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Black Swan


le 03 septembre 2009 à 00h32 , mis à jour le 23 juillet 2010 à 00h00.
Temps de lecture
0min

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Black Swan

Note de la rédaction

Genre : 
Drame

Nationalité : 
USA

Année de production : 
2009

Sortie : 
09/02/2011

Durée : 
1h48min

Réalisateur : 
Darren Aronofsky, Darren Aronofsky

Acteurs : 
Natalie Portman, Mila Kunis, Vincent Cassel, Barbara Hershey, Winona Ryder, Benjamin Millepied, Ksenia Solo

Distributeur : 
Twentieth Century Fox

Rivalités dans la troupe du New York City Ballet. Nina est prête à tout pour obtenir le rôle principal du Lac des cygnes que dirige l'ambigu Thomas. Mais elle se trouve bientôt confrontée à la belle et sensuelle nouvelle recrue, Lily...

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La critique : The Wrestler + Requiem For A Dream = Black Swan. Natalie Portman, comme on ne l'a jamais vue, dans un tumulte qui ne s'oublie pas.

A mi-chemin entre Les chaussons rouges (Michael Powell, 1948) et Perfect Blue (Satoshi Kon, 1998), Black Swan se présente comme le pendant féminin de The Wrestler. Darren Aronofsky annonce un programme similaire afin de dévoiler les artifices du spectacle et l'envers réaliste du décor. En virtuose de la caméra subjective, il entre dans la tête d'un personnage dont l'espérance de vie est menacée par une obsession maladive pour la perfection et la transcendance. Ce combat pour survivre était déjà à l'épreuve dans Pi (un scientifique cherchait Dieu dans des combinaisons mathématiques), dans Requiem For A Dream (quatre personnages plongeaient dans la dépendance pour de meilleurs lendemains), dans The Fountain (un homme achevait un roman pour sauver son amour) ou The Wrestler (un catcheur continuait le show pour ne pas mourir). Comme le gladiateur Mickey Rourke, la ballerine Natalie Portman consume son corps et son âme par amour de l'art. Souvent filmée de dos, elle traverse des lieux du quotidien à la fois anonymes et familiers (couloir d'immeuble, rame de métro, chambre à coucher) dans un état somnambulique, comme si elle évoluait dans un cauchemar. Cette impression spectrale est renforcée par la fluidité du montage et des effets visuels proches de la snorry-cam, exploitée dans Pi et Requiem For A Dream.

 

Black Swan de Darren Aronofsky

 

Pendant longtemps, on ne sait pas si ce que Nina voit tient de la réalité ou du fantasme. D'autant que des personnages que l'on croyait réels se révèlent le produit d'un dédoublement de la personnalité, inventés pour peupler sa solitude. Sans en dire trop, cela ne concerne pas seulement la rivale incarnée par Mila Kunis, même si, pour s'en rendre compte, il faut voir le film à répétition. La représentation de la schizophrénie ne se limite pas à des jeux de miroir, des masques, des doubles ou des symboles (le bélier dans The Wrestler, le cygne dans Black Swan). Elle atteint une dimension plus troublante et organique que prévu, en s'exprimant dans la rouille intime, la frustration sexuelle et la métamorphose physique. Si l'on ajoute le sentiment paranoïaque d'agression, la peur du contact humain et la sombre malédiction entre l'ancienne ballerine star et la nouvelle, on se retrouve dans la logique cauchemardesque des premiers Roman Polanski (Répulsion et Le Locataire). La noirceur dévaste tout sur son passage, jusque dans l'évanouissement lyrique des vingt dernières minutes, où la démence prend une telle densité qu'on pourrait marcher dessus. Au-delà des influences, Black Swan s'impose comme un électrochoc sensoriel et opératique. Une chute en forme d'ascension, transfigurée par un miracle : Natalie Portman, possédée et maîtresse d'un corps en pleine mutation, freak sublime qui tournoie comme une marionnette ivre et prend une dernière respiration avant de rejoindre le cimetière des rêves.
 
Romain LE VERN

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Commenter cet article

  • l0iic28 : Je trouve ce film poignant, depuis Wrestler et RFD. Ce film marque l'esprit et fait encore penser à lui quelques heures aprés la séance. Superbement réalisé, je suis impressionné par le jeu de vincent Cassel, beaucoup plus que par celui de Portman... Mais bon ce film est à voir inévitablement.

    Le 15/04/2011 à 18h42
  • sam77 : Excellente critique, exactement ce que j'ai ressenti, grand film de darren aronofsky. Je n'aimais pas beaucoup ses premiers films mais depuis the wrester, je suis sa carrière avec attention. Force est de constater qu'il dirige magistralement ses acteurs, ce qu'il fait dans black swan est l'équivalent de ce qu'il faisait avec mickey rourke dans the wrestler. Même performance choc dans un univers

    Le 05/03/2011 à 14h03
  • lucidite : Ce film manque de subtilité et cherche "son genre" Pour la subtilité , la chambre peuplée de peluches et le papier peint à papillons pour bien nous dire qu'elle est restée emprisonnée en enfance par sa maman Pour l'errance dans le style , ça fait tantôt dans le réalisme des durs conditions de danseuse , tantôt dans la description d'une schizophrène , tantôt dans le thriller

    Le 05/03/2011 à 13h45
  • tinalakiller : Portman est correcte mais pleurer toutes les dix minutes ne vaut pas un oscar ! grotesque, ridicule, pompé sur plein de films (eux des chefs d'oeuvre), bourré d'incohérences, prétentieux, bourrin, manque cruellement de subtilité, traite superficiellement ses divers themes, Black Swan est clairement pour moi un film surestimé !

    Le 03/03/2011 à 00h42
  • wyrzik2a : Film malade si l'en est,black Swan parle de l'aliénation d'une danseuse à son art;Mais Aronofsky manque de sobriété dans le dernier quart d'heure et vendange un grand film qui méritait mieux.La schizophrénie du personnage s'empare du scénario et le réalisateur nous assène des effets de genre qui ne cessent de s'accentuer jusqu'à un final ridicule.Domage...

    Le 22/02/2011 à 15h29
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