René Lalique, exposition au musée du Luxembourg du 7 mars au 29 juillet

R ené Lalique entre dans le métier en 1880, comme dessinateur de bijoux pour les joailliers du Palais-Royal. Il se fait rapidement remarquer par la qualité et l'originalité de ses dessins, entre autres par Alphonse Fouquet qui réalise alors des bijoux inspirés par la Renaissance : “Je ne connaissais pas de dessinateur en bijou, enfin, en voici un” (1884). En 1885, il accepte la proposition d'un joaillier de reprendre son atelier. Il y réalise pendant plusieurs années de la joaillerie pure, avec le concours des ouvriers dirigés par Paul Briançon qui l'assistera durant vingt ans. Il participe à l'Exposition universelle de 1889 en tant que collaborateur anonyme de Vever et de Boucheron. La multiplicité des commandes le contraint à agrandir ses ateliers : rue du Quatre-Septembre, puis au 20 rue Thérèse, à l'angle de l'avenue de l'Opéra, en 1890. Il dispose alors d'une trentaine d'ouvriers. Deux ans plus tard, il s'engage dans une époque de surmenage, travaillant sans relâche, dessinant, modelant, faisant des études et des essais techniques de tous genres, sans interruption, avec la volonté d'arriver à un résultat nouveau et de créer quelque chose qu'on n'aurait pas encore vu.” Il acquiert la capacité d'une conception globale de l'oeuvre en la suivant au cours de toutes ses étapes : du dessin ou du modelage d'après nature, ou encore des photographies réalisées à Clairefontaine à partir de 1898, à l'oeuvre achevée sur laquelle il peut graver son nom, en capitales, et poser son poinçon.
E n 1890, il rencontre Augustine-Alice Ledru, dont le père et le frère, deux sculpteurs praticiens de Rodin, réalisent des modèles dont il s'inspire pour ses bijoux. Délaissant les matériaux traditionnels - platine, diamants, pierres précieuses serties - et les ornements - noeuds et rubans hérités du XVIIIe siècle, styles historiques... - il leur préfère l'or ciselé, l'émail, l'opale et la pierre de lune, ses pierres favorites, ainsi que des matières inattendues comme la corne, l'ivoire puis, le verre.
L a femme est l'un des grands thèmes des bijoux de Lalique, dès le début de son oeuvre personnelle : visages de profil ou de face, évoquant les traits d'Alice, ou mutante, métamorphosée en scarabée, en libellule, en insecte, en paon, associée au monde végétal, floral, animal, jusqu'à son équivalent symboliste, le cygne, “la nudité permise” (Bachelard). Passionné par le spectacle de la Nature, dont il dessine les aspects les plus “modestes” à l'instar de Viollet-le-Duc et des artistes japonais, il recherche au Jardin des Plantes, fleurs et plantes exotiques. Il restitue les formes et couleurs de la flore - iris, chardons, muguet, anémones, roses, orchidées, gui... - et de la faune - insectes, reptiles, oiseaux... - avec la riche gamme des émaux et le secours du verre dont il maîtrisera progressivement les techniques.
L e climat intellectuel et plastique suscité par les poètes et les peintres symbolistes lui suggère des thèmes nouveaux à l'origine de créations qui transgressent les codes du bijou. A partir de 1894, il exposera régulièrement au Salon de la Société des Artistes Français. Sa participation aux Expositions universelles de 1900 à Paris, puis à Saint- Louis (Etats-Unis) en 1904, contribueront à édifier une renommée internationale jusqu'en Russie.
L 'envoi de Lalique à l'Exposition de 1900 est à la hauteur de l'enjeu de la manifestation. Sous un vol de chauves-souris, derrière une grille de femmes-libellules en bronze, c'est une profusion de gemmes colorées et de perles nacrées, d'ivoires pâles et de cornes blondes, d'ors brillants et d'émaux subtils, que se dispute un florilège de célébrités appartenant à l'aristocratie russe, viennoise, française, au monde de la politique et de la culture, dont sa grande amie Sarah Bernhardt, et surtout, son plus fidèle ami et collectionneur, Calouste Gulbenkian.
