de la bête, primitif et féroce. Fourmillant de trouvailles et d’inventions tant formelles que sonores, Alien distille des scènes de terreur pure qui n’ont absolument rien perdu de leur impact près de trente ans plus tard. Les atmosphères du film sont denses et mises en relief par les designs et les décors élaborés par H.R Giger, en particulier le visuel de l’alien tout simplement terrifiant et abject. Ridley Scott prend soin de d’utiliser une narration linéaire et simple (c’est presque un slasher !!) pour mieux laisser les émotions exploser à l’écran à l’image des irruptions de l’alien, subites et mortelles. En ménageant les apparitions du monstre et en évitant soigneusement de le dévoiler entièrement réalisateur resserre encore un peu la tension sur son histoire et sur le spectateur (procédé déjà éprouve par Spielberg sur les dents de la mer) laissant ce dernier totalement exsangue lorsque la fin survient. Tout simplement magistral !


BLADE RUNNER - CLASSE ULTIME
Adaptant une nouvelle, Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?, écrite par Philip K. Dick en 1966, Scott après deux films s’impose définitivement comme un grand réalisateur. Le film nous fait suivre l'histoire de Rick Deckard, un Blade Runner qui a pour mission de « retirer » quatre réplicants évadés d'une colonie de l'espace. Sur la base d’un film noir (un prive doit trouver et tuer des fugitifs) le film aborde des thèmes et des aspects qui le rapproche d’une œuvre telle que 2001 de Stanley Kubrick, en questionnant notamment les fondements de la nature humaine (qui est réellement humain le privé ou l’androïde ?), utilisant un symbolisme religieux prononcé (les stigmates de Roy) et abordant une réflexion sur la technologie comme remède à tous les maux. Le film montre de façon subtile que les blade runners n'éprouvent pas plus d'empathie que les réplicants eux-mêmes. Cet aspect des choses est au centre de l’intrigue qui voit le personnage interprété par Harrison Ford, faible et lâche remettre en cause sa propre humanité. L’univers sombre et désabusé créé par le réalisateur et son équipe, en particulier la ville de Los Angeles et ses décors d’un réalisme saisissant (les maquettes sont sublimes !) est véritablement original et joue un rôle majeur dans la réussite du film. Avec ce film Ridley Scott touche au sublime, composant un film majestueux et intelligent, formellement incroyable, dont l’impact demeure inchangé.

BLACK RAIN - CLASSE
Apres l’échec de Traquée Ridley Scott poursuit dans la veine du polar avec Black Rain l’histoire d’un policier chargé d’escorter à Osaka un criminel japonais et qui se retrouve perdu dans un pays dont il ignore les us et coutumes. Polar sombre et violent avec des interprétations de haute volée de Michael Douglas et Andy Garcia, c’est aussi le portrait de deux communautés très différentes qui s’opposent et s’attirent par bien des aspects. Même si le scénario a quelque peu vieillis, le film reste passionnant visuellement( un superbe maîtrise de la photo qui restitue à merveille l’environnement japonais) malgré des tics trop « clipesque « et la traque du policier demeure haletante, soutenu par la partition très aboutie de Hanz Zimmer. Ce film mésestimé est une indéniable réussite peut être pas du niveau des premières œuvres de Scott mais un polar noir qui se révèle plus profond et abouti que nombres de ses pairs.


1492 - PAS CLASSE
Echec commercial lors de sa sortie, 1492 Christophe Colomb tente de donner corps et psychologie à un personnage historique dont on retient surtout la découverte d’un continent. Ridley Scott filme l’épopée de Colomb depuis l’Espagne jusqu'à son retour en Espagne déchu et presque anonyme, revenu de lui-même et de ses tourments. Le réalisateur s’approprie le personnage pour lui donner âme, idées, et sentiments, fabriquant une véritable figure historique quasi mythologique. Mais ici la virtuosité habituelle de Scott est vidée de son sens par une réalisation lourde et maniérée, subissant les accents grandiloquents et peu subtils de la musique de Vangelis. Interprète de Colomb, Gérard Depardieu est poussif et cabotin, se laissant dépasser par son personnage au lieu de se l’approprier. Les autres acteurs (Sigourney Weaver et Armand Assante surtout) versent eux aussi dans l’excessivité parfois à la limite de la caricature .A la recherche d’un grand spectacle le film se perd dans sa propre contemplation, la beauté des images et de la photographie (comme toujours chez Scott) n’arrivant pas à palier les boursouflures de l’histoire. A l’image de celui de Colomb, l’échec de Ridley Scott avec ce film l’entraîne pour quelques années dans les limbes profondes d’Hollywood, roi déchu mais pas fichu.


