World Trade Center, sortie le 20 septembreUne production Michael Shamberg, Stacey Sher, Moritz Borman
Réalisé par Oliver Stone
Avec
Nicolas CAGE, Michael PEÑA, Maggie GYLLENHAAL, Maria BELLO
Produit par
Michael Shamberg, Stacey Sher, Moritz Borman et Debra Hill
Un film distribué par United International Pictures
Sortie : 20 septembre 2006
Durée : 2h15 (approx.)


11 septembre 2001 : une chaleur étouffante règne dès le lever du jour dans les rues de New York. Will Jimeno, du Port Authority Police Department, se demande s'il ne va pas prendre un jour de congé pour s'adonner à la chasse à l'arc. Il choisit finalement de se rendre au travail et rejoint le sergent John McLoughlin, alors que celui-ci et ses collègues du PAPD commencent leur tournée quotidienne dans les rues de Manhattan. Une journée banale qui commence comme tant d'autres...
Sitôt l'alerte donnée, cinq policiers, dont McLoughlin et Jimeno, se rendent au World Trade Center et s'introduisent dans les Tours Jumelles. McLoughlin et Jimeno survivent par miracle à l'effondrement des gratte-ciel. Ils se retrouvent piégés sous plusieurs tonnes de béton, de charpentes métalliques tordues, de verre et de gravats. À défaut de contact visuel, ils peuvent s'entendre, et pendant douze heures, se soutiennent l'un l'autre sans relâche, en dialoguant sur tout ce qui donne un sens à leur vie et peut les aider à traverser cette épreuve : leurs familles, leurs carrières, leurs espoirs...
C'est leur histoire que raconte WORLD TRADE CENTER, ainsi que celle de leurs épouses, Donna et Allison, de leurs enfants et parents. Le film relate aussi l'improbable quête de l'ex-Marine Dave Karnes, qui découvre les deux hommes dans les ruines et parvient à les sauver douze heures plus tard, avec le concours de dizaines de pompiers, policiers et infirmiers new-yorkais...
UNE HISTOIRE DE COURAGE ET DE SURVIE
"Will et moi avons une dette à l'égard de tous les hommes qui ont perdu la vie le 11 septembre", déclare le sergent John McLoughlin du Port Authority Police Department. "À travers notre histoire, ce film raconte leur sacrifice, et je sais que les auteurs de WORLD TRADE CENTER ont tenu à les honorer avec tout le respect qui leur est dû."
"John et moi sommes des gens simples, issus de familles américaines on ne peut plus ordinaires", dit pour sa part Will Jimeno. "Beaucoup d'Américains moyens donnèrent ce jour le meilleur d'eux-mêmes. Je suis fier de les représenter." Inspiré des expériences dramatiques de John McLoughlin et Will Jimeno, le scénario de WORLD TRADE CENTER s'impose immédiatement à l'attention d'Oliver Stone.

Oliver Stone :
"Le script d'Andrea Berloff est l'un des meilleurs qui me soient jamais parvenus. Littéralement tombé du ciel - à l'image des tragiques événements du 11 septembre -, son impact émotionnel et sa simplicité m'ont bouleversé. Il fait revivre l'horreur de cette journée sous un jour nouveau, qui me l'a rendue très proche."
Les producteurs Michael Shamberg et Stacey Sher avaient déjà porté à l'écran plusieurs histoires vécues, dont celle d'Erin Brockovich qui obtint une citation à l'Oscar du meilleur film. Tous deux furent impressionnés par la résonance et la richesse thématique du script.
Michael Shamberg :
"L'histoire de McLoughlin, Jimeno et de leurs sauveteurs n'est qu'une des nombreuses histoires du 11 septembre, mais derrière elle, se profilent celles de tous les gens qui risquèrent leur vie et s'aidèrent les uns les autres en ces heures tragiques. Nous ne devons pas les oublier."
Stacey Sher :
"Il est question dans ce film d'héroïsme ordinaire - celui de gens qui, en se prêtant assistance, révèlent ce qu'il y a de meilleur en l'homme." Stone et ses producteurs n'avaient pas pour seul but de célébrer les hommes et les femmes impliqués dans l'aventure de McLoughlin et Jimeno, mais de restituer avec le maximum de précision ces heures d'extrême tension où se jouèrent leur survie, celle de leurs sauveteurs et l'avenir de leurs familles.
Michael Shamberg :
"Cette histoire nous a été confiée par ses protagonistes : John, Will, leurs épouses Donna et Allison. Il nous incombait de la traiter de la façon la plus précise et la plus authentique."