A u Salon de 1901, la vitrine de Lalique a un autre ton, une blancheur accusée par l'emploi du verre et de sa transparence et le retour du diamant. Travaillé dès 1890, le verre est prioritaire à présent, favorisé par la rencontre avec le parfumeur François Coty, et la construction de son propre hôtel, Cours La Reine en 1902, pour lequel il fabrique des dalles de verre destinées aux deux portes d'entrée. Une nouvelle aventure commence où il applique les recherches faites pour le bijou et enracine progressivement la verrerie d'art dans l'histoire industrielle du XXe siècle.
A rtisan bouleversant les traditions, engagé dans la révolution esthétique de la fin du XIXe siècle, Lalique crée des oeuvres dépassant le cadre de l'artisanat et de l'art décoratif dit “mineur” que cette exposition mettra en valeur. Rassemblant plus de 300 oeuvres - études, dessins, modèles, bijoux, objets, photographies, peintures, sculptures..., - réalisées entre 1890 et 1912 par René Lalique et ses contemporains, elle permettra d'appréhender la personnalité et l'oeuvre de Lalique à l'aune de son époque.
Yvonne Brunhammer
Les commissaires et les organisateurs de l'exposition "Lalique, bijoux d'exception, 1890-1912" tiennent à remercier la société Lalique pour sa précieuse collaboration.

Forte de plus de 300 pièces réalisées entre 1890 et 1912 par René Lalique et ses contemporains, cette exposition rassemble un nombre important de bijoux et d'objets inédits (dessins, modèles, affiches, verrerie etc.), en provenance de prestigieuses collections muséales et privées internationales, parmi lesquelles le musée Calouste Gulbenkian de Lisbonne, le Metropolitan Museum of Art à New York, le musée Lalique à Hakone (Japon) et les musées Lalique, Gustave Moreau, Cernuschi et des Arts décoratifs à Paris.
Première exposition à explorer les multiples sources d'inspiration et la méthode de travail de René Lalique, à l'aune de son époque et de ses contemporains, elle révèle l'extraordinaire richesse et singularité de l'oeuvre de cet artiste d'exception.
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* René Lalique, Vases Cygnes, v.1898 | * René lalique, |
* Verre opalin soufflé, monture en argent | * Flaconde parfum pour Coty, Ambre antique, 1910 |
* Israël, collection Shai Bandmann | * Paris, collection particulière |
c/ Adagp, Paris 2006 | c/ Lalique / Adap, Paris 2006 |
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* René Lalique, Broche Pendant de cou Quatre libellules, v. 1903-1904 | * René lalique, Broche Quatre paons blancs sur une branche de pin, v. 1902-1903 |
* Quimper, musée des Beaux-Arts | * Japon, Hakone, Lalique Museum, inv. 655 |
c/ Musée des beaux-arts de Quimper / Adapg, Paris 2006 | c/ Shoichi Kondo / Adagp, Paris 2006 |
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* René lalique, Pendant de cou avec chaîne Femme Libellule, ailes ouvertes, V. 1898-1900 | * René Lalique, Pendant de cou Princesse lointaine, V. 1898-1899 |
* Collection Communauté de Communes du Pays de la Petite Pierre, acquis avec le soutien de Dexia, du Département du Bas-Rhin et de la Région Alsace | * New-York, collection particulière |
c/ J.L. Stadler / ADAGP, Paris 2006 | c/ David Behl / Adagp, Paris 2006 |

1860 Naissance de René Jules Lalique à Ay (Marne). Ramené à Paris après sa naissance, il passe ses vacances en Champagne, dans le pays de sa mère.
1876 Décès du père de René Lalique ; apprentissage chez le bijoutier Louis Aucoc, pendant deux ans et, durant quelques mois, cours du soir à l'Ecole des arts décoratifs.
1878 Séjour de deux ans en Angleterre ; cours au collège de Sydenham, dans le Crystal Palace reconstruit.
1880 Retour à Paris. Entre comme dessinateur chez un de ses parents, M. Vuilleret qui le décourage : “Tu veux faire des dessins de bijoux, mais cela ne mène à rien !”
1882 Installé à son compte, il fournit un grand nombre de fabricants et de marchands bijoutiers, tels que Jacta, Aucoc, Renn, Gariod, Hamelin, Destape... Cours de modelage auprès de Lequiem fils dans la future école Bernard Palissy. Pratique la gravure à l'eau-forte.
