© INTERNE13e Journée du Livre Politique
République, laïcité et Intégration
Prix du Livre Politique
Prix des Députés
Débats, rencontres, dédicaces
avec la participation de Boll, Cabu,
Calvi, Pétillon, Plantu, Wiaz
Entrée libre de 10h à 18h
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Assemblée nationale
33, quai d'Orsay - 75007 Paris
Métro: Assemblée nationale
(se munir d'une pièce d'identité)
Lien: http://www.assemblee-nat.fr/
Retrouvez le lauréat de la Journée du Livre Politique
Samedi 7 février à 16h10, présenté par Anita Hausser
PROGRAMME DE LA JOURNEE
QUATRE ATELIERS-DEBATS ET
UN DEBAT DE CLOTURE
“République, laïcité et intégration” est le thème sur lequel le public et les intervenants sont invités, cette année, à réfléchir. Les ateliersdébats sont une occasion unique pour tous ceux qui se sentent concernés par cette question d'échanger leurs idées avec des responsables politiques, des universitaires et des journalistes.
LA REMISE DU PRIX DU LIVRE POLITIQUE
Ce prix, d'un montant de 7 700 euros, récompense un ouvrage, paru dans l'année écoulée (mars à janvier). Il est décerné par un jury composé principalement de journalistes et doit contribuer à l'analyse, à la réflexion, à la valorisation du discours et de la pensée politique. Le prix sera remis, le samedi 7 février 2004 conjointement par Jean-Louis Debré, président de l'Assemblée nationale et Erik Orsenna, de l'Académie française président du jury 2004.
LA REMISE DU PRIX DES DEPUTES
En partenariat avec la SNCF, le Prix des Députés est un projet créé en 2004 par l'association "Lire la Politique". Les parlementaires sont sollicités afin qu'ils expriment, à partir d'une liste cautionnée par le comité de parrainage de la Journée du Livre politique, leur choix d'un lauréat. Ils récompenseront le " meilleur ouvrage politique " paru dans l'année.
L'ESPACE-SIGNATURES
Avec la participation des auteurs les plus prestigieux, un espace-signatures s'attache à rendre hommage au travail des éditeurs, à la diversité et à la richesse des ouvrages publiés. Cette journée de dédicaces permet d'établir un moment d'échange privilégié et convivial entre les auteurs et leurs lecteurs. Les ouvrages des auteurs présents sont sélectionnés par les membres du comité de parrainage, en fonction de leur actualité (parution dans l'année écoulée), de leur rigueur scientifique et de leur adéquation avec les objectifs de la manifestation. Plus de cent ouvrages seront en vente à la librairie tenue par Gibert Jeune, partenaire de l'Assemblée nationale et de "Lire la Politique".
LE KIOSQUE DE L'ASSEMBLEE
Comme chaque année, le Kiosque de l'Assemblée sera présent à la Journée du Livre politique : un large choix d'ouvrages et de documents parlementaires spécialement sélectionnés pour cette manifestation sera proposé au public.
LE PRIX DU LIVRE POLITIQUE
Le Prix du Livre politique sera remis le samedi 7 février 2004 dans la salle des Fêtes de l'Hôtel de Lassay. Ce prix récompense chaque année le meilleur livre à thème politique paru dans l'année écoulée. Les ouvrages sélectionnés peuvent être des récits, des enquêtes, des essais, des biographies, ou des autobiographies.
Les livres primables doivent favoriser l'analyse, la réflexion, la valorisation du discours et de la pensée politiques.
Le jury chargé de la sélection est composé essentiellement de journalistes politiques. Il se réunit quatre fois dans l'année et élit son président lors de sa première réunion. Le président du jury change chaque année et il ne doit pas être journaliste.
Le Prix du Livre politique est doté de 7 700 euros.
