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Django Unchained


le 13 mai 2011 à 15h08 , mis à jour le 18 janvier 2013 à 17h57.
Temps de lecture
0min

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Django Unchained

Note de la rédaction

Genre : 
Western

Nationalité : 
Etats-Unis

Année de production : 
2011

Sortie : 
16/01/2013

Durée : 
2h45min

Réalisateur : 
Quentin Tarantino

Acteurs : 
Jamie Foxx, Christoph Waltz, Christopher Waltz, Leonardo DiCaprio, Leonardo Dicaprio, Samuel L Jackson, Kerry Washington, Walton Goggins, James Remar, Amber Tamblyn

Distributeur : 
Sony Pictures Releasing (France)

Dans le sud des États-Unis, deux ans avant la guerre de Sécession, le Dr King Schultz, un chasseur de primes allemand, fait l'acquisition de Django, un esclave qui peut l'aider à traquer les frères Brittle, les meurtriers qu'il recherche. Schultz promet à Django de lui rendre sa liberté lorsqu'il aura capturé les Brittle - morts ou vifs. Alors que les deux hommes pistent les dangereux criminels, Django n'oublie pas que son seul but est de retrouver Broomhilda, sa femme, dont il fut séparé à cause du commerce des esclaves... Lorsque Django et Schultz arrivent dans l'immense plantation du puissant Calvin Candie, ils éveillent les soupçons de Stephen, un esclave qui sert Candie et a toute sa confiance. Le moindre de leurs mouvements est désormais épié par une dangereuse organisation de plus en plus proche... Si Django et Schultz veulent espérer s'enfuir avec Broomhilda, ils vont devoir choisir entre l'indépendance et la solidarité, entre le sacrifice et la survie...

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La critique : La nouvelle fresque flamboyante de Quentin Tarantino

A chaque fois qu'il réalise un film, Quentin Tarantino revisite un genre : le polar pour "Reservoir Dogs", le film noir pour "Pulp Fiction", la blaxploitation pour "Jackie Brown", le kung-fu pour "Kill Bill", les films Grindhouse pour "Boulevard de la mort", le film de guerre pour "Inglourious Basterds" et désormais le western pour "Django Unchained". Le résultat, foisonnant et opératique, rend hommage à tout un pan de cinéma, plus précisément celui de Sergio Leone ("Le bon, la brute et le truand", 1966) jusque dans les emprunts d'Ennio Morricone et de Luis Bacalov. A travers ce projet, Tarantino se cherche comme son fils spirituel, espérant suivre le même parcours de vétéran et réaliser un jour son "Il était une fois en Amérique".
Le titre, "Django Unchained", est une référence au film "Django", de Sergio Corbucci (1966), dont le rôle-titre était interprété par Franco Nero. Mais de la même façon qu'"Inglourious Basterds", présenté comme le remake d'un vieux film de Enzo G. Castellari alors que pas du tout, "Django Unchained" ne possède pas de points communs avec "Django". Il s'agit juste d'un clin d'œil, esquivé par un cameo de Franco Nero qui parle du nom Django avec Jamie Foxx (le d ne se prononce pas). L'ancien et le nouveau Django se rencontrent mais ne joueront pas dans les mêmes films.
En fait, "Django Unchained" fonctionne surtout comme "Inglourious Basterds". Alors que dans son précédent film, il filmait la France sous l'occupation nazie en mélangeant plusieurs langues (anglais, français, allemand, italien), plusieurs genres (le western spaghetti, le film de guerre, la Nouvelle vague) et plusieurs cinéphilies (Margheriti, Hawks, Lang, Hitchcock, Pabst, Clouzot), Tarantino bafoue de nouveau les repères chronologiques en utilisant le cinéma pour réécrire le passé, pour venger les persécutés et les opprimés de l'histoire.
La différence, c'est que l'art de la rhétorique ne tourne pas à vide (une écriture plus rigoureuse, des dialogues brillants à double-sens et un enjeu plus clair, moins de digressions) et que l'intrigue, implacable, mène logiquement vers un climax flamboyant. L'écrin est d'époque, mais le reste, intemporel. Le décor et l'histoire tiennent respectivement du meilleur des westerns et du suspense propre au film de vengeance. Au-delà du contexte, Tarantino excelle dans l'incarnation et réussit à faire tenir l'émotion grâce à une histoire d'amour aussi déchirante qu'improbable entre deux esclaves (Jamie Foxx et Kerry Washington) en quête d'affranchissement, érigés ici en couple Hollywoodien.
Pour toutes ces raisons, les 2h44 de "Django Unchained" passent comme une lettre à la poste sans que l'on ait le temps de reprendre sa respiration ou même de regarder sa montre. Les détracteurs de Tarantino risquent de lui reprocher l'ambition démesurée de sa fresque, le trop-plein de références pop pour masquer l'absence de discours, les autocitations, l'autosatisfaction ou encore l'autocritique (géniale réplique de Waltz : "Il ne parle pas français. N'essayez pas, ça pourrait le vexer" en référence au jeu médiocre des acteurs français dans "Inglourious Basterds"). Pour autant, le résultat se révèle assez démentiel, prodigieux dans ses alchimies de sorcier (mélanger le décalé et l'effroi, traduire l'horreur par l'humour, célébrer l'amour par la mort).
Aucune raison donc de se priver d'un pareil plaisir, d'autant que les acteurs sont parfaits : Jamie Foxx atone, Samuel L. Jackson attentiste, Kerry Washington craquante et surtout Leonardo DiCaprio en monstre, inattendu, dans l'hystérie, pour sa première fois chez Tarantino. De la même façon que Uma Thurman n'a jamais retrouvé de grands rôles après ceux de "Pulp Fiction" et de "Kill Bill", Christoph Waltz, la découverte de "Inglourious Basterds", est vraiment mis en valeur chez Tarantino (phrasé faux-derche adéquat, regard malicieux de canaille, temps d'avance sur les autres). Plus généralement, certaines séquences comme celle, divine, du Ku Klux Klan, que l'on croirait issue d'un sketch des Monty Python, sont tellement gonflées et jouissives que l'on a instantanément envie de les revoir en sortant de la salle. Si seulement tous les films partageaient cette même ambition, cette même générosité, cette même énergie vitale, cette même audace créatrice...
Romain LE VERN
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  • sophbs76 : Un film génial 2h40 pas vu passées!!! Paysage et acteurs sublimes!!! Di caprio un rôle qu'il a interprété a merveille! Allez y , impossible d'être déçu!!!

    Le 12/02/2013 à 20h47
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