De cet engagement initial découla la décision de tourner un maximum de scènes en décors naturels à New York. "Cette histoire est aussi celle d'une ville et de ses habitants. L'honnêteté dictait de la tourner sur place", souligne le producteur Moritz Borman. Natif de New York, Oliver Stone n'y avait que très rarement tourné depuis WALL STREET et LES DOORS.
Oliver Stone :
"C'était très stimulant d'y revenir et de travailler avec ses policiers, ses pompiers, ses employés. Chacun s'est mis en quatre pour nous aider - tout particulièrement la Port Authority qui devint notre base à New York." WORLD TRADE CENTER donnait aussi au réalisateur l'occasion de revisiter certains thèmes clés de son cinéma.
Oliver Stone :
"C'est un grand défi de traiter le 11 septembre sous un angle aussi personnel, avec cette précision austère. Nous avons tenté de serrer au plus près cette réalité : 24 heures de la vie de deux hommes, prisonniers des décombres des Tours Jumelles. D'où leur est venue la force de survivre dans des circonstances aussi horribles ? Ils seraient probablement morts s'ils n'avaient réussi à communiquer l'un avec l'autre, à se redonner espoir, à revivre leurs souvenirs familiaux. Je pense, en fin de compte, qu'ils s'en sont sortis pour des raisons d'ordre profondément personnel et spirituel." Stone n'envisage à aucun moment WORLD TRADE CENTER comme un film politique, mais y voit dès le départ une histoire profondément humaine :
"Mes convictions diffèrent sans doute de celles de John et Will, mais c'est sans importance. Nous nous sommes bien entendus et j'ai pu leur consacrer ce film parce que j'ai compris leurs épreuves. Cette histoire n'a rien de politique, il y est seulement question de courage et de survie."
Michael Shamberg :
"PLATOON et NÉ UN 4 JUILLET prouvent à eux seuls qu'Oliver connaît parfaitement la mentalité et le mode de fonctionnement d'hommes unis au service des autres. Au départ, je souhaitais donner à ce film le plus vaste canevas possible, du fait que ces événements suscitent en chacun de nous tant d'émotions fortes - nul n'est près d'oublier cette journée. Mais Oliver le voyait comme une histoire intimiste - une approche fascinante et totalement possible du matériau.
En racontant de cette manière le drame de John et Will, nous ne livrons pas une plate reconstitution du 11 septembre. Le film possède à mes yeux une double dimension : factuelle et spirituelle."
John McLoughlin et Will Jimeno sont incarnés par Nicolas Cage et le jeune Michael Peña.
Nicolas Cage :
"À ce stade de ma carrière, je souhaite collaborer à des films qui ont quelque chose de valable à dire et qui peuvent aider les gens, à quelque degré que ce soit. J'ai été ému par le message étonnamment positif de ce scénario où l'esprit humain finit par surmonter la pire des tragédies."
Michael Peña :
"À la lecture du scénario, j'avais du mal à croire à l'existence d'un homme comme Will Jimeno. J'ai pensé que c'était un cliché de lui faire dire "J'ai toujours eu envie d'être flic". C'est pourtant la première chose qu'il m'a dite lors de notre rencontre. Will est comme ça. Sa famille, ses amis, ses sauveteurs ont tous souligné sa capacité à endurer avec humour et optimisme les plus atroces souffrances. C'était un honneur de le rencontrer, et plus encore de l'interpréter."
WORLD TRADE CENTER est aussi centré sur les deux femmes qui durant plusieurs heures ont attendu avec angoisse des nouvelles de McLoughlin et Jimeno. Donna McLoughlin est interprétée par Maria Bello, et Allison Jimeno par Maggie Gyllenhaal.
Maria Bello :
"Mariée à un policier, Donna a appris à chasser de son esprit les a priori négatifs : tout est OK, jusqu'à preuve du contraire. Mère de quatre enfants, cette femme à poigne gère remarquablement sa vie, sans renoncer pour autant à sa bonne humeur, à sa douceur naturelle. Le film illustre les diverses facettes de son caractère, et nous donne une idée de ce qu'elle a pu vivre durant ces heures terribles."
Maggie Gyllenhaal :
"J'ai lu le script en avion et n'ai pu m'empêcher de fondre en larmes à trois ou quatre reprises tant il m'a ému. J'ai très rarement ce genre de réaction. Ma mère étant scénariste, j'attache depuis toujours une grande importance au script, mais il est rare qu'une lecture me touche à ce point."
Le projet WORLD TRADE CENTER a été initié par la productrice Debra Hill, qui avait découvert l'histoire de McLoughlin et Jimeno dans un quotidien et a rencontré ses protagonistes.
