Un Coeur Invaincu (A Mighty Heart), sortie le 19 septembreRéalisé par
Michael Winterbottom
Sortie le 19 Septembre 2007
«Danny a toujours gardé ses distances à l'égard des dogmes. Il n'était l'allié de personne, il ne représentait aucun pays, il ne défendait aucune cause, hormis la recherche de la vérité. Il tendait un miroir aux gens et voulait les forcer à s'y regarder. Existe-t-il une plus belle marque de respect pour l'humanité ?» - Mariane Pearl Depuis la mort de Daniel Pearl, près de 230 journalistes ont perdu la vie dans l'exercice de leur métier Le 23 janvier 2002, le monde de Mariane Pearl bascula dans l'horreur. Son mari Daniel chef du bureau Asie du Sud du Wall Street Journal, enquêtait alors sur Richard Reid, le «terroriste aux semelles explosives» du vol Paris-Miami. L'enquête avait mené le couple à Karachi, où un intermédiaire avait promis de mettre Danny en relation avec un mystérieux informateur. Avant de partir, le journaliste annonça à sa femme qu'il serait peut-être en retard pour le dîner. Elle ne le revit jamais.
La mort tragique de Daniel Pearl, son courage et sa foi inébranlable dans le pouvoir de la presse ont conduit Mariane à écrire «Un coeur invaincu». Elle y retrace les circonstances de cette tragique disparition et les efforts intenses qu'elle fit pour le retrouver, puis pour identifier ses assassins. Enceinte de six mois à l'époque du drame, Mariane Pearl a écrit ce livre pour que son fils Adam connaisse le père qu'il ne rencontrerait jamais. Un livre sans parti pris, qui s'efforce de dépasser l'amertume et les haines de l'après-11 septembre et d'exprimer la joie de vivre que partageaient Mariane et Danny.
Interprété par Angelina Jolie (lauréate de l'Oscar pour UNE VIE INTERROMPUE) dans le rôle de Mariane Pearl, et Dan Futterman (cité à l'Oscar pour son scénario de TRUMAN CAPOTE), dans le rôle de Daniel Pearl, UN COEUR INVAINCU a été réalisé par Michael Winterbottom (THE ROAD TO GUANTANAMO, TOURNAGE DANS UN JARDIN ANGLAIS) et produit par Brad Pitt et Dede Gardner pour Plan B Entertainment (YEAR OF THE DOG, LES INFILTRÉS) et Andrew Eaton pour Revolution Films (THE ROAD TO GUANTANAMO). Le scénario est de John Orloff (BAND OF BROTHERS).
Les autres rôles vedettes sont tenus par Irrfan Khan (UN NOM POUR UN AUTRE), Denis O'Hare (lauréat du Tony Award pour «Take Me Out»), Archie Panjabi (JOUE-LA COMME BECKHAM), Will Patton (LE PLUS BEAU DES COMBATS), la star de la télévision pakistanaise Adnan Siddiqui (Amer Bail) et Gary Wilmes (Obie Award pour «Red Light Winner»).
L'équipe est entièrement composée de collaborateurs réguliers de Winterbottom, dont le directeur de la photographie Marcel Zyskind (THE ROAD TO GUANTANAMO), le chef décorateur Mark Digby (THE ROAD TO GUANTANAMO), le chef monteur Peter Christelis (CODE 46) et la chef costumière Charlotte Walter (TOURNAGE DANS UN JARDIN ANGLAIS).
LLa nuit de la disparition de Danny Pearl, Mariane monta la garde avec Asra Nomani, une amie et collègue de longue date de son mari, établie à Karachi. Mariane et Asra étaient des journalistes internationales chevronnées et des enquêtrices aguerries, mais elles étaient également des femmes et des étrangères dans un pays du tiers-monde particulièrement volatil depuis le 11-septembre. À l'aube, elles réalisèrent qu'elles étaient confrontées à une crise grave, qui demanderait l'intervention d'alliés sûrs, connaissant les cellules terroristes locales, la bureaucratie byzantine du Pakistan et sa fameuse agence de renseignement, l'ISI.
