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Vladimir Poutine

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Vladimir Poutine, le 7/12/11

Vladimir Poutine, le 7/12/11 / Crédits : A.F.P.

Biographie de Vladimir Poutine

Né(e) le : 07/10/1952 - Léningrad redevenu Saint-PétersbourgPremier ministre et homme politique russe

PORTRAIT - Vladimir Poutine se présente en homme fort, sauveur de la patrie qu'il dirige d'une main de fer. Retour sur le parcours de celui qui se veut l'héritier de la Russie éternelle.

Maître de la Russie depuis douze ans, Vladimir Poutine a imposé un régime autoritaire, au nom de la "stabilité" et au détriment des libertés.

L'ex-agent du KGB en RDA est arrivé au pouvoir en août 1999. Dauphin du président Boris Eltsine discrédité et miné par l'alcool, il est nommé Premier ministre. Ce dernier ainsi que son entourage, avaient été séduits par la discrétion et l'efficacité de cet homme au regard froid, cultivant l'image d'un dur. 

A la suite d'une vague d'attentats, Vladimir Poutine, le nouvel "homme de fer", déclenche le 1er octobre la seconde guerre en Tchétchénie. Un conflit sanglant, qui sera le fondement de sa popularité en Russie, mais aussi de son image de dirigeant à poigne en Occident.

Nouveau style

Alors qu'il vient de prendre ses fonctions, il accède au Kremlin trois mois plus tard après la démission d'Eltsine le 31 décembre. Son premier geste de président par intérim sera de passer la nuit du Nouvel An accompagné de son épouse, Ludmilla, avec les soldats russes qui assiègent la ville de Grozny. Il veut se démarquer de son prédécesseur, vieux et malade, imprimer un nouveau style, jeune, sportif, déterminé à faire renaître les valeurs traditionnelles de la Russie éternelle.   

Elu au premier tour de l'élection présidentielle le 26 mars 2000 avec 52% des voix, Vladimir Poutine veut mettre un point final au délitement de la Russie. Il avait déjà été profondément marqué par la chute de l'URSS, qu'il a vécue étape par étape à Dresde (RDA), où il était en poste pour le KGB de 1985 à 1990. Il qualifiera plus tard la disparition de l'Union soviétique de "plus grande catastrophegéopolitique du XXe siècle ".

La Russie est alors un pays affaibli par la crise économique de 1998, il est urgent de remettre de l'ordre après le chaos eltsinien. Vladimir Poutine accélère sa prise en main en s'appuyant sur les" structures de forces " (services secrets, police, armée) et sur ses proches de Saint-Pétersbourg, l'ex-Léningrad où il est né le 7 octobre 1952.

Enfance bercée d'images soviétiques

Une enfance passée dans un appartement communautaire, un grand-père cuisinier attitré de Lénine, puis de Staline, un père héros de guerre, le bercent d'images révolues.  Vovik -son surnom d'alors- s'initie à la boxe et au sambo, une sorte de lutte libre. Mais c'est avec le judo qu'il va exceller.  Il pratique intensément plusieurs sports : ski, natation, équitation et développe une philosophie toute en muscles et en victoires.  Il veut devenir espion. Il entre à 23 ans au Comité de sécurité de l'Etat (KGB) de l'URSS, et fait carrière à la Direction centrale n°1 (renseignements extérieurs). De 1985 à 1990, il travaillera comme agent en Allemagne de l'Est.

En 1990, il revient à Saint-Pétersbourg et devient le bras droit du maire réformateur de la ville, Anatoli Sobtchak. Il est nommé en 1997 adjoint en chef de l'administration présidentielle de Boris Eltsine. L'année suivante, il devient directeur du FSB (l'ex-KGB) avec le grade de lieutenant-colonnel.  
 
Un régime autoritaire

Dès son arrivée au pouvoir, le président Poutine s'impose comme le nouvel homme fort du pays. Il s'attelle très vite à la restauration de l'autorité de l'Etat, en formant une "verticale du pouvoir" dépendant de lui seul. 

Au début des années 2000, il fait rentrer dans les rangs les "oligarques", ces hommes d'affaires peu scrupuleux qui ont fait fortune en profitant des privatisations obscures des années 1990. Il les éloigne du pays, interdit la politique et les médias à ceux qui restent, à l'instar de Vladimir Goussinski, un grand patron dépossédé de son fleuron, la chaîne emblématique NTV, avant d'être contraint à l'exil. Il écarte aussi le milliardaire Boris Berezovski, ancien personnage d'influence au Kremlin qui fuit à Londres. Enfin, en 2003, c'est le patron du groupe pétrolier Ioukos, Mikhaïl Khodorkovski, entré en résistance, qui est emprisonné, accusé "de brader le pays à l'étranger" et de fraude fiscale.  

La presse est mise au pas, tout comme les chaînes de télévisions, dont la liberté de ton héritée des années 1990 dérange. La chaîne NTV repasse sous la coupe du Kremlin, loue Vladimir Poutine, sauveur de la nation.

Un chef d'Etat populaire

C'est un président aimé de son peuple, voire adulé. Il flirte avec le culte de la personnalité, n'hésite pas à se mettre en scène, réalise d'innombrables exploits : démonstration de judo, dont il est ceinture noire, galope torse-nu dans la taïga, ou éteint un incendie aux commandes d'un avion bombardier d'eau. Sa communication est calculée dans les moindres détails, jouant de la séduction dans différents registres.

Sa popularité, il la doit aussi au retour de la prospérité, grâce à l'envolée des prix du pétrole. Le président russe cherche à redonner à la Russie un rang de grande puissance mondiale. Mais avec l'Occident, ses méthodes autoritaires jettent un froid. Sa gestion expéditive et brutale de la guerre en Tchétchénie, le naufrage du sous-marin Koursk, les prises d'otages du théâtre de la Doubrovka à Moscou, l'école de Beslan, ou les velléités d'indépendance de l'Ukraine ou de la Géorgie, provoquent malaise et condamnations de la communauté internationale.

Depuis le début de la crise ukrainienne, fin 2013, il est accusé de soutenir militairement les rebelles prorusses en Ukraine et de chercher à déstabiliser le pays pour en rattacher la partie est à la Russie.

Contestation

En 2004, il est réélu au premier tour (avec 76%) des voix pour un second mandat de quatre ans. Mais en 2008, touché par la limite des deux mandats consécutifs, il doit abandonner le Kremlin, mais ne renonce pas pour autant au pouvoir, confiant la présidence à l'un de ses proches collaborateurs, Dmitri Medvedev. Lui s'arroge le poste de Premier ministre.

Douze ans après son accession au pouvoir, Vladimir Poutine reste incontestablement l'homme fort du pays. Mais il doit faire face pour la première fois à une véritable colère populaire. Les résultats contestés des élections législatives du 4 décembre 2011 ont suscité une mobilisation de l'opposition sans précédent. Les manifestations se multiplient. Le mécontentement et la protestation montent. Car la Russie affiche aujourd'hui de criantes faiblesses : corruption endémique, libertés bafouées, infrastructures délabrées, crise démographique, rébellion islamiste dans le Caucase du Nord, attentats.  

Elu président 

Le "Tsar" de Russie qui  semblait  avoir perdu son aura d'intouchable, fait encore une fois démentir les pronostics. Malgré des accusations de fraudes,  il remporte le 4 mars 2012 l'élection présidentielle au premier tour avec 63,6% des voix, pour un troisième mandat porté cette fois à six ans. Il a laissé  entendre qu'il pourrait enchaîner au moins deux  mandats , soit jusqu'en 2024.                                                                                                                  
 

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