Opéra en Plein Air - édition 2006

Par Par Céline CAUVY, le 07 juin 2006 à 17h52 , mis à jour le 20 septembre 2006 à 15h55

Année Mozart oblige, près de 20.000 spectateurs enthousiastes et émerveillés investiront la façade du Palais de Marie de Médicis dans les Jardins du Sénat autour de La Flûte Enchantée.

Partenariat LCI-Opéra en Plein Air

De Wolfgang Amadeus Mozart

Livret d'Emmanuel Schikaneder

Créé le 30 septembre 1791,

au Theater auf der Wieden, à Vienne

Dans une mise en scène de Caroline Huppert

Sous la direction musicale de Philippe Hui

Avec une scénographie et des décors de Patrick Dutertre

Des costumes conçus et façonnés par Nathalie Garçon



 

Les Dates

Partenariat LCI-Opéra en Plein Air


Les programmes & couvertures sont en vente sur place

RENSEIGNEMENTS & BILLETTERIE

0 892 707 920 (0.34 €/mn)

Fnac et Réseaux habituels

et sur

www.operaenpleinair.com 

Et aussi :

Pour les réservations au Château du Champ de Bataille

Office de Tourisme du Neubourg : 02 32 35 40 57

Office de Tourisme d'Evreux : 02 32 24 04 43

Office de Tourisme de Rouen : 02 32 08 32 40

Pour les réservations au Domaine de Sceaux

Office du Tourisme de Sceaux : 01 46 61 19 03



Pour l'anniversaire de la naissance du génie de Salzbourg, les Opéras en plein air ne pouvaient ignorer sa plus grande création.

D'abord parce que la Flûte enchantée possède parmi les plus beaux et les plus connus des airs de tout le répertoire.

Ensuite parce que cette oeuvre, que Mozart lui même voulait féerique, populaire et accessible au plus grand nombre, répond à tous nos objectifs et résonne en nous comme l'exemple d'une création subtile et universelle.

Enfin, parce que la Flûte, pour une équipe artistique, est l'ouvrage que l'on souhaite faire découvrir, un moyen d'initiation.

Initier. Le mot est lâché. Il peut évidemment prendre différentes significations. Pour nous il n'en a qu'une, celle de transmettre et partager notre amour de l'opéra, des belles choses et des beaux instants.

Mozart nous passionne et nous transporte en nous racontant une quête qui est celle de tous. A travers les périples de nos vies, de nos destins, nous ne cherchons qu'une seule chose. Ce sentiment serait- ce l'amour ? s'interroge Tamino dans l'air du portrait. Tamino aidé de Papageno devra, pour trouver son âme soeur, triompher de l'obscurité en évitant les pièges de la Reine de la Nuit, personnage fascinant et envoûtant dont le nom suffit pour comprendre la force féerique qui émane de cette oeuvre.

Aujourd'hui, l'air "Der Hölle Rache kocht in meinem Herzen", est l'un des plus célèbres de tout le répertoire lyrique. Ses vocalises impressionnent et nous terrifient.

Pour sortir de cette obscurité, la seule lumière qui vaille est l'amour. " Il n'y a de grand amour qu'a l'ombre d'un grand rêve ". Le nôtre, depuis six ans, est de vous séduire, de vous plaire et de vous offrir une part de notre rêve à travers des productions toujours plus exigeantes et plus belles.

Comme le chiffre symbole de cet opéra, je ferais trois remerciements.

Aux artistes qui sont à nos côtés dans ce qui reste une aventure humaine tant l'énergie que nous devons dépenser est grande chaque année pour présenter ces opéras dans des conditions exceptionnelles.

Cette année encore des personnalités talentueuses nous accompagnent. Et c'est une joie pour nous de les accueillir dans les Opéras en plein air.

Caroline Huppert dont l'implication, la conviction, la culture et l'intelligence emportent tous les avis. Autour d'elle, le talent et la créativité de Nathalie Garçon épousent à merveille l'univers enchanté de la Flûte. Les décors de Patrick Dutertre sont un ravissement nés du songe d'un passionné d'architecture et de jardins qui trouvera tout son épanouissement dans les lieux magnifiques qui nous accueillent. Et, la direction musicale sublimée par Philippe Hui permettra d'apprécier la richesse de la composition de Mozart.

A nos partenaires sans lesquels ces soirées ne pourraient exister.

Tout d'abord à Monsieur le Président du Sénat, Monsieur Christian Poncelet et à l'ensemble des équipes du Sénat de nous ouvrir les portes de cette prestigieuse institution et de notre collaboration qui permet à de nombreux jeunes de découvrir l'opéra dans le cadre d'un partenariat équilibré et responsable.

Au Conseil Général des Hauts de Seine et à son Président Monsieur Nicolas Sarkozy pour le Domaine du Parc de Sceaux et l'aide apportée. Merci aux propriétaires des châteaux de Vaux le Vicomte et de Champ de Bataille, Messieurs Patrice de Vogüe et Jacques Garcia pour leur confiance. A nos sponsors privés les champagne Henriot et Guerlain sans qui nous ne pourrions pas poursuivre cette initiative.

Merci aux médias A nous Paris, la Fnac, France 3, LCI, le Parisien, Paris Match, Télérama et Viacom.

Et enfin un troisième merci qui en vaut des milliers, à notre public fidèle qui fait des opéras en plein air un succès populaire et un vrai rendez-vous culturel


Tristan Duval

Organisateur des Opéras en Plein Air




Note d'intention

" Pour une mise en scène de

La Flûte Enchantée "

Par Caroline Huppert


Au printemps de 1791, Mozart reçut une proposition d'écrire un nouvel opéra. Elle provenait de son ami et frère en maçonnerie Emmanuel Schikaneder, son aîné de cinq ans et personnalité bien singulière : acteur de grand talent (il passait pour avoir été, dans sa jeunesse, le meilleur Hamlet des scènes allemandes), il était aussi un joyeux aventurier qui avait parcouru toute l'Europe à la tête d'un théâtre ambulant. Deux ans auparavant, il avait pris possession d'un théâtre dans un faubourg populaire de Vienne, un bâtiment en bois pouvant accueillir mille spectateurs, où il proposait surtout des pièces féeriques que le public populaire simple et peu cultivé appréciait particulièrement. C'est un opéra féerique que Schikaneder vint demander à son ami Mozart. Il en avait écrit lui-même le livret et s'était réservé le rôle de Papageno.

