
Grand jeu : 50 places* à gagner pour découvrir l'exposition Né dans la rue - Graffiti à la Fondation Cartier pour l'art contemporain !
* 2 places par personne et par foyer
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L'exposition Né dans la rue- Graffiti revient sur la naissance du graffiti au début des années 1970 à travers une large sélection de photos, vidéos, carnets d'esquisse, dessins et peintures.
Elle permet également de découvrir des figures majeures de la scène actuelle du graffiti et du street art à travers des installations conçues spécialement par les artistes pour l'exposition.
L'exposition Graffiti est organisée avec le soutien de la Fondation Cartier pour l'art contemporain, placée sous l'égide de la Fondation de France, et avec le parrainage de la Société Cartier.
Symphonie (work in progress), 2006 |
Se déployant dans les espaces d'exposition, sur la façade et dans le jardin de la Fondation Cartier, l'exposition met en lumière l'extraordinaire vitalité d'un mouvement artistique qui a pris son essor dans les rues de New York au début des années 1970 et qui est rapidement devenu un phénomène mondial.
Solidement ancré dans le paysage culturel, le graffiti traverse aujourd'hui les domaines des arts plastiques, du design et de la publicité.
Pourtant, en dépit de son omniprésence, cette forme d'expression essentiellement illégale dont les origines et l'histoire demeurent encore peu connues du grand public, continue d'évoluer en périphérie du monde artistique contemporain. Cette exposition s'efforce de tracer les contours d'un territoire vaste et complexe, qui englobe aujourd'hui quantité de techniques, d'idées et de courants différents.
Né dans la rue - Graffiti rend hommage aux pionniers new-yorkais tels que P.H.A.S.E. 2, Part 1 et Seen, qui, avec d'autres, ont fait entrer le mouvement dans l'histoire contemporaine de l'art avec le rayonnement planétaire qu'on lui connaît. L'exposition rend également hommage à Jean-Michel Basquiat et Keith Haring qui sont aussi, à leur manière, nés dans la rue et dont l'oeuvre a connu un destin différent.
Enfin, avec Vitché, Nug, Evan Roth ou encore Barry McGee, elle présente quelques-uns des acteurs les plus brillants de la scène contemporaine, reflétant ainsi la richesse et la complexité d'un mouvement qui, entre écriture et image, ne cesse de se renouveler.
Dans la première partie de l'exposition, un ensemble de photographies, de films et de dessins illustre l'essor du graffiti à New York, de sa naissance, au début des années 1970, à son entrée dans le marché de l'art et l'univers des médias au cours des années 1980.
La Fondation Cartier invite trois des principaux pionniers du mouvement - P.H.A.S.E. 2, Part 1 et Seen - à créer de vastes oeuvres murales, dans l'espace même de l'exposition. À travers une riche documentation, l'exposition révèle comment les graffeurs se sont approprié l'espace public et combien ils ont modifié activement leur environnement urbain.
L'exposition a bénéficié des conseils d'Alan Ket (Ket One), l'un des graffeurs majeurs de
la scène new-yorkaise, qui a organisé de nombreux projets d'édition et d'exposition consacrés au graffiti.
La deuxième partie de l'exposition témoigne de la vitalité actuelle du mouvement à travers des oeuvres créées spécialement pour l'événement par une sélection d'artistes venus du monde entier : Basco Vazko (Santiago du Chili), Cripta (São Paulo), JonOne (Paris), Olivier Kosta-Théfaine (Paris), Barry McGee (San Francisco), Nug (Stockholm), Evan Roth (Américain vivant à Honk-Kong), Boris Tellegen / Delta (Amsterdam), Vitché (São Paulo) et Gérard Zlotykamien (Paris). La Fondation Cartier propose une riche programmation de documentaires, de films d'artistes et de courts métrages qui s'intéressent à la dynamique du geste et de l'action dans le graffiti, mettent en avant le travail en milieu urbain et illustrent la grande diversité des écritures et des techniques actuelles.
