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Bale de Rua au Casino de Paris du 22 au 26 septembre.


le 18 septembre 2009 à 17h05
Temps de lecture
5min
affiche zoom
Partenariats" Des trouvailles visuelles épatantes, des sketches clownesques et des numéros de danse réglés au cordeau... il cavale, le Balé de Rua, à toute allure vers la liberté " LE MONDE

 

 

 

 

Véritable phénomène de la scène internationale, le Balé de Rua n'en finit plus de conquérir les publics du monde entier : récompensé d'un « Heral Angel Award » au Fringe International Festival d'Edinburgh, en août 2008, ses dernières tournées l'ont également conduit en Belgique, en Suisse, en Italie et en Grande Bretagne (dans le prestigieux Barbican Center, à Londres).
Ces prochains mois, ce sera au tour de l'Allemagne, du Canada, de l'Australie, de la Nouvelle Zélande, de la Chine et de la Corée, de découvrir ce spectacle exaltant, véritable voyage à travers la culture afro-brésilienne, qui invite à l'optimisme et à la joie.
Depuis sa révélation lors de la Biennale de la Danse de Lyon, en 2002, ces attachants danseurs-percussionnistes brésiliens poursuivent régulièrement leur histoire d'amour avec la France (Vaison-la Romaine, Nice, Suresnes, Cébazat, Montauban, La Baule, Longjumeau, St Germain-en-Laye, Carpentras, Perpignan, Dax, Lille, Cannes, Bordeaux, Sablé s/Sarthe, Nevers et Paris, aux théâtres Mogador et Trianon) qu'ils retrouveront au Casino de Paris, du 22 au 26 septembre 2009.
Issu des danses de rue nord-américaines, de la capoeira et de la samba, le langage des interprètes du Balé de Rua se nourrit également de leurs racines africaines et de leur quotidien, la plupart d'entre eux ayant vécu de petits métiers dans les favelas.
Sur des musiques originales qu'ils ont composées avec Vincent Artaud et Nana Vasconcelos, et certains grands airs brésiliens, les danseurs du Balé de Rua s'accompagnent eux-mêmes à grand renfort de percussions. Doués d'une prodigieuse ingéniosité, et d'une énergie communicative, ils délivrent leur message d'espoir et de joie à travers les chorégraphies de Marco Antônio Garcia. Dans ce spectacle éponyme, créé en collaboration artistique avec le metteur en scène français Paul Desveaux, le Balé de Rua raconte une histoire afro-brésilienne, celle d'un groupe issu des quartiers populaires d'une petite ville du Minas Gerais, Uberlândia, celle d'amis qui repeignent le monde tout en couleurs, grâce à la magie du rêve et de la danse, un monde à l'image du Brésil.

 

 

  


Balé de Rua

Fernando Narduchi, Marco Antônio Garcia et José Marciel Silva ont créé la Cia de Dança Balé de Rua (Ballet de la Rue) en 1992, après avoir collaboré pendant 4 années au sein d'un grand mouvement de danse urbaine à Uberlândia, une petite ville du centre du Brésil.
A cette époque, ils dansaient au sein de différents groupes tout en ayant développé une profonde amitié, et l'envie commune de trouver un nouveau style de danse, toujours urbaine mais avec une identité brésilienne marquée.
Marco Antônio était un très bon interprète de break dance et de funk. N'ayant jamais suivi des études de danse, cet autodidacte pratiquait son art dans la rue depuis l'age de 12 ans.
Fernando Narduchi, quant à lui, avait étudié la danse classique et contemporaine, et était très engagé dans différents mouvements urbains, principalement dans des manifestations afro-brésiliennes.
José Marciel Silva était réputé dans son quartier depuis très jeune pour ses qualités de danseur de funk, hip hop et break dance.
La danse leur a permis de se découvrir en tant qu'artistes et que personnes.
Originaires d'une communauté très pauvre, ils parviennent à force de travail et de persévérance à accomplir jour après jour, petit à petit, les nombreux rêves qu'ils ont fait et qu'ils continuent d'avoir pour leur compagnie à travers leur créations, les nombreux ateliers qu'ils ont mis en place à Uberlandia, et les multiples rencontres qu'ils font au cours de leurs tournées au Brésil et à l'étranger. Aujourd'hui ils vivent de leur art et sont fiers de représenter leur peuple et de lui permettre d'être entendu lors d'événements internationaux, même s'ils ont encore l'impression que ce qui leur arrive n'est toujours qu'un rêve.
La Cia de Dança Balé de Rua est plus qu'un groupe de danse, c'est un idéal de vie
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Bale De Rua & l'histoire afro-brésilienne du Brésil