Mozart accepta volontiers la commande. Sa situation n'était pas très brillante. Financièrement, les choses allaient mal, et sa musique se jouait de plus en plus rarement à Vienne. Le nouvel empereur Léopold II n'aimait ni Mozart, ni les Francs-maçons, et Mozart ne pouvait plus espérer une commande de l'Opéra de la Cour. Aussi se plongea-t-il avec enthousiasme dans ce travail, interrompu cependant par quelques autres compositions (dont le dernier quintette à cordes en Mi bémol majeur, K. 614) jusqu'à la fin de juillet 1791. L'opéra était presque achevé à l'exception de l'instrumentation, lorsque arrivèrent coup sur coup deux nouvelles commandes, le fameux Requiem et la Clémence de Titus pour l'opéra officiel de Prague. Mozart termina donc très rapidement en rentrant de Prague à la mi-septembre l'instrumentation, ajouta trois nouveaux morceaux (la Marche des prêtres, le Choeur des Prêtres et l'air de Papageno). L'ouverture fut terminée en dernier, le 28 septembre, juste avant la répétition générale du 30 septembre.

Dès la première représentation, que Mozart dirigea depuis le clavecin, le public se rendit compte qu'il découvrait une oeuvre qui dépassait de très haut les productions habituelles de ce genre de théâtre. Avec la plus grande joie, Mozart assista presque à chaque représentation, aussi longtemps que son état de santé le lui permit. Mais le surmenage des derniers mois avait été trop fort, et Mozart ne put bénéficier du succès de son oeuvre. Lorsque le rideau tomba pour la centième fois devant la foule enthousiaste, il y avait plusieurs semaines qu'il avait cessé de vivre.

Au cours des siècles suivants La Flûte a été représentée partout dans le monde, toujours avec succès, bien que son livret ait souvent été attaqué, parfois avec violence. Les critiques les plus virulentes lui reprochent son incohérence et son manque d'homogénéité. Le style du Singspiel fait alterner les scènes jouées et les scènes chantées, et Mozart et Schikaneder se sont ingéniés à faire alterner les scènes féeriques avec des scènes plus naturalistes. Mais ce sont les milieux les plus réactionnaires qui ont cherché à minimiser la portée du livret et son contenu idéologique. Car le miracle de la Flûte, c'est de se prêter à plusieurs lectures complémentaires. Elle est un conte de fée (die Zauberflöte veut dire littéralement la " flûte magique ") exigeant de notre part un esprit d'enfance intact, celui là même qui prête à la musique de Mozart sa mystérieuse et cristalline pureté. Mais La Flûte enchantée est aussi une pièce franc-maçonnique, car la franc-maçonnerie constituait alors l'engagement le plus progressiste auquel un esprit " éclairé " pût souscrire. La Révolution française avait éclaté depuis deux ans, et plusieurs expressions et idées du livret rappellent la première Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. Ici comme là, la Raison se voit divinisée, qui seule peut conduire à la Sagesse.

Plusieurs oeuvres de Mozart sont proches de la franc-maçonnerie, la Flûte enchantée certes, mais aussi des cantates, et surtout le sublime Concerto pour clarinette destiné à un instrument et à un interprète, l'ami et frère Anton Stadler. Et les étapes de l'initiation de Tamino et Papageno correspondent à celle d'un rituel franc-maçonnique de manière tout à fait frappante. Le chiffre franc-maçonnique " Trois " est présent partout dans la Flûte enchantée et ce, dès la tonalité de départ et d'arrivée, Mi bémol majeur avec trois bémols à la clef. Le triple accord au début de l'ouverture revient par la suite à plusieurs reprises comme un " appel " à la manière d'un véritable leitmotiv. Les Dames sont trois, ainsi que les Jeunes garçons, les Temples et les Portes...

Aujourd'hui, à deux siècles de distance, certains éléments du livret appellent un examen critique. Il est clair que si le livret reflète l'idéal politique et social de Mozart, cet idéal n'est pas du tout démocratique au sens où nous l'entendons aujourd'hui. Sarastro est un despote, éclairé comme l'empereur Joseph II qui en fut peut-être le modèle, mais les libertés, il les définit et les octroie à une humanité encore mineure et dépourvue de libre choix. Lorsqu'il enlève Pamina à sa mère, c'est certes pour la souscrire à une influence qu'il juge maléfique, mais il ne s'agit pas moins d'un rapt, d'un séquestre, donc d'un acte de violence, dans lequel le droit naturel, celui d'une mère, se voit bafoué. Ce Sarastro a des esclaves, état de choses plausible dans l'Egypte ancienne mais certainement incompatible avec la Déclaration des Droits de l'Homme. Monostatos, esclave et noir, revendique des sentiments humains, mais demeure au stade de désir physique brut. La société hiérarchisée voulue par Sarastro est dominée par les hommes, et les femmes ont une place subalterne. L'initiation de Pamina est présentée comme une exception, uniquement en vue de devenir la compagne d'un Tamino dont tout nous indique qu'il partage les vues " machistes " de Sarastro, qui le forme visiblement pour être son successeur, et dont il répète docilement les clichés misogynes !

Les trois rôles les plus développés musicalement sont ceux de Tamino, Pamina et de Papageno, qui leur sert en quelque sorte de faire-valoir.

Tamino et Pamina, le couple élu, sont les seuls personnages qui subissent une transformation profonde. Celle-ci constitue même le véritable sujet de la pièce, symbolisant la victoire de la Raison, de la Sagesse, et de la Maîtrise de soi, bref du grand jour lumineux sur les forces mauvaises et les impulsions obscures de la nuit. Le subconscient, encore inexploré par Sigmund Freud, faisait peur à l'époque de Mozart.

Dès le début, Tamino manque de succomber au Serpent (symbole transparent de ses pulsions sensuelles non dominées), et c'est cette peur, et non la lâcheté physique devant un monstre, qui le fait s'évanouir. Mais l'intervention des Trois Dames tronçonnant le serpent ressemble fort à une castration symbolique ! Ce sauvetage n'a d'ailleurs rien de désintéressé, il n'a pour but que de permettre au jeune Prince de devenir l'instrument docile de la Reine de la Nuit. Ce n'est que dans le Temple que Tamino comprend de quoi il retourne et que son innocence a été abusée.

Papageno, l'homme nature, est par essence, incapable de tout développement. Contrairement à Tamino, il n'a aucune conscience de l'ailleurs, géographique et historique. Il n'a pas de mémoire et ignore la communauté des hommes. Il ne se pose aucune question et se contente des petites joies du quotidien, mais c'est précisément par là qu'il incarne ce qu'il y a de solide, de foncièrement sain et de tellurique dans l'homme. Plus aisément que le Prince Tamino, il peut aborder l'amour sensuel, et ce n'est pas par hasard que Schikaneder et Mozart le font pénétrer dans le Temple et même rencontrer Pamina avant Tamino, Pamina avec laquelle il chante alors cette incomparable louange de l'amour (sensuel, également) entre l'homme et la femme, l'amour qui lui permet de transcender un moment ses limites de simple mortel. Pour finir, il ne sera pas " initié ", mais verra son désir d'une compagne assouvi.