Enjaulado, 2008 - Independencia, Santiago, Chilie |
New York, 1973 |
Origines
C'est à la fin des années 1960 et au début de la décennie suivante que d'audacieux jeunes gens de Manhattan, du Bronx et de Brooklyn s'emparent de cette tradition d'expression libre sur les murs de la ville et modifient radicalement le graffiti urbain. Influencés par les panneaux publicitaires et la bande dessinée, ils créent une nouvelle forme d'expression en dessinant dans un style élaboré leur nom ou leurs initiales sur les murs, les bus et les trains. Pour désigner le graffiti, les pionniers du mouvement emploient le terme de writing (écriture) et se qualifient eux-mêmes de writers. À New York, le mouvement a commencé avec le tag, à savoir la signature du writer constituée de son pseudonyme, souvent accompagné du numéro de sa rue : Taki 183, Stay High 149, Barbara 62. Pour se distinguer les uns des autres, les writers élaborent des styles calligraphiques originaux, auxquels s'ajoutent motifs, étoiles et autres ornements qui visent à mettre en valeur les signatures.
Barry MacGee, sans titre, non daté |
Nug Silver piece Suede 2009 |
«Action Writing »
Pour que leurs noms sortent du territoire limité d'un quartier et gagnent la ville entière, les writers choisissent le métro comme support privilégié. Peu à peu, la taille des graffiti augmente jusqu'à ce qu'ils recouvrent entièrement les rames. Puisant dans la culture populaire, les graffeurs introduisent au fur et à mesure des personnages de bande dessinée et des lettrages plus complexes afin de renforcer l'impact visuel de leurs créations. Tandis qu'ils élaborent dans leurs carnets de croquis les oeuvres qu'ils vont réaliser sur les trains, les graffeurs ont tous à l'esprit la recherche de la singularité du trait, de la forme et du motif. Contraints par des conditions de réalisation difficiles, ils développent une grande maîtrise technique et une véritable beauté du geste. Présentés dans l'exposition, les photographies de Jon Naar, Henry Chalfant et Martha Cooper, ainsi que les films fondateurs Style Wars et Stations of the Elevated, sont aujourd'hui les rares témoignages de cette forme d'expression éphémère.
Dès la fin des années 1970, ces créations vives et enflammées captent l'attention des artistes plasticiens, des galeries et des médias. Certaines galeries new-yorkaises commencent à exposer les travaux des graffeurs, les invitant ainsi à créer sur toile. Aujourd'hui célèbres, les artistes Jean-Michel Basquiat et Keith Haring inscrivent également à cette époque leur travail dans la rue et sur les murs du métro, dans une même énergie du geste.
Joâo Wainer |
Flip One Spraying his name in New York City's underground subway system, 1974 |
« Crossing-over »
Le nombre d'artistes travaillant dans la rue a considérablement augmenté à mesure que le mouvement a pris une ampleur mondiale. Aujourd'hui, le graffiti côtoie d'autres formes d'art urbain comme l'affichage, le collage ou encore le pochoir, ouvrant des possibilités nouvelles à la création dans la ville. Bien que pour la plupart, ces oeuvres ne soient pas considérées comme des graffiti au sens propre du terme, l'emploi du lettrage, de l'illustration ou de la peinture à la bombe indique clairement qu'un grand nombre d'artistes qui interviennent dans la rue aujourd'hui ont développé leur travail en relation avec l'esthétique du graffiti.
Choisis pour la singularité de leur oeuvre et la force de leur vision artistique, les artistes invités à la Fondation Cartier reflètent la diversité de formes, de styles et d'influences du graffiti contemporain. Boris Tellegen, l'un des pionniers du mouvement aux Pays-Bas, travaille aujourd'hui en trois dimensions tandis que Nug met en scène à travers des vidéos l'intensité du geste du writer. Approfondissant un style qu'il nomme freestyle, JonOne développe sur toile une peinture abstraite inspirée du geste de la signature. Evan Roth, bien que n'étant pas lui-même un writer, utilise les nouvelles technologies pour analyser et classer les écritures, créant ainsi sa propre taxinomie du graffiti. S'inscrivant dans la longue tradition de la peinture murale en Amérique du Sud, Vitché puise son inspiration dans les cultures aztèque et indienne ainsi que dans l'esthétique du cirque. Quant à Basco Vazko, il s'intéresse à des univers aussi divers que le tatouage, le mouvement punk ou encore le travail de Joan Miró. La Fondation Cartier invite également le Brésilien Cripta, l'un des représentants majeurs du Pixação, mouvement apparu à São Paulo qui renouvelle l'esthétique du graffiti en s'inscrivant de façon saisissante dans l'architecture de la ville. Un film inédit, co-produit par la Fondation Cartier, rend compte de ce phénomène radical. En collaboration avec l'association le M.U.R., deux artistes français sont invités chaque mois à créer, en direct devant le public, des affiches de très grand format qui seront présentées à la Fondation Cartier puis sur le panneau d'affichage de l'association situé au croisement des rues Saint-Maur et Oberkampf à Paris.
