
50ème anniversaire de la création
Du 20 novembre 2007 au 1er janvier 2008
au Théâtre du Châtelet à Paris
Mise en scène et chorégraphie de Jerome Robbins
Livret d'Arthur Laurents
Musique de Leonard Bernstein
Paroles de Stephen Sondheim
Tournée Mondiale du 50ème Anniversaire de West Side Story : Le 26 septembre 1957, la représentation de la Première au Winter Garden Theatre de New York a fait prendre à l'histoire du « music-hall » un tournant décisif, car se fit jour alors une oeuvre dramatique complètement inédite : de par sa puissance d'expression scénique, chorégraphique et lyrique, ce spectacle est venu fixer des critères nouveaux sur le plan musical et théâtral, redéfinissant du même coup un genre à part entière.
![]() |
| Jerome Robbins |
Outre la trame d'une émotion captivante et profonde à la fois, les inoubliables compositions de Leonard Bernstein - «Tonight », « Maria » ou « Somewhere » ... - ont largement contribué à conférer à West Side Story le statut d'évènement inégalé.
Le titre L'ORIGINAL ne peut être prêté à ce jour qu'à cette seule production sous licence internationale exclusive. Après avoir été jouée et célébrée à Tokyo, Pékin, Bangkok et Singapour, la version actuelle de Joey McKneely - metteur en scène et chorégraphe aux multiples récompenses, également danseur solo et assistant de l'immense Jerome Robbins - va maintenant être présentée dans des salles de choix à Ludwigsbourg, Vienne, Paris, Zurich et Leipzig, dans le cadre de la Tournée Mondiale du 50ème Anniversaire de West
Side Story.
LA FASCINATION POUR WEST SIDE STORY
Une histoire aussi vieille que le monde : la rencontre de deux jeunes gens qui s'éprennent l'un de l'autre et se jurent fidélité éternelle. A cause de leur différence d'origine, l'intolérance et la haine de cultures antagonistes vont ruiner leur chance de partager un avenir commun. Leur amour est rattrapé par le destin...
West Side Story raconte une histoire de ce genre. Depuis sa Première au Winden Garden Theatre de New York le 26 septembre 1957, la pièce a fait l'objet d'innombrables mises en scène - que ce soit dans la production originale de Jerome Robbins, dans l'inoubliable adaptation cinématographique de 1961 ou dans les multiples adaptations jouées sur toutes les scènes imaginables du monde, avec les langues, les décors et les scénographies les plus diversifiés possibles. L'oeuvre est ainsi devenue un « must » du théâtre musical contemporain. Si la tradition de présentation du show est incommensurable, atteindre le niveau du spectacle originel est une autre affaire. Car aucune des adaptations subséquentes ne s'est jamais rapprochée du caractère unique de la version originale, et les tentatives d'imitation de l'écriture chorégraphique si typique de Robbins ont irrémédiablement échoué. Reste un souffle de nostalgie!
West Side Story : un panorama chargé d'émotion, peuplé d'images saisissantes et de compositions inoubliables, fait jaillir brutalement à l'esprit un volcan bouillonnant. La tristesse des arrière-cours ceintes d'interminables palissades, dans un quartier délabré de New York, une rue la nuit, éclairée par une mince lumière fantomatique, ou l'intérieur modeste du drugstore du vieux Doc. On entend les claquements de doigts cadencés des « Jets » en perpétuel mouvement, toujours un mot grossier sur les lèvres, le hurlement des sirènes de la police, le rire sensuel des Portoricaines dans leur flirt engageant avec un pays glorifié. America. L'énergie juvénile surexcitée, arpentant ici son territoire à la manière d'un grand félin, furetant là autour des habitations tel un éclair, ou engageant encore une danse enthousiaste avec un brio époustouflant. Rencontre entre mambo et rock'n roll. Et voici le coeur, là où l'amour rend chaque être aveugle à jamais, confronté à la réalité. Espoir, tendresse et félicité... tandis que les regards menaçants des « Sharks » vous percent jusqu'aux os. Le futur se trouve quelque part. Somewhere.
