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Sigourney Weaver

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Crédits : TF1News

Dernières actualités de Sigourney Weaver

Biographie de Sigourney Weaver

Né(e) le : 08/10/1949

A l’occasion de la sortie demain dans les bacs d’un coup de coeur personnel, Snow Cake de Marc Evans, avec une Sigourney Weaver métamorphosée pour l’occasion en autiste solitaire et tourmentée, retour sur une grande personn



Les planches

Susan Alexandra Weaver (son vrai patronyme) était prédestinée à une carrière artistique. Née d’un père producteur et directeur de la chaîne de télévision NBC à la fin des années 40-début des années 50, et d’une mère anglaise, la future et grande Sigourney Weaver (1m82 tout de même) naît et grandit au coeur de la Grosse Pomme. Au sein de sa famille, la culture est un privilège. Ainsi la jeune femme s’intéresse aux langues étrangères (elle est plutôt à l’aise en français et allemand) et absorbe toutes sortes de livres. L’un d’eux, Gatsby le magnifique de Francis Scott Fitzgerald, lui donnera d’ailleurs l’envie de changer définitivement son prénom en Sigourney, comme l’un des personnages du roman. Elle fréquente de nombreuses écoles, dont la Ethel Walker School dont elle sort diplômée en 1967. Deux ans plus tard, elle s’inscrit en littérature anglaise à la prestigieuse université de Stanford en Californie. Comme sa mère, comédienne ayant sacrifié sa carrière afin de s’occuper de sa famille, elle ne tarde pas à suivre des cours de théâtre et entre à la Yale School of Drama à New York au début des années 70. Entre temps, la comédienne débutante apparaît dans la série télévisée Somerset. Sigourney Weaver ne semble pas vraiment garder un bon souvenir de ces années là et surtout de ses professeurs qui la déprécient, la trouvant notamment trop grande (!) et mauvaise actrice. La décennie est marquée par des rencontres avec des pièces de théâtre, des personnages, et des comédiens avec qui Sigourney Weaver montera des projets.



Les débuts cinématographiques

Alors que l’actrice enchaîne les projets sur les planches, il faut attendre 1977 pour qu’elle obtienne son premier rôle (une courte apparition) sur grand écran, et pas avec n’importe quel réalisateur et partenaire puisqu’il s’agit de Woody Allen et de sa comédie romantique Annie Hall. Dans le film, elle incarne l’une des maîtresses d’Alvy (Woody Allen). S’ensuivent quelques rôles puis la rencontre avec Ridley Scott et le personnage désormais culte d’Ellen Ripley à la fin des années 70.

La saga Alien

Lorsqu’elle tourne Alien en 1978, l’actrice n’a que deux films au compteur et autant de séries télévisées. Et pourtant peu lui en faut pour s’imposer, au propre comme au figuré. A fond dans son personnage d’Ellen Ripley qui prend petit à petit de l’ampleur, elle en impose dans un rôle très physique et la dernière demi-heure du film repose entièrement sur elle et son impressionnant duel avec la créature. Devenue une icône grâce à Alien et à son succès fortuit (avec un budget dérisoire de 11 millions de dollars, le film en rapportera 80 au box office US et 104 dans le reste du monde !), on n’avait en effet jamais vu un tel personnage féminin se battre contre des aliens et porter à bouts de bras un film de ce genre. Encore aujourd’hui dans le paysage cinématographique ce personnage est une des références majeures de la SF. L’autre saga encore une fois culte à laquelle l’américaine participe est S.O.S Fantômes dans lequel elle incarne une femme qui lutte contre des poltergeist devenant malgré elle le Seigneur de la Porte… L’actrice participe aux deux opus signés Ivan Reitman bien que s’imposant majoritairement dans le second avec une plus grande présence à l’écran.



Sept ans après le premier Alien, la suite est en chantier avec cette fois-ci James Cameron aux commandes (qui signe en partie le scénario). Le film prend une tournure différente et Aliens devient véritablement un film de guerre où Ellen Ripley, unique survivante du Nostromo, se bat cette fois-ci contre non pas un mais plusieurs aliens. Dans cette suite, Sigourney Weaver compose un personnage encore plus téméraire. Maintenant que le lieutenant Ripley sait à quoi ressemblent les aliens, elle leur tient tête ! L’actrice met en évidence des facettes nouvelles du personnage : animale dans un rôle toujours aussi physique, mais également maternelle puisque Ripley se prend d’affection pour une petite fille rescapée, Newt, qu’elle ne tarde pas à adopter. Si le premier opus était basé sur l’attente de l’alien et du suspense qui en découle, le second adopte le contre-pied, plus centré sur l’action et la confrontation avec les créatures.