Des dizaines d'enquêteurs locaux envahirent ce matin la maison d'Asra, dont le directeur de la toute nouvelle unité antiterroriste du Pakistan, que Mariane affubla candidement du surnom de «Captain», ainsi qu'un responsable de la sécurité diplomatique américain, deux collègues du Wall Street Journal et des agents du FBI.
Après cinq semaines éprouvantes, et au beau milieu d'une véritable tempête médiatique,les ravisseurs finirent par être identifiés. Parmi eux, un militant bien connu, Omar Saeed Sheikh, alias «Bashir», qui avait offert ses services à Danny dans son enquête sur Reid. C'est alors que tomba la nouvelle : Daniel Pearl avait été assassiné plusieurs semaines auparavant, dans des circonstances particulièrement atroces. Mariane et Danny croyaient tous deux qu'un journalisme de bonne foi, portant témoignage sur les événements et permettant à toutes les voix de se faire entendre, pouvait rapprocher des communautés en conflit. Mariane est restée fidèle à cette idée, en refusant de céder à la haine ou à la peur. Après la mort de Danny, elle a regagné sa France natale pour accoucher de leur fils, Adam. Elle vit aujourd'hui à Paris avec Adam.
Quelques informations supplémentaires...
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UN COEUR INVAINCU a été tourné aux Indes, en France et au Pakistan durant l'été et l'automne 2006. Le projet avait été initié trois ans plus tôt, avec l'achat par Plan B Entertainment des droits du livre de Mariane Pearl (corédigé avec Sarah Crichton).
«Brad avait admiré le courage extraordinaire de Mariane et la générosité dont elle faisait preuve en partageant avec tous cette histoire», explique la productrice Dede Gardner, Productrice chez Plan B. «Nos relations avec Mariane ont été fondées dès le
départ sur un profond respect mutuel. Nous étions tout à fait conscients que ce film n'aurait aucune valeur sans son apport et son approbation.»
Les producteurs commencèrent par s'entretenir avec Mariane Pearl du scénario et du choix d'un réalisateur : «Nous lui avons demandé de visionner divers films et
avons eu de nombreuses discussions avec elle sur les qualités essentielles que nous attendions tous du futur réalisateur», précise Gardner.
Michael Winterbottom avait d'abord tourné des documentaires en Angleterre à la fin des années 1980 avant de passer à la fiction. C'est à partir de 1997, à l'occasion de WELCOME TO SARAJEVO, qu'il commença à réaliser des films dramatiques de style documentaire, en s'entourant d'une équipe réduite et en encourageant une bonne dose d'improvisation de la part de ses interprètes. Une approche qui lui a réussi sur des films aussi divers que le docudrame politique THE ROAD TO GUANTANAMO ou un sujet plus léger comme 24 HOUR PARTY PEOPLE. Fan de Winterbottom depuis WELCOME TO SARAJEVO, Dede Gardner rencontra le prolifique réalisateur en 2004 et lui remit un exemplaire du livre de Mariane.
Winterbottom fut immédiatement accroché : «J'étais au Pakistan en 2001, à l'époque où Daniel et Mariane couvraient le conflit afghan. Nous étions alors en train de filmer IN THIS WORLD dans la ville de Peshawar lorsque nous apprîmes la mort de Danny. J'avais donc une expérience personnelle de ce pays avant de lire ce récit qui m'a fait une forte impression. J'y ai retrouvé ma propre image du Pakistan.»
Au début de l'année 2006, Michael Winterbottom avait déjà fait deux autres longs métrages, dont THE ROAD TO GUANTANAMO, également tourné au Pakistan, ainsi qu'en Afghanistan, en Iran, à Cuba et en Angleterre. C'est au vu de ce film que Brad Pitt lui proposa de réaliser UN COEUR INVAINCU.