Il est évident aussi que tout a commencé quelque part. Entre le moment où émergea chez Jerome Robbins l'idée de transposer Roméo et Juliette, la tragédie romantique de Shakespeare, dans une pièce contemporaine, et l'heure de sa réalisation, il fallut bien du temps. Mais cette réalisation fut unique. Le génie ne consiste pas à remplacer un balcon par une échelle de pompiers, mais réside dans la composition générale complexe de l'oeuvre qui éblouit littéralement par la brillante composition dramatique mêlant le vocabulaire musical, linguistique et chorégraphique, et par un dispositif scénique conçu en parallèle dans cet esprit.
Le livret, qui comporte très peu de dialogues, est l'un des plus courts du genre. Dès les premières mesures symbolisées par un tableau et dès l'apparition des deux bandes ennemies, le spectateur pénètre directement dans le microcosme du quartier des immigrants de l'UpperWest Side new-yorkais, pour se trouver projeté in situ sans autre discours. Les séquences de l'action se succèdent à un rythme endiablé comme au cinéma, le spectateur croyant lui-même assister en direct aux évènements de deux jours successifs en quelques heures seulement, sans prendre conscience de l'éloignement temporel. Romance, thriller psychologique, histoire criminelle et étude sociologique argumentée, réunis en un tout. Un bain riche en émotions diverses. Dont Hollywood s'est emparé avec gratitude.
Equipe de production actuelle
JOEY MCKNEELY, Mise en scène et chorégraphie
![]() |
| Joey Mckneely |
DONALD CHAN, Directeur musical et chef d'orchestre

Donald Chan
Musicien accompli aux multiples talents, Donald Chan a travaillé aux côtés des noms les plus prestigieux de la musique américaine comme chef d'orchestre, directeur musical et compositeur. Après l'obtention d'une maîtrise à Juilliard, c'est à l'Université du Colorado qu'il a passé son doctorat. Sa carrière de directeur musical englobe un certain nombre des oeuvres les plus marquantes et importantes du théâtre musical américain, y compris West Side Story, Cabaret, Kiss of the Spiderman, The Pirates of Penzance, et Phantom of the Opera.
Ses activités en dehors de Broadway, dans des institutions aussi remarquables que l'American Conservatory Theater, l'Opéra de Cleveland, l'Opéra de Seattle et le Seattle Repertory Theatre n'ont suscité que des éloges dithyrambiques.
Pendant douze ans, le maestro Donald Chan a également assumé la charge de directeur musical d'une institution historique, le St. Louis Municipal Opera, le plus grand théâtre des Etats-Unis. Au fil de sa carrière, il a collaboré aussi avec des stars comme Gene Kelly, Ethel Merman, Chita Rivera, Carol Lawrence, Joel Grey, Len Cariou, Sid Ceasar, Martha Graham, et quantité d'autres. Avec le San Jose Symphony, Donald Chan fut le piano solo vedette interprétant la Symphonie N° 2 de Leonard Bernstein « The Age of Anxiety ». En tant que compositeur, il a écrit pour des ensembles divers et variés et a conçu la musique d'accompagnement des pièces d'Ibsen et de Brecht, apportant en outre sa contribution à la partition du documentaire de PBS distingué par de multiples récompenses : « March of the Living ».
Sur plus de 100 comédies musicales et opérettes pour lesquelles il a officié comme directeur musical et chef d'orchestre, West Side Story est l'oeuvre qu'il fut le plus fréquemment appelé à diriger. Donald Chan fut le directeur musical du plus grand nombre de représentations de West Side Story, y compris des productions spéciales pour la Compagnie de l'Opéra la Scala de Milan (Italie), en 2000 et 2003.
PAUL GALLIS, Décors

Paul Gallis
Le scénographe néerlandais Paul Gallis a créé ses premiers décors professionnels pour la production Eva Peron dans le cadre de l'édition 1974 du festival de Hollande. Il a obtenu le prix Albert van Dalsum pour le design des décors, des costumes et de l'éclairage de Schreber.
Pendant sept ans, Paul Gallis fut membre de la direction artistique de Globe, une troupe alors très connue aux Pays-Bas, notamment pour les décors insolites de ses spectacles. En 1987, il établit le Theatergroep Amsterdam, et demeurera là aussi membre de la direction artistique jusqu'en 2001.