Pamina est l'Eternel Féminin, l'objet et le but des plus nobles aspirations comme de la lubricité la plus vile. Elle est d'abord définie, non par sa présence, mais par le manque cruel procuré par son absence : elle est arrachée à sa mère, et c'est son portrait, et non elle-même, qui déclenche l'amour absolu de Tamino. Lorsqu'elle apparaît enfin dans l'opéra, c'est en captive de Sarastro et de ses sbires. Papageno, en la délivrant, lui donne vie et lui permet de se définir. Mais étant une femme, Pamina n'a qu'une vocation : aimer et être aimée. En ce sens, elle a les mêmes aspirations que Papageno. Cependant, en partageant les mêmes épreuves que Tamino, elle échappera à sa condition inférieure et deviendra son égale.

La Reine de la Nuit exprime ses émotions avec une intensité si extrême qu'elle peut nous faire douter de sa sincérité. Symbolisant les désordres provoqués par la passion, elle est renvoyée dans les bas-fonds, les souterrains (de l'inconscient ?), où elle est condamnée à rôder à jamais. En opposition complète, Sarastro détient toutes les vertus qui lui permettent de gouverner le monde. En guidant le Prince Tamino et la fille de la Reine de la Nuit sur le chemin escarpé qui mène à la sagesse, il invite les spectateurs à les imiter...

Les gravures représentant la première mise en scène de la Flûte montrent que Schikaneder a utilisé tous les artifices offerts par les machineries complexes déjà en usage dans les théâtres bien équipés du XVIIIe siècle. Depuis, les innombrables mises en scène ont mis en lumière, ensemble ou séparément, les différents aspects de l'oeuvre, " conte de fée ", " psychanalytique ", " spectaculaire ", " maçonnique ".... Les plus grands peintres, les plus grands scénographes ont rêvé et représenté " leur " flûte. Chacun de nous possède au fond de son coeur sa Flûte idéale. Avec Philippe Hui à la direction d'orchestre, Patrick Dutertre pour la scénographie, Nathalie Garçon pour les costumes, et Tonio Di Carvalho pour les lumières, nous allons présenter une Flûte joyeuse, actuelle, dynamique respectant l'émotion des personnages et l'humour des situations. Le cadre proposé par " Opéras en plein air " - des façades de châteaux, des jardins, la nuit réelle, nous portent à imaginer un espace scénique où la nature aura une place prédominante. Nature sauvage, domaine des passions et de la Reine de la Nuit, contrastant avec la nature ordonnée par le talent des Hommes. Le spectacle est placé dans une époque contemporaine, mais des vestiges architecturaux rappellent le passage du temps. Les contrastes nous guident dans nos choix : ordre, désordre, présent, origines, nuit, jour, lumière, ténèbres, raison, passion, homme, femme... Nous montrerons l'opposition des forces, et laisserons agir le pouvoir fédérateur de la musique.

Caroline Huppert

Metteur en scène


La direction artistique

MISE EN SCENE

CAROLINE HUPPERT

Après des études d'histoire et d'arts plastiques, Caroline Huppert aborde la mise en scène de théâtre en 1975. Ses premiers spectacles Voyage autour de ma marmite, Les Enfants gâtés, Les Amoureux , sont remarqués par la critique et le public, ce qui lui permet de coproduire avec la télévision On ne badine pas avec l'amour au Théâtre des Bouffes du Nord, avec Isabelle Huppert.

Entre 1979 et 2004, elle écrit ou réalise 25 films et téléfilms, avec Nathalie Baye (Madame Sourdis), André Dussollier et Christine Pascal (Elle voulait faire du cinéma), Emmanuelle Béart (Marie- Antoinette), Nicole Garcia (L'Apprentissage de la Ville), Ludmilla Mikaël (L'Inventaire), Rohmanen Bohringer et Julie Depardieu (Deux Femmes à Paris), Didier Bezace et Danièle Lebrun (La Liberté de Marie), etc ...

Elle demeure pendant trois ans la présidente du FIPA. Dernièrement, elle a réalisé Mademoiselle Gigi, d'après Colette, avec Françoise Fabian et Macha Méril et Eliane avec Florence Pernel et Jean-Pierre Lorit, dont la diffusion est prévue en 2006 sur France 3.



Scénographie

PATRICK DUTERTRE

Patrick Dutertre rentre à l'âge de 15 ans à l'Ecole Nationale des Beaux-Arts de Tours. Assistant décorateur au Théâtre lyrique de Tours, il participe au film La Marquise de Brinvilliers, coproduction franco-allemande pour la télévision. En 1970, il est reçu major au concours d'entrée de l'E.N.S.A.T.T. En 1987, il intervient pour l'Institut Français de la Mode. Puis, à partir de 1996, il enseigne à l'Ecole Supérieure d'Art Dramatique du TNS.

Tout au long de sa carrière, il travaille en tant que décorateur et costumier pour de grandes personnalités telles G. Vergez dans En pleine mer, A. Arcadi dans l'Hôtel Baltimore, A. Vitez dans Phèdre, R. Planchon dans Gille de Rais, Folies bourgeoises, Théâtres d'Arthur Adamov, S. Loïk dans Le dîner de Lina, J.M Dupuis dans Class Enemy, P. Tabart dans Exposition au Théâtre Essaïon, La cagnotte, Tout contre un petit bois, La cuisse du steward, Musée Haut Musée Bas de JM Ribes. De même, il travaille à partir de 1992 pour JL Martinelli dans Calderon de PP Pasolini au Festival d'Avignon, Le Jugement dernier de BH Lévy au Théâtre de l'Atelier, Roberto Zucco de BM Koltès, OEdipe le Tyran de Sophocle au Festival d'Avignon.

Il diversifie ses expériences et se penche vers le domaine du design. Il réalise des projets de sacs et posters pour Bloomingdale's New-York, travaille à l'image de marque de Fashion Group et dessine une collection de dix tapis pour Boussac France Tapis. Il prend en main la conception et la maîtrise d'oeuvre de restructuration du Théâtre du Rond Point en 2002. Par ailleurs, il crée les décors de l'opéra vidéo L'heure espagnole de Ravel, réalisation de J.F. Porcile. Il s'investit aussi dans les décors et costumes dans Le Pont des soupirs de J. Offenbach, par J.M Ribes au Théâtre de Paris, dans Jenufa de Janacek. En 2003, Patrick Dutertre prend la direction artistique du film publicitaire MAAF et conçoit le décor du film publicitaire LCL (Le crédit Lyonnais).