Dian Fossey et Katharine Parker

A la fin des années 80 Sigourney Weaver se voit offrir le rôle de Dian Fossey pour Gorilles dans la brume de Michael Apted. Autre femme forte et courageuse, Dian Fossey est un personnage ayant réellement existé. Cela faisait trois ans qu’elle était décédée au moment de la sortie du film aux Etats-Unis en septembre 1988. Ethnologue américaine spécialisée dans l’étude du comportement des gorilles, Dian Fossey se battra toute sa vie durant pour protéger cette espèce animale. Elle partira en mission au Rwanda où elle fondera le Karisoke Research Center puis mourra assassinée par des braconniers. Grâce à son interprétation poignante et réaliste, Sigourney Weaver obtient sa seconde nomination à l’Oscar après Aliens. La même année, c’est une troisième nomination qui tombe avec le rôle de Katharine Parker dans Working girl de Mike Nichols, se faisant même voler la vedette par la star montante Melanie Griffith. L'actrice impose avec ce film son talent comique qu'elle confirmera plus tard dans Président d'un jour réalisé encore par Ivan Reitman.

Les années 90

Dans les années 90, l’actrice ne tourne « que » onze films, ce qui en soit n’est pas si énorme. Mais compte tenu que Sigourney Weaver choisit toujours bien ses projets et préfère privilégier les rôles forts aux films insignifiants, on comprend qu’elle tourne peu. C’est ainsi que personne ne se souvient de l’avoir vue dans un navet car en effet l’actrice n’en a pas tournés. Durant la décennie la comédienne trouve encore des rôles à la mesure de son immense talent, et pas des moindres. Sigourney Weaver se laisse embarquer pour un troisième volet d’Alien baptisé Alien3 et réalisé par David Fincher qui reniera le film. Ce nouvel opus pourra en déstabiliser plus d’un. Beaucoup plus noir, Fincher impose déjà sa griffe en utilisant par exemple le steadycam représentant la vue subjective de la créature extraterrestre. Visuellement parlant, le film innove beaucoup, la photographie étant très impressionnante. Le film sera un échec cuisant outre-Atlantique ne rapportant que 5 Millions de plus que le budget dont l’équipe disposait (équivalent à 50 M). En 1994, autre film fort, autre grand réalisateur cette fois-ci majoritairement confirmé. Ce sera La Jeune fille et la mort de Roman Polanski, adapté d’une pièce argentine d’Ariel Dorfman. Dans ce huis-clos étouffant, elle campe une ancienne activiste politique qui croit reconnaître son ancien bourreau et lui fera alors subir à son tour les atroces souffrances dont elle était, par sa faute, la victime malheureuse. Cette rencontre au sommet donne un résultat glaçant et terrifiant, l’un de ces films marquants dont on se souvient encore.



A la fin de la décennie Sigourney Weaver endosse pour une dernière fois (?) le personnage d'Ellen Ripley dans Alien, la résurrection, dirigé par Jean-Pierre Jeunet. L'ultime volet sera aussi le plus gros succès de la saga totalisant 2 845 095 entrées en France. Il est cette fois-ci question de clonage. Son ADN croisé avec celui de l'alien, le personnage de Ripley prend une tournure différente, devenant plus bestiale et plus ambiguë, comme la relation qu'elle entretient avec Call (Winona Ryder). La même année, The Ice Storm (1997) d'Ang Lee confirme son souhait de se tourner vers un cinéma plus indépendant. Elle confirmera par la suite son refus de réapparaître dans un nouvel épisode d'Alien. "Si Alien 5 il y aura, ce sera sans moi", selon ses propres termes.



L'après Alien

Malgré la comédie Beautés empoisonnées qu'elle tourne en duo avec Jennifer Love Hewitt (et qui ne marchera pas dans l'hexagone), l'actrice semble désormais privilégier le cinéma indépendant au détriment d'un genre plus commercial. Se faisant plus rare à l'écran, elle apparaît chez Shyamalan dans Le Village en 2004 puis Snow Cake de Marc Evans en 2006. On redécouvre avec plaisir LA véritable Sigourney Weaver, celle qui a toujours su jongler entre la comédie, le drame, l'action et l'aventure avec aisance. En se replongeant dans sa carrière, l'actrice force véritablement le respect, peu comme elles pouvant se targuer d'avoir eu une carrière aussi audacieuse. Mrs Weaverova saura encore et toujours nous étonner, par ses choix de films, son aplomb et son sang-froid, jusqu'au prochain James Cameron... actuellement en plein Avatar.

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