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Elektra


le 01 septembre 2009 à 18h33 , mis à jour le 13 avril 2010 à 00h00.
Temps de lecture
0min

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Elektra

Note de la rédaction

Genre : 
Action

Nationalité : 
USA

Année de production : 
2005

Sortie : 
09/03/2005

Durée : 
1h30min

Réalisateur : 
Rob Bowman

Acteurs : 
Jennifer Garner, Goran Visnjic, Kirsten Prout, Will Yun Lee, Cary-Hiroyuki Tagawa, Terence Stamp, Chris Ackerman, Natassia Malthe, Bob Sapp

Distributeur : 
Fox

Elektra, la tueuse légendaire, a pour mission de liquider ses nouveaux voisins, Mark Miller et sa fille Abby, que poursuit la puissante et maléfique organisation "La Main". Mais impulsivement, la belle se retourne contre ses commanditaires et décide de sauver ses proies ...

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La critique :

Oui, Elektra, spin-off consacré à la tueuse du même nom, vaut certainement mieux que Daredevil, raillé à raison par les puristes et les profanes à sa sortie. Il n’empêche: ce n’est qu’un maigre exploit. En tous points, Elektra reste en-dessous de toutes les adaptations récentes de comics (les deux X-Men et Spider-man, pour ne citer qu’eux). On aurait aimé défendre ce film, ne serait-ce que pour son réalisateur Rob Bowman (Le Règne du feu). Hélas, la montagne accouche d’une souris. Faux-événement.

ELEKTRA
Un film de Rob Bowman
Avec Jennifer Garner, Goran Visnjic, Kirsten Prout, Ternece Stamp, Will Yun Lee, Cary-Hiroyuki Tagawa
Durée : 1h30
Sortie : 09 Mars 2005

Elektra, la tueuse légendaire, a pour mission de liquider ses nouveaux voisins, Mark Miller et sa fille Abby, que poursuit la puissante et maléfique organisation "La Main". Mais impulsivement, la belle se retourne contre ses commanditaires et décide de sauver ses proies...




ELEKTRA

Confessons-le de go: Elektra, spin-off avec un personnage issu de Daredevil (Jennifer Garner l’incarnait déjà dans la version cinéma), est un étrange ratage. Etrange parce qu’il possédait une foultitude d’atouts en main pour livrer un ensemble plus qu’estimable. Hélas, il n’en est singulièrement rien. Certes, Jennifer Garner n’est pas l’actrice du siècle et pour peu qu’on ait un sérieux problème avec elle, on court le grand risque de rejeter à la fois l’actrice et le personnage. Pourtant, ce serait injuste de mettre l’échec du film sur son dos parce qu’elle semble avoir fourni des efforts pour donner de l’intérêt à son personnage ou même pour lui ressembler que ce soit au niveau de la coiffure ou du look. Dédouanée donc. La fidélité à l’Elektra originelle est par ailleurs appréciable que ce soit dans son costume rouge, sa paire de dagues à trois pointes et son don de voyance (le fameux Kimagure). Tout colle impeccablement.


ELEKTRA

Les problèmes résident ailleurs. Précisément dans un script inepte qui se contente du strict minimum (peu ou pas de rebondissements, aucun suspense, personnages secondaires absents…), qui évite de prendre des risques et ennuie par son aspect convenu voire débilitant. Problème: les scénaristes du film (dont Zak Penn) donnent en sus cette désagréable impression que tous les éléments pour faire un divertissement de bon aloi sont présents (contexte naturel aux antipodes des comics qui se situent généralement dans un milieu urbain, personnalité forte de la protagoniste, méchants aux pouvoirs magiques…) mais qu’ils sont paradoxalement sous-exploités et restent à l’état de néant. En guise de substance, ils ont pensé judicieux d’incruster une histoire avec une fifille et son papa tous deux meurtris par la mort de la maman et d’insister sur les failles de miss Elektra. Histoire de compenser le traitement superficiel qui a été infligé au personnage dans l’adaptation ciné de Daredevil.




Hélas, à bien des égards, le résultat manque d’ambiguïté comme d’originalité. L’influence asiatique (on pense beaucoup au cinéma de Hong-Kong à la sauce McDo) se ressent ostensiblement et donne par intermittences l’impression de reluquer un Kill Bill du pauvre (la tueuse et la petite fille, la tueuse qui s’humanise, la tueuse et les ninjas). D’ailleurs, est-ce le fruit du hasard ou des correspondances cinéphiles hasardeuses mais une scène (in)volontairement drôle qui se déroule dans les sous-bois rappelle bizarrement une séquence quasi-similaire dans le récent Secret des poignards volants de Zhang Yimou. En moins bon.