Patrick Dutertre a été nommé en 2000 pour le Molière des meilleurs costumes et en 2005 pour le meilleur décor.



La direction musicale

PHILIPPE HUI

Après des études de piano et d'alto, Philippe Hui intègre le Conservatoire National Supérieur de usique de Paris - où il effectue notamment une Masterclass avec Pierre Boulez - et y obtient un 1er prix de Direction d'Orchestre qu'il complète d'un diplôme d'Ingénieur de la Formation Supérieure aux Métiers du Son.

Afin d'enrichir son parcours, Philippe Hui est longtemps à la tête d'orchestres de jeunes tel que l'Orchestre Régional des Jeunes de Haute-Normandie de 1990 à 1998.

Il est Chef Assistant à l'Orchestre de Bretagne durant la saison 1993/1994 puis responsable Musical de l'Opéra de Tours de 1994 à 1998. En 2000, il fonde l'Atelier Lyrique de Haute- Normandie dont il est depuis le Directeur artistique.

James Conlon le remarque et l'invite en 2001 à devenir son assistant à l'Opéra National de Paris ; depuis cette date, Philippe Hui intervient régulièrement auprès de l'Opéra.

Sa carrière le conduit à s'intéresser à tous les genres (symphonique, oratorio, ballet, ...) avec une prédilection pour le lyrique. Il mène, avec l'Université de Rouen, un travail de recherche et de recréation d'opéras-comiques du patrimoine français du XVIIIe siècle.

Il fait ses débuts, en janvier 2005, à l'Opéra Bastille en dirigeant, au pied levé, Le Barbier de Séville, et a assuré la direction de plusieurs représentations de La Traviata dans le cadre de " Opéras en plein air " dans les jardins du Sénat à Paris et au château de Vaux-Le-Vicomte.


Les costumes

NATHALIE GARÇON

Née sous le soleil de Cannes, Nathalie Garçon passe son enfance dans une atmosphère baignée de lumière, de couleurs et de stars du cinéma, dont elle conserve le goût et l'ambiance si particulière.

Poursuivant ses études aux Beaux-Arts de Paris (avec un passage au Studio Berçot), elle rencontre Sarah Moon qui lui présente Monsieur Jean Cacharel, chez qui elle fera ses premières armes. En 1989, Nathalie Garçon créé sa propre collection. Elle élabore une ligne de vêtements ultra féminins, apportant un véritable soin au choix des tissus qu'elle souhaite rares et raffinés, subtilement colorés de camaïeux délicats.

En 1998, encouragée par les actrices qu'elle habille depuis, Nathalie décide avec la complicité du photographe Jean-François Jonvelle, de publier un livre hommage à la féminité intitulé " Balcons ". Onze actrices, de Christine Citti à Mathilde Seigner, dévoilent leurs décolletés dans des robes que Nathalie Garçon dessine spécialement pour chacune d'elles.

En Octobre 2000, Nathalie Garçon inaugure sa boutique située Galerie Vivienne, qu'elle conçoit comme une maison, accueillante et chaleureuse, décorée par Christian Sapet. Aujourd'hui, la griffe Nathalie Garçon est présente dans 350 points de vente en France et dans les principales capitales du monde.

Nathalie Garçon continue d'habiller les stars de cinéma et de créer des costumes pour le théâtre, le cinéma ou le music-hall. Nathalie est réputée pour l'extrême féminité de ses collections. Créatrice inspirée, ses vêtements demeurent l'illustration d'un univers onirique, fait de poésie, de charme et d'authenticité. Un univers particulier qui est le sien.


Chorégraphie et danse

GUILLAUME BORDIER

A 22 ans, Guillaume Bordier est engagé au Ballet National de Marseille de Roland Petit où il obtient très vite un contrat de soliste. Roland Petit le considère comme un danseur des plus talentueux et lui fera danser différents ballets et également des pas de deux avec, comme par exemple, la très célèbre danseuse étoile Alessandra Ferri avec laquelle ils feront une tournée à Milan, et Zizi Jeanmaire dans Zizi chante Gainsbourg, au Zénith de Marseille, Toulon, et Paris. Maurice Béjart le remarque et l'engage à 28 ans comme soliste à Lausanne.

Il danse des ballets importants de son répertoire. Guillaume travaille également avec le chorégraphe Rheda pour différentes manifestations (clips vidéos, télé ...). En février 2000, il compose sa première chorégraphie inspirée par la mode pour la compagnie du ballet de Nancy (ballet de Loraine), ainsi qu'une création en plein air pour les journées du patrimoine. Il chorégraphie également pour les 75 ans du stylo Mont Blanc un défilé à l'hôtel Bristol de Paris. Il travaillera pendant 3 ans avec la compagnie José Montalvo et Dominique Hervieu pour deux créations (Babelle Heureuse et Les Palladins de J.P. Rameaux). Pour la saison 2004/2005, il danse en tournée mondiale avec Van Cleef and Arpels pour la nouvelle collection diamants appelée Collection Couture. Lors de l'édition 2005 des Opéras en Plein Air, il conçoit les chorégraphies de La Traviata de Verdi, dans la mise en scène d'Henry-Jean Servat.


Un festival de jeunes talents

Les cinq dernières éditions ont réuni plus de 90 000 personnes autour d'une distribution de jeunes chanteurs. Ces talents lyriques ont acquis une solide formation par leurs études, expériences et concours. Ils demandent aujourd'hui à faire leur preuve devant le grand public et à initier ce dernier à leur passion : l'opéra.

Cette initiative porte ses fruits : Ingrid Perruche, qui fut une magnifique Suzanne dans Les Noces e Figaro en 2003, a été récompensée en 2005 aux Victoires de la Musique Classique dans la catégorie Révélations Artistes Lyriques.

" Il n'est pas rare de voir l'année suivante les jeunes talents invités sur les plus grandes scènes lyriques et couronnés aux Victoires de la Musique Classique ".

92 EXPRESS, Juin 2005.

Cette année, c'est le chef d'orchestre de la Bohème, François-Xavier Roth (quatrième édition des opéras en plein air en 2004), qui est nominé dans les révélations des Victoires de la Musique Classique en 2006.


L'atelier lyrique de Haute Normandie

Créé en 2000, l'Atelier Lyrique de Haute-Normandie est une association culturelle dont les dirigeants partagent la formidable envie de faire découvrir - ou redécouvrir - à un très large public des oeuvres connues et méconnues du répertoire lyrique. Opéras, opéras comiques, opérettes, oeuvres sacrées ou profanes... toutes les oeuvres du répertoire lyrique du XVIIIe au XXe siècle sont à l'honneur. Il participe cette année au Festival des Opéras en Plein air. L'Atelier Lyrique possède donc plusieurs vocations : historique, festive, sacrée, internationale.

