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Charlie et ses drôles de dames


le 01 septembre 2009 à 18h19 , mis à jour le 23 avril 2010 à 00h00.
Temps de lecture
0min

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Charlie et ses drôles de dames

Note de la rédaction

Genre : 
Action

Nationalité : 
USA

Année de production : 
2000

Sortie : 
22/11/2000

Durée : 
1h38min

Réalisateur : 
McG

Acteurs : 
Cameron Diaz, Drew Barrymore, Lucy Liu, Bill Murray, Sam Rockwell, Kelly Lynch, Luke Wilson, Tim Curry, Crispin Glover, John Forsythe, Matt LeBlanc, Ll Cool J, Tom Green, Sean Whalen, Tim Dunaway, Alex Trebek, Kevin Grevioux, Jim Calloway

Distributeur : 
Gaumont

Eric Knox a conçu un logiciel révolutionnaire qui, s'il tombait en de mauvaises mains, mettrait en danger la vie privée de tous ceux qui approchent un ordinateur. Lorsqu'il est enlevé, la présidente de Knox Technologies fait appel à Charlie et à ses trois jeunes détectives aussi sexy qu'intelligentes. Natalie, Dylan et Alex s'intéressent d'abord à Roger Corwin, rival de Knox et propriétaire du plus grand réseau de télécommunications par satellite du monde. Pour infiltrer le cercle de ses proches, les trois jeunes femmes ne reculent devant rien.

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La critique :

Charlie et ses drôles de dames arrive au cinéma avec des avis très contradictoires. Certains y ont passé un moment très jouissif devant un film affichant clairement sa superficialité (Laurent Pécha a adoré mais n'a pas encore eu le temps de faire une critique) tandis que d'autres se demandent si tout cela est ''encore'' du cinéma...(lire la critique ci-dessous de Renaud Moran)/Note de la rédaction.

CHARLIE ET SES DROLES DE DAMES (CHARLIE’S ANGELS)
réalisateur : McG
Avec : Cameron Diaz, Drew Barrymore, Lucy Liu, Bill Murray, Sam Rockwell, Tim Curry, Kelly Lynch et Crispin Glover.
USA-2000-1h40mn
Sortie le : 22 novembre 2000.

Preuve est encore faite ici : il y a bien eu un avant et unaprès Matrix, de la même manière qu’il y eut autrefois un avantet après Piège de Cristal. Les studios l’ont parfaitementcompris. Le kung-fu à la hongkongaise dans un film d’action américain àgros budget, c’est plutôt sympa et en plus ça plaît bien au public quin’a jamais vu ça. Du coup, les artistes cantonais ont la côte àHollywood, et il ne faut donc pas s’étonner de voir Yuen Cheung-yan (lefrère de Yuen Woo-ping, que l’on ne présente plus) s’occuper del’entraînement de ces trois jolis petits minois et régler tous les combatsdu film, pour ce qui en constitue les meilleurs moments (vous vous endoutez bien).

Profitons-en tant qu’on le peut car, que l’on se rassure, celane va pas durer : une fois que la mecque du cinéma occidentale aura uséle filon jusqu’à l’épuisement, elle ira voir ailleurs s’il n’y a pasmieux, comme elle l’a toujours fait (Hong Kong a d’ailleurs érigé ensacro-saint principe cette méthode de l’exploitation à outrance).Réjouissons-nous donc : les trois interprètes sexy donnent dans le coup depied en pleine face et les pirouettes salto-acrobatiques avec unegrâce dont seule se rendait coupable jusqu’à présent une Michelle Yeoh. Le tout sur de la musique techno des Apollo Four Forty. Le réalisateur,qui a vu Matrix, a bien compris sa leçon et l’applique tant qu’ilpeut (mais avec moins de brio) en pratiquant le ralenti esthétique lorsdes prouesses de ses gracieuses.

Pour le reste, si le résultat est hautement supérieur à la série télé(ce qui, vous me direz, n’était pas très dur), notamment parce queformellement plus attractif, il n’enreste pas moins globalement très moyen. Le ton choisi par l’équipe dufilm est la légèreté, à travers une ironie constante et une successionde gags débiles (parfois bien ridicules, il faut l’avouer) ; avec unevolonté permanente d’exciter le spectateur, gros plans sur décolletés etderrière moulés à l’appui. Or, on n’a rien contre les films qui ne seprennent pas au sérieux, en particulier lorsqu’il s’agit de l’adaptationd’une série ringarde. Bien au contraire.

Sauf qu’ici les créateurs enont profité pour négliger tout le reste, c’est-à-dire raconter unehistoire qui se tient, avec une progression et des personnagestravaillés et surtout filmer celle-ci ; en d’autres termes, ils ontvolontairement négligé de faire ''du cinéma''. Au lieu d’assister à unenchaînement de plans et de scènes, le spectateur est convié à un bout àbout de clips, chacun organisés et tournés uniquement de manière àproduire une sensation/excitation dans le corps du spectateur pavlovien,entraînant chez lui une émotion/réaction directe et immédiate (au sens premier et philosophique du terme).

Pour produire l’effet voulu, voici venu le temps du réalisateur-rappeur (si le nom McG se prononce MacG, on peut s’amuser à le prononcer MCG àla manière de MC Solar) qui continue, à compiler, à mixer et à sampler (son vrai nom : Joseph McGinty Nichol). Sauf qu’ilen a oublié ici la chose la plus importante : des lyrics, c’est-à-dire unegrammaire et du sens (au contraire de certains rappeurs, il n’y a iciaucun propos).

Comme dirait un certain Godard, il ne filme pas : il pose et/oupromène sa caméra partout où il le peut et le veut, et enregistre desimages et du mouvement. Une certaine forme de divertissement (d’ailleursparfois bien ''kiffante'' comme dirait l’autre), d’accord. Du ''cinéma'', c'est déjà moins sûr.

Mais on préfèrera toujours un Charlie et ses drôles dedames à 20 vrai-faux films français se prenant pour des ''american movies'' (titres à deviner par vous même...).

Renaud Morand.
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