Roberto Fonseca en concert

le 27 février 2007 à 12h27 , mis à jour le 18 octobre 2007 à 11h08

Retrouvez Roberto Fonseca en concert le 7 novembre à Paris à La Cigale et le 8 novembre, à Rouen au Théâtre Duchamp Villon.

Roberto Fonseca présente "Zamazu", sortie le 22 févrierRoberto Fonseca présente "Zamazu", sortie le 22 février

 

Nouvelles dates de concert
Le 7 novembre à Paris, La Cigale
Le 8 novembre, à Rouen, Théâtre Duchamp Villon

 

Roberto Fonseca, partenariat LCI
Roberto Fonseca © Christina Jaspars HI VI
La musique cubaine est en plein essor. Les musiciens venus des quatre coins de l'île jouent sur les scènes les plus connues du monde, et les pianistes représentent sans aucun doute les étoiles de cette panoplie si variée d'artistes uniques. Voici une génération dorée, faite de virtuoses renommés aux capacités techniques impressionnantes, qui ont su nous captiver et nous enchanter. Cependant, pendant la dernière décennie, personne n'est apparu avec une telle virtuosité et une telle technique, avec un jeu si imprégné de passion. Roberto Fonseca réveille nos sens et nous convie à un voyage qui franchit inlassablement les frontières de son pays.

Né en 1975 à La Havane dans une famille de musiciens, Roberto Fonseca - malgré les multiples marques de reconnaisance qui lui ont été adressées (" le talent le plus prometteur et le plus important de la musique cubaine ", " une vraie révélation qui se distingue des autres pianistes de sa génération ") - n'a jamais oublié son premier souhait : " Je veux que ma musique touche les gens qui ne me connaissent pas, et je rêve qu'un jour je puisse devenir une référence pour mon public... ".

Il commence ses études de piano à huit ans, mais dès son plus jeune âge sa passion

Roberto Fonseca, partenariat LCI
Roberto Fonseca © Johann Sauty
première va vers les percussions. Cela aura une influence décisive sur ce jeu de piano si " percutant " qui le caractérise aujourd'hui. Lors de son premier concert, il est batteur dans un groupe qui reprend des chansons des Beatles. " Avec ma mère, j'écoutais leur musique à la radio et elle m'a beaucoup marqué, je jouais de la batterie comme si je faisais partie du groupe, j'adorais ! " À quatorze ans, il écrit ses premières compositions, s'inspirant du genre afro-cubain. " Pour nous à l'école, le jazz américain était une référence. Je pensais que ma musique allait être une fusion de ces deux genres... J'aimais des musiciens de jazz comme Herbie Hancock et Keith Jarrett mais aussi beaucoup de classiques de la soul et du funk américains. "

À quinze ans tout juste, il est la révélation du Festival International Jazz Plaza de La Havane. Il termine ses études de piano et d'enseignement, puis rentre à l'Instituto Superior de Arte afin de poursuivre et approfondir ses études de composition.

A l'âge de vingt et un ans, poussé par le désir de fusionner sa musique avec des genres différents, il part en tournée en Italie avec le chanteur Augusto Enriquez, jouant notamment pour la chaîne de télévision nationale RAI : Un an plus tard, sa route croise celle du saxophoniste Javier Zalba (Irakere, Cubanismo) avec qui il fonde le groupe Temperamento. C'est le début d'un voyage qui dure neuf ans et dont l'aboutissement est justement Zamazu.

Roberto Fonseca, partenariat LCI
Roberto Fonseca © Johann Sauty
Pendant un an de travail créatif intense, Roberto Fonseca enregistre et produit son premier album En el Comienzo, primé en tant que meilleur album jazz au festival Cubadisco' de 1999. La même année, il co-produit, arrange et joue dans le disque Cuando Yo Sea Grande d'Augusto Enriquez et enregistre son premier album solo Tiene Que Ver. Le projet est récompensé par le concours Trimala organisé par l'UNESCO, dans la catégorie " musique populaire cubaine ".

Son second sous son nom, No Limit, enregistré et produit par Roberto lui-même, est publié sur le label japonais JVC en 2000. La même année, il compose la bande-son du film Black réalisé par le Français Pierre Maraval, et produit le disque Un montón de cosas du groupe de hip hop Obsesión.

Ce début de siècle est un tournant décisif pour Roberto, non seulement parce qu'il sort son troisième album Elengo, mais aussi parce que sa carrière prend une tournure inattendue. " Je suis allé aux studios Egrem pour enregistrer l'album d'Angá Díaz, il m'y avait invité, et quand je suis arrivé j'ai vu toutes ces personnes qui étaient des légendes pour moi : Rubén González, Cachaíto López, Guajiro Mirabal... En l'espace de deux mois, ma vie entière a changé ".

