En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies à des fins statistiques et de personnalisation. En savoir plus
×

Elle s'appelait Sarah


le 26 juin 2010 à 13h53 , mis à jour le 26 juin 2010 à 13h53.
Temps de lecture
0min

Partager le film

Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Elle s'appelait Sarah

Note de la rédaction

Genre : 
Drame

Nationalité : 
France

Année de production : 
2010

Sortie : 
13/10/2010

Durée : 
1h51min

Réalisateur : 
Gilles Paquet Brenner, Gilles Paquet-Brenner, Gilles Paquet-Brenner

Acteurs : 
Kristin Scott Thomas, Mélusine Mayance, Niels Arestrup, Frédéric Pierrot, Aidan Quinn, Arben Bajraktaraj, Michel Duchaussoy, Gisèle Casadesus, Dominique Frot, Charlotte Poutrel

Distributeur : 
UGC Distribution

Paris, juillet 1942. Alors que la rafle du Vél d'Hiv est le point de tomber, une enfant décide de cacher son petit frère dans leur appartement parisien afin de l'épargner. Paris, de nos jours. Journaliste américaine, Julia se lance dans un article sur les évènements survenus dans le Vélodrome d'Hiver. Deux existences séparées par soixante ans, et réunies par d'étranges coïncidences...

Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.

Vidéos & Bandes-annonces

La critique : Un film d'une rare sobriété

Comme tant d'autres films, Elle s'appelait Sarah s'attaque à une période historique riche et inépuisable - la déportation des juifs lors de la Seconde Guerre mondiale - paradoxalement fascinante et banale, trop souvent traitée avec une sensiblerie presque dérangeante. Une véritable gageure pour la majorité des critiques, partagés entre le véritable intérêt cinématographique de ces films et leur sujet. Aussi, la véritable question est simple : le film de Gilles Paquet-Brenner mérite t-il d'être vu autrement qu'une page d'un livre d'Histoire?

 

Quelque part entre le cœur et la raison, la culpabilité historique et la réalité humaine, cette histoire conjuguée au passé et au présent surprend et frappe exactement là où il fallait. Sobrement placée à un niveau humain - notamment celui du regard de la jeune Sarah sur les évènements - elle évite tout sensationnalisme, préférant l'échelle humaine à celle plus ambitieuse de l'Histoire. Car aux yeux de l'enfant - et par ricochet, ceux du metteur en scène - rien n'est plus important que ceux qu'elle aime. Ce parti pris clairement énoncé par le réalisateur est l'atout principal d'un film dont l'intelligence est de s'accrocher à ses personnages. A la manière de The Hours, les époques et les situations se font doucement écho, sans artifices autres que les émotions, laissant toute la place nécessaire aux histoires pour avancer parallèlement. D'autant que les quelques différences avec le roman de Tatiana De Rosnay apportent une dimension fascinante aux personnages.

 

Elle s'appelait Sarah

 

Détruit par les critiques au moment de Gomez et Tavares, puni pour son envie de légèreté après la réussite des Jolies choses - la vraie découverte du talent de Marion Cotillard il y a dix ans - Gilles Paquet-Brenner ressort du violent échec critique et public de U.V. et d'une première expérience américaine soldée par une sortie directe en dvd. Sa tendance à se laisser porter par l'image et le montage s'efface discrètement derrière le sujet, délaissant les effets clippesques et les envolées musicales pour capter les visages. A l'image de la scène où Julia visite le Mémorial de la Shoah, le réalisateur et sa caméra font preuve d'une discrétion émouvante.

 

Au centre des histoires, les deux figures féminines sont hypnotiques. D'un côté, la mère, fabuleuse Kristin Scott Thomas, dont le visage éclaire la plus banale des scènes et fait oublier les dialogues les plus maladroits. De l'autre, l'enfant, extraordinaire Mélusine Mayance, dont la maturité était déjà étonnante dans le Rickyde François Ozon. Jamais elles ne se croiseront, et pourtant, chacune à leur manière, elles illuminent un film d'une rare sobriété.

 

Geoffrey CRETE


Commenter cet article

  • bouh9 : Un film magnifique qui comme le livre sera sans aucun doute une référence. Merci à tous ceux qui ont travaillé pour faire ce film, écrivain, réalisateur, acteurs et équipe technique.

    Le 25/10/2010 à 10h36
  • konfu : Vu la semaine dernière en projo spéciale. Mise en scène TV, scénario completement désiquilibré. Un drame pour ménagère. Retournez vous vers Le Pianiste, Black Book, Schindler... des films avec une vision artistique eux... des partis pris de mise en scène et de narration... des films quoi...

    Le 05/10/2010 à 18h24
  • ptitelfe123 : J'ai vu ce film vendredi, il est magnifique, les acteurs sont remarquables. Le réalisateur a filmé avec brio et sans voyeurisme les différentes scènes fortes. Bravo à toute l'équipe, un film a voir absolument pour ne pas oublier...

    Le 13/09/2010 à 19h46
      Nous suivre :
      WAT

        Iliesse (Secret Story 8) dans le bain de Jeremstar - INTERVIEW

      logAudience