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Dark Shadows


le 02 septembre 2009 à 22h21 , mis à jour le 15 février 2011 à 00h00.
Temps de lecture
0min

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Dark Shadows

Note de la rédaction

Genre : 
Fantastique

Nationalité : 
Etats-Unis

Année de production : 
2011

Sortie : 
09/05/2012

Durée : 
1h40min

Réalisateur : 
Tim Burton, Tim Burton

Acteurs : 
Johnny Depp, Eva Green, Michelle Pfeiffer, Jonny Lee Miller, Chloë Grace Moretz, Helena Bonham Carter, Gulliver McGrath, Jackie Earle Haley

Distributeur : 
Warner Bros. Pictures France

En l'an 1752, Joshua et Naomi Collins partent de Liverpool, en Angleterre, et prennent la mer avec leur jeune fils Barnabas, pour commencer une nouvelle vie en Amérique. Mais même un océan ne va pas suffire à les éloigner de la mystérieuse malédiction qui fait le malheur de leur famille. Vingt années passent et Barnabas a le monde à ses pieds, au tout au moins la ville de Collinsport, dans le Maine. Maître de Collinwood Manor, Barnabas est riche, puissant, et c'est un séducteur invétéré... jusqu'à ce qu'il commette la grave erreur de briser le coeur d'Angelique Bouchard. C'est une sorcière, dans tous les sens du terme, et elle lui jette un sort plus maléfique que la mort : celui d'être transformé en vampire et enterré vivant.

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La critique : Un conte inclassable et alerte où Tim Burton retrouve un peu de sa démesure et de son inspiration.

Après Alice au pays des merveilles, Tim Burton s'inspire d'une série télé des années 60 pour signer un soap opéra à la fois théâtral, irréel, méta et libre. A l'arrivée, le résultat n'est pas sans évoquer un autre film: La Marque du Vampire, de Tod Browning (1931), déjà remake d'un film perdu (Londres après Minuit, 1927). Dans Sweeney Todd, la relation Johnny Depp-Tim Burton évoquait beaucoup celles du réalisateur de Freaks, la monstrueuse parade avec son acteur fétiche Lon Chaney dans L'inconnu et Lionel Baltimore dans Les Poupées du diable. Dans Dark Shadows, Burton rend une nouvelle fois hommage à Browning en transformant Johnny Depp en Bela Lugosi. De ce point de vue, l'exercice est passionnant : il permet au cinéaste de renouer avec ses obsessions gothiques et de donner du relief à des personnages intemporels. Qu'ils soient sombres ou lumineux, ils possèdent tous une part secrète qu'ils ne révèlent que progressivement. Certains sont susceptibles de métamorphoses inattendues et le voyage réserve quelques surprises, dont l'apparition d'une légende du shock rock.

 

Dark Shadows de Tim Burton


En théorie, l'action se déroule dans les années 70 : la bande-son sert d'indicateur temporel, notamment à travers les morceaux écoutés par l'adolescente jouée par Chloë Moretz ou du Barry White pendant une étreinte grand-guignolesque. Mais l'esthétique se situe entre différentes époques et les genres se chevauchent allégrement (comédie musicale, pastiche ironique, film de fantômes). D'aucuns trouveront sans doute que Burton en fait un peu trop, mais on le préfère dans la démesure que dans la retenue. Dark Shadows se révèle surtout un vrai défouloir après l'expérience calibrée d'Alice aux pays des merveilles qui pouvait ressembler à une compromission voire une trahison de l'œuvre originelle de Lewis Carroll. Au moins cette fois-ci, tout est cohérent même si Burton n'échappe pas à l'autocitation. On pense notamment à Edward aux mains d'argent dans le dernier tiers pour le romantisme échevelé et l'éloge de la différence. Le casting est totalement ad hoc, surtout pour incarner une famille de doux excentriques. Mais le vrai surpassement vient d'Eva Green, enfin débarrassée des minauderies, qui y va à fond dans un registre inhabituel. C'est simple : elle n'a jamais été aussi bien dirigée. Ce personnage toxique de sorcière devient de plus en plus substantiel au fil du récit : sa sophistication et son exubérance masquent un trou noir, une détresse viscérale (son visage se craquèle lorsqu'elle est touchée en plein cœur). Un physique de Barbie fanée et une dimension tragique de freak malaimé qui en font un personnage «Burtonien» mémorable.
Romain LE VERN

Commenter cet article

  • franky4fingers : Une invitation à partager l'univers de Tim Burton provoque toujours exitation et curiosité. Ce gentil conte burtonien procure le plaisir attendu.

    Le 17/08/2012 à 14h38
  • wyrzik2a : Un très bon Tim Burton qui reste fidèle à l'univers de son auteur.Si le film ne surprend pas,il ne déçoit jamais.On le doit à un scénario amusant et à la qualité de ses interprète,.Eva Green en tête,diaboliquement sexy.si elle vole la vedette à johnny depp,ce dernier est très bon. Tim Burton est de retour.Et tant pis à ce qui diront que tim burton fait du tim burton.

    Le 16/06/2012 à 10h06
  • maly78 : Après être allé le voir ce mardi en avant-première au Rex, je peux vous dire que Dark Shadows n'est vraiment pas le film qu'on attendait. Tim Burton prouve ici son manque d'inspiration et bascule dans un soap opéra bien pâle et sans saveur qu'on ne lui connaît pas. Malgré une Eva Green qui se hisse à son meilleur niveau et qui coiffe au poteau un Johnny Depp qui ne nous surprend plus...

    Le 09/05/2012 à 00h16
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