Paul Gallis a créé les décors pour « Terre étrangère » d'Arthur Schnitzler au Schillertheater de Berlin, pour le Mariage de Figaro à l'opéra de Nice, pour La
Mouette de Tchekhov au théâtre hambourgeois Thalia, pour West Side Story
au Det Ny Teater de Copenhague et plus tard à la Scala de Milan, Moffenblues
ainsi que Penthesilea au Deutsche Theater de Berlin et Malstrom au Schauspielhaus de Bonn. A Broadway, il a entre autres réalisé la scénographie pour
Cyrano, The Musical, dans sa patrie pour Evita, Elisabeth et Joe, The Musical. En 2001, les lecteurs de la revue spécialisée « musicals » ont récompensé Paul Gallis pour le travail qu'il a effectué sur Elisabeth à Essen avec le « Musical Award 2001 ». En Belgique, il a conçu les décors pour la comédie musicale consacrée au personnage de Tintin Kuifje/Tim und Struppi, qui sera en tournée à travers l'Europe à partir de la mi-mai. D'autres projets comprennent des travaux effectués pour des opéras tels que Le prince de Hombourg de Hans Werner Henze, The Mikado de Gilbert et Sullivan et Thyeste de Jan van Vlijmen/ Hugo Claus, des ballets montés au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles, Who Cares
de Balancine/ Gershwin et L'Oiseau de Feu de Stravinsky / Brandsen pour le Ballet national d'Amsterdam sans oublier La Vie Parisienne d'Offenbach. Paul Gallis est l'auteur de plus de 275 scénographies à travers le monde. Il a également apporté son aide au design du pavillion néerlandais de l'exposition universelle de Séville et a par ailleurs contribué à des expositions de grande envergure. Il s'agit notamment de celles consacrées au chamanisme et au théâtre colonial pour l'Institut Royal des Tropiques, « Le rococo » pour le Rijksmuseum d'Amsterdam, « Syrie » pour le musée national des antiquités de Leiden ainsi que « Holland Rama » pour le musée de plein air d'Arnheim, pour cette dernière, il a d'ailleurs été récompensé par le Thea Award 2001 For Outstanding Achievement, qui est la récompense suprême décernée par les professionnels des musées.
En 1991, ses travaux ont été honorés par le « Proscenium Award », qui est remis par la réunion des théâtres aux Pays-Bas pour des performances théâtrales exceptionnelles. Il est chevalier de l'ordre d'Orange-Nassau.
RENATE SCHMITZER, Costumes
![]() |
| Renate Schmitzer |
Née à Nuremberg, Renate Schmitzer fit son apprentissage de couturière à Cologne où elle a suivi des études à l'Ecole des arts appliqués avant d'aller ensuite travailler en qualité d'assistante auprès des Städtische Bühnen.
Son immense talent a été révélé dans le cadre de plus 500 productions nationales et internationales : elle a entre autres contribué à des opéras tels que
Rigoletto, Jules César, Le barbier de Séville, Othello, Macbeth et King Lear d'Aribert Reimann. Rien que pour Guerre et paix à Karlsruhe, il avait fallu élaborer plus de 800 costumes.
Elle a également assuré la réalisation de costumes pour des pièces de théâtre comme La cruche cassée, Oedipe, Faust et Marie Stuart et des ballets tels que
Casse-noisette et L'Oiseau de Feu. C'est à elle que l'on doit les costumes de
Pasticcio, pastiche d'oeuvres de Haendel porté à l'écran par Jean-Louis Martinoty ainsi que ceux d'émissions télévisées tels que «Stars in der Manege». Son expérience en matière de comédie musicale inclue notamment Evita,
West Side Story, Cabaret, L'opéra de quat'sous, Et puis après? et Jekyll & Hyde qui représenta un défi particulièrement délicat. La liste des oeuvres à la création auxquelles elle a participé est encore très longue, et comprend notamment Le
mariage de Figaro au Théâtre d'Ulm, Le Vaisseau Fantôme à l'Opéra Garnier de Paris, Siddhârta au Kongelige Opera de Copenhague, Les Souffrances du Jeune
Werther au théâtre de Bâle, Les Sorcières de Salem et De l'Aube à Minuit au Schauspielhaus de Francfort, Lucrèce Borgia à l'Opéra de Marseille, Don Giovanni
et Macbeth à l'Opéra Lyriki Skini d'Athènes, plusieurs oeuvres de Verdi, dont Falstaff, Luisa Miller et La Force du Destin, ainsi qu'Orphée aux Enfers d'Offenbach à l'Aalto Theater d'Essen, Sweeney Todd à l'Opéra Comique de Berlin ainsi que Don Quichotte à Ljubljana.
Retour MYTF1