L'Atelier Lyrique réunit un ensemble instrumental à dimensions variables composé essentiellement de musiciens qui, malgré leur air parfois juvénile, sont d'ores et déjà diplômés du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, aguerris au travail en fosse orchestre et prêts à mettre leur talent au service de la musique vocale.


La distribution

Tamino



Paul Cremazy / Thomas Blondelle


Pamina



Khatouna Gadelia/ Tomoko Takeuchi


La Reine de la Nuit



Liliana Faraon / Marie-Bénédicte Souquet


Papageno


Papagena

Marc Souchet


Edwige Parat


Sarastro



Florian Westphal



Monostatos



Carl Ghazarossian


1ere Dame 

2e Dame 

3e Dame

Laure Crumière

Elisabeth Poirel

Sylvie Althaparro

1e prêtre, Sprecher


2e Prêtre, 1er homme d'arme

Laurent Alvarro


Marc Larcher


3 garçons



Maîtrise des Hauts de Seine




Les jeunes talents 2006

Tamino

PAUL CREMAZY, Ténor

Entré en 2000 au conservatoire national de région de Toulouse, dans la classe de Jacques Schwarz, Paul Cremazy se perfectionne auprès de Madame Jane Berbié à partir de 2003, puis auprès de Nicolaï Gedda.

Ses débuts professionnels sont consacrés au répertoire baroque, il chante ainsi les parties ténor soliste du Te-Deum de Gustave Charpentier ; puis de l'Oratorio de Noël de Camille Saint-Saëns, et de la Fantaisie pour choeur et solistes de Beethoven... Il développe une large expérience du récital lyrique où il se produit dans un répertoire notamment consacré à Mozart, Donizetti, Rossini, Gluck, Verdi, Bizet, Tchaikovsky...L'académie de Musique Baroque d'Ambronnay l'engage en septembre 2004, pour chanter le rôle titre, dans Actéon de Charpentier sous la direction de Christophe Rousset. En mai 2005, il est invité par le festival de Musique Sacrée de Toulon pour chanter Davide Penitente et une cantate maçonnique de Mozart. Paul Crémazy a obtenu le 2e prix hommes (catégorie Opéra), au Concours International de Gascogne 2003.

THOMAS BLONDELLE, Ténor

Il compose aussi de la musique : la fondation Aquarius (Anvers) lui Thomas Blondelle entame sa formation de chant au Conservatoire Municipal de Bruges dans la classe de Catherine Vandevelde. Il obtient à ce même conservatoire les diplômes de piano, histoire de la musique, composition et musique de chambre. En même temps, il poursuit une licence de musicologie à l'université de Louvain. Il débute sa carrière en tant que baryton avant d'aborder le répertoire de ténor. Il a suivi des stages et masterclass avec François de Carpentries, Christoph Loy (metteurs en scène), Susanna Eken, Charlotte Margiono, Tom Krause, Sarah Walker et Helmut Deutsch (pianiste). Au concours “Axion Classics” de Dexia Belgium, il obtient en 2001 le premier prix.

Il compose aussi de la musique : la Fondation Aqurius (Anvers) lui attribue trois fois consécutives le premier prix, lors de son concours pour jeunes compositeurs.

Pamina

KHATOUNA GADELIA, Soprano

Khatouna Gadelia a commencé à chanter dès l'âge de sept ans dans la Capella Internationale de la Soukhoumi en Géorgie. A 14 ans, elle entre au Conservatoire de Saratov (Russie) en classe de piano puis elle entre en classe de chant lyrique à l'Ecole de Musique Rimski-Korsakov de Saint-Pétersbourg. A 17 ans, elle est admise au Conservatoire National Supérieur de Musique de Saint-Pétersbourg, dans la classe de chant et d'art lyrique de Tatiana Novikova. Pendant ses études, elle fait plusieurs concerts en Russie et à l'étranger comme soliste. En 2001, Khatouna Gadelia est admise au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris (CNSM) dans la classe de chant lyrique de Michelle Le Bris. Pendant ses études au CNSM, elle donne plusieurs récitals (Messe de Schubert, direction Alexandre Grandé et Opus de Gattieres). Elle se produit également dans Carmina Burana de Carl Orff avec la Maîtrise des Hauts-de-Seine sous la direction de Gael Darchen, dans Cosi Fan Tutte de Mozart (rôle de Fiordiligi) au CNSM de Paris... Khatouna Gadelia est diplômée de concours internationaux : second prix UFAM (Paris, 2003), Prix d'Espoir du Concours International de Gascogne (Rieumes, 2003), Prix d'Espoir du Concours International Luigi Stramesi (Italie, 2001) et finaliste diplômée du Concours de Marmande (2003).

TOMOKO TAKEUCHI, Soprano

Tamoko Takeuchi étudie le chant au Conservatoire de Kunitachi à Tokyo. Elle fait par la suite des récitals pour la fondation Rotary International lors de la saison 95/ 96 et à l'Ambassade de Suisse au Japon lors de la saison 96 /97. Ces expériences lui permettent de se rendre en Europe. Elle entre alors au Conservatoire de Lausanne et obtient le 1er prix de virtuosité avec les félicitations du jury. Elle travaille le chant avec Christiane Patard, Monique Zanetti, Daniel Mesguish.

En 1997, elle entre à l'Atelier Lyrique de l'Opéra National de Lyon, puis en 2000 au CNIPAL de Marseille. Elle participe en France et à l'étranger à de nombreux Opéras: Susanna dans Les Noces de Figaro (Fribourg), Despina dans Cosi fan tutte (Tokyo), Pamina et Papagena dans La Flûte Enchantée, Dolinda dans Orlando de Haendel, Zaide de Mozart.

Elle se produit dans plusieurs concerts et festivals : Requiem, Messe en do mineur, Exsultate Jubilate de Mozart, Nelson messe de Hayden, Stabat Mater de Pergolesi, Les oratorios de Charpentier, Les Madrigeaux de Monteverdi, Lauda per Nativita del Signore de Respighi...

La Reine de la Nuit

LILIANA FARAON, Soprano

Après 10 ans de formation musicale complète (violoncelle, piano, chant) au Lycée des Arts de IASI (Roumanie), elle obtient en 1992 la Médaille d'Or au Conservatoire National de Lyon, puis en 1993 le Premier Prix à l'unanimité au Conservatoire National de Toulouse. Lauréate du Concours International de chant de Toulouse (1994), des "Voix d'Or" à l'Opéra de Metz (2003), elle remporte en 2004 le Grand Prix et Prix du Public à Marmande et le Premier Prix Honneur au Concours de l'U.F.A.M. Paris. Liliana Faraon a chanté sous la direction de nombreux chefs d'orchestre tels que Jean-Claude Malgoire, Michel Plasson, Giuliano Carella, Christian Ciuca, Marco Guidarini, Oswald Sallaberger, Friedemann Layer, Amaury du Closel...