LE JURY
Président du jury 2004
Erik Orsenna de l'Académie française
Membres du jury
Jean-François Bège, Sud-Ouest
Jean-Michel Blier, France-Info
Jean-Pierre Boulais, Paris Normandie
Arlette Chabot, Europe 1- France 2
Michèle Cotta, Chaîne "Toute l'Histoire"
Gérard Courtois, Le Monde
Jean de Belot, Le Figaro
Antoine de Tarlé, Ouest-France
Chantal Didier, L'Est Républicain
Jean-Pierre Elkabbach, Europe 1
Jacques Espérandieu, Le Parisien
Pierre Favier, AFP
Bernard Guetta, France Inter
Anita Hausser, LCI
-Anita Hausser
Jean-Michel Helvig, Libération
Laurent Joffrin, Le Nouvel Observateur
Jacques Klein, Secrétaire général du Prix du Livre politique
Philippe Méchet, Lire la Politique
Jean-Philippe Moinet, Haut Conseil à l'Intégration
Catherine Pégard, Le Point
Luce Perrot, Présidente de Lire la Politique
Alain-Gérard Slama, Le Figaro, Le Point
Philippe Vallet, France Info
LES FINALISTES
Fadela Amara : Ni putes, ni soumises, aux Editions La Découverte
" Ni Putes Ni Soumises " . C'est avec ce slogan volontairement provocateur qu'une poignée de filles de banlieues lance au printemps 2002 un manifeste dénonçant le machisme et les violences masculines. Après le meurtre de Sohane, brûlée vive à Vitry-sur-Seine par un garçon d'une cité voisine, le mouvement s'amplifie et débouche en février 2003 sur une " Marche des femmes contre les ghettos et pour l'égalité ", formidable élan de libération d'une parole trop longtemps retenue. Fadela Amara est l'initiatrice et la figure emblématique de cette marche. Ce livre correspond à son désir de briser l'omerta et de poursuivre les débats engagés. À travers l'évocation de son parcours - fille d'immigrés algériens, née en France en 1964, elle a grandi dans une cité de Clermont-Ferrand et s'est très rapidement tournée vers le militantisme. Elle tente dans cet ouvrage de comprendre les raisons de la dérive des banlieues. Au-delà de son récit singulier, ce sont les voix de milliers de jeunes femmes qui se font entendre, exprimant leurs interrogations et leur révolte. Pourquoi assistonsnous à cette recrudescence des violences à l'égard des filles et cette régression du statut des femmes dans les cités ? Face au constat amer de la décomposition du lien social et de la dégradation des rapports entre hommes et femmes, Fadela Amara délivre ici un message de colère, de lutte et d'espoir. Celui de voir les filles des cités gagner leur liberté, dans un rapport pacifié avec
l'autre sexe.
Jean-Claude Guillebaud : Le goût de l'avenir, aux Editions du Seuil
La grande question qui construit ce livre est la suivante : les changements prodigieux que nous vivons sont-ils en train de nous déposséder de l'histoire ? Pouvons-nous agir encore sur notre destin
et choisir notre avenir en toute connaissance de cause ? Jean-Claude Guillebaud sonde dans cet ouvrage notre inappétence à prendre collectivement notre destin en main et notre tendance au repli
individualiste. Nos sociétés sont actuellement plongées dans une triple révolution (économique, informatique, génétique) qui va trop vite, nous empêchant de la comprendre et de l'analyser. Les mutations ont été plus rapides que nos idées. Cette mutation dérègle nos repères, faisant de nous des témoins apeurés et incertains. Jean-Claude Guillebaud regrette l'abandon du cœur de la politique : le projet. Sous prétexte que les totalitarismes du XXème siècle ont instrumentalisé l'espérance, le progrès, nous nous sommes détournés de tout projet. Or, renoncer au projet, nous dit l'auteur, c'est renoncer à la politique. Nous avons réduit notre temps à un présent perpétuel, nous fermant ainsi toute perspective d'avenir. Jean-Claude Guillebaud veut réagir contre ce fatalisme ambiant. " Renoncer au renoncement ", redonner aux Français le goût de l'avenir, refonder la démocratie, reprendre possession de notre destin : tel est le leitmotiv de cet ouvrage. Mais cela exige de penser autrement. Aucun projet collectif n'est imaginable si nous n'apprenons pas à redéfinir des choix aussi fondamentaux que la " limite opposée à la transgression ", " le lien ajouté à l'autonomie ", " la responsabilité confrontée à l'innocence ou à la croyance " qui donne sens au savoir. Nos idées, elles aussi, doivent muter.