1884 Présentation de dessins à l'Exposition nationale des arts industriels organisée dans la Salle des États, au Louvre ; ils sont remarqués par Alphonse Fouquet : “Je ne connaissais pas de dessinateur en bijou, enfin, en voici un”.
1885 Reprise d'un atelier de joaillerie à Paris : “Je me décidai et ce fut la conversion définitive”. Il s'adonne pendant plusieurs années à la joaillerie pure.
1886 Premier mariage avec Marie-Louise Lambert, dont naîtra une fille, Georgette, décédée en 1910.
1887 Déménagement au 24 rue du Quatre-Septembre, dans un local plus grand. Début du travail de l'émail et de l'or.
1888 Réalisation de ses premiers bijoux en or ciselé, à décors inspirés de l'Antiquité et du Japon.
1889 “En 1889, j'avais franchi un échelon et une fois obtenu ce que je cherchais, le travail me devint plus facile.” Participation à l'Exposition universelle en tant que collaborateur anonyme de Vever et de Boucheron.
1890 Déménagement de l'atelier, qui emploie une trentaine d'ouvriers, au 20 rue Thérèse près de l'Opéra. Il en dessine le mobilier, décore les murs et les plafonds de chevauchées de femmes avec le concours de deux sculpteurs, Alphonse Ledru père et fils. Rencontre avec leur fille et soeur, Augustine-Alice Ledru qui devient sa compagne.
1891 Premières recherches sur le verre.
1892 Naissance de Suzanne, fille de René Lalique et d'Augustine-Alice Ledru. Lalique s'engage dans la voie qui aboutira à la rénovation du bijou : “[...] en 1892, c'est un effort vraiment extraordinaire que je dus faire pour sortir complètement de ce que j'avais fait précédemment. Je travaillais sans relâche, dessinant, modelant, faisant des études et des essais techniques de tous genres, sans interruption, avec la volonté d'arriver à un résultat nouveau et de créer quelque chose qu'on n'aurait pas encore vu [...]”.
1894 Première participation au Salon de la Société des Artistes français (section sculpture). Rencontre avec Sarah Bernhardt et réalisation des bijoux pour Gismonda de Victorien Sardou.
1895 Première exposition de ses objets en verre au Salon. Participation au premier Salon de l'Art Nouveau de Bing.
1896 Médaille pour son envoi au Salon comportant plusieurs pièces d'orfèvrerie ; première exposition d'un bijou en corne.
1897 Exposition au Salon de peignes en corne et en ivoire, dont certains sont acquis par les musées parisiens. Le Musée du Luxembourg fait l'acquisition du grand pavot en or, brillants, émail translucide à jour (aujourd'hui conservé au Musée d'Orsay). Article d'Emile Gallé dans la Gazette des Beaux-Arts : il considère Lalique comme l'inventeur du “bijou moderne”. Promu chevalier de la Légion d'Honneur.
1898 L'envoi de Lalique au Salon est une sorte de répertoire typologique et thématique de son oeuvre : peignes et diadèmes, ornements de corsage, pendentifs et broche, bagues et bracelets... réalisés en or et émail, enrichis de pierres de couleur, avec une prédilection pour l'opale, voués au culte de la nature, de la femme, à travers la culture symboliste et des réminiscences de l'Orient et de la Renaissance. Acquisition d'une propriété à Clairefontaine où il installe un atelier de verrerie.
1900 Naissance de Marc, fils de René Lalique et Augustine-Alice Ledru. Participation remarquée à l'Exposition universelle de Paris. Ses clients appartiennent à l'aristocratie internationale, au monde des affaires, de la politique, du théâtre, des arts. Parmi eux, de grands collectionneurs : Martine de Béhague, la marquise Arconati-Visconti, Calouste Gulbenkian, Henry Walters, l'aristocratie russe. Avec Emile Gallé, Lalique est le grand triomphateur de l'Exposition universelle. Promu officier de la Légion d'Honneur.
1901 Exposition au Salon de bijoux clairs, blancs, où le verre occupe une place importante, dans une vitrine flanquée aux quatre angles de “serpents de verre qui ont la transparence claire et grise de coulées de glace”.
1902 Mariage avec Augustine-Alice Ledru. Installation dans un hôtel situé 40 Cours La Reine, réunissant son habitation privée, ses ateliers et ses locaux d'exposition. Participation à l'Exposition internationale d'art décoratif de Turin ; exposition au Salon de bijoux et de coupes en verre soufflé dans une armature métallique.
