Blood Diamond

le 12 janvier 2007 à 17h57 , mis à jour le 02 février 2007 à 14h37

La Sierra Leone, durant la sanglante guerre civile des années 1990... Un film de EDWARD ZWICK avec LEONARDO DiCAPRIO, JENNIFER CONNELLYet DJIMON HOUNSOU

Blood Diamond, sortie le 31 janvier 2007Blood Diamond, sortie le 31 janvier 2007


Synopsis 

Leonardo Di Caprio et Djimon HounsouLa Sierra Leone, durant la sanglante guerre civile des années 1990... Le premier est mercenaire, le second est un modeste pêcheur Mende. Tous deux sont Africains, mais rien, dans leur trajectoire personnelle, ne permettait d'anticiper qu'un jour Danny Archer (Leonardo DiCaprio) et Solomon Vandy (Djimon Hounsou) uniraient leurs efforts dans la même quête : récupérer un précieux diamant rose susceptible de changer à jamais leurs destins... En prison pour divers trafics, Archer apprend que Solomon, qui a été arraché à sa famille et contraint de travailler comme prospecteur, a découvert un diamant brut d'une valeur inestimable. Avec l'aide de la journaliste américaine Maddy Bowen (Jennifer Connelly), dont l'idéalisme est quelque peu émoussé par son attachement pour Archer, les deux hommes entament un dangereux périple à travers le territoire rebelle. Plus qu'une chasse au trésor, leur quête pourrait, en cas de succès, sauver la famille de Solomon et donner à Archer une seconde chance dont il n'osait même pas rêver...


NOTES DE PRODUCTION

DE SI PRÉCIEUX JOYAUX

Edward Zwick :

"S'il me fallait résumer d'une phrase BLOOD DIAMOND, je le ferais sous forme de question : "Qu'est-ce qui compte le plus dans une vie ?" Pour l'ancien mercenaire Danny Archer, c'est une pierre précieuse ; pour le pêcheur Solomon Vandy, c'est rejoindre son fils ; pour la journaliste Maddy Bowen, c'est faire aboutir son enquête. Mais le cœur du film, son principal ressort dramatique, est la rencontre d'un homme à la recherche d'un diamant et d'un autre, qui est prêt à tout pour retrouver son enfant."

"Ces deux hommes entament un voyage commun avec des intentions bien distinctes : l'un dans le but de quitter au plus vite l'Afrique, l'autre dans l'espoir de retrouver sa famille", explique Leonardo DiCaprio. "Mais l'un et l'autre seront amenés à réviser leurs positions et à faire un choix moral."

Et Djimon Hounsou résumer : "Archer est à la poursuite d'un diamant, alors que, pour Solomon, le seul trésor qui compte, c'est son fils."

Le monde entier voit dans les diamants un symbole de richesse, d'amour, de beauté et de glamour, mais en Sierra Leone, ces joyaux étincelants ont une tout autre connotation.

Edward Zwick :

Blood Diamond"Les "diamants de la guerre" sont des pierres précieuses, exportées en secret de pays en conflit. Ils servent à acheter des armes, qui provoqueront encore plus de morts et de destructions. Bien qu'ils ne représentent qu'une infime partie des ventes mondiales de joyaux, ils permettent d'acquérir quantité d'armes légères. À la fin des années 1990, des ONG comme Amnesty International, Global Witness et Partnership Africa-Canada leur ont donné un nom : "blood diamonds".

"Je n'avais encore qu'une vague idée de leur rôle lorsque Paula Weinstein m'adressa ce scénario. Plus j'en ai appris à leur sujet, plus j'ai été horrifié, et plus j'ai été décidé à raconter cette histoire."

Paula Weinstein avait développé le script avec Charles Leavitt et le producteur exécutif Len Amato à partir du travail initial de la productrice Gillian Gorfil, qui lança le projet avec C. Gaby Mitchell (crédité comme coauteur du sujet avec Leavitt). Après avoir rejoint Weinstein, Zwick et son associé Marshall Herskovitz continuèrent à peaufiner le scénario avec cette dernière.

Paula Weinstein :

"J'avais produit il y a quelques années le film anti-apartheid UNE SAISON BLANCHE ET SÈCHE et j'avais passé un certain temps en Afrique. Je connaissais le background des "diamants de la guerre" et avais bien l'intention de montrer leur impact sur la vie des Africains. Nous avons mis à contribution d'excellents scénaristes, et sitôt le script au point, j'ai pensé à Ed Zwick. Ed et Marshall Herskovitz partagent mes orientations : ils s'intéressent à ce qui se passe dans le monde et désirent en donner une image authentique. Je savais aussi qu'ils auraient le courage d'aller jusqu'au bout de cette histoire."

Herskovitz, qui travaille depuis près de trente ans avec Zwick, reconnaît que le sujet constituait un challenge : "C'était délicat d'imaginer un film hollywoodien à partir d'une réalité aussi tragique. Mais l'histoire du cinéma ne manque pas de films traitant de sujets difficiles et qui ont su toucher un large public."

Edward Zwick :

"Un film n'est jamais "trop" intense à mes yeux. Cependant, les gens doivent comprendre pourquoi vous leur montrez les choses de cette façon. BLOOD DIAMOND évoque des réalités brutales, mais il révèle aussi la dimension émotionnelle et la beauté qui se dégagent de la vie de ceux qui sont pris dans ces situations."

Leonardo DiCaprio :

"Ce qui m'a le plus impressionné chez Ed, c'est son désir de faire un film d'aventures porteur d'un message fort."