Michael Winterbottom :«Brad et moi avons discuté du livre et de la façon dont il envisageait le film. Je me suis ensuite rendu à Paris pour rencontrer Mariane et, au mois de mai, Andrew, Mariane,
Dede et moi nous sommes rendus en Namibie pour rencontrer Brad et Angie. C'était ma première rencontre avec Angelina, et c'était un bonheur de la voir avec Mariane. Elles ont noué des liens très étroits et possèdent des personnalités fort proches - à la fois simples et directes. Nous avons surtout évoqué des questions pratiques et discuté de ce qui devait figurer ou non dans le film.»
L'actrice n'en éprouvait pas moins certaines inquiétudes.
Angelina Jolie :«Mariane a connu les pires aspects de notre monde, et elle a surmonté son drame avec la conviction qu'on ne peut pas simplement s'abandonner à la colère et à la haine, mais qu'on doit poursuivre le dialogue. Si je n'arrivais pas à la représenter avec sa beauté, sa force, son ouverture d'esprit et son amour, j'aurais rendu un mauvais service et fait du tort à cette femme d'exception.»
Mariane Pearl n'avait, quant à elle, aucune inquiétude...
Mariane Pearl :«Je suis ravie qu'Angelina Jolie tienne mon rôle dans ce film. J'admire profondément son travail et son engagement. Je suis également heureuse qu'un homme aussi talentueux et soucieux d'authenticité que Michael Winterbottom ait travaillé à ce projet.» Winterbottom fit du livre la pierre angulaire du film et sa «bible».
Michael Winterbottom :«Nous avons commencé par suivre sa description des événements. Ensuite, j'ai essayé de rencontrer tous ceux qui étaient avec Mariane à l'époque : Asra, Captain, Randall Bennett et son adjoint Zhoor, Dost, John Bussey, Steve Levine, Asif (traducteur et «fixer» de Danny à Islamabad) et Jameel Yusuf du Comité de Liaison Police/Citoyens (CPLC). Chacune de
ces rencontres m'a permis d'introduire de nouveaux détails dans cette histoire.»
Au cours du casting, Winterbottom demanda à ses comédiens de rencontrer les personnes qu'ils auraient à interpréter. Pour Dan Futterman (Danny), cela impliquait de rencontrer ceux qui avaient été les plus proches du journaliste, sur le plan personnel et professionnel. Futterman apprécia cette offre, et tout particulièrement de pouvoir s'entretenir avec Mariane.
Dan Futterman :«Nous nous sommes vus à Los Angeles, où elle rend toujours visite aux parents de Danny avec son fils. Au cours de cette rencontre, qui fut sûrement douloureuse pour elle, Mariane s'efforça uniquement de me mettre à l'aise, de me donner des informations sur Daniel, son travail, sa famille et leurs relations. Nous avons fréquemment dialogué et échangé des mails par la suite, et elle est venue nous voir tous en France, quelques jours avant le début du tournage de cette partie du film.» Futterman s'appuya aussi sur d'autres sources.
Dan Futterman :«Asra Nomani, m'a apporté quantité d'informations sur le Wall Street Journal, le Pakistan, le travail des journalistes. Steve LeVine m'a décrit le travail d'investigation auquel Daniel et lui se livraient dans cette région du monde. Asif, le «fixer» de Daniel à Islamabad, s'est entretenu avec moi de son travail avec Daniel. Enfin, les parents de Daniel, Ruth et Judea, m'ont prodigué leurs encouragements, m'ont livré des informations et ont fait preuve d'une grande générosité.»
Une exigence de réalisme...
«Je ne crois pas qu'il aurait été possible de réaliser UN COEUR INVAINCU sans filmer au Pakistan et sans offrir au public un compte rendu exact de ce qui s'y était passé. C'était une condition sine qua non», explique Winterbottom.Mais le Pakistan ne facilite guère le travail des équipes de cinéma, ainsi que Winterbottom et le producteur Andrew Eaton l'avaient constaté en 2001, durant le tournage d'IN THIS WORLD : «Nous avions vécu des moments difficiles», reconnaît Eaton. «Les autorités craignent pour la sécurité des Occidentaux qui travaillent dans ce pays.»
