Girls in America-Partenariat LCISORTIE du DVD le 19 novembre Durée : 1h22 - couleur - 35mm
Synopsis
LA BANLIEUE AMÉRICAINE DU CÔTÉ DES FILLES
Jersey City, banlieue de New York. Le destin croisé de trois adolescentes dans un monde sans pitié. Oz, 17 ans, dealeuse de drogue respectée de la rue, se démène pour la sauvegarde de sa famille ; Suzette, jeune fi lle de 15 ans sans histoire fait basculer le cours de sa vie en tombant amoureuse d'un caïd local ; enfin Marisol, jeune mère-célibataire, doit affronter ses propres démons pour conserver la garde de son enfant.
Préface
GIRLS IN AMERICA relaie la plupart des études nord américaines sur la délinquance des adolescentes. Le film s'attache à des facteurs structurels : la précarité relative des trois familles, leur solitude répondent à l'isolement social des trois jeunes fi lles.
Même si des différences persistent avec la situation en France ou en Europe, (par exemple, le crack y est une toxicomanie minoritaire), les personnages, dans leurs comportements, ressemblent à des faits observés en France.
Attitude très dure, codes de la rue, langage, emprunts d'attributs généralement masculins sont des éléments que j'ai retrouvés à Marseille, Paris, Bordeaux.
Il s'agit de "ne jamais se laisser faire" et de "ne jamais faire confiance" dans un système d'interaction régi par la loi du plus fort.
Ces jeunes fi lles, dominées de l'ordre social, économiquement et culturellement, oscillent entre une identité qu'elles développent dans leur famille (axée sur la docilité et la serviabilité) et une identité de "crapuleuse" les instituant comme fortes et les protégeant de fait au sein de la loi du plus fort.
Je souhaite que GIRLS IN AMERICA permette questionnement et réflexion autour de la délinquance féminine, sujet qui, sans devoir être amplifi é ou dramatisé, mérite de n'être ni minoré, ni ignoré.
Stéphanie Rubi, Docteure en Sciences de l'Éducation, Chercheure à l'Observatoire Européen de la Violence Scolaire, Auteure de "Les Crapuleuses , ces adolescentes déviantes" (PUF, 2005)
USA: Quelques données sociales
1 | Age du jeune délinquant type : 15 ans
2 | Les jeunes femmes représentent la population Carcérale qui augmente le plus rapidement aux États-unis.
3 | La probabilité qu'une jeune femme née en 2001 Aille en prison est 6 fois plus élevée que celle d'une femme née en 1974.
4 | Sur l'ensemble du territoire américain, le nombre de femmes incarcérées depuis 1980 a augmenté de près de 400 %, soit deux fois plus que celui des hommes.
5 | En 2000, 25 % des mineures arrêtées par la police avaient moins de 13 ans, 32 % avaient entre 13 et 15 ans et 25 % entre 16 et 17 ans.
6 | Selon les travailleurs sociaux, 95 % des femmes incarcérées ont des problèmes de dépendance (drogue, alcool...).
7 | On estime que 88 % des femmes et des jeunes filles incarcérées ont été victimes d'abus sexuels dans leur enfance, de viols ou encore de violence conjugale ; un chiffre qui se situe entre 23 et 34 % pour l'ensemble de la population.
8 | De 1992 à 2003, le nombre de femmes arrêtées augmentaient de 6,4 % alors que celui des hommes baissaient de 16,4 %. sur la même période, les arrestations de femmes pour agressions avec violence augmentaient de 7 % alors que pour le même délit, les arrestations d'hommes chutaient de 29,1 %.
9 | Près de 50 % des filles en détention sont afroaméricaines et 13 % sont hispaniques. Alors que les blancs constituent 65 % de la population américaine, ils représentent seulement 34 % de la population carcérale.
- 7 fois sur 10, les affaires concernant des jeunes filles blanches sont classées sans suite.
- 3 fois sur 10, les affaires concernant les jeunes filles afro-américaines sont classées sans suite.
Notes de production
Tout comme L'ESQUIVE en France, GIRLS IN AMERICA est un projet né de la volonté de deux réalisateurs d'évoquer la banlieue différemment et de s'attacher aux destins de jeunes filles sans larmoiement ni mélodrame.
Il y a deux ans, Lori Silverbush et Michael Skolnik, amis et collaborateurs de longue date, discutent d'un sujet qui leur tient à coeur : le quotidien des jeunes filles dans les banlieues. Michael Skolnik, qui a travaillé sur de nombreux documentaires, avait rencontré de nombreux adolescents dont le quotidien l'avait marqué et inspiré. De son côté, Lori Silverbush a progressivement concentré son travail de scénariste sur le quotidien des jeunes filles. Les deux réalisateurs partagent depuis longtemps la même opinion : dans les quartiers défavorisés, les jeunes filles sont la clé pour en finir avec ce cercle vicieux d'abandon - tant sur le plan économique qu'éducatif et émotionnel - qui définit le quotidien de ces jeunes. Et pourtant, la délinquance des adolescentes et des jeunes femmes ne cesse de se radicaliser : crimes de plus en plus violents, augmentation du nombre d'incarcérations... Un phénomène que les réalisateurs souhaitaient analyser.