Offrant une lecture des origines du mouvement ainsi qu'un panorama de la pluralité des écritures contemporaines, l'exposition Né dans la rue - Graffiti donne au visiteur l'occasion de découvrir une forme d'art omniprésente et en perpétuelle évolution, et de renouveler ainsi le regard que chacun porte sur la ville.
JonOne, Hommage à Peter Lindebergh, 2009 de Peter Lindebergh |
DANS LE CADRE DE L'EXPOSITION
NÉ DANS LA RUE - GRAFFITI
LES SOIRÉES NOMADES PROPOSENT
UN PROGRAMME D'ÉVÉNEMENTS EXCEPTIONNELS
Charlie Ahearn, "Wild Style" & "Bongo Barbershop"
JEUDI 9 JUILLET À 20H30 | PROJECTION VIDÉO ET RENCONTRE
Réunissant les plus importantes figures de la scène artistique du South Bronx, Wild Style est l'un des films fondateurs de la culture hip-hop. Tourné en 1982 avec peu de moyens, il met en scène le graffeur Lee dans le rôle de « Zoro ».
Le scénario basique est prétexte à une plongée joyeuse dans l'univers du graffiti, du rap et de la breakdance. Projeté en présence du réalisateur Charlie Ahearn, Wild Style sera suivi de Bongo Barbershop, un court métrage sur la rencontre du pionnier du hip-hop tanzanien Balozi (Dola Soul) avec DJ Easy Mike et Grand Master Caz. [Wild Style (VOSTF), Bongo Barbershop (VO)]
Visites urbaines autour du graffiti par Catherine Mairetc*
JEUDI 16 ET VEN. 17 JUIL. À 19H, DIM. 19 JUIL. À 11H ET 15H | VISITES GUIDÉES
Terrains vagues, rues, toits, jardins, bâtiments : le graffiti envahit les endroits les plus insolites, transformant l'espace urbain en un vaste musée à ciel ouvert.
Catherine Mairet propose de découvrir les différentes facettes de cet art éphémère à travers des parcours inédits dans la ville.
"Piecebook Battle" par Sacha Jenkins & David Villorente
SAMEDI 18 JUILLET À PARTIR DE 14H | CONCOURS-PERFORMANCE
À l'initiative de Sacha Jenkins et de David Villorente, les Soirées Nomades invitent une vingtaine de graffeurs à participer à une compétition de piecebook (carnet d'esquisse). Au cours d'un après-midi, ces derniers élaborent en présence du public leur projet sur papier. À l'issue de la confrontation, les gagnants désignés par un jury de professionnels réaliseront leur graffiti à grande échelle.
Collectif 1980,
"1980 Interactive Mobile Box"
DU MARDI 8 AU DIM. 13 SEPT. :MARDI DE 11H À 22H,DU MER.AU DIM. DE 11H À 20H
INSTALLATION
Avec le soutien du Musée International des Arts Modestes de Sète
Pendant une semaine, le collectif 1980 installe sa mobile box dans le jardin de la Fondation Cartier et propose à chacun de s'immerger dans le monde du graffiti. Mode d'emploi : 1-entrer dans la boîte, 2-sélectionner l'environnement de son choix, 3-improviser sur fond vert, 4-découvrir sa performance sur les écrans.
À travers un dispositif ludique, à mi-chemin entre installation et happening, le visiteur se transforme, le temps d'un tournage éclair, en street artist virtuel.