LAME DE FOND - PAS TRES CLASSE
Voyage initiatique au cœur de l’océan, Lame de fond est une aventure humaine qui nous plonge à bord de l’Albatros commandé par le capitaine Sheldon ou treize jeunes recrues vont devoir affronter la mort et dépasser leurs différences et leurs rivalités pour préserver leurs vies. Au bout du périple une expérience unique et indélébile. Sur cette trame qui rappelle fortement « le cercle des poètes disparus « voici une histoire pleine de rebondissements et d’émotions, mais au souffle court. Bien que filmé avec maîtrise et virtuosité (les scènes en mer en particulier) le métrage peine à susciter une réelle ferveur, effleurant la surface des sentiments et des choses. A l’opposé les jeunes adolescents jouant les recrues en impose avec finesse et émotion, nous faisant vraiment ressentir ce qu’ils endurent, incarnant ces figures perdues face à leur passage vers le monde des adultes de la plus belle des façons. Film sur la filiation et le passage à l’age adulte, Lame de fond ne représente pas le film de la maturité pour Ridley Scott qui ne retrouve pas ici la flamboyance passée, lui-même perdu dans son propre océan artistique.

A ARMES EGALES - VRAIMENT PAS CLASSE
Si votre fantasme est de voir Demi Moore en débardeur et cheveux rasés alors ce film est fait pour vous. Le Lieutenant dans la section de renseignement de la marine Jordan O’Neil (Demi Moore) aspire à gravir la hiérarchie militaire pour être affectée en unité de combat SEALS. Jalousies, trahisons, humiliations et insultes vont devenir son lot quotidien mais la femme est à la hauteur du défi. Peut-être le plus mauvais film de Ridley Scott, A armes égales n’est pas un film de guerre mais un film féministe et politique aussi fin et subtil qu’un uppercut en pleine mâchoire. Scott nous avait pourtant habitué à traiter ses personnages féminins avec justesse, sachant magnifiquement les filmer (Blade Runner). Jane n’est pas là pour rigoler et elle va le faire savoir. Sa transformation nous est exposée longuement durant la première partie du film avec entraînement intensif et séances de bizutage. Rien ne lui est épargné et quand vient le temps de la guerre contre le méchant Kadhafi elle sauve tout le bataillon en ayant pris soin d’éviter toutes les balles malvenues. Tout le monde est sain et sauf à part le spectateur qui se retrouve devant un bout de pelloche atypique mais guère passionnant duquel seul Viggo Mortensen tire son épingle. Nouvel échec pour le réalisateur qui va devoir affûter ses armes (égales ?) pour revenir dans l’arène et redorer son blason. Ce sera deux ans plus tard avec Gladiator.


UNE GRANDE ANNEE - PAS CLASSE
Retrouvant son Russel Crowe de Gladiator, Ridley Scott s’offre une parenthèse avec cette comédie romantique ou suite au décès de son oncle qui l’a élevé un requin de la finance, machine à broyer le dollar, trouve le vrai sens de sa vie et l’amour au passage. Malgré un casting prometteur (Marion Cotillard, Albert Finney) et le décor du sud de la France cette adaptation du roman éponyme de Peter Mayle est plutôt décevante. Le film semble s’arrêter à une description des joies simples qui façonnent la vie avec l’amour comme complément ravageur. La Provence est filmée de façon très simple voire naïve, photographiée avec chaleur et sensibilité, mais reste une vision étriquée et caricaturale de la France qui nuit beaucoup à l’ensemble laissant la désagréable impression de regarder une longue pub sans saveur. Les acteurs n’ont pas l’air impliqués et l’histoire se perd dans un humour pataud et simpliste révélant les larges faiblesses du scénario. Inutile d’aborder le travail sur la psychologie des personnages, il est réduit ici à une peau de chagrin digne d’un épisode de série télé (l’amourette entre la provinciale et le trader). Quelle mouche à piquer Scott pour vouloir faire ce film sans âme, le vin lui ferait il tourner la tête ?

Dossier rédigé par kevin Dutot et Nicolas Chestier

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