Le Brésil a vécu pendant 350 ans sous un régime esclavagiste. Dès 1532, les Portugais, dans l'optique de développer le Brésil et d'y implanter la culture de la canne à sucre, ont recours à l'esclavage. Très vite, des captifs africains vont suppléer massivement la main-d'œuvre indienne insuffisante et jugée trop indocile.
Différents peuples s'y succèdent et s'y entrecroisent (au XVIe siècle les Guinéens puis les Soudanais, au XVIIe les Bantous et au XVIIIe les Minas) apportant leur savoir-faire, leurs techniques et leur culture. L'héritage pluriel de ces esclaves est aujourd'hui omniprésent au Brésil, mêlé aux apports culturels européens et indigènes, il fait la spécificité du Brésil, le pays le plus « africain » d'Amérique.
Croyance présente dans la région de Minas Gerais et Rio de Janeiro, l'Umbanda née au début du XXème siècle de la fusion de plusieurs religions (Candomblé, Catholicisme et Kardécisme spiritualiste). Les « guides » ont différentes origines et qualités, en voici quelques uns : Caboclos (indiens brésiliens), Crianças (enfants) et les Pretos Velhos (vieux esclaves noirs) que l'on retrouve dans le spectacle du Balé de Rua. Esprits d'anciens esclaves africains meurtris par les blessures, ils représentent la force, la connaissance, mais aussi l'amour, la patience et la charité. Lors des cérémonies, les Pretos Velhos sont incorporés par les médiums et offrent conseil et consolation à leurs fidèles.
En 1888, lors de la promulgation de la Loi Áurea, abolissant l'esclavage au Brésil, le pays avait déporté plus de 3,5 millions d'individus, soit la plus importante opération de transfert forcé d'êtres humains de l'histoire universelle.
Libres enfin, mais laissés pour compte, aucune structure ne fût mise en place pour l'intégration de ces anciens esclaves. À la fin du XIXe siècle, les élites blanches brésiliennes vont encourager l'immigration européenne, persuadée qu'une fois libre la main d'œuvre noire refuserait de travailler mais également dans l'objectif de blanchir la population. Entre 1871 et 1920, poussés par les guerres et les pénuries économiques, près de 4 millions d'immigrants s'installent au Brésil. Italiens, Allemands, Portugais, Libanais, Japonais, Polonais, Ukrainiens viennent enfler les villes du Sud du pays et s'ajouter au melting pot brésilien.
Le Minas Gerais (Etat dont est originaire Balé de Rua) a connu un véritable essor au début du XVIIIe siècle après la découverte de mines d'or et d'argent. Avec l'exploitation de ces mines, qui survient au moment où s'amorce le déclin du commerce du sucre dans le Nordeste, le nombre d'esclaves va tripler. La ville d'Ouro Preto (de l'« Or noir ») va devenir le point de convergence de cette ruée vers l'or et le symbole de la prospérité de la capitainerie. Au cours du XIXe, le filon se tarit peu à peu c'est la fin de l'âge d'or et l'essor de la caféiculture.
A titre indicatif, en 2006 l'état de Minas Gerais était composé de 46% de blancs, 46,3% de métisses, 7,5% de noirs et 0,1% d'indiens ou d'asiatiques. En fait, le critère utilisé par le IBGE (Institut Brésilien de Géographie et Statistique) est basé sur l'auto déclaration, ce qui génère quelques distorsions du point de vue statistique, étant donné les préjugés existants encore aujourd'hui envers les descendants  africains. Nombreux sont les noirs à se déclarer « métisses » et les métisses à se déclarer « blancs ».
En effet, le mythe de « paradis racial » autour duquel s'est construit l'identité nationale du Brésil est à relativiser. Le concept de démocratie raciale élaboré par des intellectuels (comme Gilberto Freyre) dans les années 30 et repris par les différents gouvernements successifs imprègne les principales manifestations culturelles du pays. Toutefois dans les années 70, des mouvements noirs se sont élevés contre cette vision idéalisée des rapports interraciaux.
 