Eaton était donc parfaitement conscient de ces difficultés avant même de solliciter
les autorisations de tournage.
«Notre meilleur allié fut Kamal Shah, Secrétaire d'État auprès du Ministre de l'Intérieur et chef de la police de Karachi à l'époque de l'enlèvement de Danny. Il comprenait nos objectifs et estimait que nous décrivions de façon honnête la collaboration entre le Pakistan et les autorités américaines.»
Un point de vue que partagent les acteurs Pakistanais : «Le scénario et le livre donnent une juste représentation des efforts de nos responsables», juge Mikail Lotia, qui interprète le jeune spécialiste en informatique de Captain. «Je pense que c'était bon de faire passer cela.» Les prises de vues commencèrent à Karachi, Islamabad et Rawalpindi à la fin de la mousson. Michael Winterbottom : «Nous avons filmé dans les rues et les lieux où Danny s'était rendu : le Village Restaurant, où il devait rencontrer Imitaz Siddique ; les bureaux du CPLC ; le Cybernet ; l'Hôtel Akbar, où il rencontra Bashir...»
C'est au coeur de la Sindh Society de la ville de Pune que la production découvrit la maison d'Asra où Danny et Mariane Pearl résidèrent durant leur séjour à Karachi. Celle-ci constitue le décor clé du film et servit également de base à l'équipe, qui y travailla cinq semaines avant de se rendre à Bombay pour plusieurs semaines de tournage.
Une grande animation règne dans cette ville, où l'acteur Irrfan Khan (interprète de Captain) est presque aussi populaire qu'Angelina Jolie. L'équipe y tourna dans des sites aussi connus que la «Porte de l'Inde» et la gare de Churchgate, ainsi que dans des madrasas locales, dans une maternité et dans une morgue.
Fidèle à son style, Winterbottom favorisa la spontanéité des interprètes en ne les faisant pas répéter et en les «jetant dans le bain» sans lancer le classique «Action !» Son directeur photo habituel, Marcel Zyskind, tenait lui-même la caméra numérique à la main, et les scènes étaient filmées en plan-séquence et dans l'ordre chronologique. Refusant la traditionnelle «mise en place» et le sempiternel découpage plan général/plan moyen/plan de coupe, le réalisateur
ne déterminait qu'au tout dernier instant l'emplacement de la caméra et utili sait autant que possible des éclairages naturels pour faciliter les évolutions de l'équipe et des acteurs.
«Michael crée un environnement aussi éloigné que possible de celui d'un plateau classique», indique Futterman. «Il cherche à capter des moments de vie, authentiques, spontanés et surprenants.»
Winterbottom demanda aux acteurs de considérer le dialogue écrit comme un point de départ, et d'improviser chaque fois que possible.
Michael Winterbottom :
«Ils avaient passé assez de temps avec les vrais protagonistes pour savoir comment ceux-ci s'expriment, ce qu'ils ont vécu et ce qu'ils pensent des événements. Nous essayons de filmer chaque scène comme elle se déroulerait dans la réalité et nous tournons la prise dans sa totalité et en plan-séquence pour que puisse s'installer un rythme organique. La scène et l'interprétation peuvent ainsi changer et évoluer à chaque nouvelle prise.»
Cette technique demandait de tous les acteurs une vigilance particulière, du fait de la densité des dialogues : «Les journalistes que nous incarnons ont des échanges fournis,
émettent des hypothèses, évoquent quantité de faits, de noms, d'organisations, de pseudos, etc.», explique l'actrice Archie Panjabi (Asra). «C'était un énorme challenge de mémoriser
toutes ces informations, surtout lorsque vous ignorez la réponse de vos partenaires !»