Will Jimeno :
"Notre récit l'a émue et nous, de notre côté, avons été sensibles à sa sincérité et à sa gentillesse. Donna nous a proposé de rencontrer ses amis producteurs Michael Shamberg et Stacey Sher, qui voulaient eux aussi tirer un film de cette histoire." WORLD TRADE CENTER sera le dernier projet de Debra Hill, décédée en mars 2005 des suites d'une longue maladie.
Will Jimeno :
"John et moi savons ce que le film lui doit. Debra souffrait énormément à cette époque, mais elle a tenu tête le plus longtemps possible, avec un courage et une vitalité extraordinaires. Comparé à elle, je ne suis qu'une mauviette. Si vous êtes en quête de héros, regardez plutôt du côté de Debra Hill. Elle a été l'ange gardien de WORLD TRADE CENTER."
Scénariste débutante, Andrea Berloff réagit aussi fortement que Debra Hill à cette histoire et a été aussi surprise que reconnaissante de pouvoir collaborer au projet.
Andrea Berloff :
"À l'issue d'une brève rencontre avec Michael Shamberg, celui-ci me demande d'entreprendre des recherches sur le sujet. À ce stade de ma carrière, je n'espérais nullement être engagée comme scénariste, donc je m'y suis pleinement investie. J'ai commencé à étudier l'histoire de John et Will, et en suis rapidement tombée amoureuse. J'y ai vu dès le départ un film centré sur la relation de ces deux personnages, et c'est dans cet esprit qu'il a finalement été réalisé."
Oliver Stone :
"Deux hommes, prisonniers des décombres du World Trade Center, vivent ensemble les heures les plus sombres de leur existence. Ils se connaissent encore à peine, mais traverseront solidairement l'épreuve, et nous aideront à retrouver foi en l'humanité."
À PROPOS DE JOHN ET DONNA McLOUGHLIN Vétéran du PAPD de New York où il sert depuis 21 ans, le sergent John McLoughlin est né à Brooklyn et a passé sa jeunesse à Long Island. Après un diplôme d'études commerciales, il devient employé de banque et s'élève rapidement dans la hiérarchie. À la même époque, il rejoint son frère Pat, pompier volontaire, à la caserne de Massapequa. John McLoughlin : "Nous étions constamment sur la brèche, et j'ai trouvé cela plus stimulant que la vie de bureau. Après avoir passé cinq ans dans cette banque, j'ai eu le sentiment d'être dans une impasse. Mon frère s'était engagé dans la Police Portuaire, et j'ai décidé de passer l'examen d'entrée. J'avais alors 27 ans, un âge relativement avancé face à des recrues de 21, 22 ou 23 ans. Je n'ai cependant pas hésité et n'ai jamais regretté cette décision." McLoughlin passe trois ans au Terminal des Bus de l'Autorité Portuaire avant d'être transféré au World Trade Center, où il a servi douze ans. Familier des lieux : il y est intervenu lors de l'attentat à la bombe de 1993, participé à l'évacuation des victimes et dispensé les premiers soins aux blessés. Le sergent McLoughlin obtient ensuite au Trade Center un emploi clé qui lui permettra d'acquérir une connaissance détaillée des lieux : le Poste 9 : responsable de l'entretien, des essais et du bon fonctionnement du matériel d'urgence des Tours Jumelles. Loin de se contenter d'appliquer les règles de sécurité standard, McLoughlin prend très au sérieux cette mission. Sa formation de pompier et son sens pratique l'incitent à réviser les protocoles de sécurité et d'urgence du World Trade Center. Il commence également une formation auprès de l'Unité des Services d'Urgence, département de l'Autorité Portuaire entraîné à la gestion des situations de crise : accidents provoqués par des matériaux à risque, sauvetages, opérations tactiques, etc. Il collabore par la suite avec le FBI, le Service Secret et le Trade Center à l'élaboration de protocoles permettant de faire face à des attaques chimiques ou biologiques. McLoughlin est en effet persuadé que les Tours constituent des cibles privilégiées pour des terroristes et qu'elles pourraient subir un nouvel assaut. De retour au Terminal, il espérait y finir sa carrière comme Superviseur des Services d'Urgence. "Et puis il y eut le 11 septembre..." |
