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Alien VS Predator


le 13 octobre 2009 à 15h30 , mis à jour le 15 mars 2010 à 00h00.
Temps de lecture
0min

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Alien VS Predator

Note de la rédaction

Genre : 
Science fiction

Nationalité : 

Année de production : 
2004

Sortie : 
27/10/2004

Durée : 
1h41min

Réalisateur : 
Paul W.S. Anderson, Paul Ws Anderson

Acteurs : 
Sanaa Lathan, Raoul Bova, Lance Henriksen, Ewen Bremner, Colin Salmon, Tommy Flanagan, Joseph Rye, Sam Troughton, Agathe De La Boulaye, Carsten Norgaard

Distributeur : 
Fox

Une mystérieuse onde de chaleur, émanant du coeur de la banquise, se propage à travers l'Antarctique. Pour étudier ce phénomène, Charles Bishop Weyland (Lance Henriksen) finance une expédition scientifique pilotée par Alexa Woods. L'équipe découvre une pyramide renfermant des vestiges de civilisations aztèque, égyptienne et cambodgienne. Constituées d'un labyrinthe de "chambres", les issues se referment brutalement sur plusieurs membres de l'expédition. Des Predators retiennent captive une reine Alien dont ils livrent les descendants aux jeunes Predators lors de rituels.

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La critique :

Il aura fallu attendre cette jolie année de 2004 pour que la Fox marche sur les traces pourtant peu glorieuses de New Line et de son panachage de licences à tendance horrifique. Ainsi, après l’ultimement décevant Freddy Vs Jason (pourtant réalisé par le talentueux Ronny Yu), arrive enfin l’affrontement entre les méchantes bestioles made in outerspace. Le résultat n’est pas loin de dépasser toutes nos attentes…

A NOTER LA PRESENCE D'UNE CRITIQUE POSITIVE EN PAGE 4


ALIEN VERSUS PREDATOR
Un film de Paul Anderson
Avec Lance Henriksen, Sanaa Lathan, Raoul Bova, Ewen Bremner, Colin Salmon, Agathe de La Boulaye
Durée : 1h40
Sortie: 27 Octobre 2004

Une mystérieuse onde de chaleur, émanant du cœur de la banquise, se propage à travers l'Antarctique. Pour étudier ce phénomène, Charles Bishop Weyland (Lance Henriksen) finance une expédition scientifique pilotée par Alexa Woods. L'équipe découvre une pyramide renfermant des vestiges de civilisations aztèque, égyptienne et cambodgienne. Constituées d'un labyrinthe de "chambres", les issues se referment brutalement sur plusieurs membres de l'expédition. Des Predators retiennent captive une reine Alien dont ils livrent les descendants aux jeunes Predators lors de rituels.


Pour briser l’un des rêves des cinéphiles bis que nous sommes tous un peu au fond de nous, la Fox a mis les bouchées doubles. Initié depuis 1991 (date du premier script), le projet AVP a été décliné sous de nombreuses formes avec succès avant d’échouer lamentablement sur un bout de pellicule. Il faut reconnaître que le comic book ainsi que les nombreux portages vidéoludiques (CPS2, Jaguar puis PC) ont tous été à la hauteur de l’événement. C’est sûrement en partant de ce constat que Paul W.S. Anderson a atterri aux commandes du projet avec 65 millions de dollars et un pitch prometteur. L’homme qui avait fait plus qu’illusion avec son Event Horizon avait presque rendu visibles des licences de jeux-vidéo pas forcément adaptables sur grand écran : à savoir le quasi ovni Mortal Kombat et le décent mais quand même décevant Resident Evil. Malheureusement, le doute qui planait sur ses dernières réalisations laisse place ici à la désillusion la plus sauvage. C’est simple, AVP s’avère décevant à tous les niveaux et le film ne possède même pas le charme d'un nanar d’antan.


Pur produit de marketing, son scénario a été scientifiquement élaboré pour synthétiser 25 ans de cinéma de SF et d’horreur avec également quelques petites touches venant du cinéma d’action. Il faut croire que le métissage de deux licences aussi fortes que Alien et Predator n’a pas semblé suffisante aux pontes de la Fox.