1904 Participation à l'Exposition universelle de Saint-Louis. Voyage aux Etats-Unis avec sa femme Alice ; court séjour à New York. Le collectionneur Henry Walters acquiert l'ensemble des bijoux de Lalique (aujourd'hui conservés à la Walters Art Gallery, Baltimore).
1905 Ouverture d'un magasin place Vendôme, à Paris.
1909 Location d'une verrerie à Combs-La-Ville, à l'est de Paris. Premiers flacons de parfum pour Coty, L'Effleurt. Premier brevet pour un procédé de moulage du verre. Décès d'Augustine-Alice Ledru-Lalique.
1911 Participation à l'Exposition internationale d'art décoratif à Turin. Première exposition consacrée exclusivement au verre dans sa galerie de la place Vendôme.
1912 Dernière exposition de bijoux, place Vendôme.
1913 Rachat de la verrerie de Combs-La-Ville. Industriel du verre à part entière, il perfectionne les procédés de fabrication qui lui permettent, soit de réaliser des pièces uniques - cire perdue -, soit des séries obtenues par des techniques de soufflé-moulé, moulé-pressé, et des finitions à la roue de feutre, ou patinés.
1918 / 1921 Conception et construction d'une nouvelle usine aux procédés de production mécanique très perfectionnés, la verrerie d'Alsace et Cie, à Wingen-sur-Moder, en complément de l'atelier de Combs-La-Ville, destinée au début à la verrerie de table. Le premier four est allumé en 1921. Son fils Marc en devient le directeur à partir de 1923.
1920 Participation au Salon des Artistes décorateurs, au Pavillon de Marsan à Paris, avec de la verrerie industrielle : vases, plats et flacons de parfum.
1923 Participation à la première exposition d'art décoratif contemporain organisée par l'Union centrale des Arts décoratifs sur le thème des arts de la table.
1925 Participation à l'Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes, à Paris avec de nombreuses réalisations. Naissance de Jean-Raymond, fils de René Lalique et Marie Anère.
1926 Collaboration à l'aménagement de la galerie Arcades des Champs-Elysées avec des luminaires et une fontaine.
1927 Naissance de Renée-Jeanne-Georgette, fille de René Lalique et Marie Anère.
1928 Participation au Salon des Artistes décorateurs avec, entre autres, des bouchons de radiateur de voiture.
1929 Exposition inaugurale des nouveaux locaux de Breves, son agent à Londres. Décoration du train Côte d'Azur-Pullmann-Express. Le critique Ernest Tisserand évoque dans un article de la revue L'Art Vivant les deux poètes du verre que sont Gallé et Lalique.
1930 Réalisation des stations de chemin de croix de l'église de Sauchy-Lestrée (Pasde- Calais), et du maître-autel, de la table de communion et des vitraux du choeur de la chapelle de la Vierge Fidèle, à La Délivrande (Calvados).
1932 Publication du Catalogue des verreries de René Lalique, important outil de ventes comportant des illustrations de chaque objet. Fontaines du Rond-Point des Champs-Elysées à Paris.
1933 Exposition rétrospective au musée des Arts décoratifs, Pavillon de Marsan à Paris. Lalique y expose ses créations de 1890 à 1933, notamment quelques très beaux bijoux de l'époque 1900, prêtés par Mesdames Barthou, Bartet, Waldeck- Rousseau et un prêteur qui se cache derrière ses initiales : Calouste Sarkis Gulbenkian.
1935 Réalisation d'un décor spectaculaire pour l'immense salle à manger des premières classes du paquebot Normandie : parois en dalles de verre, lustres monumentaux et pots à feu. Inauguration de son nouveau magasin, rue Royale, à Paris.
1936 Participation à la Biennale de Milan et à une exposition au Metropolitan Museum of Art à New York.
1939/1940 Arrêt de la production des usines pendant les hostilités franco- allemandes. Les fours de Combs-La-Ville sont rallumés en 1941.