NICOLAS CAGE INTERPRÈTE JOHN McLOUGHLIN Michael Shamberg : "Oliver s'est laissé guider par son instinct, et il est tombé juste à tous les coups. Nous avons obtenu pour chaque rôle le comédien qui figurait en tête de nos listes, car tous les acteurs avaient un profond respect pour le sujet et voulaient y être associés." McLoughlin est un homme élancé, laconique, qui impose d'emblée son autorité et son intégrité. Stone choisit pour l'interpréter Nicolas Cage, comédien assurément plus expansif que son modèle et généralement apprécié pour l'intensité de son jeu. Cage devrait jouer cette fois plusieurs tons "en dessous" pour restituer le sang-froid et la détermination inébranlable de McLoughlin. Stone l'en jugeait parfaitement capable, et trouvait de l'intérêt à ce "contre-emploi". Oliver Stone : "Nic est connu pour prendre des risques. Il maîtrise particulièrement bien les "cas psychologiques", et ses interprétations, dans ce registre comme dans d'autres, m'ont impressionné depuis des années. C'est en outre un comédien accompli et hautement cultivé." "Je ne l'avais jamais vu jouer un homme ordinaire et terre à terre, un simple travailleur. Cela ne ressemblait en rien à ce qu'il a déjà pu faire. Son approche se devait d'être d'une parfaite simplicité. Je la trouve magnifique, parfaitement contrôlée et d'une grande sobriété." Nicolas Cage : "J'allais me retrouver coincé au fond d'un trou, moi qui aime tant bouger. Mon principal défi était d'exprimer certaines émotions tout en étant contraint à l'immobilité. Bizarrement cela ne m'a posé aucun problème. Le plus délicat étant d'exprimer la douleur croissante qui s'empare de cet homme et qui grandit, grandit, grandit jusqu'à le submerger." "Durant la préparation, j'ai demandé à John comment il avait survécu. En priant beaucoup et en pensant très fort à sa femme et à ses enfants, m'at- il répondu. Le plus triste, c'est qu'il se sentait affreusement coupable à leur égard, comme s'il les avait trahis en faisant serment de "Servir et Protéger" la population. Ces sentiments rendent le rôle profondément émouvant et humain."
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MARIA BELLO INTERPRÈTE DONNA McLOUGHLIN Des quatre acteurs principaux, Maria Bello est la seule à avoir été témoin du travail des sauveteurs du 11 septembre. Maria Bello : "Le scénario m'a touchée très directement car j'étais à New York ce jourlà, avec mes parents. Lorsqu'un appel fut lancé à l'adresse des infirmières et médecins de la ville, ma mère, qui est infirmière, s'est rendue avec moi à l'Hôpital St. Vincent. Nous y avons attendu toute la journée des blessés qui ne sont jamais arrivés et pour cause : il y avait si peu de survivants! J'ai remonté à pied la 6ème Avenue au milieu d'une immense cohorte de gens couverts de poussière grise, qui marchaient dans un silence total. Parfois, quelqu'un vous prenait la main ou vous tapait sur l'épaule en vous demandant si vous étiez OK. Je n'avais jamais éprouvé une telle sérénité au milieu d'une foule, ni ressenti une telle unité." Maria Bello fut comblée et stimulée par l'ambiance de tournage créée par Stone : "Oliver est un cinéaste tellement brillant! Chacun de ses films exprime un point de vue fort. Je ne savais pas à quoi m'attendre avec lui, car on entend beaucoup de choses contradictoires à son sujet. J'ai été ravie de découvrir un homme généreux, ouvert à ses collaborateurs et plus sensible que la plupart d'entre nous à certaines grandes questions." Oliver Stone : "J'ai admiré la capacité de Maria à se transformer aussi subtilement et aussi complètement. Elle a passé de nombreuses heures avec Donna et après l'avoir soigneusement étudiée, elle s'est fixé un cap. Aux répétitions, elle a pris conscience de sa propre force intérieure et elle est devenue aussi sereine que Donna : un vrai roc! Elle s'est alors totalement ancrée dans le personnage et a commencé à lui ajouter ces nuances qui rendent son interprétation si authentique à mes yeux." Donna McLoughlin : "Le 11 septembre, j'ai essayé, comme à mon habitude, de rester positive en me répétant "pas de nouvelle, bonne nouvelle", mais à l'heure du dîner, j'étais une boule de nerfs. J'étais au téléphone lorsque le camion de mon beau-frère s'arrêta devant la maison. Je me doutais qu'il n'était pas venu de Long Island pour me dire bonjour. J'ai hurlé "N'entre pas!" Il est quand même entré et je lui ai lancé le téléphone à la figure. Après avoir tenu le coup toute la journée, j'ai fini par craquer. Son arrivée confirmait mes pires craintes." |