Edward Zwick :

"Je pense que la conscience politique peut être éveillée par une œuvre de divertissement autant que par des discours. Rien ne nous interdit de traiter un thème provocant par le biais d'une histoire palpitante. En tant que réalisateur, je désire avant tout divertir, mais il est permis d'espérer faire bouger les choses en aidant les gens à prendre conscience des problèmes de notre temps. Un film, un livre, une œuvre d'art ne changent pas à eux seuls la face du monde, mais ils vous permettent au moins de faire entendre votre voix."

Durant l'écriture du scénario, le réalisateur et ses associés prirent une mesure plus exacte des problèmes abordés dans BLOOD DIAMOND.

Edward Zwick :

"La mise au jour d'une ressource naturelle - diamants, or, caoutchouc, pétrole, etc. - se solde presque toujours par des drames pour le pays où on la découvre. Et il est bien rare que les autochtones en tirent profit."

Native d'Afrique du Sud, la productrice Gillian Gorfil souligne que le film n'entend pas dénoncer l'industrie diamantaire en tant que telle : "Le problème, ce sont les "pierres de sang", qui ont une origine bien spécifique."

Zwick précise de son côté que l'histoire pourrait s'inscrire dans d'autres contextes : "L'effort d'un homme pour sauver sa famille dans des circonstances tragiques est un thème universel. Ce film pourrait se dérouler dans quantité de pays où des gens ordinaires sont victimes d'événements politiques qui les dépassent. Les victimes innocentes ne manquent pas à travers le monde."

Au fil de l'écriture, une crise d'une tout autre ampleur vint nourrir le propos du réalisateur.

Edward Zwick :

"Le drame des enfants soldats prit à l'époque une résonance particulière. L'exploitation de ces jeunes m'apparut indissolublement liée à celles des ressources du tiers-monde. C'est pour m'en souvenir au début de chaque jour de tournage que j'ai écrit sur la couverture de mon script : "Le joyau, c'est l'enfant."

UN TÉMOIN OCULAIRE

Zwick, qui se qualifie volontiers d'"éternel étudiant", s'appliqua à recueillir un maximum d'informations sur les "pierres de sang", les répercussions de leur trafic, les enfants soldats et la révolution de la Sierra Leone. Au cours de ses recherches, il découvrit sur Internet un autre réalisateur : le documentariste Sorious Samura, dont l'apport se révéla décisif.

Blood DiamondEdward Zwick :

"Son CRY FREETOWN est la source la plus précise et la plus complète sur la guerre civile de la Sierra Leone. Alors que de nombreux journalistes avaient pris la fuite et qu'une bonne partie du monde avait choisi de fermer les yeux sur ce drame, Samura resta sur place et filma les événements."

Samura explique que sa décision de filmer les atrocités qui se multiplièrent en 1999 relevait moins d'une démarche professionnelle que d'un urgent appel à l'aide : "C'était un cri de détresse. Ayant mesuré l'impact positif des médias durant la guerre du Kosovo, j'ai décidé de prendre une caméra et de filmer ce qui se passait au Sierre Leone. C'était extrêmement risqué - une dizaine de journalistes locaux l'avaient payé de leur vie -, mais j'ai pensé que si je m'en tirais, le monde saurait ce qui se passait et réagirait... peut-être."

CRY FREETOWN fit connaître Samura à travers le monde et lui rapporta plusieurs prix prestigieux, mais rien ne permettait d'anticiper qu'il l'amènerait à collaborer un jour à une production internationale.

Sorious Samura :

"Lorsque j'ai appris qu'Edward Zwick préparait un film sur la Sierra Leone, j'ai voulu l'aider à en donner une image exacte. Bien que BLOOD DIAMOND soit une fiction, il était important de montrer ce qui s'était passé, d'expliquer le comment et le pourquoi des choses. J'ai tout de suite vu qu'Ed partageait ce souci, et c'est mon respect croissant pour lui qui m'incita à demander à contribuer à son film."

Edward Zwick :

"Sorious a été un cadeau du ciel, dont j'ai tiré le plus grand profit. Il a été bien davantage qu'un conseiller technique. Non content de nous fournir des masses d'informations pratiques sur les accessoires, l'habillement, etc., il nous a présenté des gens qui pratiquent la langue Mende et le dialecte krio et qui connaissent toutes les nuances de la culture de la Sierra Leone. Il avait été en contact avec des enfants soldats, des trafiquants et des mercenaires. Cela l'a rendu indispensable aux acteurs, tout particulièrement Leo et Djimon. Il a été un ami, un consultant, une autorité. Il a été l'âme de la production."


LES ACTEURS

Les comédiens s'attachèrent eux aussi à se documenter sur l'époque, les lieux et les circonstances propres au film. Leonardo DiCaprio travailla dur pour acquérir l'accent de son personnage, l'ex-mercenaire Rhodésien Danny Archer.

Leonardo Di CaprioLeonardo DiCaprio :

"J'ai su dès la lecture du script qu'il y aurait d'importantes recherches perso à faire. C'est un des aspects qui m'ont tout de suite attiré vers ce film. Nous devions tous nous immerger dans ce monde et recueillir des témoignages de première main. Devant interpréter un homme originaire de Rhodésie (l'actuel Zimbabwe), il était important que j'entende parler les gens du cru. Tout cela a constitué pour une expérience inédite."

Jennifer Connelly, qui interprète la journaliste Maddy Bowen, entra en contact avec des reporters susceptibles de l'éclairer sur la vie des correspondantes de guerre.

Jennifer ConnellyJennifer Connelly :

"Une de mes amies se trouvait précisément en Sierra Leone en 1999, pour écrire un papier sur les "diamants de la guerre". Elle et ses collègues m'ont fourni quantité d'informations. J'ai été fascinée par ces femmes d'une intelligence supérieure, très bien informées et, le plus souvent, très motivées. J'ai senti en elle la passion de l'aventure couplée à un professionnalisme sans faille. Je pense que ces traits de caractère s'appliquent aussi à Maddy."