Pour les saisons 2004 et 2006, elle se produit pour des concerts en Roumanie, à Paris, à l'Opéra d'Avignon, de Rouen et de Lille, et chante à Hong Kong, puis elle sera La Reine de la Nuit au Grand Théâtre de Reims et Opéra de Vichy.

MARIE-BÉNÉDICTE SOUQUET, Soprano

Marie-Bénédicte Souquet commence à étudier la musique à la Maîtrise de Radio- France. Après une Licence de Musicologie à la Sorbonne, elle poursuit sa formation au Centre de Musique Baroque de Versailles. Elle se produit en concert sous la direction d'Olivier Schneebeli, Christophe Rousset, Ton Koopman... En 2000 elle entre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe d'Isabelle Guillaud et obtient en juin 2004 son Premier prix de chant à l'unanimité.

Elle a chanté la Reine de la Nuit dans La Flûte enchantée de Mozart, mise en scène par Lukas Hemleb et dirigée par Alain Altinoglu, Fanny dans La Cambiale di Matrimonio de Rossini, Marie dans Les mousquetaires au couvent de Varney, Belinda et la 2ème dame dans Didon et Énée de Purcell, Dorothée et Armide dans Geneviève de Brabant de Donizetti, avec la troupe des Brigands (coproduit par les Musiciens du Louvre), puis une fille fleur dans Parsifal de Wagner sous la direction de Pierre Boulez à la Cité de la Musique... En juillet 2004, elle gagne le prix du Staatsoper de Dresde au concours international du Belvédère à Vienne pour le rôle de la Reine de la Nuit.

Cette saison, elle chante Elvira dans L'Italiana in Algeri à l'opéra de Massy, puis, avec la troupe de l'opéra de Fribourg, elle chante à travers la France et la Suisse le rôle de Flaminia dans Il Mondo della Luna de Haydn. Elle chante également le rôle de la Reine de la nuit au festival d'Opéras en plein air à Paris.

Papageno

MARC SOUCHET, Baryton

L'itinéraire de Marc Souchet l'a d'abord conduit à aborder avec succès les voix graves du répertoire mozartien, notamment Figaro (Le Nozze di Figaro) et Leporello (Don Giovanni). Lors de récentes saisons, il a interprété notamment Le Grand Prêtre de Samson et Dalila au Studio Opéra à Genève, Bartolo (Il Barbiere di Siviglia) au Festival de Loches sous la direction d'Amaury du Closel, le rôle d'Adam dans l'Oratorio Eve de Massenet pour le Festival de Saint Etienne. Il a fait ses débuts dans le répertoire wagnérien avec Beckmesser (Die Meistersingers von Nürnberg) en version de concert sous la direction de J. Grimbert.

En 2005 il joue Papageno (Die Zauberflöte), le Sacristain et doublure de Scarpia (Tosca), Harald (Gwendoline) de Chabrier, Douphol (La Traviata), Bartolo (Il Barbiere di Siviglia) de Rossini , le Requiem de Fauré, Ourrias (Mireille) de Gounod, et Ping (Turandot) de Puccini, à Gelsenkirchen dans la production du Stade de France Paris-Saint Denis et de Munich, - sous la direction de Jànos Acs.

Papagena

EDWIGE PARAT, Soprano

A l'âge de 17 ans, Edwige Parat intègre la Maîtrise de Radio-France. Elle étudie la musicologie, le piano et rejoint en 1994 la Maîtrise de Notre-Dame de Paris. En 1998 elle obtient un premier prix au CNR de Paris ainsi que le Diplôme d'Etat de direction d'ensembles vocaux.

Elle est sollicitée par de prestigieux ensembles vocaux tels que Accentus, Arsys (elle interprète le "Pie Jesu" de Fauré avec l'Orchestre National d'Ile-de-France) et "Vivete Felici" (tournée "Dixit Dominus" de Haëndel). Récemment, Edwige Parat a été invitée par Les Musiciens du Louvre pour des récitals autour de Monteverdi, ainsi que par La Fenice pour "Les Vêpres" de Monteverdi. Durant la saison 2005-2006 on pourra l'entendre, entre autres, dans "Phi-Phi" à l'Opéra de Toulon où elle interprètera le rôle d'Aspasie. Elle sera aussi Aurette dans une production Péniche Opéra "L'Oie du Caire" et "L'époux désappointé" de Mozart à l'Opéra Comique.


Sarastro

FLORIAN WESTPHAL, Basse

Après des études d'histoire à la Sorbonne, Florian Westphal entreprend des études de piano, orgue et percussion, et s'initie au chant et à la composition grâce aux stages de Flaine. En 1988, il entre au C.N.R de Boulogne-Billancourt qu'il quittera, muni d'une liste impressionnante de diplômes (formation musicale, analyse, histoire de la musique, écriture). En 1990 il entre au CNSM de Paris pour y étudier l'Histoire de la Musique, l'Harmonie, le Contrepoint et la Fugue.

C'est comme pianiste accompagnateur et Chef de Choeur qu'il débute sa vie musicale professionnelle. Depuis 1995, date de ses débuts dans le rôle de Colas de Bastien et Bastienne (dir.D.Rouïts- mes E.Krüger) il a été Le Guerrier dans David et Jonathan au Festival d'Ambronay (dir.W.Christie), Guglielmo de Cosi fan Tutte (dir.D.Rouïts, mes E.Krüger)... Il a interprété de nombreuses oeuvres du répertoire classique dont les Passions St Jean et St Matthieu, le Magnificat et la cantate Ich habe genug de Bach, la Messe du Couronnement et le Requiem de Mozart, et se produit aussi dans le répertoire baroque (concerts et enregistrement Charpentier avec la Symphonie du Marais).