À PROPOS DE WILL ET ALLISON JIMENO Will Jimeno est né à Baranquilla, en Colombie. Il n'a que deux ans lorsque ses parents s'installent avec lui à Hackensack (New Jersey). Après des études primaires à l'école St. François d'Assise, il entre au lycée d'Hackensack dont il intégre l'équipe de foot. Son rêve était déjà d'entrer dans la police, mais il choisit de faire un détour par la Marine de Guerre. Will Jimeno : "Servir comme artilleur à bord du Tripoli fut une grande expérience. J'étais motivé par un idéal patriotique et par le désir de voir le monde. J'ai été satisfait sur tous les plans, puisque j'ai pu visiter une dizaine de pays et rencontrer des gens de cultures très différentes, tout en étant toujours heureux de rentrer aux États-Unis." En 1990, au terme de son engagement, Jimeno entre au Bergen Community College pour suivre des cours de droit pénal. Il finance ses études grâce à une bourse d'ancien combattant et en travaillant comme agent de sécurité. C'est ainsi qu'il fait la connaissance d'Allison, vendeuse au rayon bijouterie d'un grand magasin. Ils se sont mariés en 1993. Jimeno doit attendre encore six ans avant de décrocher un poste - hautement convoité - au sein de l'Autorité Portuaire. Will Jimeno : "Il fallait d'abord réussir l'examen d'entrée, auquel se présentaient des New- Yorkais et des gens du New Jersey, puis avoir la chance que votre nom soit tiré au sort parmi les reçus. Ce fut mon cas. J'étais au septième ciel ce jour-là." Plusieurs de ses camarades de l'Académie de Police, dont Dominick Pezzulo et Antonio Rodrigues, accompagnèrent Jimeno au World Trade Center à l'appel du sergent McLoughlin. Will Jimeno : "Notre devise est "Servir et Protéger ". Elle définit l'essentiel de notre mission. Lorsque nous sommes arrivés aux abords des Tours et avons vu ces gens sauter dans le vide, nous nous sommes sentis impuissants. Je ne connais rien de pire pour un flic." Le World Trade Center avait aussi une valeur toute symbolique pour Jim et ses camardes. Will Jimeno : "Nous y avons reçu nos diplômes le 13 janvier 2001, année du centenaire de l'Académie et c'est dans l'enceinte du World Trade Center que s'est déroulée notre prestation de serment. Nombre des policiers qui disparurent le 11 septembre appartenaient à ma promotion." Jimeno n'avait que 9 mois de service lors des attentats qui faillirent lui coûter la vie et mirent fin à sa carrière. "9 mois dans la police, ce n'est pas long, mais cela reste une belle expérience", dit-il. |
MICHAEL PEÑA INTERPRÈTE WILL JIMENO Michael Peña est un jeune comédien à l'avenir prometteur, déjà remarqué dans CRASH et les séries "The Shield" et "Les Experts". Désigné pour interpréter Will Jimeno, il s'est engagé dans la préparation du rôle avec une détermination qui ravit Stone. Oliver Stone : "J'ai poussé Michael à fréquenter Will ainsi qu'à se muscler pour faire siennes les attitudes et la démarche très machos de son personnage. Il s'y est attelé avec enthousiasme, et, bien qu'il soit physiquement moins imposant que Will, il a très bien capté son humour et sa générosité. Michael est moins direct, moins ostentatoire que Will, mais il a vraiment cerné sa personnalité." Durant la préparation, Peña passe l'essentiel de son temps avec Jimeno et sa famille, au point d'être quasiment adopté par les petites Bianca et Olivia. Jimeno, embauché comme conseiller technique par la production, s'est rendu très fréquemment sur le plateau pour apporter à Stone toutes précisions et informations utiles. Michael Peña : "Will parle avec éloquence de la nécessité de commémorer cette journée, d'honorer ses victimes. J'ai compris lors d'une visite du Ground Zero avec Jimeno pourquoi le film était si important à ses yeux, et je suis heureux que nous ayons pu montrer les retombées positives de ce drame." Pour ce premier rôle vedette, Peña a reçu un énorme soutien de Nicolas Cage et d'Oliver Stone : "Nic avait plein de propositions intéressantes. Cette collaboration a été très fructueuse. Oliver, sans jamais nous guider pas à pas, nous fournit les quelques éléments clés qui éclaireront toute la scène. Il n'hésite pas à payer de sa personne en rampant dans la poussière pour nous rejoindre dans notre trou et être tout près de nous. Cela m'a tellement motivé que j'attendais toujours avec impatience qu'il lance "Action" pour lui donner ce qu'il attendait de moi."