Originaire du Bénin, Djimon Hounsou avait un temps d'avance sur ses partenaires. "L'un des mérites essentiels du film", dit-il, "est de montrer ce qu'affrontent quotidiennement des hommes et femmes de ce continent. Solomon est un simple pêcheur, pris dans la tourmente de la guerre civile. Séparé brutalement des siens, il voit son fils tomber aux mains des rebelles. Dans ce pays, comme dans beaucoup d'États africains, un fils porte tous les espoirs de son père, tous les rêves que celui-ci n'a pu réaliser. Rien n'est plus important aux yeux de Solomon que de sauver cet enfant."

L'EX-MERCENAIRE

Pour Zwick, le personnage de Danny Archer s'inscrit dans la tradition classique des antihéros de cinéma, "qui permet à de grands acteurs d'explorer leur face d'ombre au service d'un rôle. Voir Leo s'essayer à ce challenge a été une belle expérience."

Leonardo DiCaprio met en avant l'effet corrupteur des violences politiques dont son personnage a été témoin dans son pays d'origine : "Danny a perdu ses illusions et développé une vision assez cynique du monde. Il ne voit plus dans l'Afrique sa patrie mais le terrain d'affrontements impitoyables entre des gens qui s'exploitent les uns les autres. Le mal et le bien sont des notions surannées, un seul impératif compte désormais : survivre."

Edward Zwick :

"Archer a perdu ses repères, épuisé toutes ses options, sa sensibilité naturelle s'est émoussée. Il a vu des choses horribles et commis des actes inavouables, et maintenant, il n'aspire plus qu'à fuir ce pays."

Leonardo DiCaprio :

"Le diamant représente pour lui bien plus que de l'argent. C'est la clé de son avenir. Mais l'idéalisme de Maddy et le courage de Solomon vont déteindre sur lui et l'amener à s'interroger sur ses principes, sa vie passée et son action présente."

Edward Zwick :

"Leo s'est engagé ardemment dans ce rôle, avec son étonnante capacité à investir complètement un personnage. Il a fréquenté d'anciens soldats et mercenaires ainsi que des représentants d'ONG et a passé des heures à écouter ces gens, jusqu'à pouvoir improviser dans le dialecte local. Mais il a fait bien plus qu'assimiler une langue, il a capté l'essence de Danny Archer."

Paula Weinstein :

"Leo est un des meilleurs acteurs de notre temps. Il n'est pas seulement brillant dans les scènes dialoguées, mais il a l'art de vous communiquer instantanément ses émotions d'un simple regard. J'ai admiré chaque jour son professionnalisme, son engagement, son inlassable curiosité, et j'ai été très impressionnée par tout ce qu'il apportait à ce rôle."

LE PÊCHEUR

Edward Zwick :

"Solomon Vandy est, au plan moral, le pivot du film. Il ressemble à tant d'hommes qui ont vécu les affres de la guerre. Son village a été attaqué, il a perdu sa liberté, sa famille a été enlevée, mais il n'a jamais perdu l'espoir de les retrouver. C'est sur son point de vue que s'articule cette histoire, sur sa douleur, sa colère, ses frustrations, son courage et sa détermination."

Djimon Hounsou :

"J'ai trouvé que c'était une belle histoire, une bonne occasion de parler de ces terribles réalités que sont les "blood diamonds", les enfants soldats, les camps de réfugiés. Et j'ai apprécié en tant qu'Africain que cette histoire se déroule à travers le regard de Solomon."

Bien qu'il ne vive plus en Afrique, Hounsou en reste très proche, ainsi qu'en témoigne son soutien à des organismes comme Oxfam ou Amnesty International (pour lequel il a participé à la campagne "Make Noise", dénonçant les ventes d'armes illégales.)

Djimon Hounsou :

"Il y a toujours moyen d'agir, de faire bouger les choses. Le tout est de le vouloir. Si l'on utilisait la moitié de l'argent pillé à ce continent, on pourrait résoudre les problèmes de la famine, de l'éducation et de la santé."

Gillian Gorfil :

"Djimon a vécu des expériences fortes à l'occasion de ce tournage. Ses origines l'ont rendu très proche de Solomon et de son drame."

Edward Zwick :

"Djimon a livré une interprétation magnifique. Né sur ce continent, il en a été profondément marqué. Rien ne peut remplacer cela."

Aussi différents soient-ils, Solomon et Archer sont tous deux Africains : "Cette communauté d'attaches transcende leurs différences et leur fera prendre la mesure de leur humanité face à des situations profondément inhumaines", souligne Zwick.

LA JOURNALISTE

Avec l'Américaine Maddy Bowen, c'est une autre perspective qui émerge : celle d'une outsider, venue en Afrique pour enquêter sur le trafic de diamants. Travaillant en toute indépendance, elle a réuni des informations concluantes sur ces opérations illicites, à commencer par le fait que la Sierra Leone n'a signalé quasiment aucune exportation de diamants au cours des cinq dernières années... alors que le Liberia voisin, dénué de ressources minières, en exportait de vastes quantités.

Maddy a cependant besoin d'autres éléments à charge pour boucler son papier. Elle demande à Danny Archer de les lui fournir, sans se douter qu'il va l'obliger à s'engager et lui révéler la dimension humaine de ce conflit.

Jennifer Connelly :

"Maddy entend dévoiler le parcours de ces diamants, de la source au marché. Elle est à peu près sûre que l'ancien mercenaire lui livrera cette information. Elle réalise qu'il a sans doute commis pas mal d'actes répréhensibles, mais qui peut se dire innocent dans un tel contexte ?"