Réélu en 2006, le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva (dit Lula) s'engage à mettre le pays sur le bon chemin, en jetant les bases nécessaires à une longue période de développement économique, de justice sociale et d'approfondissement de la démocratie. Avec le plan « faim zéro » l'état met en place des programmes de revenu minimum, d'assurance chômage, et élargit, entre autres, les systèmes de sécurité sociale et de retraite. À la suite de son premier mandat, on estime à 7 millions de personnes le nombre de brésiliens sortis de la misère. Mais le chemin est encore long, car près de 30% de la population totale (190 millions d'habitants), vit encore sous le seuil de pauvreté.
Sur le plan culturel, le Ministre de la Culture, Giberto Gil, lance en 2005 le programme Cultura Viva dans le but de faciliter l'accès à la formation, à la création et à la diffusion envisageant la culture comme instrument d'intégration sociale.
Son objectif principal consiste à diffuser la culture dans les coins les plus reculés du Brésil, mais aussi à faire connaître les différentes expressions culturelles de l'intérieur du pays en les promouvant dans les grands centres urbains.
En mai 2007, le Balé de Rua a inauguré son propre Centre Culturel, le seul de la ville d'Uberlandia (500 000 habitants), et l'un des premiers Pontos de Cultura de ce programme gouvernemental.

 

 

 

 

 

Distribution

Chorégraphie, costumes, scénographies :  Marco Antônio Garcia
Collaboration artisique :  Paul Desveaux, assisté de Amaya Lainez
Conception lumières, assistant scénographie :  Nicolas Simonin
Musiques originales :  Vincent Artaud, Pedro Ferreira, Naná Vasconcelos
 et Balé de Rua


Vincent Artaud et Pedro Ferreira (Basse, guitare, clavier, programmation),
Thècle Joussaud (Violoncelle),
Adriana Francisco  et José Marciel Silva (voix),
Guilherme Souza, Julio Ferreira, José Marciel Silva et Fabrice Thompson (percussions),
Naná Vasconcelos (percussions et voix).
 

Bande Son :
Ary Barroso (Aquarela) et Gounod (Ave Maria par Jorge Aragão)


Direction artistique et préparateur physique :
Fernando Narduchi


Direction et members fondateurs de Balé de Rua :
Marco Antônio Garcia, José Marciel Silva
et Fernando Narduchi


Technicien plateau et  Responsable technique Cia de Dança Balé de Rua :
Marcio Antônio Garcia
 
Danse et Percussions "Live"
 Alexandre Bento da Silva
Denner Moreira Rodrigues
Diorge dos Santos
Jivago Afonso Silva
Guilherme Nascimento de Souza
Jardel  Santos Silva
Jhony Cardoso Rodrigues
José Marciel Silva
Jùlio Cesar Ferreira
Marcos  Paulo Bertoldo
Paulo Augusto Carmo dos Santos
Paulo Edson Cardoso Silva
Alysson Aparecido Dos Santos
Sandra Mara Silva Gabriel
Wisney Gomes Mendoça
TS3 - Thierry Suc
En co-production avec  DiletArt - Pierre Morand
 
Producteur exécutif : Pierre Morand
Directeur de production : Vincent Pitras
Régisseur général : Christophe Pitras
Sonorisateur : Eric Thoby
Gestion des musiques : Jean-Philippe Schevingt
Chef machiniste : Pierrot Flament
Chef costumière : Lidgy Jules-Gaston
Régisseur lumières : Yoann Pelletier
Assistant lumières : Bertrand Amblard

 

 

  

 

CASINO DE PARIS
16, rue de Clichy
75009 Paris

 

 

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