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MAGGIE GYLLENHAAL À PROPOS D'ALLISON JIMENO Oliver Stone : "Maggie est comme un cheval sauvage ! J'ai tout de suite tablé sur son instinct, et notre confiance mutuelle n'a cessé de se renforcer au fil du tournage." Maggie Gyllenhaal : "La personnalité et la renommée d'Oliver sont telles que je ne savais pas à quoi m'attendre. Un dialogue s'est établi et j'ai senti se nouer une complicité instinctive qui ne s'est jamais rompue. Cela a été une expérience très intense car Oliver a exigé de moi plus que tout autre réalisateur à ce jour. Ses films, porteurs d'émotions fortes, me font souvent penser à l'opéra. C'est le langage qu'il a choisi pour dépeindre honnêtement notre réalité, et c'est pour nous aider à atteindre ce degré d'intensité qu'il nous demande un tel effort." Allison Jimeno s'est particulièrement attachée à faire comprendre à Maggie Gyllenhaal ce qu'elle avait ressenti en ces heures dramatiques : "La vie d'une femme de flic n'est pas de tout repos. Il y a toujours motif pour s'inquiéter, mais je suis quelqu'un qui réagit à du concret. Je me suis donc efforcée de garder mon calme, tout en sachant Will terriblement exposé. Ma nervosité a cependant grandi au fil des heures et lorsque j'ai su qu'il était entré dans la Tour, j'ai pensé qu'il ne reviendrait jamais." |
JAY HERNANDEZ INTERPRÈTE DOMINICK PEZZULO Quand les Tours s'effondrent, deux membres de l'équipe McLoughlin : Christopher Amoroso et Antonio Rodrigues, disparaissent sous les décombres. Deux autres policiers : Jimeno et Dominick Pezzulo, survivent au premier crash et se retrouvent à quelques mètres l'un de l'autre, prisonniers de plusieurs tonnes de gravats. Pezzulo parvient à se dégager et entreprend de libérer Jimeno. L'effondrement de la deuxième Tour lui est fatal. Il meurt sous les yeux de Jimeno. Jay Hernandez : "Dominick était un homme d'une grande gentillesse, qui avait enseigné avant de rejoindre l'Autorité Portuaire. J'ai voulu lui rendre hommage dans ce film, saluer son incroyable dévouement. Il aurait eu deux occasions d'éviter de se mettre en danger de mort : en ne suivant pas McLoughlin au World Trade Center et en quittant le site après la chute de la première Tour. Il a choisi de rester auprès de Will." Will Jimeno : "Je ne trouverai jamais de mots assez forts pour évoquer mes copains Christopher, Dominick et Antonio. Ce sont plus que des héros, ce sont des anges qui ont consenti le sacrifice suprême pour sauver des gens. Dominick, mon coéquipier, mon ami, mon camarade de promo, a essayé pendant vingt minutes de me dégager. Assister à sa mort a été l'événement le plus traumatisant de ma vie. Il a fait abstraction de sa propre personne, il a seulement essayé de sauver ses coéquipiers jusqu'à la dernière seconde. Voilà le genre d'homme qu'il était. Un flic, un instit, un père, et surtout un grand Américain..." |
LES OPéRATIONS DE SAUVETAGE Un groupe composite - Marines, policiers, pompiers, membres des Services d'Urgence - se forme pour porter secours à McLouglin et Jimeno. Bravant le danger, ils descendent dans l'abysse envahi de fumées toxiques, se faufilent entre les poutrelles tordues, se glissent sous les plaques de béton qui menacent à tout moment de les écraser. Pour McLoughlin et Jimeno, ces hommes sont les vrais héros de WORLD TRADE CENTER : "Will et moi étions en danger de mort, mais nous ne l'avions pas cherché, tandis qu'eux ont choisi consciemment d'affronter la mort. Ils ont déployé un courage incroyable juste pour sauver deux gars." Les rescapés sont repérés en premier lieu par deux Marines "tombés du ciel", Karnes et Thomas. Le comptable et sergent Dave Karnes avait suivi le déroulement du drame à la télévision. Fervent croyant, il se sent désigné pour une mission sacrée : sauver un maximum de ses semblables. Il rentre chez lui pour enfiler sa tenue de combat, s'arrête chez un coiffeur pour une coupe réglementaire et fonce vers Ground Zero. Franchissant les barrières de police, il poursuit sans autorisation son chemin au milieu des décombres. À la tombée de la nuit, les recherches officielles s'interrompent, mais Karnes, appelant à la rescousse un autre Marine (nommé Thomas), continue d'explorer les lieux. C'est ainsi que, par une chance inouïe, les deux hommes localisent McLoughlin et Jimeno. Michael Shannon interprète Karnes : "Sa mission était simple et sans équivoque. Dieu lui commandait d'aller à Ground Zero et il ne s'arrêterait pas avant d'avoir trouvé ce qu'il y cherchait." Pour extraire les deux