Marshall Herskovitz :

"J'aime ce mélange d'idéalisme et de pragmatisme. Maddy a un réel désir de changer les choses, mais c'est aussi quelqu'un qui se shoote à l'adrénaline et qui ne se sent vivre que dans l'œil du cyclone."

Jennifer Connelly apporte au rôle son propre et récent engagement d'Ambassadrice pour le Droit à l'Éducation d'Amnesty International USA.

"Jenny exprime à l'écran un mélange rare d' intelligence et d'empathie", déclare Zwick. "Elle s'est en outre minutieusement préparée en rencontrant des journalistes et en étudiant leurs habitudes et attitudes."

L'actrice observa en particulier leurs efforts constants pour rester neutres : "Quantité de ces femmes m'ont dit à quel point il leur était pénible de ne pas agir plus directement sur les événements, d'être entourées de drames et de bénéficier à certains égards de la détresse d'autrui. C'est à ce conflit que Maddy va être exposée, face à la demande d'aide de Solomon. Elle sait qu'il ne retrouvera sans doute jamais sa famille si elle ne lui en donne pas les moyens... mais l'y aurait-elle aidé si cela n'avait aussi servi ses propres intérêts ?"

LES ENFANTS SOLDATS

Grâce aux relations de Maddy, Solomon retrouve sa famille dans un camp de réfugiés. Il découvre alors que son fils de douze ans, Dia, écolier modèle qui rêvait de devenir médecin, a été enlevé par les rebelles et enrôlé de force comme soldat.

Dia est interprété par Kagiso Kuypers, un jeune comédien de la National School of Arts de Johannesburg, que Zwick choisit parmi des centaines de jeunes postulants des townships voisines : "Nombre de ces gosses étaient tout à fait remarquables, mais Kagiso se détachait du lot. Je l'ai poussé fond durant son audition et j'ai vu qu'il comprenait parfaitement le destin de Dia et les conséquences de son drame. J'ai moi-même un fils adolescent, et l'idée qu'un enfant puisse être enlevé et manipulé par des tueurs sans merci m'est intolérable."

Des milliers de parents ont malheureusement vécu cette expérience depuis de nombreuses années.

Sorious Samura :

"Les enfants soldats sont apparus bien avant la guerre civile de la Sierra Leone, et cela continue car l'efficacité de ces jeunes combattants est bien connue de ceux qui les manipulent, les conditionnent et leur font faire des trucs horribles."

"Forcer un enfant à tuer, c'est détruire son âme", souligne Herskovitz. "C'est un crime incommensurable contre l'humanité."

"L'honnêteté et l'innocence sont deux des qualités les plus précieuses d'un enfant", déclare Gillian Gorfil. "Un jeune à qui l'on ravit son innocence ne pourra jamais la recouvrer. C'est impardonnable."

Et Paula Weinstein de souligner : "J'ai admiré la décision d'Ed de traiter cet aspect du drame sans aucun compromis."

Zwick et ses associés prirent grand soin de protéger les jeunes comédiens, physiquement et moralement, durant le tournage de ces scènes d'endoctrinement d'un grand réalisme : "Les règles étaient très précises quant à ce qu'on pouvait faire faire à ces enfants, et nous n'avons été que trop heureux de nous y plier pour assurer leur protection."

Zwick s'entretint en outre directement avec ses jeunes interprètes : "J'ai longuement discuté avec eux de ces scènes et leur ai expliqué l'histoire des enfants soldats. Il était essentiel qu'ils comprennent bien les implications de leurs actions sur le plateau."

Samura espère que les scènes d'initiation de Dia auront des retombées positives et qu'elles feront évoluer les mentalités : "En Sierra Leone, certains n'ont toujours pas pardonné aux enfants soldats. Peut-être comprendront-ils que ces derniers n'étaient pas entièrement fautifs, et qu'il est maintenant nécessaire de les absoudre."

Deux adultes incarnant, chacun à sa façon, l'horreur et les espoirs des jeunes soldats de BLOOD DIAMOND. David Harewood interprète le redoutable capitaine Poison, responsable de la capture et de l'asservissement de Solomon et son fils. À l'autre bout de l'échiquier, Basil Wallace interprète Benjamin, un instituteur dévoué qui s'est mis au service des plus jeunes victimes de la guerre, dont les anciens enfants soldats : "Benjamin continue d'espérer en eux bien qu'ils aient vécu l'enfer. Il estime qu'on doit les aimer et les protéger car une génération d'enfants qui n'aurait connu que la souffrance, subie ou infligée, nous priverait tous d'avenir."

L'AFRIQUE

BLOOD DIAMOND a été filmé presque entièrement en Afrique, pour des raisons tenant à la nature même du projet.

Edward Zwick :

"Sur cette terre de contrastes, vous êtes en permanence confronté à la beauté et à la misère, à la spiritualité et aux plus sévères privations. Vous recevez ces images en pleine face, vous ne pouvez échapper à leur impact. Elles vous coupent le souffle ou vous brisent le cœur. Nous n'aurions jamais pu capter l'esprit du lieu si nous avions réalisé le film ailleurs."

L'équipe tourna aussi en Sierra Leone, mais, précise le réalisateur, "l'Afrique occidentale n'avait tout simplement pas l'infrastructure adaptée à une telle production. Nous avions besoin d'autres extérieurs."

Après avoir exploré les côtes du sud, l'équipe découvrit dans la province du Natal un site idéal proche de Port Edward. La région, avec sa jungle luxuriante, fournit le cadre de trois grands extérieurs : la mine de diamants, le camp de réfugiés et l'école de Benjamin, créés par le chef décorateur Dan Weil à partir de ses propres recherches et des indications de Samura.

