Wyclef Jean

Par TF1 News, le 06 août 2010 à 10h56 , mis à jour le 11 août 2010 à 12h22

Le fondateur des Fugees s'est présenté à la présidentielle de 2010 en Haïti.

Wyclef Jean Wyclef Jean, le 18 janvier 2010, à New York. © Abacapress.com
  • Nom : Jean
  • Prénom : Wyclef
  • Né(e) le : 17 octobre 1972 - à : Croix-des-Bouquets dans la banlieue de Port-au-Prince, Haïti
  • Auteur-compositeur-interprète, homme politique

Biographie

Connu jusque là comme un talentueux chanteur de hip hop, Wyclef Jean sème la panique dans la classe politique haïtienne en août 2010 quand il annonce sa candidature à l'élection présidentielle en 2010, briguant le siège laissé libre par René Préval.
 
Wyclef Jean s'est fait connaître en fondant les Fugees avec la chanteuse Lauryn Hill et son cousin Pras Michel. Le trio, qui remportera trois Grammy awards, connaît un succès mondial en 1996 avec le second album The Score qui mêle rhythm and blues, rap et reggae, et revisite d'un son nouveau des tubes tels que Ready or not ou Killing me softly with his song. Wyclef Jean doit également son succès pour sa collaboration avec la Colombienne Shakira et leur tube Hips don't lie en 2006.

"Si j'étais président"
 
Bien qu'il ait quitté à neuf ans Haïti pour émigrer à New York avant de rejoindre le New Jersey, Wyclef Jean n'a jamais abandonné sa nationalité haïtienne et reste très admiré dans son pays d'origine : les Haïtiens lui savent gré de n'avoir jamais oublié ses racines.

Il lève depuis des années des fonds pour aider son pays d'origine grâce à sa fondation Yéle Haiti et a pris la tête de la mobilisation internationale après le séisme du 12 janvier 2010, qui a fait 300.000 morts. Sa fondation a toutefois été soupçonnée de malversations et notamment d'avoir versé 100.000 dollars à Wyclef Jean lui-même en 2006 pour un concert censé être bénévole. Le chanteur s'est défendu sur YouTube et a engagé un nouveau comptable.

En 2008, alors que Haïti est une nouvelle fois en pleine tourmente politique, Wyclef Jean évoque son la vie de son pays ballotté de coup d'Etat en coup d'Etat. Dans la chanson Si j'étais président, il écrit : "Si j'étais président, je serais élu vendredi, assassiné samedi, enterré dimanche. Puis de retour au travail lundi." "Si je ne peux pas donner cinq ans de ma vie à mon pays en tant que président, alors, tout ce pour quoi j'ai chanté n'a aucun sens, comme les droits civiques, déclare-t-il au magazine Time juste après avoir annoncé sa candidature.

Par TF1 News le 06 août 2010 à 10:56
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