Claude Nicolet : La fabrique d'une nation - La France entre Rome et les Germains des origines à nos jours, Aux éditions Perrin
Cet ouvrage nous propose une réflexion sur " La fabrique d'une nation ", la nôtre. D'où vient la France ? De qui doit-elle se réclamer ? Vercingétorix, César, Clovis, Rome ou les Germains ? Faut-il insister sur la continuité romaine ou la rupture germanique ? C'est à ces questions que tente de répondre l'historien Claude Nicolet, en étudiant l'apport romain et l'apport germanique dans la genèse et le développement de notre nation. L'auteur examine les représentations successives et très contradictoires de la France, depuis l'automne du Moyen Age jusqu'à l'effondrement de la IIIème République, à travers les thèses et querelles entre historiens des différentes époques. Il observe une bataille perpétuelle entre les courants germaniste et romaniste, les uns insistant sur la conquête décisive de la Gaule, légitimant le pouvoir franc et les privilèges de sa noblesse ; les autres sur l'empreinte majeure et indélébile de l'Empire romain aussi bien sur le plan politique que culturel. Sans entrer dans cette querelle historiographique, Claude Nicolet en explicite plutôt les enjeux et les implications politiques contemporaines (la nationalité, la citoyenneté etc.) en s'appuyant sur la référence républicaine romaine sous la Révolution française. Ce livre dépeint une France ethniquement hétérogène, où le pouvoir et le territoire forment la nation. Alors que plusieurs essais évoquent cette année le " déclin " de la France, Claude Nicolet revient, dans ce livre très érudit et en même temps accessible, sur les racines même de la nation française. En posant la question " qu'est-ce qu'une nation ? ", il permet enfin de comprendre ce qu'est l'exception française.
Pierre Rosanvallon : Le modèle politique français La société civile contre le jacobinisme de 1789 à nos jours, Aux éditions du Seuil
A l'aube du XXIème siècle, la démocratie est à la fois triomphante et incertaine. L'évidence désormais universellement revendiquée de ses principes s'accompagne, en effet, d'une perplexité croissante sur les formes de son accomplissement. D'un côté, les hommes et les femmes aspirent à davantage de pluralisme et de décentralisation, à l'extension des contre-pouvoirs et à un contrôle des institutions démultiplié au plus près des réalités. De l'autre, ils expriment une demande accrue de politique et souhaitent la plus forte affirmation d'un lieu central dans lequel puisse s'exprimer et prendre forme une volonté commune efficace, conjurant le péril d'une "gouvernance sans gouvernement". Cet ouvrage éclaire les termes de cette question en reconsidérant l'histoire du cas français qui a constitué depuis deux siècles un laboratoire exemplaire de la tension moderne entre le particulier et le général, les corps intermédiaires et l'Etat. Si le procès de la centralisation et du jacobinisme a été mille fois instruit depuis Tocqueville, il y a une autre histoire qu'il convient de prendre en compte pour saisir la marche effective des choses : celle des fortes résistances à ce jacobinisme. Car ce " modèle " n'a pas cessé d'être massivement dénoncé ou critiqué en même temps qu'il était généralement décrit comme dominant. Du même coup, il n'est pas resté figé dans sa forme native et s'est largement amendé. En resituant ainsi la prégnance de la culture politique illibérale hexagonale dans le cadre dynamique des épreuves et des contraintes auxquelles elle n'a cessé d'être confrontée, Pierre Rosanvallon est conduit à proposer une nouvelle interprétation d'ensemble du système français.
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