Avant de partir pour l'Inde, l'équipe avait visité le sud de la France pour le tournage de plusieurs scènes, dont le mariage de Daniel et Mariane, au Château de Valmousse à Lambesc.
Angelina Jolie :«Conformément aux méthodes de Michael, je n'avais pas eu l'occasion de répéter cette scène, qui était ma toute première sur le film. J'attendais à l'étage, et l'on est venu me dire «OK, descends». Je suis descendue, Dan et moi avons prononcé nos voeux, et voilà ! Juste avant cela, j'avais visionné le film du mariage de Danny et Mariane, qui m'avait profondément émue. C'était un moment si heureux, si beau, pour eux. On sentait si fort leur
amour qu'il était difficile de ne pas fondre en larmes.»
Le lendemain, Angelina Jolie tourna dans les rues de Marseille une scène de la dernière partie du film où Marianne, ayant regagné la France, est à quelques jours d'accoucher. «Angelina a marché dans les rues, «enceinte» jusqu'aux yeux, habillée d'une
longue robe grise, portant deux paniers de victuailles et personne ne l'a reconnue. Spectacle étonnant...», se souvient un témoin. Une équipe étroitement soudée...
Aux rôles principaux, tenus par des comédiens anglais, américains, indiens et pakistanais de haut niveau, s'ajoutèrent de nombreux personnages secondaires, interprétés par de parfaits amateurs : «Il y a peu d'acteurs au Pakistan», explique Wendy Brazington, directrice de casting de Winterbottom depuis 1997. «Nous n'avons pas hésité à engager au débotté les gens qui avaient le profil du rôle, et même à les recruter dans la rue.» Winterbottom tint à faire venir en Inde des comédiens pakistanais d'un jour, qui contribueraient à l'authenticité du film : «Ces chauffeurs de taxi, ou encore Shabir
(le serviteur d'Asra), n'étaient jamais sortis de leur pays et n'avaient jamais pris l'avion. C'est notre vrai «fixer» d'Islamabad qui joue le «fixer» Masud, tandis que le «fixer» que nous avions engagé à Peshawar sur IN THIS WORLD, interprète un officier de l'ISI.»
Telal Saeed, voyagiste à Karachi, était on ne peut mieux placé pour jouer «Kaleem », un personnage inspiré de Jameel Yusuf. Yusuf dirige le Comité de Liaison Police/Citoyens, fondé en 1989 par des industriels de Karachi pour récupérer les victimes d'enlèvements. Saeed l'a connu à titre personnel et professionnel lorsque son propre neveu fut détenu en otage durant 91 jours. «Le CPLC dispose d'un équipement
haut de gamme, notamment pour l'écoute des conversations téléphoniques», explique- t-il. «Le FBI en fut si impressionné qu'il décida de coopérer avec eux pour retrouver
Daniel Pearl.»
C'est le frère de Saeed, Bilal, hôtelier et père du garçon kidnappé, qui tient le rôle du Ministre de l'Ingénieur Moinuddin Haider. «Tous ces acteurs forment un groupe étroitement uni», remarque Angelina Jolie. «Je n'arrivais pas à distinguer les amateurs des pros tant ils jouaient juste.» Les relations de travail se révélèrent aussi harmonieuses entre les collaborateurs habituels de Winterbottom et les techniciens pakistanais. «Dede, Plan B, et tout spécialement Angie, étaient si relax et si amicaux que tous ces gens, aux vécus si différents, ont fait corps», se félicite le réalisateur.
Angelina Jolie avait pleinement mesuré les risques de l'entreprise, mais aussi ses bénéfices moraux : «Avant de nous lancer dans ce tournage, nous avions évoqué ses dangers, les problèmes de sécurité et aussi les retombées politiques si jamais nous faisions fausse route. Nous risquions de susciter la colère d'encore plus de gens et d'aggraver les tensions. Mais nous avions aussi une petite chance de réussir, et de contribuer très modestement à
une reprise du dialogue, ou du moins à ce que les gens se voient différemment.»
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