1945 L'usine de Wingen-sur-Moder est libérée par les armées alliées. Décès de René Lalique.

YVONNE BRUNHAMMER
Conservateur général honoraire du patrimoine, Yvonne Brunhammer entre au musée des Arts décoratifs en 1950, en tant que responsable du département islamique puis du service éducatif, et enfin du département des XIXe et XXe siècles. Elle devient conservateur en chef du musée des Arts décoratifs, du musée de la Publicité et du musée Nissim de Camondo de 1986 à 1991, puis du musée de la Mode et du Textile en 1991. Elle organise en 1991 une exposition qui restitue à René Lalique son statut “d'inventeur du bijou moderne”, suivie de deux importantes rétrospectives aux Etats- Unis et au Japon. En 1993 elle est titulaire d'une bourse du Center for Advanced Study in the Visual Arts à la National Gallery of Art, Washington DC.
Yvonne Brunhammer partage aujourd'hui son activité entre conférences, publications et organisation d'expositions en France, aux Etats-Unis, au Canada et au Japon. Elle est l'auteur de nombreux ouvrages, notamment André Arbus, architecte décorateur des années 40, Sylvain Dubuisson, la face cachée de l'utile (Editions Norma, 1996 et 2006) et Fernand Léger, L'oeuvre monumental(Editions Cinq Continents, 2005).
DANY SAUTOT
Historienne de l'art, commissaire d'expositions indépendante, spécialisée dans le patrimoine des maisons de luxe françaises, Dany Sautot a été conservatrice des musées Baccarat de 1993 à 2002 et, à ce titre, commissaire des grandes expositions internationales des cristalleries de Baccarat (Etats-Unis, Japon, Europe). Rédactrice des fiches botaniques du Domaine de Courson depuis 1997, elle assure la direction rédactionnelle de la revue annuelle le Carnet des Tendances du Jardindepuis 2002. Elle est l'auteur de Baccarat, une manufacture française(Editions Massin, 2003).

HUBERT LE GALL
Créateur reconnu de mobilier et d'objets décoratifs, Hubert Le Gall mène en parallèle une importante activité de scénographe d'expositions. Il a notamment réalisé les scénographies de Edouard Vuillard (2003-04) et de La Mélancolie (2005-06). Pour le Musée du Luxembourg, il a conçu celle de Moi ! Autoportraits du XXe siècle(2004) et collaboré à Matisse, une seconde vie(2005).
Dans un parcours qui propose un déroulement à la fois chronologique et thématique, la scénographie, conçue comme un écrin, s'attache, dans une première partie, à mettre en valeur l'éclosion du talent et les multiples sources d'inspiration (Egypte, Moyen Âge, Renaissance, Japonisme ...) de René Lalique.
Dans une seconde partie, l'harmonie des couleurs, les courbes des vitrines et des parois et le raffinement des matériaux évoquent l'univers sensuel et onirique du créateur. Les groupements thématiques accompagnés de cartels ponctuant le parcours permettent au visiteur de saisir toute la créativité et la poésie de son oeuvre : sa méthode de travail, sa fascination pour la Femme, sa très grande sensibilité aux choses de la nature (faune et flore) et son intérêt pour le Japonisme et le Symbolisme sont abordés grâce à un important ensemble de bijoux, dessins, photographies et de modèles, présentés à l'aune d'oeuvres de ses plus fameux contemporains tels que Gallé, Mucha et Falize.
La galerie principale s'achève en un espace distinct, plus lumineux: l'aboutissement des années de recherches de Lalique autour du verre, matériau qu'il afffectionne et maîtrise depuis 1900, est ici présenté.
