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Yvan Colonna

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Affaire Colonna : place au 3e procès

Le 3e procès d'Yvan Colonna, assassin présumé du préfet Erignac, s'ouvre lundi. Par deux fois, Yvan Colonna a été condamné à la perpétuité pour cet assassinat. Le dernier verdict a été "cassé" pour des raisons juridiques. Rappel des faits. / Crédits : TF1/LCI

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De la bergerie corse aux cours d'assises, retour sur le parcours d'Yvan Colonna, condamné à trois reprises à la perpétuité pour l'assassinat du préfet Erignac en 1998.

Deuxième d'une fratrie de trois, Yvan Colonna est né le 7 avril 1960 à Ajaccio. Adolescent, il quitte la Corse pour s'installer, à regret, à Nice avec sa famille. Il y passe un bac B et étudie pour devenir professeur d'éducation physique, comme son père. Ce dernier, Jean-Hugues Colonna,  est élu en 1981 député socialiste des Alpes-Maritimes, puis devient conseiller au ministère de l'Intérieur. L'amour d'Yvan Colonna pour son île natale lui fait  abandonner ses études en 1981 pour retourner dans son village familial  de Cargèse, en Corse-du-Sud. Il y alterne les petits boulots avant de s'installer comme chevrier. 

Soupçonné par les policiers d'avoir été un "soldat" du Front de Libération nationale de la Corse (FLNC, clandestin), il admet simplement avoir été "un militant politique" respectant la légalité. De 1995 jusqu'à sa mise en cause dans l'assassinat en 1998 du préfet Claude Erignac, il ne fait pas parler de lui. En mai 1999, quand sont arrêtés les membres du groupe suspecté de l'assassinat  et qu'interviennent les premières dénonciations, Yvan Colonna prend le maquis. Une cavale de quatre ans, jusqu'à son arrestation en juillet 2003 dans une bergerie de l'île. Depuis, celui que l'on surnomme le berger de Cargèse a toujours clamé son innocence. Il dit avoir quitté le militantisme en 1989-1990, après la naissance de son fils, pour se consacrer à sa famille et à son élevage caprin. "J'ai des convictions, je les ai jamais cachées, elles m'ont aidé à tenir. Ca ne fait pas pour autant de moi un assassin", déclare-t-il en juin 2011 lors de son troisième procès aux assises, quelques heures avant que celle-ci ne le condamne une troisième fois à la perpétuité.

Depuis, à 51 ans, Yvan Colonna s'est pourvu en cassation. En cas de rejet du pourvoi, ses avocats ont prévu de saisir la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH). Autant dire que l'affaire est loin d'être terminée.

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