L'équipe dut s'habituer aux caprices de la météo, qui obligèrent fréquemment Zwick et le chef opérateur Eduardo Serra à revoir le plan de tournage, et aux intrusions nocturnes de toutes sortes de reptiles et rongeurs un peu trop familiers. Elle dut aussi, et surtout, se plier aux impératifs environnementaux définis par les autorités locales.

Kevin De La Noy (Producteur exécutif) :

"Avant de nous rendre dans cette vallée, nous nous sommes engagés à respecter un plan de gestion dont l'application était contrôlée quotidiennement par des délégués des services d'aménagement du territoire. Les règles étaient très strictes. Par exemple, toute plante déplacée pour les besoins du tournage devait être mise en serre puis remplacée en fin de séjour, de manière à n'affecter en rien la flore locale."

La production dut aussi tracer des voies d'accès temporaires, suffisamment larges pour y faire passer ses véhicules. Constituées de rouleaux de fil de fer maillé, elles seraient aisément démontées, et la végétation naturelle pourrait ainsi reprendre ses droits.

Après Port Edward, la production s'installa dans la ville de Maputo (Mozambique), qui servirait de réplique à Freetown. Le filmage de la chute de Freetown nécessita une préparation extrêmement vigilante, en étroite coopération avec le superviseur des effets spéciaux Neil Corbould : "C'est un processus laborieux, intense, qui demande autant de patience que d'obstination, mais dans lequel il faut savoir laisser une place à l'imprévu", explique le réalisateur.

Cette séquence, d'un grand réalisme, ne pouvait manquer d'éveiller de douloureux souvenirs chez certains membres de l'équipe. Le coach Mende Alfred Lavalie ne put supporter le spectacle et dut quitter le plateau au bout de quelques heures. Samura raconte pour sa part : "Cela m'a rappelé de tristes événements et rappelé à quel point j'étais chanceux d'y avoir survécu. De retour à l'hôtel, j'ai craqué avant d'appeler mes enfants pour leur dire tout mon amour. J'espère que les spectateurs du film ressentiront un peu de la folie qui régna à l'époque." Et Zwick de conclure : "C'est difficile d'imaginer qu'il se passe encore de telles choses, surtout pour des Américains habitués à une vie confortable. Mais je crois pouvoir dire que nous avons tous été marqués par ce que nous avons vu en Afrique et que notre regard sur le monde en a été transformé."

Après le Mozambique, viendrait la dernière phrase des extérieurs, à Londres, en Inde et en Belgique. Mais, avant de quitter l'Afrique, l'ensemble de l'équipe et des comédiens, touchés par la cordialité et la chaleur de tous ceux qu'ils avaient rencontrés, décidèrent d'agir, à leur façon, contre la misère ambiante. La plupart des accessoires et costumes, les matériels de construction et même certains articles personnels furent distribués dans des orphelinats et hôpitaux locaux. L'équipe déco se porta également volontaire pour fabriquer des bureaux et des chaises pour les écoles et orphelinats.

Chaque acteur, chaque technicien fit un don pour aider les communautés qui les avaient accueillis. Cet argent permit de créer un "Fonds Blood Diamond", dont Warner Bros. doubla le montant sur la suggestion d'Edward Zwick. "C'était plus qu'une démarche caritative", explique Herskovitz. "C'était une façon d'exprimer notre gratitude et de perpétuer nos liens avec ces gens qui ont été si gentils avec nous."

Le Fonds Blood Diamond a déjà programmé une série d'actions : forages, création de routes, construction d'écoles, achat de matériel scolaire, fourniture de nourriture et d'assistance médicale, etc.

"C'est une goutte dans l'océan, compte tenu de l'ampleur des besoins, mais nous avons fait tout notre possible, et nous continuerons à le faire", s'engage Edward Zwick.

LES COMEDIENS

LEONARDO DiCAPRIO (Danny Archer)

Leonardo Di CaprioLeonardo DiCaprio a obtenu sa deuxième citation à l'Oscar pour AVIATOR, où son interprétation de Howard Hughes lui valut également le Golden Globe du meilleur acteur, des citations au Critic's Choice Award et au British Academy Award et deux nominations au Screen Actors Guild Award (meilleur acteur et meilleur ensemble). Élu Acteur de l'Année à l'Hollywood Film Festival 2004, l'acteur a inscrit à son actif trois autres succès majeurs : ARRÊTE-MOI SI TU PEUX de Steven Spielberg, qui lui vaudra sa troisième citation au Golden Globe dans le rôle du fringant escroc Frank Abagnale, et, sous la direction de Martin Scorsee, GANGS OF NEW YORK et, cette année même, THE DEPARTED (Les Infiltrés), avec Matt Damon et Jack Nicholson.

Né à Los Angeles, Leonardo DiCaprio suit ses premier cours d'art dramatique à la Seeds Elementary School de l'UCLA avant de rallier le Center for Enriched Studies et la John Marshall High School de Los Feliz, où il tient son premier rôle dans "Circus Fantasy".

En 1988, à l'âge de quatorze ans, DiCaprio commence son apprentissage dans une série de spots publicitaires et de films éducatifs. Il fait son entrée à la télévision la même année, avec la série "Lassie", et après une participation au feuilleton "Santa Barbara", décroche un petit rôle dans la série "Outsiders", dérivée du film homonyme de Francis Coppola. Fin 1990, il est engagé pour un rôle régulier dans la sitcom "Parenthood", inspirée de PORTRAIT CRACHÉ D'UNE FAMILLE MODELE de Ron Howard.