Quelques informations pratiques sur l'exposition
COMMISSAIRES DE L'EXPOSITION
Yvonne Brunhammer, conservateur général honoraire du patrimoine et ancien conservateur en chef du musée des Arts décoratifs à Paris Dany Sautot, ancien conservateur des Musées Baccarat
CONSEILLER TECHNIQUE AU CABINET DU PRÉSIDENT DU SÉNAT
Yves Marek - y.marek@senat.fr
ADMINISTRATEUR GÉNÉRAL DU MUSÉE DU LUXEMBOURG
Sylvestre Verger - sverger@museeduluxembourg.fr
PRODUCTION - ORGANISATION GÉNÉRALE
sVo - Musée du Luxembourg
SCÉNOGRAPHIE
Hubert Le Gall
PARTENAIRES DE L'EXPOSITION
JCDecaux, Paris Match, France Info, LCI, RATP, Le Nouvel Observateur, Le Parisien, Gécina, Métrobus, Mairie de Paris, Thalys
SERVICE DE PRESSE
Observatoire
Véronique Janneau - veronique@observatoire.fr
Hélène Dalifard - helene@observatoire.fr
Tél. : 01 43 54 87 71 - Fax : 01 43 25 14 23
MUSÉE DU LUXEMBOURG
19 rue de Vaugirard - 75006 Paris
Informations : 01 45 44 12 90 ; Fax : 01 45 44 57 33 ; info@museeduluxembourg.fr
Site Internet : www.museeduluxembourg.fr
Réservations : www.billet-coupe-file.com
Accès métro : Saint-Sulpice, Odéon / RER B : Luxembourg
Autobus : 84, 58, 89 - Musée du Luxembourg / Sénat
Parcs de stationnement : Place Saint-Sulpice, Marché Saint-Germain
HORAIRES
Le musée est ouvert au public tous les jours :
- Mardi, mercredi, jeudi, samedi de 10h30 à 19h
- Lundi, vendredi de 10h30 à 22h
- Dimanche et jours fériés de 9h à 19h
PRIX D'ENTRÉE
Plein tarif : 10 € pour les individuels et groupes adultes
Tarif réduit : 8 € sur justificatif en cours de validité : jeunes de 10 à 25 ans révolus, bénéficiaires de l'ASS ou du RMI, personnes handicapées, adhérents de la Maison des artistes, professeurs d'Arts plastiques et Arts appliqués munis d'une attestation professionnelle. 5 ! pour groupes scolaires maternelles et primaires. Gratuité sur justificatif : membres de l'ICOM, enfants de moins de 10 ans accompagnés d'un membre de leur famille, journalistes, guides et conférenciers et professeurs justifiant d'une réservation de droit de parole auprès des services du musée.
Location d'audioguides : 4,5 € (français, anglais, italien, allemand, espagnol)
GUIDE OFFICIEL DE L'EXPOSITION édité par sVo - Musée du Luxembourg en collaboration avec Paris Match, 6,50 !
CATALOGUE DE L'EXPOSITION édité par sVo - Musée du Luxembourg et Skira, environ 264 pages, 32 !
LIVRET-JEUX proposant un parcours pédagogique de l'Exposition, remis gracieusement aux enfants à l'occasion de leur visite ; édité par sVo - Musée du Luxembourg en collaboration avec Le Petit Léonard, magazine d'initiation à l'art des éditions Faton.
DVD ‘Visite de l'Exposition' édité par sVo - Musée du Luxembourg, 23 €
CD MUSICAL ‘Lalique et la musique' édité par sVo - Musée du Luxembourg, 18 €
RÉSERVATIONS INDIVIDUELLES
Au guichet du Musée du Luxembourg
Dans les magasins FNAC (réseau France Billets)
Par téléphone : 08 92 684 694 (0,34 !/mn)
Réservation Internet : www.billet-coupe-file.com / www.ticketnet.fr / www.fnac.com
Les billets coupe-file réservés sur www.billet-coupe-file.com sont remis directement au guichet ‘Réservations' au Musée ; plein tarif 11 !, tarif réduit 9 ! (2 ! de frais par commande).
RÉSERVATIONS GROUPES
Réservation obligatoire avec ou sans conférence (10 personnes minimum - 25 maximum avant ouverture au public, 20 personnes maximum pendant les horaires d'ouverture au public). Conférences avec audiophone obligatoire, location : 1,5 ! par auditeur
Contacts : Charlotte Morizet / Isabelle Olivier - Tél. : 01 45 44 63 17
EVÉNEMENTIEL
Privatisation et petits-déjeuners en matinée avant 11h ; dîners conférences en nocturne le vendredi jusqu'à 22 h
Contact : Christine Villiers - Tél. : 01 45 44 63 44
Privatisation en soirée après fermeture au public et réceptions privées
Contact : Marie-Pierre Calmels - Tél. : 01 45 44 63 16
evenementiel@museeduluxembourg.fr
LIBRAIRIE DU MUSÉE
Achats en ligne : www.boutiquemusee.com
Contact Gérard Bourgin - Tél. : 01 45 44 63 43
librairie@museeduluxembourg.fr
CAFÉ MÉDICIS
Petits déjeuners, déjeuners, salon de thé, dîners le vendredi jusqu'à 22h (nocturne publique)
Contact : Glen Markussen - Tél. : 01 42 34 37 99
cafemedicis@museeduluxembourg.fr
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