Ils ont commencé par développer un atelier d'écriture et de théâtre dans un centre de détention juvénile à Secausus, dans le New Jersey, où des jeunes sont en détention préventive pour des infractions allant de l'école buissonnière à des crimes plus violents. Avec Paola Mendoza (coscénariste et Marisol dans le fi lm), actrice et également éducatrice pour jeunes, Lori Silverbush et Michael Skolnik ont visité le centre de détention deux fois par semaine pendant trois mois. Ils ont appris à connaître les détenues, leurs vies, et les ont encouragés à trouver des moyens d'expression - l'écriture, la musique, le jeu - autre que la violence. Beaucoup de jeunes fi lles se sont livrées aux réalisateurs et ont partagé avec eux leurs histoires. Ces relations se sont approfondies, et les histoires que les trois partenaires ont entendues ont inspiré les trois destins de GIRLS IN AMERICA.
L'étape suivante a été la préproduction et le casting du film. Lori Silverbush et Michael Skolnik ont sélectionné un ensemble d'acteurs originaires du même milieu que les fi lles en détention. Ils ont alors commencé un atelier quotidien pour élaborer l'histoire. Les délinquantes rencontrées au centre de détention (également connu sous le nom de "Youth House", ou "Maison des Jeunes", dans leur propre jargon) ont toutes été les bienvenues pour aider la production après leur sortie.
Et la plupart l'ont fait. Le scénario a été développé après des semaines de discussions et de sessions d'improvisation entre les acteurs, les jeunes et les auteurs du film. Enfin, les meilleures séquences de ces improvisations filmées ont été intégrées au scénario.
Lori Silverbush et Michael Skolnik ont ensuite procédé aux premiers repérages à Jersey City et engagé des douzaines de figurants et d'acteurs locaux pour les plus petits rôles. La population locale - marginalisée et habituée à être ignorée - est devenue le premier soutien du film, les aidant à transposer à l'écran les vies des leurs durant les trois semaines et demie de tournage à l'automne 2003
Les réalisateurs
LORI SILVERBUSH
Diplômée de la Tisch School of the Arts de l'Université de New York, Lori Silverbush a débuté en 1996 avec la réalisation du court métrage, STICKS AND STONES. Le fi lm a reçu de nombreux prix dont le Prix du Jury du meilleur court métrage au Festival du Cinéma Américain de Deauville et le premier prix de la campagne "Stop the Violence" organisée par le magazine Marie-Claire.
En Mai 2000, elle a été choisie pour participer au prestigieux Directing Workshop for Women de l'American Film Institute et réalisa son second court métrage intitulé MENTAL HYGIENE, mélange d'animations numériques et de photographies.
Lori Silverbush est une new-yorkaise engagée notamment au travers d'associations comme "Groove With Me" ou "New Yorkers For Children".
Elle travaille actuellement à l'adaptation de ILLUMINATION
NIGHT de Alice Hoffman avec Evan Rachel Woods pour Prospects Pictures. Elle a également été choisie pour réaliser BLUESMAN, l'adaptation du roman éponyme de Andre Dubus.
Filmographie:
Réalisatrice
| 2004 | -GIRLS IN AMERICA |
Prix du Jury du Festival du Cinéma Américain de Deauville | |
| 2001 | -MENTAL HYGIENE (Court métrage) |
| 1996 | -STICKS AND STONES (Court métrage) |
| Prix du Jury du Meilleur court métrage au Festival du Cinéma Américainde Deauville |
Productrice
2004 -GIRLS IN AMERICA
MICHAEL SKOLNIK
Michael Skolnik a travaillé sur de nombreux documentaires en qualité de réalisateur ou de producteur, le plus souvent des projets engagés : dernièrement un documentaire sur l'impresario hip-hop Russell Simmons et son lobbying pour mettre fi n aux "Rockefeller Drug Laws*", un autre sur Wyclef Jean (des Fugees) et sa lutte pour ramener la paix dans son pays natal, Haïti. Après GIRLS IN AMERICA, Michael Skolnik a achevé la réalisation d'un documentaire sur l'une des plus grandes légendes du basketball de rue (Sélection au Tribeca Film Festival 2003). Il a également coproduit deux documentaires inédits en France pour HBO : BACK IN THE HOOD : GANG WAR II réalisé par Marc Levin et HEIR TO AN EXECUTION: A GRANDDAUGHTER'S STORY, un film réalisé par la petite-fi lle de Julius et de Ethel Rosenberg. En 1997, étudiant à l'UCLA, Michael Skolnik a fondé Equal Opportunity Productions (EqOp), une association d'arts entièrement dirigée par des jeunes. La mission de EqOp était de mettre en place un programme de théâtre de huit semaines dans les écoles publiques les moins favorisées pour pallier au manque de programmes artistiques dans les écoles des quartiers déshérités.