hommes, les sauveteurs - Scott Strauss (Stephen Dorff ), Paddy McGee (Stoney Westmoreland) et Chuck Sereika (Frank Whaley) - durent d'abord extraire Jimeno, au prix de trois heures d'efforts, puis continuer à creuser pour atteindre McLoughlin. Scott Strauss : "Un membre des Services d'Urgence est formé à ce genre de situation. Je me suis donc rendu au World Trade Center où nous avons continué à fouiller les décombres. Nous n'arrivions pas à croire que personne n'avait survécu, c'était un vrai cauchemar. Quand nous avons localisé Will et John, c'était comme si nous avions trouvé le Graal. Il fallait les sortir de là, vite fait, bien fait!" Strauss s'est glissé dans ce trou enfumé sans son équipement, trop encombrant en la circonstance. Rampant sur le ventre, il fit un effort désespéré pour libérer Jimeno, mais les bras et les jambes de celui-ci étaient tellement enflés qu'ils restèrent coincés. Strauss dut utiliser une broyeuse électrique - baptisée "les dents de la vie" -, qu'il pouvait seulement actionner en s'allongeant sur Jimeno. Pour réduire tant soit peu la tension psychologique et l'inconfort de la situation, les sauveteurs usèrent d'humour. "On a pensé que cela l'aiderait à oublier un peu ses douleurs et à prendre son mal en patience durant cette très longue intervention", dit Strauss. "Je devais à intervalles réguliers l'écraser de tout mon poids, et m'en excusais abondamment à chaque fois. Au bout d'un certain temps, cela a tourné à la blague et aujourd'hui encore, devenus bons amis, nous ne manquons pas de nous chambrer à ce sujet." Tandis que Strauss, McGee et Sereika luttaient ensemble pour désincarcérer Jimeno, les pompiers s'efforçaient de contenir les flammes qui avaient envahi le site un peu plus bas. Leur travail était d'autant plus compliqué que des débris enflammés perforaient régulièrement les tuyaux (détail recréé dans le film avec le pompier Tommy Asher dans son propre rôle). Après 12 heures d'efforts acharnés, l'équipe remonte enfin les deux hommes à la surface. Le pompier Scott Fox, qui a joué dans ce sauvetage un rôle-clé, apparaît également dans le film. John McLoughlin : "Scott s'est obstiné jusqu'au bout, refusant de baisser les bras. Après des heures de vains efforts, l'équipe était à court d'options. Je pense qu'ils étaient décidés à appeler ma femme pour un dernier adieu. C'est alors que Scott réussit à briser la principale plaque de béton qui me recouvrait, ouvrant ainsi l'accès au reste de l'équipe." LE TOURNAGE À NEW-YORK Don Lee, producteur originaire de New York, supervisa l'organisation physique du tournage, avec le précieux concours de l'Autorité Portuaire. Grâce à ce soutien sans précédent, la production a pu réaliser l'un de ses objectifs majeurs : une authenticité sans faille dans les moindres détails - procédure, matériel, uniformes, armement, signalétique, accessoires - en s'adressant directement aux fournisseurs habituels du PAPD. L'agence autorisa trois week-ends de tournage au Terminal des Bus et, notamment, l'usage des vestiaires où Jimeno et ses collègues se retrouvaient quotidiennement. Oliver Stone s'est entouré d'une solide équipe technique comprenant : le directeur de la photographie Seamus McGarvey (THE HOURS), le chef décorateur Jan Roelfs (ALEXANDRE), les chefs monteurs David Brenner (dont c'est la huitième collaboration avec Stone) et Julia Monroe, le chef costumier Michael Dennison. La musique est signée Craig Armstrong (RAY, MOULIN ROUGE!) Oliver Stone : "Seamus et moi avons opté pour un style visuel dépouillé et prêté une attention particulière aux éclairages dans les scènes de sauvetage. Les ombres devaient y être réalistes, sans masquer pour autant les yeux des deux hommes. Par compensation, les séquences des deux épouses et des Marines sont aussi lumineuses que permis. Enfin, dans la dernière partie du film, s'instaure un nouvel équilibre, plus proche de la réalité, entre ombres et lumières." Seamus McGarvey : "Oliver a un langage visuel élaboré, des connaissances et des exigences précises, notamment en matière d'objectifs. Il ne fait jamais de mouvements d'appareil ostentatoires et a toujours su capter de très belles interprétations. Bien que nous ayons choisi une approche plus naturaliste, on sent à chaque instant vibrer la voix d'un auteur qui s'identifie, comme toujours, à ses protagonistes, à leurs dilemmes, à leurs souffrances et à leurs espoirs." McGarvey obtint de Panavision un prototype d'objectif inventé par Steve Hylen, qui lui permit de se concentrer sur les parties du visage