ELEKTRA

La mise en scène dynamique de Rob Bowman assure une efficacité évidente mais même le réalisateur pourtant pas manchot ni mauvais donne l’impression de s’être fait bouffé par la machine et le consensus mou: tout ce qui faisait la sensibilité du Règne du Feu (intimisme des situations, volonté de ne pas jouer avec les effets spectaculaires) est annihilé. Au même titre que l’univers fantastique et mystique. Seules les séquences oniriques possèdent finalement la Bowman touch, là où le cinéaste s’est permis de représenter le démon au sens le plus littéral. Autrement, les meilleurs mouvements caméra correspondent à d’incessants zooms sur le bottom de la demoiselle.


ELEKTRA

Dans un rôle secondaire de Sentai aveugle (assurément le moins bâclé de tous), Terence Stamp s’amuse comme un petit fou. Les méchants ninjas – qui ont le malheur de connaître les meurtrissures de la tueuse – possèdent tous des dons magiques (dommage qu’on ne voit pas plus l’homme aux tatouages d’animaux), en sont réduits à faire les méchants et à montrer leurs crocs dès qu’ils sont dans le champ. Continuons l’énumération des défauts en confessant le rythme mou. Les scènes de combats pas assez nombreuses sont entrecoupées de plongées mélodramatiques qui plombent l’ambiance qu’il s’agisse d’évoquer l’enfance de l’héroïne (elle a subi un trauma du genre rustaud) ou la relation entre Elektra et sa petite protégée en qui elle voit l’enfant qu’elle a été et la petite fille qu’elle n’aura jamais.


ELEKTRA

En somme, Elektra possédait tous les éléments idoines pour constituer un spin-off bien bourrin avec des personnages barrés, un univers propre et des codes précis. La déception n’en est que plus cruelle. C’est pourquoi on attend Bowman sur son prochain film qu’on espère plus intimiste et personnel. Pour l’heure, son Elektra, accident de parcours pas gravissime, ne devrait néanmoins pas rassurer les cinéphiles les plus perplexes concernant le talent de Rob. Oublions et patientons, son heure de gloire viendra.

Note : 2/10


Mais Elektra ne fait pas que des malheureux. Retrouvez la critique "pour" par Michael Laume page suivante...




Ayant effectué ses classes à la télévision, Rob Bowman est un réalisateur émérite qui en l'espace de deux films à su attirer l'attention vers lui : si X-Files : Combattre le futur restait parfaitement dans le prolongement de la série TV, il n'en demeure pas moins que son passage sur grand écran n'était pas une mince affaire et s'est finalement effectué dans les règles de l'art, avec une aisance alors intrigante. Le Règne du Feu était de son côté appelé par ses premières images à n'être qu'un film fantastique et d'action comme un autre, et son absence finale de surenchère au profit d'une ambiance remarquable soulignée par un soucis esthétique et des acteurs parfaitement dirigés, était là encore à mettre au crédit du réalisateur.

Le scénario prend ainsi majoritairement la forme d'un enchaînement de flashbacks. On y découvre le personnage de Terence Stamp, Sentai (mentor) de la belle, aveugle, et rejetant sa protégée car elle ne peut canaliser ses émotions. Un évènement qui ne peut aider notre Elektra, en proie à son choix délibéré de ne pas remplir son dernier contrat : assassiner une fillette et son père. Les enjeux étant plus importants que cette mission ne le laissait entendre, c'est alors une jolie bande de vilains qui vont se lancer à sa recherche, donnant lieu au second ingrédient du film, certes minoritaire mais tout de même bien jouissif : des confrontations plutôt colorées. Au programme un impressionnant homme tatoo contrôlant un serpent, un aigle et un loup à partir de ses tatouages, une femme fatale au baiser concrètement mortel, une montagne de muscles qui ne craint pas les balles, et un maître es capoeira. Une galerie de personnages hauts en couleurs qui font assurément plonger le film Elektra dans le pure monde des comics, on n'en attendait pas moins. Pourtant la pierre angulaire de ces bad-guys n'est autre que leur chef, le moins impressionnant pouvait-on croire aux premières images, et pourtant le plus efficace. Chinois, maniant le sabre de la plus belle manière, il sera au centre des deux combats les plus mémorables du film, le final bien évidemment, mais également une autre confrontation type Hero (de Zhang Yimou) où les draps volent partout composant de jolis plans.


ELEKTRA

Techniquement, on reconnaît là tout le talent de Rob Bowman : la photographie est ainsi des plus soignées, proposant de nombreuses couleurs et une élégance globale qui flatte la rétine. Certes le bonhomme est obligé de répondre à quelques attentes du public de Jennifer Garner, à savoir montrer sa plastique sous tous les angles, mais l'ensemble ne sombre jamais dans le vulgaire à défaut du gratuit. Totalement détaché de son prédécesseur, sans aucune mention à Daredevil donc, Elektra se pose comme un spin-off surprenant, hors-norme par son ton choisi et qui déstabilisera à coup sûr une partie de ses spectateurs. Le seul regret serait alors que l'aventure ne dure qu'une heure et demi, là où les ingrédients du film aurait assurément mérités d'être encore mieux exploités. Une hypothétique director's cut comme l'a connu Daredevil serait alors plus que bienvenue...

Note : 8/10

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