En 1991, DiCaprio fait ses débuts à l'écran dans CRITTERS III et décroche le rôle de Luke dans la série comique "Quoi de neuf, Docteur ?". Quelques mois plus tard, Michael Caton-Jones lui confie son premier grand rôle dramatique dans BLESSURES SECRETES, une adaptation du récit autobiographique de Tobias Wolff où il interprète le fils d'Ellen Barkin et souffre-douleur de Robert De Niro.

En 1993, Lasse Hallström engage DiCaprio pour le rôle d'Arnie dans GILBERT GRAPE, qui lui vaut (à dix-neuf ans) sa première nomination à l'Oscar. Également cité au Golden Globe, DiCaprio y remporte les prix du National Board of Review, des Chicago Film Critics et des Los Angeles Film Critics.

En 1995, DiCaprio assure la vedette de trois films : le western baroque de Sam Raimi MORT OU VIF, avec Sharon Stone et Gene Hackman, BASKETBALL DIARIES, un drame de la drogue inspiré de l'autobiographie de Jim Carroll, et RIMBAUD ET VERLAINE, où il incarne Rimbaud sous la direction d'Agnieszka Holland.

L'année suivante, Baz Luhrmann le choisit pour incarner Roméo dans son adaptation moderne de ROMÉO + JULIETTE, où il a pour partenaire Claire Danes. Il rejoint ensuite Meryl Streep, Diane Keaton et Robert De Niro au générique de SIMPLES SECRETS.

En 1997, DiCaprio atteint les sommets du box-office avec TITANIC, qui lui vaut sa deuxième citation au Golden Globe. Suivront : une participation à CELEBRITY de Woody Allen ; un double rôle dans L'HOMME AU MASQUE DE FER de Randall Wallace, face à John Malkovich, Jeremy Irons et Gérard Depardieu ; LA PLAGE de Danny Boyle, d'après le roman culte d'Alex Garland, et les succès précités.

Leonardo DiCaprio a également obtenu le New Generation Award pour GILBERT GRAPE et BLESSURES SECRETES, deux nominations au Blockbuster Award pour TITANIC et ROMEO + JULIETTE et une citation au MTV Award et le prix d'interprétation du Festival de Berlin pour ROMEO + JULIETTE.

Leonardo DiCaprio sera en décembre la vedette du drame d'Edward Zwick BLOOD DIAMOND.


JENNIFER CONNELLY (Maddy Bowen)

Jennifer Connelly a remporté l'Oscar, le Golden Globe, le British Academy Award, le Critic's Choice Award, une citation au Screen Actors Guild Award et le prix d'interprétation de l'American Film Institute pour le rôle d'Alicia Nash dans UN HOMME D'EXCEPTION de Ron Howard ; une citation à l'Independent Spirit Award pour REQUIEM FOR A DREAM de Darren Aronofsky ; une nomination au Critic's Choice Award dans le drame de Vadim Perelman HOUSE OF SAND AND FOG, dont elle partageait la vedette avec Ben Kingsley. Rappelons parmi ses films les plus récents POLLOCK d'Ed Harris, où elle interprétait Ruth Klingman, la jeune maîtresse de l'artiste, DARK WATER de Walter Salles et LITTLE CHILDREN de Todd Field, d'après le roman culte de Tom Perrotta.

Jennifer Connelly est née dans les montages des Catskills. Établie dès l'enfance à New York, elle y commence à dix ans une carrière de mannequin photo à l'agence Ford et débute à l'écran en 1983 dans IL ETAIT UNE FOIS EN AMÉRIQUE de Sergio Leone, où elle interprète Deborah, le premier amour de Robert De Niro. Deux ans plus tard, elle tient la vedette du film d'horreur de Dario Argento PHENOMENA, que suivront notamment LABYRINTHE de Jim Henson, avec David Bowie, ROCKETEER de Joe Johnston, le thriller de Dennis Hopper HOT SPOT, inspiré de Charles Williams, avec Don Johnson, OF LOVE AND SHADOWS de Betty Kaplan, d'après le roman d'Isabel Allende, avec Antonio Banderas, FIEVRE de John Singleton, le thriller rétro de Lee Tamahori LES HOMMES DE L'OMBRE, avec Nick Nolte et John Malkovich, le film noir futuriste d'Alex Proyas DARK CITY, ainsi qu'INVENTING THE ABBOTTS de Pat O'Connor, avec Joaquin Phoenix, Billy Crudup et Liv Tyler, HULK d'Ang Lee, avec Eric Bana, et les films précités.

Jennifer Connelly tourne actuellement le film indépendant de Terry George RESERVATION ROAD, aux côtés de Joaquin Phoenix et Mark Ruffalo.


DJIMON HOUNSOU (Solomon Vandy)

Djimon Hounsou a obtenu une citation à l'Oscar pour le rôle de Mateo l'énigmatique reclus d'IN AMERICA. Cette chronique autobiographique de Jim Sheridan lui a également valu le prix ShoWest 2004 du meilleur second rôle et une citation au Screen Actors Guild Award, partagée avec l'ensemble de ses partenaires.

Hounsou a été en 1997 la révélation d'AMISTAD de Steven Spielberg, où son interprétation du charismatique "Cinque" lui valut une citation au Golden Globe et l'Image Award de la NAACP. Cité au Screen Actors Guild pour le rôle de Juba, dans GLADIATOR de Ridley Scott, sa filmographie comprend aussi : THE ISLAND de Michael Bay, avec Ewan McGregor et Scarlett Johansson, le thriller/film d'action fantastique de Francis Lawrence CONSTANTINE, avec Keanu Reeves, la comédie "chorale" de Bille Woodruff BEAUTY SHOP, avec Queen Latifah, LARA CROFT TOMB RAIDER : LE BERCEAU DE LA VIE de Jan De Bont, avec Angelina Jolie, UN CRI DANS L'OCÉAN de Stephen Sommers, HEROES de Johnathon Schaech (en tête de générique), BIKER BOYZ de Reggie Rock Bythewood, avec Laurence Fishburne, FRERES DU DESERT de Shekhar Kapur, avec Kate Hudson, et LE BOULET, avec Gérard Lanvin.