des acteurs qui exprimaient au mieux les émotions propres à la scène. Seamus McGarvey : "Nous nous en sommes servis avec parcimonie, lorsque nous voulions être au plus près des personnages et focaliser le regard du spectateur sur un oeil, une bouche, etc. L'effet est particulièrement subtil dans les scènes de remémoration. "La plupart des scripts définissent par avance le traitement photographique approprié. Celui de WORLD TRADE CENTER était extrêmement visuel et appelait un style dépouillé. Certains passages sont traités sur le mode subjectif, du point de vue de tel ou tel personnage. La dernière partie est pure transcendance." Le défi pour le chef décorateur Jan Roelfs consistait à recréer un site universellement connu, tout en fournissant à Stone et son équipe un décor fonctionnel garantissant des conditions de travail optimales. Jan Roelfs : "Ground Zero s'étend sur plus de 6 hectares et ne pouvait être reconstitué à l'échelle. Nous avons d'abord travaillé sur maquette et lorsque les décors ont commencé à prendre forme, la solution s'est imposée d'elle-même : reconstituer certains pans particulièrement évocateurs de la ruine, qui ont pris valeur de symbole pour avoir fait l'objet d'innombrables photos." Roelfs et son équipe construisent ce décor dans l'ancien hangar de la Hughes Aircraft de Playa Vista, en utilisant du polystyrène renforcé recouvert par endroits de plaques de métal difformes achetées à des ferrailleurs locaux. Le site fini couvrait 1/16ème du champ de ruines original et dénombrait environ 900 pièces sculptées. Le décor devant être éclairé d'en haut ET d'en bas, Roelfs eut l'idée ingénieuse de l'installer sur un vaste ensemble de conteneurs de grande capacité, obtenus dans le port voisin de Long Beach. Ce support massif était assez solide pour y creuser un labyrinthe de tunnels et voies d'accès, ainsi que pour supporter une grue géante, des rails de travelling, les lumières et le matériel de prise de vue. En janvier, Stone fait venir à Los Angeles John McLoughlin, Will Jimeno, Scott Strauss, Paddy McGee, John Busching, Scott Fox, Tommy Asher, nombre des policiers et pompiers qui avaient participé au sauvetage, ainsi que toutes leurs familles pour une durée de 4 à 6 semaines. Ce sont les conseillers techniques du film qui ont expliqué leur comportement sur le site et, dans certains cas, interprété leur propre personnage. Cinquante membres du PAPD, du NYPD et du FDNY se sont ainsi rendus à L. A. pour apparaître dans le film. La vision de ce décor a été particulièrement troublante pour Strauss, McGee et Asher, qui connaissaient intimement le site original et en avaient gardé des images traumatisantes, alors que McLoughlin et Jimeno se souvenaient surtout de leur sortie. Ces derniers admirèrent particulièrement la minutie de la reconstitution : "Je ne savais pas ce que j'allais découvrir dans ce studio", explique McLoughlin. "J'ai d'abord éprouvé un certain malaise, et ai préféré rester en retrait. L'effet a été le même chez les pompiers et policiers présents cette nuit-là. C'était donc bon de se retrouver tous ensemble dans ce contexte et de pouvoir en parler." Le tournage, à en croire McLoughlin, a eu un effet cathartique sur ces hommes, qui ne s'étaient pas revus en groupe depuis les événements. Pour les comédiens, ce décor confiné posait essentiellement des problèmes techniques : "Nous étions très à l'étroit et assez limités dans nos choix", note Peña. "Ce n'était, bien sûr, qu'une approximation des conditions endurées par Will, mais cela m'a déjà donné une petite idée de ses souffrances." Le chef costumier Michael Dennison a abordé son travail avec le même souci d'authenticité que tous ses collègues. Il a réalisé avec son équipe des interviews détaillées des protagonistes du 11 septembre et travaillé en étroite collaboration avec l'Autorité Portuaire et une multitude de services officiels pour s'assurer de la parfaite conformité des tenues et uniformes. Dennison, Roelfs, McGarvey et Stone ont élaboré ensemble la palette du film. Très colorée à l'extérieur du World Trade Center, elle s'estompe progressivement, se désature globalement à l'approche du site. En hommage aux Services d'Urgence de New York, Dennison a parsemé le film de rappels de leurs couleurs favorites : bleu, jaune, orange vif, vert et blanc. Les deux épouses arborent également des couleurs très personnalisées : du bleu et du rose tendre pour Donna, et un rouge vif pour Allison, qui met en valeur son dynamisme. |

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