Monostatos

CARL GHAZAROSSIAN, Ténor

Carl Ghazarossian est diplômé du Conservatoire Nationale Supérieur de Musique et de Danse de Paris et de la Guildhall School de Londres. Il interprète les rôles des opéras du 17ème et 18ème siècle : Ulysse dans Il Ritorno d' Ulisse in Patria de Monteverdi (Guildhall School), Oronte dans Alcina d'Haendel (Guildhall School)...Sa voix de ténor lyrique léger l'amène à chanter les rôles des opéras de Mozart : Le Premier Homme d'Armes et Le Deuxième Prêtre dans La Flûte enchantée ( Festival de Saint-Céré), Bastien dans Bastien et Bastienne ( Atelier Lyrique de Tourcoing et Théâtre du Châtelet sous la direction de Jean-Claude Malgoire)...De plus, il a remporté de nombreux concours : Premier Prix Homme (Concours de Vivonne), Prix Francis Poulenc (Concours du Tryptique de Paris), Prix du Public et Prix de la Musique française (Concours Henri Sauguet de Martigues). Plus récemment, William Christie l'invite à chanter en soliste dans le Motet pour une longue offrande de Charpentier lors d'une tournée européenne et nationale qui a fait l'objet d'un enregistrement discographique.

1ère Dame

LAURE CRUMIERE, Soprano

Suite à l'obtention d'une licence de Lettres Modernes en 1996, Laure Crumière obtient un 1er Prix de chant au Centre d'Etudes Musicales Supérieur de Toulouse dans la classe d'Andréa Guiot. En 1999, elle obtient un diplôme de Musique Ancienne - en chant - au Département de Musique Ancienne de Toulouse dirigé par Hervé Niquet.

Depuis deux ans, Laure Crumière est énormément sollicitée dans le répertoire d'opérettes et d'opéras bouffes : Les Mousquetaires au Couvent, La Veuve Joyeuse, La Route Fleurie. Elle a aussi enregistré (Actes Sud/collection livre musical pour enfant) Le Petit Ramoneur de Britten dans le rôle de Rowann, avec la maîtrise des Hauts-de-Seine, sous la direction de Philippe Hui - récitant Lambert WILSON.

Le public et la presse apprécient cette jeune artiste, autant pour sa musicalité et sa présence en oratorios, qu'en concerts ou en opérettes où sa voix et son expression sont loués.

2ème Dame

ELISABETH POIREL, Soprano

Elisabeth Poirel, Soprano, est née à Paris. Après un Diplôme en Littérature anglaise à la Sorbonne, elle a effectué une Licence puis une Maîtrise de Musicologie en Angleterre au Conservatoire " Guidhall School of Music and Drama ". Elisabeth a suivi différents programmes de Maîtrise, notamment ceux de Chrita Ludwig, Françoise Pollet, Rosalind Plowright et Graham Johnson. C'est d'ailleurs avec ce dernier qu'elle a participé au Young Songmaker's en 2002.

Au sein de la GSMD, Elisabeth a incarné les personnages de Popelka dans Comedy of the bridge, de la Comtesse dans les Noces de Figaro, a eu le rôle de soprano dans Postcard from Morocco ainsi que celui d'Aloës dans L' Etoile (Chabrier). Son répertoire musical comprend Messiah d'Handel, le Magnificat de Bach, la Passion de Saint Mathieu, le Requiem et la Messe du couronnement de Mozart...L'année dernière, elle a incarné Micaela dans Carmen à l'Opéra Brava.


3ème Dame

SYLVIE ALTHAPARRO, Mezzo Soprano

Sylvie Althaparro découvre la musique classique alors qu'elle étudie les langues étrangères. Elle a alors rapidement l'occasion de se produire au sein d'excellents ensembles vocaux et baroques : Accentus, Akademia, Les Demoiselles de Saint- Cyr.

A partir de 1994, elle étudie auprès de Madeleine le Marc Hadour et entre en octobre de cette même année au Centre de Formation Lyrique de l'Opéra de Paris. Elle a participé à plusieurs productions avec les Talents Lyriques, Alain Zaepfell, Akademia, La Cappella della Pieta de Turchini et a interprété les rôles de Penelope, Ottavia et Messaggiera dans la Trilogie Monteverdi de Jean-Claude Malgoire.

A l'opéra, elle chante des rôles tels que Sextus (La Clémence de Titus, Rennes), Filipievna (Eugène Onéguine, Tours, Rennes), Baba la Turque (Royaumont). Elle chante sa première Carmen au Festival de Musique en Baie en juillet 2001. Cette année, elle chantera avec les musiciens de l'Orchestre de Massy un récital consacré aux pièces vocales accompagnées par orchestre à cordes et interprétera à nouveau la création de François Clément sur un texte de Teilhard de Chardin Messe sur le Monde.


1er Prêtre et Sprecher

LAURENT ALVARO, Baryton

Laurent Alvaro acquiert d'abord une riche formation musicale (piano, basson, viole de gambe, écriture, direction d'orchestre) avant d'intégrer l'atelier puis la troupe de l'Opéra national de Lyon en 1995. Il y aborde alors ses premiers rôles de baryton : Le Père dans Hänsel und Gretel, le rôle-titre de Dédale d'Hugues Dufourt, le rôle-titre de L'Orfeo de Monteverdi, Demetrius dans A Midsummer Night's Dream de Britten mis en scène par Robert Carsen...

Régulièrement invité par le Théâtre du Châtelet depuis 1999, on a pu l'entendre dans Doktor Faust de Busoni, Les Troyens de Berlioz, La Belle Hélène (Ajax deuxième)...

En concert, il interprète entre autres Le Bal Masqué de Poulenc et dernièrement La Voix de la Mémoire, création de Daniel Galay avec les solistes de l'Orchestre national de Bordeaux Aquitaine. Il chante notamment au Concertgebouw d'Amsterdam, au Barbican Center de Londres, au festival de Ravenne en Italie. Dernièrement, il chante Ping dans Turandot mis en scène par Yang Zimou au Stade de France à Paris.


2ème Prêtre et 1er homme d'armes

MARC LARCHER, Ténor

Après avoir obtenu son diplôme de directeur artistique et d'ingénieur du son au CNSM de Paris en 2001, Marc Larcher réoriente sa carrière vers l'art lyrique. Il approfondit sa technique de ténor auprès de Robert Dumé et obtient le DEM de la Ville de Paris en juin 2005. Il incarne Alfredo dans la Traviata en 2003 et les rôles de premier homme d'armes et second prêtre dans la Flûte enchantée de Mozart à l'opéra de Massy en janvier 2004. En juin 2004 il interprète le rôle-titre de Faust de Gounod. Il est Phoebus dans Esmeralda de Louise Bertin en juin et en octobre, puis il incarne le moine poète dans la production du jongleur de Notre-Dame de Massenet donnée en novembre 2005 à l'Esplanade de Saint-Étienne, Rodolphe dans la Bohème à Lyon en avril 2006.

A l'opérette il chante notamment Piquillo de la Périchole en 2002, Camille de Coutançon de la Veuve Joyeuse en 2003, le Docteur Ox d'Offenbach en 2004, Ardimédon dans Phi-Phi en 2005. Cette année, il est Orphée d'Offenbach et Guy Florès de l'Auberge du Cheval Blanc à Lyon.