Peu de temps après, il est invité en tant que second pianiste aux côtés du grand maître Rubén González, dans l'orchestre renommé d'Ibrahim Ferrer. La même année, il signe un contrat d'artiste avec Montuno, la célèbre compagnie de management artistique. "Je restais là pendant des heures à le regarder jouer."

Ce rêve le fait tourner partout dans le monde, avec plus de quatre cents concerts dans le

Roberto Fonseca, partenariat LCI
Roberto Fonseca © Johann Sauty
groupe d'Ibrahim Ferrer aux côtés de Cachaíto López, Guajiro Mirabal et Manuel Galbán. Il joue avec eux dans les salles les plus prestigieuses, de Francfort à Paris et de Londres à New York. Toutes les critiques parues dans la presse à propos de ces concerts mentionnent le talent de Fonseca et sa présence captivante sur scène aux côtés d'Ibrahim Ferrer.

Omara Portuondo, séduite par son jeu, l'invite à participer à ses tournées, l'emmenant au Festival de Jazz de Tokyo en 2002 où il partage la scène avec Herbie Hancock, Michael Brecker et Wayne Shorter.

Cette période de travail intense, les tournées partout dans le monde, les enregistrements des albums phares du label World Circuit ainsi que la production de divers disques permettent au pianiste de se rendre compte que sa musique est prête pour la création de son propre projet. Chaque titre de l'album Zamazu est composé avec passion, c'est le résultat du mélange de toutes les influences de Roberto Fonseca : la musique afro-cubaine, la musique classique et la musique traditionnelle cubaine.

Au cours de l'année 2004, Ibrahim Ferrer décide de réaliser un projet qui sera le couronnement de sa carrière artistique : un disque et une tournée de ses boleros préférés, qui soulignent l'attachement du chanteur à ce genre. La relation proche qui le lie à Roberto et sa confiance en les capacités musicales du pianiste l'incite à le faire participer à ce qui sera son ultime chef d'œuvre. Fonseca arrange et co-produit l'album Mi sueño dans les studios Egrem en novembre 2004 et en janvier 2005, avant d'assumer le rôle de directeur musical de la tournée mondiale qui suit. Ibrahim Ferrer déclare souvent à cette époque : " Ce garçon, malgré sa formation jazz, me comprend et respecte ma musique. Et puis, bon sang, qu'est-ce qu'il joue bien... ! "


Après toutes les aventures autour de ce projet, Ibrahim Ferrer meurt en août 2005. Roberto pleure son ami mais cela le pousse aussi à terminer son album, ce qu'il fait en l'espace de six mois. Il invite Alê Siqueira, l'un des plus importants producteurs brésiliens, le créateur de grands projets tels Tribalistas, Flor de Amor (Omara Portuondo), et Infinito Particular (Marisa Monte). Il voyage à Bahia pour monter la pré-production dans les studios de Carlinhos Brown avec notamment des percussions brésiliennes. Une date et un lieu d'enregistrement sont fixés : janvier 2006 à La Havane.

Roberto Fonseca, partenariat LCI
Roberto Fonseca © Youri Lenquette I1
Plusieurs musiciens participent à cet album merveilleux : Carlinhos Brown, Cachaíto López, Omara Portuondo, Vicente Amigo, Toninho Ferragutti, sans oublier des amis comme Javier Zalba, Omar González, Ramsés Rodríguez. Les morceaux révèlent le jeu de piano subtil de Roberto Fonseca, à travers une approche où les mélodies se marient aux rythmes de façon unique. L'ensemble mélange les principales cultures musicales d'Amérique, du Brésil et de Cuba, avec celles du continent africain. Les compositions sont d'une beauté qui frôle le sublime, avec des paroles poétiques qui forgent l'esthétique du disque, comme si la virtuosité laissait la place au sentiment...

Parallèlement, Roberto Fonseca a produit cette année l'album du chanteur japonais Asa Feeston et il a collaboré à d'autres projets comme le dernier album de Timbalada. Il a également terminé avec Nick Gold du label World Circuit l'album posthume d'Ibrahim Ferrer, Mi sueño, qui doit être publié en avril 2007.

Pendant le mois de juillet, dans les festivals d'été européens, il a partagé la scène avec Bebo et Chucho Valdés. On se souvient par exemple de Jazz in Marciac où il avait composé le titre Latin in Marciac que le festival a utilisé pour ouvrir et clôturer ses principaux concerts...

" ...Je suis si enthousiaste de pouvoir partager ce voyage avec mon public, là où ils m'accueillent "




 

le 27 février 2007 à 12:27
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