Au programme donc de cette bouillie informe nous retrouvons presque dans l’ordre des bouts de Vertical Limit pour la séquence d’ouverture (qui a également un petit arrière-goût de Mission : Impossible-2) et pour la localisation de la base d’alien au fin fond d’un monde glacé et par conséquent glissant. Jurassic Park vient ensuite nous titiller lorsque l’équipe de pseudo scientifiques débarque sur les lieux (du crime ?) et se fait tranquillement démonter par des bébêtes gentiment vindicatives. Le titillement initial laisse place à la consternation et aux rires lors de la séquence finale où la Reine Alien se prend pour un T-Rex et charge tête baissée. La glace ne suffisant pas, les scénaristes ont intégré un peu d’architecture Aztèque à l’antre des Aliens avec un alibi habile il faut le reconnaître. Malheureusement le coté "IndianaJonesque" voulu initialement ferai même rire les assistants décorateurs de Tomb Raider et l’on se retrouve enfermé dans un univers plus proche de QuackShot que de celui de l’aventurier au fouet.

De la glace, des moulures au plafond, mais cela ne suffit pas malheureux, n’oubliez pas que l’on a 90 minutes à tenir avec comme unique scénario les divergences d’opinions politiques de deux voyageurs de l’espace. On va mettre un peu de piment la dedans et faire bouger tout ce bazar. Tiens, coco tu me met une architecture à géométrie variable comme dans Cube, tu sais le petit film sympa dont on avait déjà piqué le concept des lasers tranchant les perso comme des apéricubes dans Resident Evil. Mais ça va se voir cette fois, non ? T’occupes ils ont une mémoire de poissons rouges. Tu verras, à la fin du film, il ne se souviendront même plus qui a gagné.


Ce capharnaüm indigeste laisse au final peu de place à la promesse initiale. Ainsi il faut attendre un bonne demi-heure avant d’apercevoir le premier Predator et presque 50 minutes pour enfin tâter de l’alien. A ce titre la première demi-heure du film s’avère bien pénible à visionner, se perdant dans des tunnels de texte censés crédibiliser l’aventure et nous rendre attachante la chair à pâté humaine qui va s’en prendre plein la gueule par la suite de la tragédie. Non seulement, on n’y croit pas une seconde (le contraire eut été étonnant !) mais on se désintéresse avec une facilité déconcertante de la chose. A force de gesticulation sur son fauteuil, notre instinct de survie nous pousse à rechercher de l’issu de secours la plus proche tout en se demandant si l’on a déjà vu un film utiliser aussi mal 30 minutes de scènes d’exposition.


Arrivés sur les lieux, notre dreamteam de bras cassés va enfin servir de défouloir à quelques predators de passage et de punching balls et pères porteurs à nos Aliens fraîchement décongelés. Le personnage principal du film reste le décor aussi invraisemblable que pénible qui grâce à se approche "cubique" permet de séparer tout ce joli monde afin de proposer des one to one et éviter ainsi une grande partouze à la StarShip Troopers qui aurait été particulièrement difficile à mettre en boite. N’est pas Verhoeven qui veut !




On sombre alors dans des affrontements basiques hommes/Alien, Predator/Homme, Alien/Alien et enfin Predator/Alien qui ne tiennent pas forcément toutes leurs promesses. Mais au delà de la pauvreté des chorégraphies, du manque d’ambition et de la réalisation poussive de ces affrontements, c’est essentiellement le manque d’enjeu qui fini de plomber ce beat-them-up léthargique. A l’instar de l’interminable séquence d’ouverture, on se fout en beauté des mésaventures de tous les personnages humains ou non qui se sont perdus dans ce palais de glace en carton. Les têtes volent, les coups partent, les balles fusent, les œufs explosent, les bébés Aliens naissant à une vitesse fulgurante, tandis que nous continuons de compter le nombre de personnes à déranger sur la rangée afin de pouvoir atteindre le point d’extraction que l’on avait repéré il y a un quart d’heure. Personne ne bouge, mais ils se sont endormis ou quoi ? Bloqué…à moins que je ne me rabatte sur la petite blonde aux yeux bleus assise à ma droite…Bon revenons au film…tiens le x de Exit est moins lumineux que les autres lettres… ça doit être un signe…Sortir en pleine projection de presse serait mal vu…d’un autre coté, il fait sombre ici et je suis habillé tout en noir…Nan il faut que je tienne…

Tiens la salle rigole ?… Ah l’héroïne s’est fait pote avec un Predator et se sert de la tête d’un alien comme bouclier et de sa queue comme épée… "Les ennemis de mes ennemis sont mes amis" lui souffle-t-on avant que l’ET à la coupe rasta lui balafre le visage en signe d’amitié. C’est mignon ça…Il s’agit d’un film sur la tolérance en fait. Bon quand est-ce qu’il finisse de cramer la gueule de ces pourritures d’Aliens et qu’on en finisse…


On vous épargne le final, non pas car nous avons fuit, mais parce qu’on en a déjà un peu parlé trente lignes plus haut et qu’il reste du même acabit que le reste du métrage : grotesquement indécent.

