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Cosmopolis


le 06 janvier 2011 à 14h15 , mis à jour le 06 janvier 2011 à 14h15.
Temps de lecture
0min

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Cosmopolis

Note de la rédaction

Genre : 

Nationalité : 
Canada

Année de production : 
2011

Sortie : 
25/05/2012

Durée : 
1h48min

Réalisateur : 
David Cronenberg, David Cronenberg, David Cronenberg

Acteurs : 
Robert Pattinson, Jay Baruchel, Paul Giamatti, Samantha Morton, Kevin Durand, Mathieu Amalric, Juliette Binoche, Sarah Gadon

Distributeur : 
Stone Angels

Dans un New York en ébullition, l'ère du capitalisme touche à sa fin. Eric Packer, golden boy de la haute finance, s'engouffre dans sa limousine blanche. Alors que la visite du président des Etats-Unis paralyse Manhattan, Eric Packer n'a qu'une seule obsession : une coupe de cheveux chez son coiffeur à l'autre bout de la ville. Au fur et à mesure de la journée, le chaos s'installe, et il assiste, impuissant, à l'effondrement de son empire. Il est aussi certain qu'on va l'assassiner. Quand ? Où ? Il s'apprête à vivre les 24 heures les plus importantes de sa vie.

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La critique : Robert Pattinson, révélé par David Cronenberg

Annoncé à tort comme un retour à ses premières amours trash, ce vingtième film de David Cronenberg se révèle étrangement contemporain, presque tourné vers l'avenir. Il met en analogie la description d'un monde déliquescent et la chute d'un golden boy, cloitré dans sa limousine, totalement imperméable au monde extérieur, ravagé par le cynisme puis par la paranoïa et la suspicion. Jouissant d'un confort matériel hallucinant, le personnage n'est même pas trentenaire qu'il a tout en sa possession. Ce n'est pas pour autant qu'il est heureux : son corps débloque et physiquement, il ressemble à un vampire (normal pour Robert Pattinson), froid et dépourvu de sentiments, robotique et blafard, effrayé par le soleil. Il est le produit de son environnement capitaliste où, pour arriver à ses fins, la compétitivité et la rivalité ont contribué à annihiler chez lui toute trace d'émotion. Son parcours impassible face aux événements, des manifestations contre l'ordre financier aux lâchers de rats en passant par les rencontres furtives et l'atmosphère d'apocalypse, peut laisser perplexe. Mais la profusion de situations absurdes dépasse autant le personnage principal qui croyait dominer le monde et qui va être rattrapé par ce qu'il ne soupçonnait pas, niait ou refoulait. C'est la mort annoncée d'un homme et, à travers de lui, de tout un système. Face à l'adversité et à cette dénonciation féroce des travers du monde occidental contemporain, le réalisateur de Faux Semblants n'a pas de solutions toutes faites. Mais il traduit subtilement un espoir paradoxal en opposant les toiles de Pollock et de Rothko.

 

Robert Pattinson dans Cosmopolis de David Cronenberg

 

Le roman de Don DeDillo dont le film est tiré, écrit il y a presque dix ans maintenant, préfigurait un futur inquiétant avec un art de la prolepse et considérait la relative tranquillité du mode de vie occidental comme un luxe reposant sur un équilibre précaire. Le déroulement était rigoureusement programmé selon un ordre qui satisfaisait l'instinct autant que la logique. Cronenberg raconte fidèlement cette trajectoire au présent, avec une légère tendance à la théorie proche de ses premières expérimentations où il scrutait des humains comme des rats de laboratoire et finalement pas si éloignée de son précédent - et moins convaincant - A Dangerous Method (2011). Heureusement, la mise en scène est un modèle de simplicité et d'invention (des mouvements de caméra imperceptibles avancent vers le spectateur pour le rendre claustrophobe). Elle traduit sans effets tarabiscotés une vérité vertigineuse. Incidemment, Cosmopolis traite beaucoup du langage, un des thèmes fétiches de Cronenberg, de la manière dont les informations parviennent et de la capacité à établir des relations : entre le cérébral et le sensuel, l'individuel et le social, l'instinctif et l'affectif. A chacun de ces liens correspond une forme de communication spécifique : gestuelle, abstraite ou sensuelle. Et pour les communiquer, il fallait un acteur aussi robuste que Robert Pattinson, à l'aise dans chaque scène et dans tous les registres, convaincant d'un bout à l'autre.
Romain LE VERN

Commenter cet article

  • wyrzik2a : Cronenberg est remonté dans sa tour d'ivoire et nous livre une fable sur la fin du capitalisme, visionnaire mais complètement barrée,passionnante mais tout le temps déconcertante.David Cronemberg rétablit une frontière entre son cinéma et le spectateur.C'est dommage...

    Le 08/07/2012 à 13h49
  • arnaud68740 : Un véritable supplice. le film est dénué de tout rythme (c'est lénifiant du début à la fin, extrêmement bavard, assommant et contemplatif).

    Le 15/06/2012 à 14h19
  • franky4fingers : Film choc! Cinématographiquement c'est indigeste malgré Cronenberg. Politiquement parlant c'est aussi indigeste mais brillant. Difficile d'en parler en quelques lignes. Critique virulente du monde d'aujourd'hui de la société, des rapports des Hommes au pouvoir. Un film qui dit quelque chose d'extrêmement fort sur notre époque. La forme est vraiment très repoussante. Pattinson est très fort.

    Le 09/06/2012 à 18h11
  • maskagaz : Mon pire souvenir de cinéma.

    Le 02/06/2012 à 12h53
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