Promenades sociologiques par Alain Milon & Jean Faucheur*
JEUDI 10 SEPT., JEUDI 8 OCT. ET JEUDI 5 NOV. À 19H | VISITES GUIDÉES
Le philosophe Alain Milon et l'artiste Jean Faucheur invitent à une promenade sociologique du XIe au XXe arrondissement de Paris. En suivant les pas des artistes urbains, ils questionnent la nature des écritures illicites.
Berlin, "Iqaluit"
DU MARDI 6 AU DIM. 11 OCT. : MARDI DE 11H À 22H,
DU MER.AU DIM. DE 11H À 20H | INSTALLATION VIDÉO
Co-réalisation avec le Festival d'Automne à Paris
Dans le jardin de la Fondation Cartier, l'installation vidéo du collectif anversois Berlin fait découvrir Iqaluit, capitale du Nunavut, territoire autonome inuit situé au nord du Canada. Cette ville, accessible uniquement par avion, compte 6000 habitants, 2500 voitures et à peine 25 km de routes. Iqaluit s'inscrit dans la série de portraits de villes Holocène, entamée en 2003.
"Downtown 81" suivi de James Chance & Les Contorsions
JEUDI 15 OCTOBRE À 20H30 | PROJECTION VIDÉO - CONCERT
Le film Downtown 81 met en scène l'artiste Jean-Michel Basquiat, alors âgé de 19 ans et en passe de devenir célèbre. Porté par une distribution époustouflante, de Debbie Harry à Kid Creole and the Coconuts en passant par Arto Lindsay, il reflète l'effervescence artistique de la scène new-yorkaise du début des années 1980. Le long métrage d'Edo Bertoglio sera projeté en présence de la directrice artistique et productrice Maripol.
Protagoniste du film, le légendaire saxophoniste James Chance, considéré comme l'une des figures clés du mouvement no wave, donnera un concert inédit à l'issue de la projection. [Downtown 81 (VOSTF)]
Rodolphe Burger en concert illustré par Dupuy & Berberian
JEUDI 22 OCTOBRE À 20H30 | CONCERT-DESSINÉ
Le duo de dessinateurs Dupuy et Berberian illustre simultanément et en direct un concert de Rodolphe Burger. Le dispositif technique mis en place permet de fusionner en une seule image leurs expérimentations graphiques respectives.
La projection révèle la genèse d'un dessin à quatre mains, dialoguant sans discontinuer avec la musique de Rodolphe Burger, l'un des acteurs majeurs de la scène rock française.
Soirée dessin live
VENDREDI 23 OCTOBRE DE 20H30 À 23H
SESSION DESSIN EN DIRECT - ÉCOUTE DE DISQUES
Joseph Ghosn et Blutch, "Total Sun Ra"
Total Sun Ra est un hommage en musique et en dessin au pianiste, bandleader et expérimentateur américain Sun Ra. Le journaliste et musicien Joseph Ghosn propose un mix alternant des disques connus ou rares de l'artiste, tandis qu'à travers ses dessins, Blutch souligne la dimension visuelle des compositions, élaborant une cinématographie dans le corps même de la musique.
Barry McGee, sans titre, 2007 |
Les Soirées Nomades
Renseignements et réservation (indispensable) tous les jours, sauf le lundi, de 11h à 20h
Tél. +33 (0)1 42 18 56 72
Plein tarif : 6,50 €
Tarif réduit : 4,50 €
* réservation et prévente obligatoires, du lundi au vendredi de 9h à 18h.
Service des publics :
tél. +33 (0)1 42 18 56 67
Fondation Cartier pour l'art contemporain
261, boulevard Raspail
75014 Paris
Métro Raspail ou Denfert-Rochereau (lignes 4 et 6)
Bus 38, 68, 88, 91
RER Denfert-Rochereau (ligne B)
Vélib' 2, rue Victor Schoelcher
Stationnement réservé aux visiteurs handicapés moteur en face du 2, rue Victor Schoelcher.
Les Soirées Nomades sont organisées avec le soutien de la Fondation Cartier pour l'art contemporain, placée sous l'égide de la Fondation
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