Natif du Bénin, Hounsou s'établit à Paris à treize ans et devient à vingt-deux ans mannequin vedette de Thierry Mugler. Il collabore ainsi à plusieurs collections et un album de l'illustre couturier, puis apparaît dans trois vidéos réalisées par David Fincher : "Roll With It", de Steve Winwood, "Express Yourself", de Madonna, et "Straight Up", de Paula Abdul. Il pose aussi pour le livre de photos d'Herbert Ritts "Men and Women" et participe à la vidéo de Janet Jackson "Love Will Never Do Without You".

En 1990, Djimon Hounsou se rend à Los Angeles pour poursuivre une carrière d'acteur. Deux ans plus tard, il tient un petit rôle dans le thriller de Jonathan Kaplan OBSESSION FATALE, suivi en 1994 d'une participation au méga-succès de Roland Emmerich STARGATE.

Djimoun Hounsou a également tourné dans "Beverly Hills 90210", "Urgences" (six épisodes) et, plus récemment, "Alias", dans un rôle récurrent.

Il sera en décembre à l'affiche du film fantastique ERAGON.


MICHAEL SHEEN (Simmons)

Michael Sheen a interprété le Premier ministre Tony Blair dans le film de Stephen Frears THE QUEEN, rôle qu'il avait tenu précédemment, et sous la direction de Frears, dans le téléfilm THE DEAL.

Originaire du Pays de Galles, Sheen remporta durant sa deuxième année à la Royal Academy of Dramatic Art de Londres la prestigieuse bourse Laurence Olivier et y décrocha en 1991 un rôle vedette face à Vanessa Redgrave dans "When She Danced", qui marqua ses débuts dans le West End. Découvert dans le drame de Stephen Frears MARY REILLY, où il jouait le valet de pied du Dr. Jekyll, il compte parmi ses films KINGDOM OF HEAVEN de Ridley Scott, LES LOIS DE L'ATTRACTION, BRIGHT YOUNG THINGS de Stephen Fry, UNDERWORLD, FRÈRES DU DÉSERT et OSCAR WILDE.

Cité à l'Olivier Award pour "Amadeus", "Look Back in Anger" et "Caligula" (qui lui valut en outre le London Critics Circle Award et le London Evening Standard Award), Sheen a remporté un large succès dans "Roméo et Juliette", "Peer Gynt", "Henry V" et, tout récemment "Frost/Nixon", où il interprétait le journaliste David Frost face à Frank Langella/Nixon. Il a débuté à Broadway en 1999 dans le rôle-titre d''"Amadeus".


ARNOLD VOSLOO (Le Colonel)

Arnold Vosloo est principalement connu pour le rôle du Grand Prêtre Imhotep dans LA MOMIE et LE RETOUR DE LA MOMIE de Stephen Sommers.

Originaire d'Afrique du Sud, né dans une famille d'acteurs, Vosloo débute sur scène dès l'enfance, et recueillera plusieurs prix pour ses créations dans "Don Juan", "Torch Song Trilogy", etc. Après son entrée au State Theatre, il tiendra des rôles de premier plan dans "Savages", "La Nuit des rois" et "Hamlet", puis décrochera au cinéma le Dalro Award du meilleur acteur pour BOETIE GAAN BORDER TOE et CIRCLES IN A FOREST et une citation à ce prix pour la version filmée de "More Is In Lang Dag".

Arnold Vosloo s'est produit dans le monde entier, notamment à Londres, Chicago et New York, où il incarna Saint-Jean Baptiste dans "Salomé" d'Oscar Wilde face à Al Pacino/Hérode.

Partenaire de Gérard Depardieu dans 1492 CHRISTOPHE COLOMB de Ridley Scott et de Jean-Claude Van Damme dans CHASSE À L'HOMME de John Woo, on a pu le voir aussi dans CODY BANKS : AGENT SECRET d'Harald Zwart, STEEL DAWN de Lance Hool, DARKMAN II et DARKMAN III de Bradford May, ZEUS AND ROXANNE de George T. Miller, les séries "Nash Bridges", "American Gothic" et "24", dans le rôle du sinistre Habib Marwan.


KAGISO KUYPERS (Dia)

BLOOD DIAMOND est le premier long métrage de Kagiso Kuypers, 14 ans, élève de la National School of Art de Johannesburg, qui suit actuellement des études de danse et d'art dramatique.


DAVID HAREWOOD (Le Capitaine Poison)

David Harewood a tourné récemment dans SEPARATE LIES de Julian Fellowes et la version 2004 du "Marchand de Venise", aux côtés d'Al Pacino et Jeremy Irons.

Licencié de la Royal Academy of Dramatic Art, Harewood est bien connu du public londonien, qui a pu l'applaudir au Royal National Theatre dans "His Dark Materials" (mise en scène de Nicholas Hytner), "Henry IV" et le rôle-titre d'"Othello".

Harewood a tenu des rôles suivis dans les séries "Fat Friends" et "Babyfather" et un rôle récurrent dans "The Vice". Il a également participé en guest star à de nombreuses séries, et dirige actuellement à Londres une troupe d'enfants issus de milieux défavorisés et à risque.