Passer après Ridley Scott, James Cameron, David Fincher et John Mc Tiernan n’est certes pas chose aisée. Mais même en plaçant la barre très bas (sur le sol ?) cet Alien VS Predator n’a strictement rien pour lui. Le pire c’est que l’image finale (que l’on voit venir depuis 14 ans) laisse présager d’une suite. Et ce ne sont pas les 70.000.000 $ du box office US qui viendront contrecarrer le rejeton de cette matrice ignoble. On espère juste que l’accouchement se fera dans la douleur et à base d’explosion irréversible de bide.

Philip Dowland



La première rencontre jamais filmée de la série des 4 Alien et des 2 Predator, chéries par les cinéphiles du cinéma fantastique de la fin du XXe siècle ! Elle a lieu grâce à un scénario dont les fondements sont très ingénieux et intéressants en raison de ses racines anthropologiques et sociologiques, et engendre une excellente série B au budget relativement luxueux et aux effets spéciaux très réussis ! Et un film qu’il faudra forcément inclure dans tout coffret futur exhaustif de chacune des deux séries tant il est sympathique !

L’idée que des extra-terrestres sont à l’origine des religions primitives avait déjà été admirablement exploitée par Quatermass and the Pit [Les monstres de l’espace] (GB Hammer Film 1967) de Roy Ward Baker mais elle ici reprise d’une manière intéressante et novatrice : à l’origine des sacrifices humains, une race inhumaine de chasseurs ! Et comme dans toute société primitive, des « rites de passages » ! La terreur provient du fait que les hommes sont introduits dans un lieu et à un moment servant à ces rites tabous d’une part et que ces rites ne sont pas organisés par une société humaine d’autre part. Le décalage d’un cran transforme donc la donne et fait basculer le film du fantastique vers la science-fiction. La prise de conscience de la situation occupe à peu près les 45 premières minutes du film et le restant est consacré à une époustouflante course contre la montre menée à un rythme haletant dont la tension ne se relâche pratiquement pas.

Décadence ou évolution naturelle et savoureuse ? Le phénomène « X vs. Y » dont Freddy vs. Jason constituait un exemple récent et structurellement identique, est connu dans l’histoire du cinéma fantastique : la filmographie japonaise du grand Inoshiro Honda en est le plus parfait exemple. Mais on peut remonter plus loin encore dans l’histoire de ce cinéma et considérer les avatars démentiels réalisés dans les années 1940-1945 par Roy William Neill et Erle C. Kenton mettant en scène les personnages mythiques de l’âge d’or « Universal » du cinéma fantastique américain de 1931-1939. Dans les deux cas de figure, les monstres désormais suffisamment connus individuellement se rencontrent, s’affrontent. Des alliances peuvent même se nouer entre eux et les hommes contre d’autres monstres encore plus redoutables car inconnus. Cette seconde étape n’est ici pas encore franchie dans la mesure où aucun nouveau monstre n’intervient mais le processus dynamique est bel et bien amorcé brillamment puisque l’un des deux monstres (on ne vous révèle pas lequel afin de préserver l’effet de surprise) devient en somme un allié de l’homme contre l’autre monstre !

Alien vs. Predator est bien mis en scène, son rythme est nerveux et il est très brillamment monté dans sa seconde partie, doté d’une belle musique et de très beaux effets spéciaux. La conception et les maquettes des créatures sont belles et efficaces. Sa direction de la photographie est assez neutre en raison des décors naturels et artificiels dans lesquels se déroule l’action mais contient de très beaux moments comme cette séquence expliquant l’origine des religions et les nombreuses scènes de combat. Son interprétation est relativement incolore et homogène – les vedettes véritables sont nos chers monstres ! - mais on peut tout de même remarquer l’honorable prestation de l’actrice noire Sanaa Lathan qui nous change agréablement de l’éternelle Sigourney dont on était, en ce qui nous concerne, franchement lassé. À noter aussi le clin d’œil appuyé du casting de Lance Henricksen, fatigué mais encore bon et qui est le seul acteur des deux séries précédentes ici encore présent. Alien vs. Predator a comme parrains spirituels Walter Hill, David Giller, Ronald Shusett, Dan O’Bannon, comme de juste mentionnés au générique : il est une très savoureuse continuation de leurs créations respectives.

Francis Moury

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