Filmographie:
Réalisateur
| Films | |
| 2004 | -GIRLS IN AMERICA |
Prix du Jury du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2005 | |
Documentaires | |
2004 | -THE ROCKEFELLER DRUG LAW PROJECT |
2003 | -HOOKED: THE LEGEND OF DEMETRIUS "HOOK" MITCHELL |
-LA ESQUINA CALIENTE | |
Producteur | |
2005 | -LES PROTOCOLES DE LA RUMEUR de Marc Levin (Producteur associé) |
2004 | -GIRLS IN AMERICA |
-BACK IN THE HOOD: GANG WAR II (Coproducteur) de Marc Levin | |
-THE ROCKEFELLER DRUG LAW PROJECT de Rebecca Chaiklin / Michael Skolnik | |
2003 | -HEIR TO AN EXECUTION: A GRANDDAUGHTER'S STORY de Ivy Meeropol |
-HOOKED : THE LEGEND OF DEMETRIUS "HOOK" MITCHELL de William O'Neill / Michael Skolnik | |
| 2000 | -JAILS HOSPITALS AND HIP-HOP (Producteur éxécutif) de Mark Benjamin / Danny Hoch |
Les actrices
Judy Marte (Oz)
Judy Marte est née et a grandi dans le Lower East Side de Manhattan. Elle a reçu d'excellentes critiques pour son portrait sensible et réaliste de "Juicy Judy" dans LONG WAY HOME de Peter Sollett (2003) qui fut projeté dans de nombreux festivals (Cannes, Sundance, Toronto...) et reçut des récompenses comme le Grand Prix du Jury au Festival du Cinéma Américain de Deauville. Pour son interprétation de Oz, Judy Marte fut nommée à l'Independent Spirit Award dans la catégorie Meilleure Actrice, un an après avoir reçu une nomination dans la catégorie Meilleure Espoir pour LONG WAY HOME.
Paola Mendoza (Marisol) également coscénariste
Paola Mendoza est diplômée d'arts dramatiques de l'Université de Californie et du Sarah Lawrence College. Étudiante à Los Angeles, elle a mis en scène et a joué dans "Les Monologues du Vagin", "Beirut", et "T.houghts I'.m T.hinking". En 2000 et 2001, elle a travaillé en tant que directrice artistique sur deux programmes de l'association créée par Michael Skolnik, Equal Opportunity Productions ("The Sol Project", avec des enfants venus des Etats-Unis et de Cuba pour une première au Théâtre National de Cuba à la Havane, et "The Soze Project", un échange entre les jeunes du Market Théâtre à Johannesburg en Afrique du Sud et les jeunes des quartiers défavorisés de Los Angeles). Paola Mendoza est également co-fondatrice du Big Bang Group, une compagnie de théâtre de New-York. Elle a fait ses débuts sur les scènes new-yorkaises dans le rôle de Luisa dans "Yo Soy Latina" au Here Arts Space et fut la vedette de "Catcall", une production off-Broadway au Ohio Theatre. Elle a tourné dans de nombreux courts métrages et fi lms d'étudiants, notamment GABRIEL Y GATO, vainqueur du Chrysler Million Dollar Film Festival de 2003. Très marquée par son rôle dans GIRLS IN AMERICA, elle réalise en ce moment AUTUMN'S EYES, un documentaire sur une petite fi lle de trois ans dont la mère, très jeune, est en prison.
Anny Mariano (Suzette)
Anny Mariano a été choisie pour interpréter le rôle de Suzette alors qu'elle suivait les cours du prestigieux Ruby Theater Program du Lower East Side comme son aînée Judy Marte.
À 18 ans, elle est étudiante et GIRLS IN AMERICA est son premier long métrage.
Avant-première
Toutes les avant-premières se feront en présence de l'équipe du film et seront suivies d'un débat avec des acteurs sociaux.
- le 2 mars à Strasbourg au cinéma Star Saint Exupéry à 20H15
- le 4 mars à Toulouse au cinéma ABC à 19H45
- le 6 mars à Paris au MK2 Quai de Loire à 20H15
- le 7 mars à Marseille au cinéma Les Variétés à 20H30
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