BASIL WALLACE (Benjamin)

Depuis ses débuts dans EDDIE MURPHY SHOW de Robert Townsend, où il interprétait le père de Murphy, Basil Wallace a inscrit son nom aux génériques de GRAND CANYON de Lawrence Kasdan, UNE VIRÉE D'ENFER de John Dahl, SAUVEZ WILLY 2, RAPID FIRE et DÉSIGNÉ POUR MOURIR de Dwight H. Little, MAGIC BASKETS et THE WOOD. Guest star de séries à succès comme "Les Experts", "À la Maison Blanche", "Urgences", "Amy", "The Practice" et "NYPD Blue", il a tourné avec Sidney Poitier dans le téléfilm LA CROISÉE DES DESTINS.

Originaire de la Jamaïque, Wallace s'est produit dans des spectacles d'avant-garde et est membre à vie de la troupe new-yorkaise La MaMa ETC (Experimental Theatre Club).


NTARE MWINE (M'ed)

Ntare Mwine est un Américain de la première génération, né de parents ougandais, qui a suivi une formation classique. Licencié d'art dramatique de l'Université de New York , il a également étudié au Théâtre d'Art de Moscou, au Royal National Theatre de Londres et à l'Université de Virginie. Nommé à l'Image Award de la NAACP pour son premier rôle professionnel dans "Six Degrees of Separation", il s'est illustré depuis 1992 au Steppenwolf Theatre, au Kennedy Center, au Lincoln Center et dans diverses autres salles.

Mwine a participé en guest star aux séries "Urgences", "Les Experts", "Alias" et "New York district" et a tourné dans le téléfilm DON KING, SEULEMENT EN AMÉRIQUE.

Dramaturge, photographe et documentariste reconnu, sa première pièce : "Biro", a été créée au Théâtre National d'Ouganda avant d'être présentée au Joseph Papp Public Theatre de New York, puis à Los Angeles et Seattle et à travers l'Afrique. Ses photos ont été exposées aux Nations Unies, au Fowler Museum of Cultural History de l'UCLA et dans plusieurs musées internationaux. Son premier documentaire : BEWARE OF TIME, présenté au Pan African Film Festival de Los Angeles, a obtenu un prix au Black International Cinema Festival de Berlin.


LES TECHNICIENS

EDWARD ZWICK (Réalisateur/Producteur)

Edward Zwick se partage entre écriture, production et réalisation, trois domaines qui lui ont valu de nombreux succès, dans des registres aussi divers que le film d'action, le drame psychologique, la chronique de mœurs et le film à costumes. Il a remporté, à titre de producteur, l'Oscar et le British Academy Award pour SHAKESPEARE IN LOVE et une citation à l'Oscar pour TRAFFIC de Steven Soderbergh, et a été cité au Golden Globe du meilleur réalisateur pour GLORY et LÉGENDES D'AUTOMNE. Son film précédent, LE DERNIER SAMOURAI, lui a valu le National Board of Review du meilleur réalisateur.

Natif de Winnetka (Illinois), Edward Zwick fait ses premières expériences d'acteur et écrivain dès le lycée, puis en stage à l'Academy Festival de Lake Forest (Illinois). Il écrit et met en scène plusieurs spectacles durant ses études de Lettres à Harvard, et obtient à sa sortie de l'Université une bourse Rockefeller qui lui permet de se rendre en Europe et de poursuivre sa formation au sein de diverses troupes de théâtre.

De retour aux États-Unis, Zwick est admis en 1975 comme Directing Fellow à l'American Film Institute. Il obtient en 1976 le prix du meilleur film d'étudiant au Festival de Chicago pour le court métrage "Timothy and the Angel", à la suite duquel il est engagé comme scénariste, directeur de rédaction et réalisateur sur la série "Family". Après avoir produit la dernière saison de cette série, il signe plusieurs téléfilms dont le prestigieux BULLETIN SPÉCIAL, qui lui vaut deux Emmys et marque le début de sa collaboration avec Marshall Herskovitz. Ensemble, les deux associés créent la série "Génération pub" (alias "Nos meilleures années"), qui remporte l'Emmy, puis fondent la Bedford Falls Company sous la bannière de laquelle ils monteront leurs projets cinématographiques et télévisuels ultérieurs, dont les séries "Angela, 15 ans", avec Claire Danes, "Relativity" et "Once and Again", qui remportera l'Emmy et le Golden Globe.

Edward Zwick débute dans le long métrage en 1986 avec la comédie de mœurs A PROPOS D'HIER SOIR, qui lance Demi Moore et Rob Lowe. Suivront : GLORY - l'épopée du premier régiment noir de la Guerre de Sécession, qui vaudra son premier Oscar à Denzel Washington -, À L'ÉPREUVE DU FEU, avec Denzel Washington et Meg Ryan, le prophétique COUVRE-FEU, avec Denzel Washington et Annette Bening, LÉGENDES D'AUTOMNE, avec Brad Pitt, Anthony Hopkins et Julia Ormond, LEAVING NORMAL, avec Christine Lahti et Meg Tilly, et LE DERNIER SAMOURAI, avec Tom Cruise et Ken Watanabe.

Zwick et Marshall Herskovitz ont aussi produit TRAFFIC de Steven Soderbergh, qui totalisa 4 Oscars et 2 Golden Globes, et produit, sous la bannière de Bedford Falls, la comédie dramatique SAM, JE SUIS SAM, interprétée par Sean Penn et Michelle Pfeiffer, qui obtint le Stanley Kramer Award de la Producers Guild.

Lauréat de trois Emmys, Edward Zwick a été primé par la Writers Guild of America et la Directors Guild of America. Il a obtenu le Prix Humanitas, deux Peaboy Awards, le Franklin J. Schaffner Alumni Award de l'American Film Institute et l'Oscar en tant que producteur pour SHAKESPEARE IN LOVE.



le 12 janvier 2007 à 17:57
Alertez-nous
    alertez-nous

    Témoin d'un événement ?

    Alertez la rédaction !

    Envoyez une alerte

    logAudience