Les actions pédagogiques

JEUNES PUBLICS

Dans sa volonté de rendre accessibles ces représentations à un large public, les OPERAS EN LEIN AIR organisent chaque année des partenariats locaux avec les collectivités, et offrent ainsi aux élèves de collèges, lycées et conservatoires de la région parisienne une découverte inédite de l'Opéra. Le jeune public peut ainsi assister aux répétitions générales et découvrir les coulisses d'une telle production, riche d'échanges avec ses principaux acteurs.

Chaque année, le Sénat participe à cette action de sensibilisation du public : les sénateurs invitent ainsi une classe de leur département (conservatoires, collèges, lycées) au Jardin du Sénat. Il s'agit ainsi d'une soirée entièrement consacrée aux enfants. Pour la plupart d'entre eux, cette occasion fait souvent figure d'une première rencontre avec l'opéra. Outre la représentation à laquelle les collégiens sont conviés, cette découverte est complète, puisque metteur en scène et chef d'orchestre interviennent pour présenter l'oeuvre, et faciliter l'écoute de ce spectacle.

" Faire découvrir l'opéra à des jeunes : l'initiative de la haute Assemblée est sociale, culturelle et citoyenne " 

Mylène Sag - L'Express 21/06/04


PERSONNES A MOBILITE REDUITE

Afin que cette manifestation soit ouverte à tous, le Festival organise chaque année en collaboration avec de nombreux partenaires publics et privés et des collectivités territoriales une opération d'accueil pour les personnes à mobilité réduite. De part les particularités du Plein Air, nos structures sont en effet plus adaptées et permettent les aménagements nécessaires à l'accueil de ce public. Grâce à votre aide, nous pouvons en créer chaque année davantage.



La valorisation du patrimoine

A travers cette 6ème édition, les OPERAS EN PLEIN AIR confirment une nouvelle fois leur olonté de faire vivre à un public de plus en plus nombreux toute l'émotion d'un grand opéra opulaire dans quelques fleurons du patrimoine français. Cet objectif, qui avait motivé en 2001 les représentations de Rigoletto au Château de Vaux le Vicomte, s'est intensifiée et propose aujourd'hui l'association magique de La Flûte Enchantée dans quatre symboles du patrimoine : le Jardin du Sénat, le Château du Champ de Bataille, le Parc de Sceaux, et le Château de Vaux le Vicomte.

1/ LE JARDIN DU SENAT

Bâti à partir de 1615 à la gloire de Marie de Médicis, Reine de France, ce palais, véritable chef d'oeuvre d'équilibre, est confié à Salomon de La Brosse pour en faire le symbole de la régente triomphante. Elle ne le verra jamais achevé, la journée des Dupes provoquant sa disgrâce. Depuis le premier Empire, le Palais du Luxembourg abrite le siège de la deuxième Chambre du Parlement. Le château du Luxembourg, devenu palais, a connu des évolutions architecturales qui l'ont peu à peu adapté aux besoins d'une assemblée politique moderne tout en respectant scrupuleusement ce trésor exceptionnel d'architecture parisienne, qui abrite un patrimoine artistique inégalable.

2/ LE CHÂTEAU DU CHAMP DE BATAILLE

Il est impossible d'évoquer l'histoire du Château du Champ de Bataille sans parler de Jacques Garcia. Cet homme acquiert en 1992 l'un des plus imposants châteaux du 17ème siècle français, situé en Normandie, à une centaine de kilomètres de Paris. En l'espace de cinq ans, il y ressuscite des splendeurs princières, livrant à cette demeure le meilleur de lui-même. La restitution des jardins à la française, tels qu'ils avaient été pensés à l'origine, avec bosquets, parterres dessinés, bassins, allées, terrasses plans d'eau et fontaines permettent de redonner à Champ de Bataille son unité initiale. En tout, plus de 30 hectares dessinés, nivelés, plantés, irrigués, une tâche titanesque qui font des jardins de Champ de Bataille l'une des plus grandes réalisations de jardins privés en France depuis le début du 20ème siècle. Cette année, Jacques Garcia propose chez lui la possibilité de découvrir son univers à travers 18 chambres, uniques et différentes, sublimes écrins pour un voyage inoubliable et privilégié. En 2006, Jacques Garcia est fier de recevoir des mains du Ministre des petites et moyennes entreprises, Monsieur Renaud Dutreil, les insignes d'Officier de la Légion d'honneur, au titre de toute sa dynamique d'entrepreneur et sa capacité à promouvoir partout dans le monde l'excellence du savoir faire français.

3/ LE DOMAINE DE SCEAUX

Sceaux est l'un des plus beaux domaines de l'Ile-de-France, ayant appartenu au grand Colbert qui, à partir de 1670, fit appel aux plus grands artistes de son temps tels que André le Nôtre, Charles Perrault, Charles Le Brun. Le château construit pour Colbert disparaît peu après la Révolution. Il sera remplacé par la " maison des champs " construite entre 1856 et 1862 pour le duc et la duchesse de Trévise.

Depuis le milieu du XXe siècle, le château de Sceaux abrite le musée de l'Ile-de-France. On y évoque les propriétaires successifs du domaine et l'histoire de l'Ile-de-France à travers les collections de peinture, arts graphiques, céramiques et mobilier.

Propriété du Conseil général depuis 1971 , une importante campagne de restauration a permis au château de retrouver l'atmosphère du Second Empire, et au pavillon de l'Aurore, joyau de l'architecture du XVIIème siècle, toute la richesse du décor allégorique peint par Charles Le Brun. Ce programme se terminera, à l'automne, par l'ouverture des écuries et la présentation des statues du domaine dans l'Orangerie.

4/ LE CHÂTEAU DE VAUX LE VICOMTE

Erigé entre 1657 et 1661 par Nicolas Fouquet (1615-80), surintendant des finances sous Louis XIV, le château de Vaux Le Vicomte se dresse majestueux et sublime dans son écrin scintillant de verdure.

Théâtre d'une tragédie de l'histoire et rendez-vous de tous les arts, Vaux Le Vicomte constitue un décor de toute beauté pour la représentation d'un opéra. En effet, on ne pouvait rêver plus bel endroit pour accueillir les grands personnages de l'opéra, que ce chef d'oeuvre d'architecture qui inspira Versailles et qui fut le lieu de rencontre de nombre de " beaux esprits " français.


 

Par Par Céline CAUVY le 07 juin 2006 à 17:52
Alertez-nous
    alertez-nous

    Témoin d'un événement ?

    Alertez la rédaction !

    Envoyez une alerte

    logAudience